00:00 Pour bien commencer la semaine et bien attaquer cette fête de saison, on a la chance et l'honneur de recevoir deux légendes du sport.
00:07 Aujourd'hui vous êtes dans une phase où c'est le plus intéressant de la saison.
00:17 On est à sept matchs de la fin de ce championnat.
00:20 Championnat qui est dur, qui est intense, et qui est dense. On le sait, la Pro D2 ne fait pas de cadeaux.
00:24 Mais en tout cas, je trouve que vous êtes une belle équipe. Vous savez, je vous suis. On va parler de toutes les activités que j'ai à côté.
00:30 Vous êtes une belle équipe et je pense que vous avez envie de faire une bonne fin de saison.
00:34 Ça y est, tu me rates si je me trompe.
00:36 C'est bien parce que l'image que vous donnez de l'extérieur, elle a un impact fort.
00:42 Parce que c'est vrai que quand on voit ces équipes, comme vous l'êtes aujourd'hui, qui a marqué l'histoire du rugby.
00:48 Vous vous rappelez, on évoque souvent le club toulousain. On ne va pas oublier que Brive a gagné la Coupe d'Europe en 1997.
00:55 Donc tout ça, même si ça remonte à très longtemps, je trouve que vous gardez un peu cet esprit.
00:59 Cet esprit d'unité, de fierté, d'appartenance aussi avec ce maillot.
01:04 Moi, je trouve que quand on arrive ici, on est vraiment imprégné de ce que représente le club de Brive.
01:09 Mais c'est profiter de ces bons moments. Je sais que c'est dur, c'est pas évident.
01:14 Mais c'est peut-être le moment de se rassembler et de dire qu'on a une fin de saison à faire qui peut être époustouflant.
01:19 Vous êtes dans la dernière ligne droite du championnat. Il y a quelques matchs, c'est une eventualité.
01:26 Vous pensez remonter dans l'élite. Moi, je vais vous dire comment je fonctionnais quand j'étais joueur.
01:33 Et que je fonctionne en tant qu'être humain également. On a tous ces objectifs personnels.
01:38 C'est difficile justement à trouver le juste équilibre avec les objectifs collectifs du club.
01:44 Certaines fois, on a tendance à mettre ses propres ambitions devant celles du club.
01:49 Moi, j'ai toujours considéré quand j'étais joueur que l'avenir se trouve au jour le jour, au jour le jour, au jour le jour.
01:56 Si vous avez tous des ambitions et rêves dans votre vie de sportif ou d'individu, ça se construit aujourd'hui.
02:05 Et surtout, il ne faut pas avoir de bordel. C'est-à-dire que sur les 7 matchs qui vous restent,
02:10 moi si j'étais à votre place, je jouerais ces 7 matchs comme une finale.
02:14 Avec le rêve éventuellement de remonter parce que ce que vous allez faire aujourd'hui dans votre carrière,
02:19 c'est un arbre qui va vous donner des fruits après la carrière.
02:22 Comme je dis à mes enfants, parce que je suis papa de trois filles, je leur dis à chaque fois que vous avez le droit d'échouer.
02:28 Vous n'avez pas le droit d'essayer justement de tout faire pour y arriver.
02:31 L'échec, ça sert justement à construire le succès de demain.
02:35 Mais moi, je ne supporte pas les gens à chaque fois qui ne font que les choses à moitié.
02:39 Je ne vous connais pas, je ne sais pas qui vous êtes dans votre vie de tous les jours,
02:43 je ne connais pas les problèmes que vous avez à gérer dans votre vie personnelle avec votre femme, vos enfants, votre entourage, même avec le club.
02:51 Mais une chose est certaine, c'est que mon carrière a été très très courte.
02:55 Il faut capitaliser là-dessus pour pouvoir justement rebondir après la carrière.
02:59 Et ça commence aujourd'hui.
03:01 Les sept matches que vous avez à jouer, il faut vous être minable tout simplement,
03:04 parce que vous ne savez pas ce que l'avenir va vous donner demain.
03:07 Mais si vous mettez toutes les chances de votre côté, vous assurez justement une meilleure vie.
03:11 On inspire tous à avoir une belle vie.
03:13 Mais avoir une belle vie, ça se travaille, ça ne tombe pas du ciel.
03:16 Moi, c'est le seul message que j'ai à vous donner, c'est qu'aujourd'hui, c'est l'avenir.
03:21 Ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui.
03:23 Voilà, tout simplement.
03:26 Regardez la réception.
03:28 Les gars, je pense que vous avez un truc spécial, un clé de guerre un peu.
03:53 Il y a plein d'émotions, autant en moi que je pense à...
03:57 Même si nous ne sommes pas d'autres...
03:59 Ils ne t'étaient pas nés ou ils ne te connaissent pas.
04:03 En tout cas, merci pour le message que tu nous as passé.
04:06 Merci.
04:07 Merci pour le message que tu nous as passé aussi.
04:09 C'est très important.
04:10 Et je pense que, en restant inspiré pour la fin de cette année, encore une fois, un grand merci à vous tous.
04:14 Et vous avez dit, l'herbe n'est pas plus verte d'ailleurs des fois.
04:18 Exactement.
04:19 Et ça, c'est vraiment quelque chose qui nous a...
04:21 Une période qui nous a marqué pour la fin.
04:23 J'aurais dû partir à l'Arsenal.
04:24 J'étais très fort pour l'Arsenal.
04:26 J'avais une connexion avec le public incroyable.
04:28 J'adorais le vestiaire dans lequel j'étais.
04:30 On était une bande de copains, mais en même temps, on aurait pu aller à la guerre ensemble.
04:34 On était vraiment soudés comme ça, corps et âme.
04:37 C'est pour ça qu'on a gagné des titres là-bas.
04:39 Et pourtant, on n'était peut-être pas la meilleure équipe.
04:42 Mais on était l'équipe la plus difficile à battre.
04:45 Parce qu'on avait une mentalité, on avait vraiment une âme d'équipe.
04:48 On était des potes, vraiment des bons potes.
04:52 Donc, l'air n'est pas plus verte à l'époque.
04:55 S'il y a des indiques qui commencent à se mettre devant, effectifs, pour moi c'est David et Paul.
05:01 Tu peux avoir, je ne le connais pas, je suis persuadé qu'il y en a qui ont des stats différents que d'autres.
05:08 Mais en étant tout proche, c'est ça.
05:11 David, jamais il s'est mis au contrôle de l'équipe.
05:14 C'est pour ça que grâce à ce qu'on a vu, tout le monde était derrière nous, on était prêt à se mettre en train.
05:20 Troisième minute, tu peux venir au cache.
05:23 Il n'y a pas de problème.
05:24 Ça, ça fait partie du job du CISSE.
05:26 [Bruit de vent]
05:51 [SILENCE]