00:00 L'équipe, bienvenue dans cette nouvelle vidéo, je suis hyper content de vous retrouver.
00:03 Aujourd'hui, on poursuit la série sur les objets foot de notre enfance adolescente.
00:07 Après la vidéo sur l'histoire du ballon cornial que vous pouvez retrouver quelque part en description ou en fiche là quelque part,
00:12 eh ben aujourd'hui on prend la direction de Modène et même si j'aurais adoré vous parler de vinaigre balsamique,
00:17 eh ben ça va pas être le sujet aujourd'hui parce qu'on va parler de Panini.
00:20 Ouais Panini, les petits autocollants qui ont percé notre enfance et même encore maintenant
00:23 parce que je sais que les grands enfants comme moi de 30 piges vont se reconnaître
00:27 mais pour moi c'est un incontournable des grandes compétitions, la coupe du monde, l'euro, tout ce que vous voulez.
00:32 Pour nous c'est toujours aux pieds de Madeleine de Proust et on prend toujours du plaisir à coller nos petits stickers
00:36 et de découvrir un petit peu les joueurs qu'on va avoir dans chaque paquet.
00:39 Si le programme vous hype un petit peu, bah n'hésitez pas déjà à liker, à commenter, à vous abonner,
00:43 vous faites ce que vous voulez, ça fait plaisir et on va pouvoir y aller.
00:46 Vous en avez l'habitude, avant de commencer cette vidéo et toujours en partenariat avec Boxing Days,
00:50 la révolution du maillot mystère des pépites à chaque commande.
00:54 Si tu veux te faire plaisir, n'hésite pas, le lien du site est en description et avec le code promo "exodiste" à 10% sur ta première commande.
01:00 Alors avant de s'arrêter et de passer le reste de la vidéo à parler de Panini et de son empire,
01:04 je me suis demandé mais il y avait quoi avant Panini ?
01:06 Parce que bah ouais, avant Panini, comment on faisait pour collectionner autour du foot
01:09 et de ses joueurs préférés dans la cour de récré ?
01:11 Parce que même si Panini, ils ont commencé à inonder le marché et ont assis une certaine domination à leur arrivée en France en 76,
01:17 eh ben on pouvait quand même collectionner avant ça des images de nos footballeurs préférés au milieu des années 70 en France.
01:23 C'était édité par Age Educatif, alors à l'époque c'était déjà des autocollants mais c'était d'une manière un petit peu différente,
01:29 donc on collait ça par le haut et il y avait les infos du joueur au dos du stickers,
01:32 et il n'y a eu que quelques éditions avant que Panini vienne tout casser sur son chemin,
01:36 alors que pour Panini actuellement on parle d'une domination totale et je crois qu'on peut même parler de milliards de vignettes vendues sans trop exagérer.
01:42 Mais du coup, comment Panini est arrivé à dominer le monde de la collection de stickers et de cartes et particulièrement dans le football ?
01:49 Eh ben comme souvent on va remonter dans le temps direction le modem des années 30,
01:52 quand Antonio Panini et sa compagne Olga décident de s'installer dans la ville avec leurs 8 enfants, 4 garçons, 4 filles, pas de jaloux,
01:59 et ce qu'on peut dire c'est que la vie n'est pas toujours facile, ils travaillent super dur mais ils peuvent pas s'offrir mieux qu'un appartement 3 pièces pour 10,
02:05 et malgré le charbon, ils ont du mal à s'en sortir et ils mangent pas forcément tous les jours à leur faim.
02:10 En bref, c'est un peu la merde mais malgré tout la famille reste unie et les enfants sont très solidaires entre eux et avec leurs parents dans une période difficile.
02:17 Et si on remonte si loin, c'est parce que déjà les 4 garçons, Giuseppe, Benito, Umberto et Franco, ils ont une passion en commun,
02:23 vous voyez venir, collectionner des petites images de footballeurs.
02:26 A l'époque c'était distribué dans des boîtes de biscuits et tous les matins avant d'aller à l'école,
02:30 ils prenaient une petite poignée de leurs images pour les ramener à l'école et faire des échanges à la récré,
02:34 et ça, ça nous donne déjà une belle idée de la destinée de la famille Panini.
02:37 Au final, tout semble aller plutôt bien malgré les difficultés financières, la famille elle est super soudée,
02:41 elles traversent les épreuves ensemble malgré les difficultés, mais les Panini vont vivre un début des années 40 plutôt difficile.
02:48 Déjà quand l'Italie rentre dans le conflit de la seconde guerre mondiale sous l'impulsion de Benito Mussolini, le fondateur du fascisme entre autres,
02:54 qui lui décide de rejoindre l'Allemagne.
02:56 Du coup Antonio lui se voit employé par l'académie militaire, son salaire est toujours pas fou,
03:00 et c'est toujours la galère pour faire vivre la famille qui va devoir traverser une épreuve terrible,
03:04 la mort d'Antonio en laissant Olga Veuve et 8 enfants orphelins.
03:08 Mais rappelez-vous, la famille Panini elle est solidaire et elle a des ressources,
03:11 face à cette épreuve, ils vont pas déroger à la règle, alors qu'Olga se prive de beaucoup de repas pour que ses enfants puissent manger à leur faim,
03:17 les Cassis décident d'aller travailler pour l'aider à subvenir aux besoins de la famille,
03:21 et alors qu'ils sortent un petit peu de la tête de l'eau et que ça commence à aller mieux,
03:24 nouvelle galère encore et toujours à cause de cette guerre, alors que la guerre elle est installée en Italie depuis quelques années quand même,
03:30 1944, Modène va être au cœur des affrontements entre les Anglais et les Allemands,
03:34 la famille elle est obligée de se cacher pour éviter de se mettre en danger.
03:37 Et malgré tout, Olga va prendre une décision qui paraît complètement folle, celle d'ouvrir un petit commerce,
03:42 elle claque toutes ses économies dans un kiosque, le Corso Duomo, au centre de Modène, en plein cœur de Modène,
03:47 et quand je dis toutes les économies, c'est toutes les économies, y'a plus un rond à partir de là,
03:51 c'est un vrai pari de la part d'Olga, mais comme toujours, elle va être aidée par ses enfants,
03:56 et le 6 janvier 1945, le kiosque Corso Duomo ouvre et propose pas mal de choses,
04:01 bon déjà, le principe d'un kiosque c'est de proposer de la presse, mais aussi des cartes postales, des jouets, et même du prêt-à-porter,
04:06 et ça va marcher, le kiosque ça devient un lieu incontournable du centre de Modène,
04:10 les habitants ils prennent leurs petites habitudes, ils viennent acheter leurs petits journaux,
04:13 et en plus de ça, 1945, ça veut dire la fin de la guerre, et la vente de journaux, elle explose littéralement.
04:19 Les années passent, et c'est à ce moment là que les deux fils, Giuseppe et Benito,
04:22 enclenchent ce qui sera le nouveau tournant pour la famille Panini, rappelant un petit peu des souvenirs d'enfance,
04:27 et aussi en constatant que les vignettes de jour de foot, ça enfole toujours les gosses.
04:30 Du coup, pour eux, c'est acté, à partir de ce jour là, dans chaque journal vendu,
04:34 ils y mettront une image de joueurs de foot de l'époque, et ça prend tout de suite,
04:37 les petits garçons viennent chercher le journal de leur daron tous les matins,
04:40 en n'oubliant pas de réclamer leurs images, évidemment,
04:42 et même si au début les images sont distribuées gratuitement, les ventes de quotidien explosent,
04:46 donc c'est du gagnant-gagnant au final.
04:48 Mais les deux gars, ils sont pas bien vus, mais ils sont pas fous,
04:50 ils savent très bien que si ça attire à ce point, ça doit aussi pouvoir se vendre,
04:54 surtout dans une période d'après-guerre ultra bénéfique pour l'Italie,
04:57 et surtout pour la région nord-nord-ouest du pays, qui connaît ce qu'on appelle encore aujourd'hui un miracle économique,
05:01 avec des italiens qui connaissent pour l'époque une croissance énorme de leurs revenus,
05:05 et décident donc de lancer le premier Calciatori...
05:08 Bah...
05:08 Wow, raciste sur 20, c'est horrible.
05:10 Et Calciatori, qu'est-ce que c'est ?
05:12 C'est un album couplé qui réunissait toutes les vignettes de tous les joueurs du championnat italien,
05:16 le tout distribué dans des sachets, grâce à une machine créée par leurs frères, Umberto, la FIFIMATIC,
05:21 et l'idée de la FIFIMATIC, qu'est-ce que c'est ?
05:23 Ben, c'est de distribuer de manière aléatoire, mais parfaitement égale, à tous les collectionneurs,
05:26 l'idée c'était que tout le monde ait les mêmes chances de finir son album.
05:30 Ça nous fait donc 3 frères qui participent à la création de la légende PANINI,
05:33 mais vous inquiétez pas, le dernier des 4, Franco, lui, il s'occupe de la paperasse, c'est son truc,
05:37 tout ce qui est administratif, tout ce qui peut toucher de près ou de loin au papier, il s'en occupe.
05:41 Et à partir de là, c'est simplement la machine PANINI qui s'enclenche,
05:44 le premier album Calciatori est un succès colossal, vendu à plus de 150 000 exemplaires dans le nord de l'Italie,
05:50 et les chiffres sont en croissance tous les ans, les modestes locaux de la famille commencent à être un petit peu petits,
05:55 et du coup, en 1964, ils se décident de construire la première usine PANINI à Vial Emilio Po,
06:01 qui est en quartier de Modène, si j'ai bien compris,
06:03 mais la croissance et la réussite, ça leur suffit pas forcément, et comme toute entreprise, ils vont chercher l'innovation.
06:08 Et c'est là qu'intervient le principe de stickers et d'autocollants,
06:11 parce que ouais, depuis le début, les images, elles sont un peu cartonnées,
06:13 et elles se collent simplement à la colle U, en fait, tu prends ton bâtonnet, tu la colles, c'est pas forcément optimal,
06:19 le principe de stickers, il existe déjà à l'époque, mais il est réservé surtout aux logos de clubs,
06:23 et ils essaient donc de passer leurs albums sur des albums 100% autoadhésifs ou autocollants.
06:28 Et avec le succès, les ventes et les demandes qui grandissent,
06:30 bah ce qui devait arriver, arrive à PANINI réaliser son premier album hors Italie,
06:35 à l'occasion de la Coupe du Monde 1970 au Mexique, dans plusieurs langues, et distribué un petit peu partout en Europe.
06:40 On commence à en avoir l'habitude, et sinon on serait pas en train d'en parler, mais c'est encore un succès,
06:45 mais malgré tout, c'est seulement au milieu des années 70 que PANINI va définitivement s'installer en Europe,
06:49 et évidemment, en France, où ils feront même tomber, comme je le disais au début de la vidéo,
06:53 les albums et les éditeurs existants, au fil des ans, ils vont rajouter des choses dans les albums,
06:57 des petits articles, des descriptifs plus complets pour être instructifs, en plus d'être addictifs,
07:02 bordel, mais ils sont trop forts, ils sont trop trop forts, c'est incroyable.
07:05 Et après ça, pendant plusieurs années, ils vont se développer, tout simplement,
07:08 sortant des albums pour toujours plus de compétitions, et en ayant un succès de zinzin à chaque fois,
07:13 jusqu'à une nouvelle épreuve, le décès du visage de la maison PANINI, Olga, la maman, qui nous quittera en 1987.
07:20 Le décès d'Olga, au-delà de la grande tristesse et du choc que ça va causer,
07:24 ça va surtout obliger la famille à vendre l'entreprise familiale au groupe Maxwell,
07:28 une grosse maison d'édition dont le propriétaire était Robert Maxwell,
07:30 qui, selon la description Wikipédia, était un écrivain, homme politique, homme d'affaires, éditeur, espion.
07:36 Regarde ça, t'as fini Robert ? On te dérange pas ? C'est bon ?
07:40 Et après, bon, c'est un beau bordel, ça sert pas à grand chose de vous faire l'historique de tous les propriétaires qui ont défilé,
07:44 parce que malgré ça, l'image de l'entreprise PANINI qui se voulait, comme on le dit depuis le début, hyper familiale,
07:49 elle est en fait restée intacte en Italie.
07:51 Et toujours dans une démarche de développement, ils ont continué à se diversifier,
07:54 que ce soit en multipliant les licences comme Harry Potter, Marvel, les trucs qui marchent, tout simplement,
07:59 tous les dessins animés possibles pour les gosses, mais aussi en s'ouvrant à d'autres sports comme le basket et le cyclisme.
08:04 Depuis quelques années maintenant, ils ont aussi développé une application pour pouvoir collectionner sur son téléphone
08:08 en récupérant des codes d'eau des vignettes qui étaient achetés en magasin.
08:11 Ils ont aussi intégré le marché de la crypto en créant un principe de NFT dont je connais pas forcément le fonctionnement,
08:17 et si ça rencontre forcément du succès ou pas, mais comme depuis le début, ils sont toujours dans une recherche de développement.
08:23 Donc voilà, PANINI c'est ça, en fait une entreprise qui se veut et se revendique familiale,
08:28 qui se construit à partir de rien et qui a traversé un grand nombre d'obstacles sans jamais rien lâcher,
08:32 et en étant surtout toujours solidaire de fou jusqu'à en devenir le leader mondial du sticker aujourd'hui.
08:38 Bah écoutez, on arrive déjà à la fin de cette vidéo, j'espère que ça vous aura plu,
08:41 n'hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous avez toujours vos albums, par exemple...
08:45 Attendez moi, celui-là on le voit quasiment pas là, mais je vais aller vous le chercher.
08:48 Ça c'est mon petit album porte-bonheur, ça. Une pépite, un banger.
08:50 Wouah l'odeur...
08:51 Bizarre, bizarre de faire ça, mais j'assume tout à fait.
08:55 Dites-moi en commentaire du coup si vous avez toujours vos albums, si vous collectionnez toujours,
08:58 si vous êtes toujours aussi impatients quand il y a une compétition de savoir quand est-ce que va sortir l'album PANINI, quoi bordel.
09:04 Et écoutez, n'hésitez pas, le plus important surtout à liker, commenter et à vous abonner, ça donne beaucoup de force,
09:09 et puis bah on se dit à bientôt pour une prochaine vidéo !
09:11 *Musique*
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