00:00 Il y a un certain nombre d'ouvertures, de réflexions, qui méritent d'être menées
00:05 dans un temps ramassé de 4 à 8 semaines avec les formations politiques, avec un certain
00:09 nombre d'acteurs.
00:10 J'en citerai deux.
00:11 D'abord toujours dans cette logique d'efficacité pour aller plus vite, la possibilité de créer
00:15 une comparution immédiate pour des mineurs.
00:18 Aujourd'hui si vous avez deux jeunes, un de 17 ans, un de 18 ans, qui sont interpellés
00:23 parce qu'ils ont commis un acte de délinquance, celui de 18 ans va pouvoir être jugé tout
00:27 de suite.
00:28 Celui de 17 ans va être déféré immédiatement, peut reconnaître sa culpabilité, mais pour
00:32 la sanction il va falloir une procédure plus longue, avec plusieurs mois, pour qu'il puisse
00:36 être sanctionné.
00:37 Dans le cas où il y a par exemple une récidive, je souhaite qu'on puisse aller vers une comparution
00:43 immédiate, c'est ce sur quoi le garde des Sceaux va travailler, pour dire que dans ces
00:46 cas-là, le jeune en question, y compris s'il est mineur, peut faire l'objet d'une sanction
00:51 immédiatement.
00:52 Ça c'est pour la première piste sur laquelle on va travailler dans les semaines qui viennent.
00:56 La deuxième, c'est celle de l'excuse de minorité.
00:59 Dans des cas là aussi de récidive ou des cas graves, qu'on puisse atténuer l'excuse
01:05 de minorité.
01:06 Évidemment, il faudra mettre un âge à partir duquel on peut le faire, donner un certain
01:10 nombre de conditions, et j'ai missionné le garde des Sceaux pour qu'il puisse animer
01:14 cette concertation et ce travail dans les toutes prochaines semaines, pour que d'ici
01:17 à l'été, on puisse annoncer des décisions sur le sujet.
01:21 [Musique]
01:24 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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