00:00 C'est donc en jouant avec Ginette que je me suis aperçu
00:05 que la compagnie des femmes m'était indispensable.
00:11 Sinon, leur compagnie, en tout cas, leur vision.
00:20 Pour moi, rien ne peut regarder qu'une femme en train de marcher
00:26 pourvu qu'elle soit habillée d'une robe ou d'une jupe
00:28 qui bouge au rythme de sa marche.
00:30 Il y a celles qui filent rapidement vers un but,
00:32 peut-être vers un rendez-vous.
00:34 Il y a celles qui se promènent avec sur le visage un air de loisir.
00:37 Certaines sont si belles vues de dos
00:40 que je retarde le moment d'arriver à leur hauteur pour ne pas être déçu.
00:43 À vrai dire, je ne suis jamais déçu
00:45 parce que celles qui sont belles de dos et moches de face
00:48 me donnent une sensation de soulagement
00:50 puisque malheureusement, il n'est pas question de les avoir toutes.
00:57 Elles sont des milliers tous les jours à marcher dans les rues.
01:00 Mais qui sont toutes ces femmes ? Où vont-elles ?
01:03 À quel rendez-vous ?
01:05 Si leur cœur est libre, alors leur corps est à prendre.
01:07 Et il me semble que je n'ai pas le droit de laisser passer la chance.
01:10 La vérité, je vais vous la dire, elles veulent la même chose que moi.
01:14 Elles veulent l'amour. Tout le monde veut l'amour.
01:16 Toutes sortes d'amour.
01:18 L'amour physique et l'amour sentimental.
01:20 Ou même simplement la tendresse désintéressée de quelqu'un
01:22 qui a choisi quelqu'un d'autre pour la vie
01:24 et ne regarde plus personne.
01:26 Je n'en suis pas là, moi. Je regarde tout le monde.
01:29 Comme certains animaux, les femmes pratiquent l'hibernation.
01:37 Pendant quatre mois, elles disparaissent, on ne les voit pas.
01:43 Au premier rayon de soleil du mois de mars,
01:45 comme si elles s'étaient donné le mot
01:47 ou comme si elles avaient reçu un ordre de mobilisation,
01:49 elles surgissent par dizaines dans les rues,
01:51 en robe légère et talons hauts.
01:54 Alors la vie recommence.
01:56 Enfin, on peut redécouvrir leur corps
01:59 et différencier deux catégories.
02:01 Les grandes tiges et les petites pommes.
02:05 Voici une grande tige.
02:08 Une petite pomme.
02:12 Une belle jambe, c'est très beau,
02:16 mais je ne suis pas ennemi des chevilles épaisses.
02:19 Je peux même dire qu'elles m'attirent,
02:21 car elles sont la promesse d'un évasement plus harmonieux
02:24 en remontant le long de la jambe.
02:26 Les mystères de la poste.
02:32 - Insondables.
02:34 - Insondables.
02:36 Les jambes, les jambes...
02:43 Les femmes sont des compas, sont des compas.
02:49 Les jambes de femmes sont des compas
02:52 qui arpentent le globe terrestre en tous sens,
02:55 lui donnant son équilibre et son harmonie.
02:58 Je me suis rendu compte récemment qu'en hiver,
03:01 je suis attiré par les grosses poitrines,
03:03 alors qu'en été, les poitrines modestes
03:05 me conviennent parfaitement.
03:07 Voilà deux petites pommes qui se tiennent par le bras.
03:10 Mais qu'est-ce qu'elles ont, toutes ces femmes?
03:13 Qu'est-ce qu'elles ont de plus que toutes celles que je connais?
03:16 Eh bien, justement, ce qu'elles ont de plus,
03:19 c'est qu'elles sont des inconnues.
03:22 Sous-titrage Société Radio-Canada
03:24 C'est qu'elles sont des inconnues.
03:26 Merci à tous !
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