00:00 Bonjour à tous, vous allez bien ?
00:02 *Oui*
00:03 J'ai rien entendu !
00:05 *Oui*
00:07 Et vous devinez de qui je suis ?
00:10 Hey, you gotta run and run from Texas from Donald Trump !
00:14 Américain ?
00:17 Allez, come on, come on, l'actualité, c'est parti !
00:20 Cette semaine, une actualité m'a bien sauté à la figure,
00:23 contrairement à d'autres actualités qui sautaient moins haut,
00:25 comme par exemple la sortie du livre de Guillaume.
00:28 Non, je déconne, il est génial, ton livre Guillaume, il est génial,
00:31 c'est un voyage, il est top, tu tires à bout les rouges dans le vitriol,
00:35 ça fait une semaine que je suis dessus, mais c'est un pamphlet, c'est un pamphlet,
00:39 c'est génial, enfin, pour l'instant j'ai juste lu la page du même auteur,
00:44 mais je pense que le livre va être super, moins long j'espère, mais super.
00:48 Alors, dans l'actualité, pas de grosses surprises cette semaine,
00:52 Stanislas Guérini a dit de la merde.
00:54 Pas surprenant, ça fait 42 ans qu'il fait ça, ça va pas changer maintenant.
00:58 Sauf que Stanislas, depuis qu'il était tout petit déjà, c'était un peu un con de droite.
01:02 Je te jure, il avait une turbulette matelassée sur la manche,
01:05 il était là "ouin, je veux aller dans les bras de Giscard,
01:12 je veux congeler du lait de maman et le revendre à l'ouverture de la bourse de Hong Kong,
01:20 quand le cours du lit va augmenter".
01:24 Génial cette chronique.
01:26 Stanislas, il a fait école alsacienne, lycée Henri IV à Chaussée,
01:31 et puis après il s'est fait tout seul, sous le regard attendri de son papa Bernard,
01:36 directeur français d'Air Products, le troisième groupe mondial dans le secteur des gaz industriels.
01:40 Bref, Stanislas Guérini, c'est l'école de la street,
01:43 et ce combat permanent contre sa destinée en a fait quelqu'un de très attaché à la valeur mérite.
01:49 Et de la théorie à la pratique, il n'y a qu'un pas,
01:51 puisque Stanislas veut intégrer la valeur mérite dans le salaire de la fonction publique.
01:56 Vous êtes contents les fonctionnaires ? Un peu de challenge dans vos vies si moroses.
02:02 Maintenant quand vous allez bien travailler, vous allez être très mal payés,
02:05 et quand vous allez mal travailler, vous allez être très mal payés.
02:08 C'est top, c'est top, oui, non, c'est de la merde, c'est de la merde.
02:13 Même Thatcher, il serait là "il va trop loin le grenouille".
02:17 Et puis en plus, la rémunération au mérite, ça ne veut rien dire, parce que c'est subjectif le mérite.
02:22 Par exemple, si je fais une chronique où je dis que Stanislas Guérini, c'est un gros con de droite,
02:26 je trouve que j'ai plutôt bien travaillé, alors que Stanislas, il dirait "Hum, pas ouf".
02:30 Parce que c'est une question de référentiel, vous voyez.
02:33 Par exemple, quand vous êtes dans un train, le train vous arrivez, le quai bouge si le train part.
02:41 Et, non, bon, imaginons, vous loupez votre quai, le train, vous loupez votre train,
02:47 alors le quai, quoi ? Bon, quoi ? Là, je ne travaille pas bien, je ne mérite pas mon salaire.
02:53 Ça marche bien leur truc de mérite, là.
02:55 En fait, ils viennent d'avoir une nouvelle idée pour ne pas nous augmenter.
02:57 Avant, c'est parce qu'il n'y avait pas d'argent, maintenant, c'est parce qu'on est des grosses merdes.
03:01 Alors, pour conclure, la rémunération au mérite, je dirais plutôt oui, mais il faut l'étendre à tout le monde.
03:07 Deux mauvaises nouvelles, une pour Guillaume, ton livre vient de passer à 2 euros,
03:10 et une pour Stanislas, t'as plus les moyens de l'acheter.
03:13 Merci de m'avoir écouté.
03:15 C'était Emeric Loffrey.
03:17 Merci, Emeric.
03:19 Et donc, la semaine prochaine, ne loupez pas la chronique sur les gros cons de gauche.
03:23 Afin d'équilibrer, on l'attend tous.
03:26 Et j'en profite pour saluer les confrères de France Bleu Dromardèche.
03:29 Je les embrasse.
03:31 C'est pour l'équilibre, pour fédérer tout le monde.
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