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  • 05/04/2024
Laurent Hourquet, maire de Revel qui pose symboliquement la première pierre de son hôpital, son Ehpad et suites de soins.

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😹
Amusant
Transcription
00:00 C'est le 6-9 France-Globe-Saint-Anne.
00:02 8h moins le quart, c'est parti pour le quart d'heure toulousain.
00:05 Comment faites-vous quand l'offre de soins n'est pas suffisante près de chez vous ?
00:10 05 34 43 31 31, vous prenez la parole.
00:14 On a le chantier de l'hôpital de Revelle qui est officiellement lancé aujourd'hui, Jeanne-Marie Marcotte.
00:18 Oui, et on en parle avec notre invitée.
00:20 En plus de vos réactions, le maire de Revelle, bonjour, Laurent Hourquet.
00:24 Bonjour à tous.
00:26 Bonjour, vous allez donc poser cet après-midi la première pierre symbolique de la rénovation de l'hôpital de Revelle.
00:33 C'est un chantier, on peut le dire colossal, qui va démarrer ?
00:36 Oui, c'est un chantier très important, colossal je ne sais pas, mais important, oui,
00:40 puisqu'il va nous amener jusqu'en 2028 et avec près de 24 millions de travaux, oui, d'euros de travaux.
00:46 C'est quelque chose de très important pour notre ville et pour l'hôpital, bien évidemment.
00:50 Le bâtiment avait déjà connu plusieurs rénovations, mais là, elle est vraiment globale.
00:56 Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ce qui va être concrètement rénové ?
00:59 Alors, c'est la totalité, la totalité des éléments, puisque le premier bâtiment date de 1813,
01:08 même s'il avait été réhabilité en 1998.
01:11 Le second bâtiment, construit en 1874, avait été lui, réhabilité en 2005.
01:16 Et le bâtiment hôpital lui-même avait été construit en 1982.
01:20 Donc, vous voyez que les dates que je cite font que c'était nécessité 40 ans après
01:26 de reprendre avec des objectifs très différents de ce qui était à l'époque.
01:31 Et la particularité de ce chantier, c'est que l'hôpital va rester ouvert tout le temps des travaux jusqu'en 2028 ?
01:37 Exactement, c'est la particularité, puisqu'on a 214 lits et 56 places,
01:42 donc l'offre de soins doit toujours continuer à exister.
01:47 Donc, la difficulté est de faire un jeu de domino, c'est-à-dire au fur et à mesure qu'on établit,
01:53 qu'on rétablit ou qu'on construit, on déplace pour aller sur le domino suivant.
01:58 Mais rien de nouveau au niveau des services de l'hôpital dans les prochaines années ?
02:02 Non, non, non, le but, une fois de plus, n'est pas d'avoir, puisque c'est un peu le titre de votre émission,
02:10 d'avoir des urgences, puisqu'on est au centre, j'ai envie de dire, ou à la périphérie,
02:15 chacun le voit comme il l'entend, de trois grandes villes qui sont pourvues en système d'urgence,
02:24 que ce soit Castelnaudary, Castre-Mazamé ou Toulouse,
02:27 qui sont entre 30 minutes et 45 minutes depuis chez nous,
02:32 donc à quoi ça servirait de reconstruire quelque chose ?
02:35 Alors, on n'a rien inventé, vous l'imaginez, M. le maire,
02:38 on fait également notre travail de terrain, nous ici à France Bleu.
02:41 Je vous fais écouter justement une habitante de votre commune, de Reuvel, qui s'appelle Béatrice,
02:45 et qui regrette effectivement qu'il n'y ait pas, dans cet hôpital rénové, de service d'urgence.
02:50 Ça manque d'urgence, puisque de toute façon, automatiquement, on est obligé ou d'aller à Castre,
02:55 ou alors à Castelnaudary, et encore à Castelnaudary, c'est bondé, pareil,
03:00 donc je pense qu'ils auraient dû ouvrir une session, au moins d'urgence,
03:03 peut-être pas énorme par rapport aux hôpitaux normaux ou aux cliniques,
03:07 mais avoir une petite session d'urgence.
03:09 - M. le maire, faire 30 minutes de route quand on est dans une situation d'urgence,
03:12 ça paraît énorme, tout de même.
03:14 - C'est énorme, mais comment gérer un service d'urgence s'il ne tourne que très peu,
03:22 ou avec très peu de moyens, et avec quels professionnels ?
03:24 - Mais il y a 23 millions d'euros investis dans le nouvel hôpital,
03:27 on se dit qu'il y avait potentiellement les moyens de créer un service d'urgence.
03:31 - Ah ben, c'est pas un problème de locaux, c'est un problème de personnel,
03:35 et de disposition de personnel.
03:37 - Vous connaissez aussi bien que moi la situation des urgentistes,
03:41 j'ai dans mon équipe un urgentiste à l'hôpital de Castres,
03:44 qui me citait que mardi dernier, il y avait 63 personnes pour 21 places aux hôpitaux de Castres-Majamé.
03:51 - Donc en fait, ça a été envisagé, si je comprends bien M. le maire,
03:53 un service d'urgence à Revelle a été envisagé ?
03:56 - Pas du tout.
03:57 - Pas du tout, parce que nous n'avons pas les professionnels à mettre dans ces services-là,
04:02 donc ça ne sert à rien de créer des locaux s'il n'y a pas de personnel dedans.
04:05 - La plus grosse activité de l'hôpital, c'est l'EPAD, les soins de suite et les soins de longue durée,
04:10 c'est à l'image, sans offenser personne, mais de l'image de votre population qui est vieillissante ?
04:17 - Ah ben, c'est la population de la France qui est vieillie, en particulier celle de l'Oraguey.
04:21 - Oui, mais à Revelle particulièrement.
04:23 - À Revelle, mais dans tout le pays de l'Oraguey, donc nous devons faire face à cette demande,
04:29 qui est comment peut-on mettre à proximité des soins de suite et des structures
04:34 pour pouvoir accueillir des personnes âgées avec tous les problèmes liés au vieillissement de la population que nous connaissons tous.
04:39 - Et donc là, on garde le même nombre de lits à l'EPAD, dans le futur EPAD de l'hôpital ?
04:43 - Exactement, le but étant d'améliorer le confort de nos patients
04:49 en transformant des chambres doubles en chambres individuelles.
04:53 - D'accord. Plus globalement, M. le maire Laurent Ourquet, maire de Revelle depuis le Covid,
04:58 est-ce que vous avez fait en sorte de coordonner les soins pour que les médecins, les soignants en général,
05:03 travaillent davantage main dans la main ? Comment vous avez travaillé là-dessus ?
05:07 - Alors, nous y travaillons, mais je rappelle quand même que la santé n'est pas du rôle des municipalités,
05:13 juste au passage, c'est-à-dire qu'on se substitue à ce qui devrait être une mission globale de l'État,
05:20 mais devant les difficultés justement. Et le positif du Covid, si on peut aller chercher du positif dans cette pandémie,
05:28 a été de mettre autour d'un même sujet tous les professionnels de santé
05:33 et de fédérer autour, avec l'Agence régionale de santé, les municipalités, des moyens de coordination.
05:40 Donc pour nous, très concrètement, on avait ouvert un centre de vaccination qui était interdépartemental,
05:46 puisque dans notre communauté de communes, nous avons plus de communes tarnaises qu'ogaronnaises,
05:52 donc on a fédéré tout ça, on a lancé via notre intercommunalité un contrat local de santé
06:00 qui permet de coordonner l'activité de tous les professionnels de santé.
06:04 - Et ça marche un petit peu mieux grâce à ces solutions qui ont été trouvées ?
06:07 - Ça marche un peu mieux, la problématique est une fois de plus un problème d'attractivité de médecins,
06:13 c'est pour ça que nous avons ouvert un pôle municipal de santé où nous salarions deux médecins
06:19 et nous portons les coups pour faciliter justement les visites non programmées
06:26 que ne peuvent pas assurer nos médecins généralistes installés,
06:31 et tout ça en complémentarité avec les visites spécifiques de l'hôpital.
06:35 - Merci beaucoup Laurent Hurquet, maire de Revelle, où la première pierre de la rénovation de l'hôpital est posée à 15h cet après-midi.

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