Passer au playerPasser au contenu principalPasser au pied de page
  • 15/04/2024
Fernand Gontier, ancien directeur central de la Police aux frontières (PAF) et co-auteur de «La face cachée de l'immigration» : «L'insécurité doit changer de camp. Le migrant doit craindre le pire».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Je suis pour la reconnaissance faciale.
00:01 Je suis pour que chacun puisse protéger son identité en déposant ses empreintes digitales.
00:06 Aujourd'hui, si vous voulez vous protéger, comment pouvez-vous faire ?
00:10 On peut vous voler votre identité aujourd'hui.
00:13 Et je pense que ça se fait tous les jours.
00:15 Et la reconnaissance faciale, ça n'existe pas ?
00:17 La reconnaissance faciale, elle n'existe que pour l'authentification,
00:20 c'est-à-dire un contre un, quand vous passez un aéroport,
00:23 on vérifie que vous êtes la bonne personne qui détient le bon passeport.
00:26 Mais moi, ce que je dis, c'est qu'il faudrait passer ce cap,
00:30 puisqu'on veut éviter des contrôles d'identité parfois abusifs,
00:34 c'est avoir une reconnaissance faciale par identification,
00:37 c'est-à-dire détecter les personnes qui sont recherchées.
00:41 Je rappelle que chaque année, la police aux frontières détecte 100 000 personnes recherchées.
00:45 Aujourd'hui, l'insécurité doit changer de camp.
00:49 L'insécurité doit changer de camp.
00:51 Le migrant doit craindre le pire.
00:54 Et ce n'est pas le cas ?
00:56 Le migrant a des possibilités,
00:58 vous avez des kits de faux documents, de faux permis.
01:03 Avoir un faux permis, c'est quand même très greuve.
01:04 [Musique]
01:08 [SILENCE]

Recommandations