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  • il y a 2 ans
Le Premier ministre Gabriel Attal est l'invité de Face à BFM ce jeudi pour faire le bilan de ses jours à Matignon 

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Transcription
00:00 Ça fait des années qu'on développe l'apprentissage,
00:02 des années qu'on dit qu'il faut investir sur la jeunesse.
00:04 Et là, on apprend soudainement qu'on va mettre un coup de rabot
00:07 sur un dispositif de formation.
00:09 Je demande que vous voyez que ça m'échappe.
00:11 D'abord, je suis d'accord qu'il faut faire des choix.
00:13 Je suis d'accord qu'il y ait des priorités.
00:14 Il y a des milliards plus faciles à aller chercher que d'autres,
00:16 il y a des milliards qui votent, des milliards qui ne votent pas.
00:18 Je vais vous répondre.
00:19 Grâce à qui on a atteint quasiment un million d'apprentis par an en France ?
00:24 Grâce au président de la République et à notre majorité.
00:26 Quand Emmanuel Macron a été élu en 2017...
00:29 Quand Emmanuel Macron a été élu en 2017,
00:30 il y avait à peine 300 000 apprentis en France chaque année.
00:33 On approche du million.
00:35 Parce qu'on a réformé le système de l'apprentissage,
00:37 parce qu'on a mis en place un certain nombre d'aides.
00:39 La mesure que vous évoquez,
00:40 est-ce qu'elle concerne les contrats d'apprentissage ?
00:42 Non, elle concerne les alternants et les contrats de professionnalisation.
00:45 Elle concerne les contrats de professionnalisation,
00:47 qui ne concernent pas que les jeunes.
00:48 100 000.
00:49 Est-ce que les contrats de professionnalisation,
00:50 c'est un dispositif nouveau ?
00:52 Non, ça a toujours existé.
00:54 Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:54 Il y a toujours eu des contrats de professionnalisation pour dire
00:57 qu'à tout âge de la vie, vous pouvez faire une alternance
00:59 dans le cadre de votre formation.
01:01 On a mis en place...
01:01 C'est la clé.
01:02 C'est la clé.
01:03 Je peux aller au bout ?
01:04 Oui, je vous laisse aller au bout.
01:05 On a mis en place, pendant la crise du Covid,
01:07 au moment du fameux "quoi qu'il en coûte",
01:09 une prime pour les entreprises
01:10 qui signaient des contrats de professionnalisation,
01:12 parce que la crainte, c'était quoi ?
01:13 C'était que ça s'effondre pendant le Covid.
01:16 Donc cette prime, elle était exceptionnelle.
01:18 Tous les jours, on entend à la télé,
01:19 "il faudrait que le gouvernement,
01:21 il sorte du 'quoi qu'il en coûte' enfin totalement, etc."
01:23 Là, précisément, on sort d'un dispositif
01:25 lié au "quoi qu'il en coûte"
01:26 qui avait été mis en place pendant la crise Covid
01:28 qui n'aura aucun impact sur la dynamique de l'apprentissage,
01:31 parce qu'on ne parle pas des mêmes.
01:32 Et notamment, le contrat de professionnalisation,
01:34 souvent, ce n'est pas des jeunes.
01:35 L'apprenti en formation initiale,
01:37 la prime de 6 000 euros par embauche
01:38 est effectivement conservée.
01:39 On n'a jamais dit que le dispositif était tué.
01:41 Je m'étonne qu'on s'attaque là pour faire des économies.
01:43 J'avance.
01:44 Ce n'est pas s'attaquer, c'est faire des choix.
01:45 Oui, faire des choix, je suis d'accord.
01:46 Mais en l'occurrence, une prime qui n'existait pas avant,
01:49 qui a été mise en place pendant une crise,
01:50 on a dépassé cette crise,
01:52 il n'y avait pas besoin de la prime avant
01:54 pour pouvoir faire marcher les contrats de professionnalisation,
01:56 ben oui, moi, j'assume, je dois faire des économies.
01:58 Mais ça ne fait jamais plaisir, quand vous devez faire des choix.
02:01 J'avance.
02:02 Ça montre, par ailleurs, c'est une belle réponse
02:04 à ce que vous évoquiez tout à l'heure
02:05 sur les commentaires de la Cour des comptes,
02:07 puisque la suppression de la prime
02:08 pour les contrats de professionnalisation,
02:10 c'est une des propositions de la Cour des comptes.
02:12 Donc, en parlant de cette mesure, vous faites la démonstration
02:16 qu'on est bien au rendez-vous de nos responsabilités
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