00:00 Vous écoutez Culture Média sur Europe 1 9h30 11h avec Thomas, il est votre invité ce matin.
00:06 Thomas, vous recevez le chanteur et musicien Michael Jones en tournée avec ce spectacle
00:10 héritage Goldman, en tournée partout, Tours, Metz, Auxerre, Toulouse, Narbonne, Montpellier,
00:15 Marseille et cet été dans les festivals.
00:17 Vous retrouvez toutes les dates sur internet évidemment.
00:19 Et on va dresser votre portrait sonore Michael, des petits sons pour mieux vous connaître.
00:23 Voici le premier.
00:24 Vous aurez reconnu l'hymne officiel du Pays de Galles, là où vous êtes né effectivement
00:49 Michael, votre père John était soldat et violoniste, c'est ça ?
00:52 Oui.
00:54 Comme Jean-Jacques d'ailleurs.
00:55 Jean-Jacques a appris le violon, oui.
00:57 Et il a fait le débarquement de Normandie du 6 juin 1944, c'est à Caen qu'il a rencontré votre mère Simone.
01:04 Voilà.
01:05 En Normandie, Caen exactement, je ne sais pas.
01:07 On ne m'a pas dit le lieu exact.
01:09 On vient d'entendre un hymne national, c'est aussi l'hymne breton.
01:17 Ah bon ?
01:18 Oui.
01:19 Je vais vous traduire ça par "vieux pays de mes ancêtres".
01:21 C'est ça ce qui est chanté ?
01:22 Oui, nous on appelle ça "la terre de nos pères" mais "land of my father".
01:26 À la maison, votre père vous parlait anglais, votre mère français, c'est comme ça que ça a fonctionné ?
01:30 Mais mon père ne me parlait pas beaucoup parce qu'il était en Allemagne, parce qu'il était militaire engagé.
01:37 Et donc il a fallu faire ses 9 ans.
01:41 Et donc j'ai été élevé par ma grand-mère sur un golfe.
01:45 Ah oui d'accord.
01:46 Et elle me parlait en gallois.
01:48 C'est votre première langue alors ?
01:50 Première langue c'était le gallois, mais j'ai tout oublié.
01:53 Allez, extrait suivant.
01:54 À la fin des années 70, Michael Jones, le groupe Taï Fong, groupe de Jean-Jacques Goldman, fait appel à vous.
02:11 C'est ce qu'on entend, Taï Fong c'était le titre "Sister Jane".
02:15 Mais alors, ce que je ne savais pas, c'est qu'ils font appel à vous pour remplacer Jean-Jacques Goldman en fait.
02:20 Oui, parce qu'ils avaient prévu une tournée, et Jean-Jacques travaillait, il ne voulait pas quitter son boulot pour partir à l'aventure.
02:28 Et il a eu raison parce que ça n'a pas marché du tout.
02:32 Ah oui, ça a été un bideur.
02:35 Ah oui, ils avaient les yeux plus gros que le ventre, c'est-à-dire qu'ils avaient monté un système, c'était digne de Pink Floyd quoi.
02:42 Mais sauf qu'on pouvait faire des salles de 300.
02:45 Mais pour rentrer le matériel, il fallait des grandes salles.
02:48 Donc économiquement, ça n'a pas dû être très rentable.
02:51 Non, pas un très bon plan.
02:52 Et puis la première chanson que vous avez chantée avec Jean-Jacques Goldman, eh bien, ce n'est pas "Je te donne", c'est ça.
02:57 Cherry.
03:05 Ça remonte hein ?
03:06 Mais c'est Taï Fong du coup, Cherry ?
03:08 C'est la phase B du 45 heures de "Back Again".
03:11 Magnifique cette chanson.
03:13 Vous vous rencontrez tous les deux, ça a été un coup de foudre musical entre vous au départ ?
03:17 Complètement oui.
03:18 Tout de suite ?
03:19 Ce n'est pas la première chanson qu'on a faite ensemble.
03:21 Ah, il y en a une autre ?
03:22 On avait fait un duo juste pour du live, une chanson de José Feliciano.
03:27 "Listen to the Falling Rain".
03:29 Ah oui, voilà, c'est ça.
03:31 Je croyais que c'était après celle-ci.
03:32 Après, ça a été enregistré pour un documentaire fait par Bernard Schmitt.
03:37 Mais ça faisait un bout de temps qu'on jouait ensemble déjà.
03:41 Et puis évidemment, vous enregistrez ensemble le duo culte "Je te donne".
04:04 Un tube qui va rester numéro 1 du Top 50 pendant 8 semaines en 1985.
04:09 C'est beaucoup.
04:10 C'est pas mal.
04:11 Numéro 1, 8 semaines, c'est pas mal.
04:12 Et alors, donc là on est en 85 et 11 ans plus tard, donc en 96, elle est reprise, vous vous souvenez bien sûr, par le Boyz Bond "World's Apart".
04:19 Et elle remontera à la 3ème place du Top 50, donc c'est quand même fort.
04:23 Vous l'aimiez d'ailleurs cette version de "World's Apart" ?
04:26 Doré.
04:27 Moi j'aime des versions quand les gens font revivre la chanson autrement.
04:31 Et là, ils ont juste fait la version originale avec un beat de danse.
04:37 Et en plus, ils ne comprenaient pas ce qu'ils chantaient.
04:40 Ils étaient juste un petit peu plus torse nu que vous dans le clip.
04:44 C'était le petit plus.
04:46 C'était le manque de t-shirt.
04:48 Pour moi, la meilleure reprise d'une chanson, c'est "Mail Groove" qu'avait fait Patois.
04:54 C'est magnifique.
04:57 Ah oui, c'était un duo féminin "Mail Groove" effectivement.
05:00 C'était extraordinaire.
05:02 Là, ils ont fait en rythme blues, mais vraiment bien fait.
05:05 Nous, on est tombé amoureux de ce titre.
05:07 À quel point, quand on voulait la jouer sur scène, on était tellement mauvais qu'on n'a pas osé.
05:12 Ah bon ?
05:13 Oui, parce que ce n'était pas notre style de musique.
05:16 On n'était pas bon.
05:17 On avait peur qu'elles croient qu'on se moquait d'elles.
05:20 Et puis alors, à la même époque, à l'époque de "Je Te Donne",
05:23 Jean-Jacques Goldman vous a écrit cette chanson.
05:25 "Viens, avant que je perde ma chance, avant que je perde confiance, avant que ne passe ma mort"
05:37 Avec Manu Ketché à la batterie.
05:38 Oui.
05:39 Alors, il y a une histoire, une anecdote sur cette chanson.
05:42 C'est que, quand j'ai commencé à la chanter, Jean-Jacques a dit
05:46 "Ah, c'est vachement bien, tu peux le faire en français maintenant."
05:48 C'est charmant.
05:50 C'est lui qui vous a encouragé à chanter en français ?
05:54 À l'époque, il fallait, parce que les radios ne voulaient pas passer des chansons en anglais.
05:59 Il y avait des quotas.
06:01 Il y a toujours un, normalement.
06:03 Oui, mais il les passe la nuit.
06:06 C'est une bonne expérience et je le remercie parce que maintenant j'y arrive.
06:13 On a la reprise dont vous parliez de Mel Groove.
06:16 Ah !
06:17 Oui, c'est beau.
06:19 Ça me revient.
06:24 Ça vous revient, Louis ?
06:25 C'est dans les années 90, il se fait un carton.
06:28 C'est beau, ses voix.
06:33 On va continuer à parler des grands tubes de la carrière de Jean-Jacques Gollemann
06:43 de Jean-Jacques Goldman et de votre trio aussi à Frédéric Goldman Joss dans un instant.
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