- 18/03/2024
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00 Bonjour à tous et heureux de vous retrouver en ce lundi pour une nouvelle semaine sur
00:00:06 Europe 1 de 9h à 9h30 et tous les jours l'heure des pros jusqu'à 10h30.
00:00:09 C'est une information que je n'ai pas entendue hier soir lors du journal de France 2 ni ce
00:00:14 matin sur France Inter.
00:00:16 Le Puy du Fou est sacré meilleur spectacle du monde.
00:00:19 Récompense internationale à Los Angeles, l'équivalent des Oscars pour un théâtre
00:00:24 en plein air qui a rassemblé 2,6 millions de spectateurs en 2023.
00:00:30 Ah évidemment, si Benjamin Stora écrivait les tableaux historiques du Puy du Fou, s'il
00:00:36 était question de la France coloniale du 19e siècle, si on évoquait Napoléon sous
00:00:40 le seul angle de l'esclavagisme, je ne doute pas que nos éditeurs réalistes souligneraient
00:00:46 le travail de mémoire.
00:00:47 Indispensable, applaudirait la repentance nécessaire.
00:00:51 Hélas, le Puy du Fou est né en Vendée, ce qui est déjà suspect.
00:00:56 Un territoire hostile à la Convention, si hostile que les Vendéens furent massacrés
00:01:00 par Robespierre et ses amis.
00:01:02 Le Puy du Fou est piloté par un si devant aristocrate à particules dont la famille
00:01:06 a scandaleusement échappé à la guillotine, au point qu'une descendance existe toujours.
00:01:12 Heureusement, complément d'enquête a rétabli le tribunal révolutionnaire.
00:01:16 Enfin, le Puy du Fou raconte une histoire française.
00:01:19 Les mousquetaires de Richelieu, les amoureux de Verdin ou les grands zoos de Versailles.
00:01:23 Alexandre Dubas n'est plus à la mode chez nos trissotins qui n'aiment le passé que
00:01:29 pour le salir, pour le déconstruire, comme ils disent.
00:01:32 Gloire au Puy du Fou ! Le succès ignore les ignares qui ratiocinent dans leur arrière-cuisine
00:01:39 une rancœur que le public n'écoute pas.
00:01:41 Gloire au Puy du Fou ! Et bravo ! Il est 9h, Chanel ou Slow !
00:01:48 Quelle belle allitératie !
00:01:50 Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:00 Le commissariat de la Courne visait cette nuit par des jets de cocktails Molotov et
00:02:05 des tirs de mortier.
00:02:06 9 personnes ont été interpellées, 2 policiers blessés.
00:02:09 Des émeutes en réaction à la mort de Wanis, ce jeune homme qui avait percuté un véhicule
00:02:13 de police à Aubervilliers alors qu'il fuyait un contrôle.
00:02:16 Selon William Maury du syndicat de police Allianz, il n'y a aucune ambiguïté sur
00:02:20 les motivations de ces individus.
00:02:21 On n'est plus là pour jouer, qu'on soit clair.
00:02:25 Ils étaient là pour se faire du flic et pour cramer les policiers, tout simplement.
00:02:29 Il y a un moment où il faut appeler un chat à un chat.
00:02:33 On est face à des meurtriers.
00:02:34 On n'est pas face à un ou deux émeutiers, on est face à des centaines d'individus.
00:02:39 Le collégien qui a menacé sa principale à Dijon a passé la nuit en prison.
00:02:44 Un adolescent de 15 ans a été mis en examen hier, notamment pour tentative d'homicide
00:02:49 volontaire sur un enseignant.
00:02:50 Les cours doivent reprendre ce matin à 10h dans l'établissement.
00:02:54 La ministre de l'Education nationale, Nicole Belloubet, est attendue sur place.
00:02:58 Et puis, sans grande surprise, Vladimir Poutine a été réélu à la tête de la Russie cette
00:03:03 nuit.
00:03:04 Une victoire historique à 87%.
00:03:06 Il faut dire qu'il n'avait aucun opposant sérieux face à lui.
00:03:09 Après l'annonce des résultats, Vladimir Poutine a donné une conférence de presse
00:03:13 et il a promis à ses électeurs de ne pas se laisser intimider.
00:03:16 "Peu importe qui veut nous intimider ou à quel point, peu importe qui veut nous écraser
00:03:23 ou à quel point, notre volonté ou notre conscience.
00:03:26 Personne n'a jamais réussi à faire quelque chose de semblable dans l'histoire.
00:03:31 Cela n'a pas fonctionné aujourd'hui et cela ne fonctionnera pas à l'avenir."
00:03:36 Voilà pour l'essentiel de l'information, c'est à vous Pascal.
00:03:40 Merci Chana Lusco.
00:03:42 Nous sommes avec Elisabeth Lévy ce matin, avec Noé Michaud, Nathan Devers que vous
00:03:47 connaissez.
00:03:48 Nathan Devers qui a les honneurs de la presse de gauche.
00:03:51 Que vous soyez présent par Minou régulièrement.
00:03:55 Vincent Herwouet, Gautier Lebret et Philippe Guybert.
00:04:00 Est-ce que vous connaissez le parc Georges Valbon ?
00:04:02 - Non.
00:04:03 - Nous allons le connaître.
00:04:04 - C'est à la Courneuve.
00:04:05 - Exactement.
00:04:06 Et pourquoi je vous parle du parc Georges Valbon ?
00:04:08 - C'est à la Courneuve.
00:04:09 Parce que c'est là que sont organisés tous les grands rassemblements pour les Jeux Olympiques.
00:04:14 Et quand j'ai vu ce qui s'est passé hier soir à la Courneuve, je peux légitimement,
00:04:18 peut-être...
00:04:19 - Oh, m'inquiéter.
00:04:20 Je vous propose de voir le sujet de Marine Sabourin.
00:04:23 Parce que ce qui s'est passé avec...
00:04:24 - Alors c'est du déjà vu.
00:04:26 Tout ça est du déjà vu.
00:04:28 Comme rien ne change, il n'y a pas de raison non plus que ça change.
00:04:30 On tire sur les commissaires, on tire sur les flics.
00:04:32 Tout ça est normal, Madame, Messieurs.
00:04:34 - Alors vous procurez des émeutes, c'est assez classique.
00:04:36 - Tout ça, voilà.
00:04:37 Mais voilà, c'est parce que...
00:04:40 - Il faut les comprendre.
00:04:41 - Une soirée en France.
00:04:42 - Il faut les comprendre.
00:04:43 Une soirée en France.
00:04:44 Voyez le sujet.
00:04:45 C'est à la tombée de la nuit que le commissariat de la Courneuve a été ciblé par les premiers
00:04:53 tirs de mortier d'artifice.
00:04:55 Plusieurs groupes d'individus sont positionnés à seulement quelques mètres du poste de police,
00:05:02 jettent également des projectiles et incendient des poubelles.
00:05:06 Par mesure de sécurité, la circulation du tramway T1 est interrompue aux alentours de 23 heures.
00:05:14 L'élément déclencheur selon les syndicats de police, le refus d'obtempérer d'un jeune
00:05:22 de 18 ans en scooter décédé mercredi.
00:05:25 - On peut déplorer justement, encore une fois, que le commissariat, nos collègues,
00:05:31 aujourd'hui, sont attaqués alors qu'il y a une enquête qui est en cours et que la justice
00:05:37 est saisie des faits.
00:05:39 Et nous apportons notre soutien, bien évidemment, à l'ensemble des collègues du 93 de la Courneuve.
00:05:45 Une sécurisation a été mise en place autour du commissariat en fin de soirée.
00:05:49 Le calme est revenu aux alentours de minuit.
00:05:52 Écoutez William Maury qui est un responsable Allianz de la police.
00:05:58 - Donc on n'est plus là pour jouer, qu'on soit clair.
00:06:01 Ils étaient là pour se faire du flic et pour cramer les policiers, tout simplement.
00:06:06 Donc il y a un moment, il faut appeler un chat à un chat.
00:06:10 On est face à des meurtriers.
00:06:11 On n'est pas face à un ou deux émeutiers.
00:06:14 On est face à des centaines d'individus.
00:06:16 Vous le voyez sur les images.
00:06:17 Nous, on a eu d'autres images de vidéos protections.
00:06:21 On a nos collègues, au moment où les jets de cocktails Molotov sont jetés sur la façade
00:06:26 du commissariat, nos collègues sont derrière le rideau métallique.
00:06:29 C'est-à-dire qu'il n'y a plus aucun échappatoire.
00:06:31 Je vais vous donner évidemment la parole dans une seconde.
00:06:33 Une habitante qui réagit.
00:06:35 - On s'est réveillé, on a bu juste en face et on a vu que c'était le grand bazar.
00:06:43 J'ai un petit enfant de 3 ans et demi, il s'est réveillé toute la nuit.
00:06:47 On lui a expliqué que c'était des feux d'artifice.
00:06:50 On ne peut pas lui expliquer ce qui se passe vraiment.
00:06:53 C'était très fatigant.
00:06:56 Plusieurs fois, il y a eu des camions de CRS qui sont passés.
00:06:59 On s'est dit que sûrement les jeunes ne vont rien faire parce qu'il y a la police.
00:07:04 Une fois qu'il n'y a pas de camions, c'est là qu'ils s'attaquent directement.
00:07:07 - Il y a du mieux d'un autre côté.
00:07:09 Là, c'est des tirs de mortier.
00:07:10 La semaine dernière, à Nantes, dans un quartier de Nantes,
00:07:13 c'était des Kalachnikovs, des bandes rivales qui se sont affrontées
00:07:18 à coups de Kalachnikovs pendant une heure.
00:07:20 Là, c'est des tirs de mortier.
00:07:23 Que jeunesse se passe !
00:07:24 Je vous propose d'écouter Jordan Bardella qui a tweeté.
00:07:29 - Oui, pardonnez-moi, on ne va pas l'écouter puisqu'on va le lire.
00:07:35 "Soutien aux policiers de la Courneuve dont le commissariat est attaqué
00:07:37 par des bandes de cités.
00:07:39 Pour nous, il n'y aura jamais d'excuses ou de circonstances athénentes
00:07:41 au fait de s'en prendre à nos forces de l'ordre."
00:07:43 Et puis, le tweet du jour revient à Philippe Poutou.
00:07:47 Joli feu d'artifice ce soir devant le commissariat de la Courneuve.
00:07:50 "Soutien à une colère légitime après qu'un jeune homme ait..."
00:07:54 Bon, il faudrait lui apprendre que c'est un indicatif, mais ça, c'est pas grave.
00:07:57 "...après qu'un jeune homme a encore été tué par la police suite logique
00:08:00 des révoltes de juillet 23.
00:08:02 Tout s'aggrave. Racisme, discrimination, pauvreté, mallogement,
00:08:05 violence répressive."
00:08:07 Je rappelle qu'il est de la Révolution.
00:08:08 - Il y a une enquête contre le NPA pour apologie du terrorisme
00:08:10 parce que dès le 7 octobre, il faisait l'apologie du Hamas.
00:08:13 - Non mais il faut quand même, là-dessus, dans cette affaire de la Courneuve,
00:08:16 j'ai entendu, je crois, sur notre plateau, l'avocat de la famille des victimes.
00:08:22 Et là, quand même, je sais bien que les avocats défendent leurs clients,
00:08:25 qu'ils font la défense que leur demandent leurs clients,
00:08:27 mais celui-ci, me semble-t-il, a dit que les policiers l'avaient fait exprès.
00:08:31 C'est-à-dire les policiers se lèvent le matin et puis ils vont faire des rodeos,
00:08:35 c'est eux qui vont faire des rodeos pour tuer des jeunes.
00:08:37 - C'est M. Bousserou ?
00:08:38 - Oui, je crois que c'est... Je parle sous le contrôle de Noemi.
00:08:41 - M. Bousserou, c'est son fonds de commerce.
00:08:43 - Oui, mais c'est irresponsable, Pascal.
00:08:45 - C'est irresponsable.
00:08:46 - Parce que c'est ça qu'ils donnent aux jeunes quand on leur dit...
00:08:49 Vous comprenez, les policiers ont fait exprès, dans des cerveaux...
00:08:52 - Bien sûr.
00:08:53 - C'est terrible.
00:08:54 - Il a dit ça, là.
00:08:55 Mais oui, mais je vous dis, il y a des gens dont c'est le fonds de commerce.
00:08:58 Donc la France Insoumise, c'est le fonds de commerce,
00:09:00 Poutou, c'est le fonds de commerce, l'avocat, c'est le...
00:09:02 Oui, mais c'est... Ça s'appelle un fonds de commerce.
00:09:04 Tu gères une petite épicerie, donc tu dis aux gens ce qu'ils veulent entendre.
00:09:07 La vie, hein.
00:09:08 - Je pense que ce qui est aussi très important, c'est la question du rapport à la violence.
00:09:12 C'est intéressant que Philippe Poutou cite les émeutes de juillet dernier,
00:09:16 parce qu'en juillet dernier, on avait assisté à quelque chose d'assez analogue.
00:09:19 Ça veut dire une indignation qui était générale,
00:09:22 qui était universelle, qui était parfaitement légitime,
00:09:25 et dont certains ont estimé, vous savez, c'était la phrase qui avait été reprise,
00:09:29 "tant qu'il n'y a pas la justice, il n'y aura pas de calme".
00:09:31 Alors qu'une enquête était ouverte,
00:09:33 qu'un désir de justice se manifestait dans la société,
00:09:35 il y a, chez certaines personnes, un rapport qui est plus qu'ambigu à la question de la violence,
00:09:39 et ils ne voient pas surtout...
00:09:40 - Il n'est pas ambigu, mais il n'est pas ambigu.
00:09:41 - Il n'est pas ambigu du tout.
00:09:42 - Mais bien sûr.
00:09:43 - Mais même vous.
00:09:44 - Non, chez Philippe Poutou, là, ce n'est pas ambigu, c'est clair.
00:09:45 Mais il y a des gens pour qui, si vous voulez,
00:09:47 ils vont contextualiser, relativiser, dire qu'il y a des choses...
00:09:50 - Chez Edouid Plenel, ce n'est pas ambigu.
00:09:52 Chez tous ces gens-là, ils veulent détruire notre modèle.
00:09:56 Et ça passe par une révolution.
00:09:58 Une révolution, c'est violent.
00:10:00 - Et ce que ces personnes ne voient pas, c'est que l'usage de la violence,
00:10:04 en plus, est complètement, sans même faire de morale,
00:10:06 est complètement contre-productif, ça discrédite la cause.
00:10:09 - C'est impossible, mais pas toujours dans l'histoire de France.
00:10:12 Pas toujours dans l'histoire de France, parfois, la violence, ça marche.
00:10:14 - Ça marche en général.
00:10:15 - Eric Henry, sur M. Poutou, écoutez ce qu'il a dit.
00:10:19 C'est un responsable syndical Alliance.
00:10:23 - Je ne sais pas s'il y a une mot assez forte en langue française
00:10:25 pour définir ce que j'ai ressenti, ce que beaucoup de gens ressentent,
00:10:29 les citoyens de notre pays qui travaillent dur
00:10:32 et qui respectent la loi et les règles.
00:10:35 C'est n'importe quelle femme ou homme politique doit soutenir,
00:10:40 je dis bien, sa police républicaine.
00:10:43 Parce que la police est le socle d'une république.
00:10:47 Ça fait partie des piliers de la république, des fondations de la république.
00:10:50 Et la sécurité, la première des libertés, un responsable politique
00:10:54 peut appeler à la transparence, à connaître la vérité,
00:10:58 mais il ne peut pas, comme ça, s'ériger en juge,
00:11:01 en juge par rapport à des positions dogmatiques.
00:11:04 C'est clairement scandaleux.
00:11:05 - Je ne vois pas ce qu'on peut dire.
00:11:07 - Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:11:08 - Vous voulez que je vous dise ? Je vous dirai ce qu'il faut faire.
00:11:11 Je vous assure, ça peut très vite marcher en fait.
00:11:13 - Vous croyez ?
00:11:14 - Ah oui.
00:11:15 - Là, je suis un peu pessimiste.
00:11:16 - Oui, mais vous êtes pessimiste.
00:11:17 - Ça n'a pas marché aux Etats-Unis.
00:11:19 - Ça marche très bien.
00:11:20 - Vous les prenez les neuf interpellés.
00:11:22 - Aux Etats-Unis, je ne suis pas sûr que ce soit le bon exemple.
00:11:25 - Philippe Guibert.
00:11:26 - Ça n'a pas marché à l'Union.
00:11:27 - Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:11:29 Celui qui touche à un policier ou à un commissariat ne sort plus de prison.
00:11:35 Est-ce que ça vous va ?
00:11:36 - Non.
00:11:37 - Non.
00:11:38 - Non.
00:11:39 - Bon, alors on va nuancer.
00:11:40 On va dire, on va faire une peine à ce point dissuasive
00:11:44 que celui qui touche en France à un policier ou à un commissariat,
00:11:50 il a une peine tellement forte qu'il ne recommencera pas.
00:11:54 - Ça, ça me...
00:11:55 - Et là, on va en prendre deux ou trois, et croyez-moi,
00:11:57 tu lances un tir de mortier sur un commissariat, 10 ans.
00:12:01 - Non, mais c'est un accord.
00:12:02 - Là, je pourrais...
00:12:03 - C'est pas mal.
00:12:04 - C'est pas la même chose que de mettre tout le monde dans tout la...
00:12:07 - Donc c'est assez simple, en fait.
00:12:08 C'est assez simple.
00:12:09 - C'est assez simple.
00:12:10 - Non, mais il faudrait commencer par avoir le bon diagnostic,
00:12:12 parce que là, selon le diagnostic d'Emmanuel Macron,
00:12:13 ça n'aurait pas dû se produire.
00:12:14 Je rappelle qu'à sa conférence de presse,
00:12:16 il nous avait expliqué les émeutes de l'été dernier par la réforme du bac,
00:12:18 parce qu'on avait avancé les épreuves du bac
00:12:21 et que les jeunes n'avaient plus d'occupation en juillet.
00:12:24 - À loisir, à loisir.
00:12:25 - À loisir.
00:12:26 - Puisque vous faites une petite parenthèse sur le président de la République,
00:12:30 qui la semaine dernière est intervenu devant les hauts fonctionnaires,
00:12:33 et si j'ai bien compris, au bout de sept ans,
00:12:35 il leur a expliqué que c'était de leur faute.
00:12:37 - Bon, ça ne marchait pas.
00:12:38 - Mais alors hier, j'ai lu M. Le Maire dans le journal du dimanche.
00:12:41 - Il a un formidable programme.
00:12:42 - Dès qu'il va être ministre, cet homme-là, ça va changer.
00:12:45 - Ça va être formidable.
00:12:46 - Dès qu'il va être ministre, il faudrait...
00:12:47 Pourquoi on ne lui donne pas une place de ministre à Bercy, M. Le Maire ?
00:12:50 - Parce que j'ai lu son interview, il a plein de bonnes idées.
00:12:53 - Oui, enfin...
00:12:54 - Mais il faut absolument qu'il soit ministre.
00:12:56 Appelez, demandez à M. Macron qu'il le nomme ministre.
00:13:01 - Non mais quand ?
00:13:02 - Écoutez, franchement...
00:13:03 - Il va résoudre les 3 000 milliards de dettes.
00:13:04 - Mais, mais, mais...
00:13:05 - Il n'a pas du tout pour le coup de temps de coûte.
00:13:06 - Mais cet homme est formidable.
00:13:07 Il a plein de bonnes idées.
00:13:08 Qu'est-ce qu'il a dit, par exemple, sur le service...
00:13:10 - Ah, ben, il a dit qu'il fallait arrêter avec le mirage de la gratuité universelle,
00:13:14 qu'il y avait beaucoup trop de dettes, qu'il y avait beaucoup trop de dépenses.
00:13:18 - Mais nommons-le ministre des Finances.
00:13:20 - Non, ça, c'est une bonne idée.
00:13:21 - C'est une bonne idée, mais quand même, tout le monde s'extasie parce que,
00:13:23 Breno, le maire a dit, nous allons passer, nous devons passer de l'État-providence à l'État-protecteur.
00:13:28 Mais l'État, débrouillez-vous un peu comme des adultes, c'est quand ?
00:13:32 - Élisabeth Lévy.
00:13:33 - J'en ai marre de ça.
00:13:34 - Élisabeth Lévy.
00:13:35 - Ils vont tous être comme ça parce qu'ils vont vouloir jouer la rupture avec Emmanuel Macron,
00:13:40 les prétendants à cette succession.
00:13:41 Donc, Gérald Darmanin fera pareil avec la sécurité.
00:13:44 Gabriel Attal aussi n'assumera pas le bilan d'Emmanuel Macron.
00:13:47 Ils vont tous faire ça parce qu'ils ne peuvent pas être élus s'ils jouent la continuité.
00:13:50 Donc, ils vont essayer de jouer la rupture.
00:13:51 Celui qui pourra mieux le faire, c'est Édouard Philippe parce que ça fera 7 ans qu'il ne sera plus au gouvernement en 2027.
00:13:57 - Oui, Édouard Philippe, il devient.
00:13:59 J'allais dire Édouard Philippe, il devient, mais ce n'était pas gentil.
00:14:01 - Mais c'est une bonne question quand même.
00:14:03 Pour quelqu'un qui veut être président de la République, être silencieux à ce point-là.
00:14:07 - La violence dans notre pays, on va voir ce qu'il s'est passé avec un drame dans l'Aveyron.
00:14:12 Un père de famille de 45 ans est décédé samedi soir dans un supermarché.
00:14:16 Il a été tué à l'arme blanche par un jeune alcoolisé.
00:14:19 Alors évidemment, comme tous ces jeunes gens ont des dagues sur eux, quand ils sont au dédale, des gros couteaux.
00:14:24 Tout le monde comprend qu'il ne faut rien dire.
00:14:26 Qu'aujourd'hui, tu te fais rentrer dedans, tu as un souci, tu te tais.
00:14:31 Tu ne sais jamais comment ça peut se tirer.
00:14:34 - Pardon de sourire, c'est à cause de l'emploi du mot dague que vous devez être le seul employé pour parler de l'emploi.
00:14:39 - Non, c'est une dague.
00:14:40 - Vous voyez le truc de notre ami Pascal.
00:14:42 - Dites donc à un jeune dans la rue, avez-vous une dague mon ami ?
00:14:45 - Si ça s'appelle une dague, ce n'est pas un couteau.
00:14:47 Regardez le sujet de Kylian Salé, agression.
00:14:49 - Mais ce n'est pas drôle.
00:14:51 - Vous souriez, mais en fait ce n'est pas drôle du tout.
00:14:53 - Je souris à cause de votre emploi du mot dague.
00:14:55 - Oui, mais je suis d'accord avec vous, mais il y a un homme de 45 ans qui meurt.
00:14:57 Et c'est un père de famille.
00:14:59 Qui était là au mauvais moment, au mauvais endroit.
00:15:01 - Devant son fils et sa femme.
00:15:03 - C'est juste un drame absolu.
00:15:05 - A votre avis, ça va s'arrêter ?
00:15:07 - Mais tous ces jeunes gens ont des couteaux.
00:15:09 Donc voyez le sujet de Kylian Salé.
00:15:11 Il est 19h15 ce samedi soir, sur le parking de ce supermarché.
00:15:15 Un homme de 23 ans, alcoolisé au volant d'un fourgon, roule dangereusement.
00:15:19 Un père de famille lui fait une remarque.
00:15:21 L'individu alcoolisé s'arrête.
00:15:23 Et poignarde l'homme de 45 ans au thorax avec une dague.
00:15:27 - Lorsque je suis arrivé, la victime était étendue ici.
00:15:31 Elle était prise en charge par les équipes du SAMU.
00:15:33 Qui pendant près d'une heure, ont tenté de la réanimer en veine.
00:15:37 Malheureusement.
00:15:39 - La 3e la plus peuplée du département.
00:15:41 Les habitants ne s'attendaient pas à une telle violence.
00:15:45 - Un peu choqué de ce qui s'est passé à Rodez ici.
00:15:49 Je trouve que c'est grave pour une ville comme ça.
00:15:53 - C'est une petite ville Rodez.
00:15:55 On ne s'y attendait pas à ce qu'il se passe des choses comme ça.
00:15:57 - La mère du suspect ne comprend pas le geste de son fils.
00:16:01 - C'est pas parce qu'on a eu une enfance malheureuse.
00:16:03 Qu'on a été traumatisé.
00:16:05 Avec leur père, j'ai connu la violence, l'alcool, les coups.
00:16:09 Mais c'est pas pour ça que moi maintenant...
00:16:13 Alors quelqu'un me dit quelque chose, je sors dehors.
00:16:15 Je le poignante parce que ça me plaît.
00:16:17 C'est pas possible.
00:16:19 - La femme de la victime a également été blessée.
00:16:21 Mais ses jours ne sont pas en danger.
00:16:23 Elle et son fils de 13 ans sont pris en charge dans cet hôpital à Rodez.
00:16:27 - Vous avez entendu la mère du principal suspect dans ce sujet.
00:16:33 La souffrière de ma père, elle s'appelle Ophélie Begliomini.
00:16:37 C'est un entretien qu'a eu RTL.
00:16:43 Je vous propose de l'écouter en longueur.
00:16:45 - Ça n'excuse pas tout.
00:16:47 Mais il a subi la séparation de son père et moi.
00:16:51 Donc il a commencé à faire des bêtises sur bêtises sur bêtises.
00:16:55 C'était quelqu'un qui a trouvé son refuge dans l'alcool, dans la drogue.
00:16:59 Et c'était quelqu'un qui avait beaucoup de colère, de haine en lui.
00:17:05 Je sais pas quoi vous dire. Il n'y a pas d'explication.
00:17:08 Il n'y a rien. C'est pas parce qu'on a eu une enfance malheureuse, qu'on a été traumatisés.
00:17:13 Moi aussi, avec leur père, j'ai connu la violence, l'alcool, les coups et tout ça.
00:17:18 Mais c'est pas pour ça que moi maintenant...
00:17:21 Alors quelqu'un me dit quelque chose, je sors dehors et je le poignante parce que ça me plaît.
00:17:25 C'est pas possible. C'est pas possible.
00:17:27 Je cautionne pas du tout.
00:17:29 Moi j'étais à la messe ce matin, j'avais beaucoup besoin de prier.
00:17:32 Prier pour cette famille, cette mère.
00:17:34 Et je me joins à leur douleur.
00:17:36 Parce que d'avoir quelqu'un qui vous aime et qui vous soutient et qui est là et qui est un pilier.
00:17:41 Et qui est jeune parce qu'il a bu.
00:17:44 Puis sortir, prendre un couteau. Non.
00:17:48 Et je me demande de pardonner parce que je me suis trompé sur le nom de la mère du suspect.
00:17:54 Qui s'appelle Carolina Isabelle.
00:17:57 Carolina Isabelle, le nom que j'avais dit tout à l'heure.
00:18:00 Alors ça c'est un pur fait divers.
00:18:03 C'est ce qu'on appelle vraiment un pur fait divers.
00:18:05 Il faut en tirer au...
00:18:07 - Il faut en tirer sur le rapport à la violence.
00:18:09 - Oui c'est ça, c'est ce que j'allais dire.
00:18:10 - Il faut en tirer sur le rapport à la frustration.
00:18:12 C'est-à-dire à l'incapacité.
00:18:13 Vous avez dit que ça peut arriver pour un regard, parce que vous refusez une cigarette.
00:18:16 - Sur l'alcool et les drogues.
00:18:18 - Alcool et les drogues en plus.
00:18:20 - Il faut en tirer quelque chose aussi de ces jeunes gens parfois qui sont régulièrement...
00:18:23 - Et même le refus de toute contrariété.
00:18:26 - Peut-être qu'à un moment donné, il faudra avoir des opérations sur le terrain.
00:18:30 - C'est-à-dire ?
00:18:32 - Peut-être qu'à un moment donné, il faudra avoir des opérations sur le terrain.
00:18:34 - Parce qu'il n'y en a pas ?
00:18:35 - C'est ce qu'a dit le président Macron.
00:18:38 Mais il est vrai qu'il parlait de l'Ukraine.
00:18:40 Il parlait de s'opposer à la Russie.
00:18:42 Et c'est la phrase du week-end quand même.
00:18:44 - Bah oui.
00:18:45 - Bah oui, quand on regarde le feu d'artifice à la Courneuve.
00:18:48 Et puis après, quand on regarde ce qui se passe dans la Veyron,
00:18:50 il faudra avoir des opérations sur le terrain.
00:18:52 - Ce que vous voulez dire, c'est que plutôt que de s'occuper de l'extérieur,
00:18:54 il devrait s'occuper de l'intérieur.
00:18:55 - Oui, c'est une idée.
00:18:57 - Et pourquoi opposer les deux ?
00:18:59 - Pourquoi opposer les deux ?
00:19:01 - Pourquoi il faudrait choisir entre...
00:19:03 - Entre préoccuper par l'Ukraine et préoccuper...
00:19:06 - Se gouverner, c'est choisir justement.
00:19:08 Ce n'est pas en même temps.
00:19:09 - Je ne crois pas qu'il y ait de choix à avoir.
00:19:11 - Non, il n'y a rien à voir.
00:19:13 - D'ailleurs, on ne fait rien sur aucun plan.
00:19:15 - Alors, je vais vous répondre.
00:19:17 - Il y a tellement de forces armées dans le pays...
00:19:18 - Pourquoi ? C'est assez simple.
00:19:20 Parce que chacun comprend que tu ne peux rien faire en France.
00:19:22 C'est assez simple en fait.
00:19:24 Chacun le comprend.
00:19:26 Parce que ce qu'il faudrait faire demande un tel changement de logiciel
00:19:30 que c'est impossible à régler.
00:19:32 Impossible à régler.
00:19:34 Sauf en changeant tout.
00:19:36 Et comme on ne veut rien changer,
00:19:38 il faut mieux parler de l'extérieur
00:19:40 que de ne pas pouvoir régler ce qui se passe à l'intérieur.
00:19:42 Est-ce que cette réponse vous satisfait ?
00:19:44 - Moi, pas tout à fait.
00:19:46 - Et comment on peut faire face à cela ?
00:19:48 - Changer de logiciel.
00:19:50 - Tout changer et gouverner.
00:19:52 - Mais en quoi la volonté politique peut-elle changer quoi que ce soit
00:19:54 au fait que cet individu ait commis cette monstruosité
00:19:56 pour un père de famille ?
00:19:58 - Mais d'abord, vous avez raison.
00:20:00 C'est un pur fait divers, c'est ce que j'ai dit.
00:20:02 Mais quand tu apprends que ce jeune homme
00:20:04 est sous drogue de 23 ans
00:20:06 et que tu sais que c'est un fléau numéro un, la drogue,
00:20:08 le jour où tu vas commencer à t'attaquer aux consommateurs,
00:20:10 le jour où tu vas t'attaquer vraiment aux dealers,
00:20:12 le jour où tu vas mettre tous ces gens-là
00:20:14 à l'ombre, ça changera peut-être.
00:20:16 - La France le fait déjà de s'attaquer aux consommateurs,
00:20:18 aux dealers, etc. Ça change rien la situation.
00:20:20 - Mais tu ne le fais pas comme il faudrait le faire.
00:20:22 On a eu cette discussion 50 fois.
00:20:24 - Face à un fait tragique comme celui-ci...
00:20:26 - Mais je ne veux pas l'instrumentaliser, vous avez raison.
00:20:28 - Non, non, je ne veux pas l'instrumentaliser.
00:20:30 - Ce que je dis juste, c'est une vraie question.
00:20:32 Qu'on ait une indignation, entre guillemets,
00:20:34 métaphysique, morale, de se dire
00:20:36 "mais c'est horrible, c'est atroce,
00:20:38 on peut mettre tous les mots qu'on veut, c'est une chose",
00:20:40 est-ce qu'on peut avoir une indignation politique ?
00:20:42 Est-ce qu'on peut avoir une indignation politique ?
00:20:44 Est-ce que je veux dire qu'il y a une responsabilité politique derrière ?
00:20:46 - Oui, éducative, enfin...
00:20:48 - Est-ce que la drogue est un problème numéro un en France ?
00:20:50 - Oui. Dans ce cas, il y a l'alcool aussi.
00:20:52 - Oui, d'alcool.
00:20:54 - Mais surtout, c'est un problème d'école.
00:20:56 C'est un problème d'école, Nathan.
00:20:58 Si à 23 ans,
00:21:00 tu es incapable de supporter
00:21:02 d'école, d'éducation en général,
00:21:04 si à 23 ans, tu es incapable de supporter
00:21:06 quelqu'un qui a fait une remarque
00:21:08 sans sortir une arme,
00:21:10 c'est quand même qu'il y a beaucoup de choses
00:21:12 dont l'État est en partie responsable
00:21:14 qui ont échoué.
00:21:16 - Nathan, n'instrumentalisons pas ce qui a quand même
00:21:18 un fait divers, je le dis, vous avez raison,
00:21:20 dans toutes les sociétés, il y a toujours eu
00:21:22 ce genre de choses, je suis d'accord.
00:21:24 Mais convenons... - Non.
00:21:26 - Convenons que c'est de plus en plus quand même.
00:21:28 C'est ce que disent en tout cas Alain Bauer
00:21:30 et des homistes. - Vincent Herouet,
00:21:32 et après on parle d'autres choses. - Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec vous.
00:21:34 Il y a des tas de sociétés, vous ne croisez pas en permanence
00:21:36 des gens qui se foutent éperdument des règles
00:21:38 de la vie commune et qui vous disent, quand on leur fait remarquer,
00:21:40 il y a un problème.
00:21:42 Il y a des tas de gens qui vous disent ça, il y a un problème ?
00:21:44 - Oui. - Il y a leur chien
00:21:46 qui est en train de marcher dessus, il y a un problème ?
00:21:48 - La musique dans le métro. - Bon, en France,
00:21:50 on est dans un pays, pardonnez-moi,
00:21:52 un pays où il y a des gens qui le vendent le soir,
00:21:54 conduisent n'importe comment
00:21:56 un camion, je ne sais pas si ils avaient son permis
00:21:58 ou une assurance, quoi que ce soit, avec une arme
00:22:00 dans la poche, en étant complètement bourré,
00:22:02 et avec en plus, qu'on se soigne des stupéfiants.
00:22:04 Je suis désolé, c'est un déficit
00:22:06 de toute autorité qui est évident.
00:22:08 Il y a des tas de pays où vous avez peu de chances
00:22:10 de croiser un type
00:22:12 au volant d'un camion, conduisant n'importe comment,
00:22:14 en étant à la fois
00:22:16 défoncé et en étant à la fois ivre-mort.
00:22:18 - En Suisse ? - Oui, à Monaco.
00:22:20 - Qui s'en sert ?
00:22:22 - La Suisse, c'est pas un pays totalitaire,
00:22:24 excuse-moi. - Je ne dis pas Monaco.
00:22:26 - Pas tous ensemble, s'il vous plaît,
00:22:28 pensez à nos amis.
00:22:30 - Vincent ? - Pardon ?
00:22:32 - Pensez à nos amis de la radio,
00:22:34 si vous parlez les uns sur les autres.
00:22:36 Déjà en télévision, c'est compliqué,
00:22:38 mais à la radio, en plus, on ne vous voit pas.
00:22:40 Ce qui n'est pas mal de comprendre.
00:22:42 (Rires)
00:22:44 - Vous vouliez dire un mot avant Noemi ?
00:22:46 - C'est un phénomène européen, Vincent.
00:22:48 Et d'autre part... - Pas en Suisse ?
00:22:50 - Enfin, pas en Suisse. - Pas en Suisse,
00:22:52 je suis désolé de vous le dire ! - En Allemagne, en Hollande,
00:22:54 en Belgique, tout ça... - Mais pourquoi vous dites pas en Suisse ?
00:22:56 Vous allez en Suisse, c'est pas le cas !
00:22:58 En Espagne, c'est pas tout à fait ça.
00:23:00 Pardonnez-moi.
00:23:02 En Portugal, c'est pas tout à fait ça.
00:23:04 En Hongrie, c'est pas tout à fait ça.
00:23:06 - Je crois pas que vous mesuriez
00:23:08 la perte de crédit
00:23:10 de la France à l'étranger
00:23:12 au regard de cette délinquance
00:23:14 invraisemblable. Vous imaginez pas
00:23:16 les propos du chef de l'État
00:23:18 qui fait la leçon à la terre entière
00:23:20 sont totalement discrédités par le spectacle
00:23:22 que donne la France. - Oui, mais c'est pas noble
00:23:24 de parler de la délinquance. - Sa tête, sa tête extérieure,
00:23:26 - C'est plus noble de parler de diplomatie.
00:23:28 - L'État, de ses services publics,
00:23:30 l'État de fièvre permanente
00:23:32 du pays. - On est crédible
00:23:34 que si on est déjà maître
00:23:36 chez soi pour donner des leçons
00:23:38 à l'extérieur. Autrement, on se tait.
00:23:40 - Oui, je suis pas tout à fait d'accord.
00:23:42 - Je suis pas d'accord avec vous.
00:23:44 - On est ridicule. - Je suis pas d'accord avec vous.
00:23:46 - On est en critique. - On préfère parler
00:23:48 de diplomatie parce que c'est plus noble de parler de diplomatie.
00:23:50 Parler de délinquance, c'est plus compliqué.
00:23:52 - Ecoutez, toutes les semaines,
00:23:54 la semaine dernière, c'était les quartiers de Nantes,
00:23:56 là, c'est la Cour de ce pays.
00:23:58 - On rappelle ce que dit Victor Orban.
00:24:00 - Il faut rappeler ce que dit Victor Orban.
00:24:02 - Deux frères devant le tribunal de justice
00:24:04 qui ont voulu se faire justice.
00:24:06 Noémie Schultz. On va voir votre sujet
00:24:08 parce que ça, c'est intéressant.
00:24:10 Si j'ose dire. Alors, est-ce qu'on a le temps ?
00:24:12 Il est 9h23. On n'a pas le temps de le voir avant la mi-temps.
00:24:14 Donc on le verra après la mi-temps. Je salue
00:24:16 Thomas Hill. Thomas, bonjour.
00:24:18 - Bonjour, Pascal. - Oh là là, vous avez mis une chemise
00:24:20 aujourd'hui. - Oui, j'essaie de me faire prendre.
00:24:22 - Ah oui, mais alors vous avez mis une chemise.
00:24:24 On voit le t-shirt en dessous.
00:24:26 - C'est joli, c'est original.
00:24:28 - Vous n'êtes pas allé voir Michel Sardou ce week-end ?
00:24:30 - Mais non, mais j'ai vu vos photos.
00:24:32 Vous étiez magnifiques. - Ah, tout à fait.
00:24:34 - Est-ce que vous avez pris le RER ? - Bien sûr.
00:24:36 Nous avons pris le métro, la ligne 1
00:24:38 pour aller jusqu'à Arches de la Défense, bien évidemment.
00:24:40 - Quelle folie, Pascal. - Et croyez-moi,
00:24:42 c'est plus rapide que
00:24:44 n'importe quel taxi. Et si vous êtes sages,
00:24:46 je vous raconterai notre retour en taxi
00:24:48 avec Laurence Ferrahi et
00:24:50 un taxi qui nous a pris où il y avait déjà
00:24:52 deux personnes dedans qui étaient deux dentistes
00:24:54 qu'on salue. On était six dans un taxi
00:24:56 ou cinq dans un taxi.
00:24:58 Et qui ont été
00:25:00 très gentils avec nous.
00:25:02 Donc on les remercie une nouvelle fois.
00:25:04 - Tout arrive. Pascal Praud fait du couvoiturage.
00:25:06 - Exactement, parce qu'autrement, on était à
00:25:08 minuit et demi, on était en difficulté.
00:25:10 Merci Thomas. Thomas, bonne journée.
00:25:12 Bonne journée à vous et bonne émission.
00:25:14 - Manquerait plus qu'on vous voit sur une trottinette.
00:25:16 - Avec Laurence, je vous assure,
00:25:18 on a ri.
00:25:20 Au moins. Et le spectacle était formidable,
00:25:22 on en parlera tout à l'heure, et c'était très émouvant.
00:25:24 C'était très émouvant parce que c'est sans doute
00:25:26 un de ses derniers spectacles.
00:25:28 On vous a préparé quelques petites
00:25:30 surprises de Michel Sardou
00:25:32 pour la fin de l'émission. Il est 9h24.
00:25:34 C'est le début de la semaine.
00:25:38 - C'est lundi. - C'est lundi, comme dirait Jesse Garon.
00:25:40 A tout de suite.
00:25:42 Il est 9h31 et c'est lundi.
00:25:48 La discipline règne, comme d'habitude, sur ce plateau.
00:25:50 Chacun fait des entrées, des sorties.
00:25:52 C'est pas le théâtre ici.
00:25:54 C'est pas l'entrée cour,
00:25:56 l'entrée jardin.
00:25:58 C'est un peu de discipline.
00:26:00 Vous êtes les premiers à demander de la discipline
00:26:02 à la France et vous êtes incapables de l'avoir sur ce plateau.
00:26:04 - Et il y a des courtsives.
00:26:06 - C'est juste pour le théâtre.
00:26:08 - Il faudra nous entrer et nous sortir.
00:26:10 - C'est l'idée d'Héroïde qui donne de l'option.
00:26:12 - Vous êtes arrivés en retard lors du début de l'émission.
00:26:14 - Mais quel...
00:26:16 C'est moche.
00:26:18 - Le rapporteur...
00:26:20 - Cette semaine commence mal.
00:26:22 - Un rapporteur qui a des chandelles
00:26:24 et qui rapporte à sa grand-mère.
00:26:26 Sa grand-mère lui donne des sous
00:26:28 pour acheter des petits joujoux.
00:26:30 - Voilà ce qu'on disait quand on était enfants.
00:26:32 Sommail à la ministre.
00:26:34 - Après les violences, retour au calme à la Courneuve.
00:26:36 9 individus interpellés
00:26:38 après des tirs de mortier d'artifice
00:26:40 visant le commissariat.
00:26:42 Des incidents qui ont nécessité
00:26:44 le déploiement de renforts sur place.
00:26:46 Nouveau drame pris de Dijon.
00:26:48 Un homme d'une vingtaine d'années mort hier soir à Talon
00:26:50 après avoir reçu plusieurs coups de feu.
00:26:52 La piste d'un règlement de compte
00:26:54 sur fonds de trafic de stupéfiants et privilégiés.
00:26:56 Et puis à peine réélu,
00:26:58 il brandit la menace d'une 3ème guerre mondiale.
00:27:00 Discours guerrier de Vladimir Poutine hier.
00:27:02 Selon lui, le conflit en Ukraine
00:27:04 n'est, je cite, qu'un pas de plus
00:27:06 vers une 3ème guerre mondiale à grande échelle.
00:27:08 - Merci Sommail.
00:27:10 Il y a deux frères devant le tribunal
00:27:12 parce qu'ils sont tentés de se faire justice.
00:27:14 Ça sera cet après-midi,
00:27:16 vous y serez d'ailleurs.
00:27:18 C'est une fratrie, une soeur et deux frères
00:27:20 qui comparaissent devant ce tribunal de Bobigny
00:27:22 pour enlèvement, séquestration, vol et violence volontaire
00:27:24 commise sur un homme.
00:27:26 Je vous propose de voir le sujet.
00:27:28 Vous allez nous donner des informations.
00:27:30 - En décembre 2022,
00:27:32 le domicile de cette famille
00:27:34 de 6 personnes est la cible
00:27:36 d'un premier incendie volontaire.
00:27:38 La famille dépose plainte,
00:27:40 mais rien ne se passe.
00:27:42 Un mois plus tard,
00:27:44 nouvel incendie.
00:27:46 Entre-temps, le père a fait installer
00:27:48 des caméras de vidéosurveillance.
00:27:50 Sa fille est formelle.
00:27:52 Cette silhouette qui répand de l'essence
00:27:54 sur les voitures est celle de son ex-petite amie.
00:27:56 La famille retourne au commissariat.
00:27:58 - Vous imaginez un incendie
00:28:00 avec 6 personnes à la maison.
00:28:02 On va falloir partir, mourir,
00:28:04 à des reprises.
00:28:06 Et le pire, c'est quoi?
00:28:08 C'est la réponse que j'ai reçue du policier.
00:28:10 On a que ça à faire.
00:28:12 - C'est alors que la jeune femme
00:28:14 et ses 2 frères dérapent.
00:28:16 Ils enlèvent l'ancien petit ami,
00:28:18 le frappent et le mettent dans le coffre d'une voiture.
00:28:20 C'est ce qui leur vaut d'être jugés aujourd'hui.
00:28:22 - Quand il y a un abandon à ce point
00:28:24 manifest par le service public de la justice
00:28:26 et le service public de la police,
00:28:28 c'est sûr que c'est une faille
00:28:30 qui incite, qui facilite l'arrivée
00:28:32 d'une justice privée qu'on regrette,
00:28:34 que les clients regrettent.
00:28:36 Mais ils ont le sentiment d'avoir été
00:28:38 vraiment déçus, d'avoir été vraiment déçus.
00:28:40 Ce qui n'excuse pas le passage à l'acte.
00:28:42 - Maître Zaguri espère que les juges
00:28:44 prendront en compte le contexte particulier
00:28:46 du passage à l'acte et feront preuve de clémence.
00:28:48 Il attend aussi de la justice qu'elle identifie
00:28:50 formellement l'auteur des incendies
00:28:52 et le renvoie devant un tribunal.
00:28:54 - Que risque évidemment cette fratrie
00:28:56 où on est l'enquête sur les incendies
00:28:58 et on rappelle évidemment qu'on ne se fait pas justice
00:29:00 soi-même.
00:29:02 - Alors, ils encourent les faits sont graves.
00:29:04 Enlèvement, séquestration, vol aggravé,
00:29:06 ils sont allés dans la foulée du deuxième incendie.
00:29:08 Leur père tente de déposer plainte
00:29:10 et la police refuse de prendre la plainte
00:29:12 en disant qu'elle est submergée par les incidents
00:29:14 de la nuit du 14 juillet.
00:29:16 Et donc, ils décident d'aller au domicile
00:29:18 de l'ancien petit ami pour, disent-ils,
00:29:20 récupérer des éléments de preuve,
00:29:22 notamment les téléphones, ses vêtements,
00:29:24 parce qu'ils avaient peur qu'il fasse disparaître
00:29:26 les preuves. Ils sont renvoyés pour ces faits
00:29:28 et les peines peuvent aller jusqu'à 10 ans de prison.
00:29:30 On le rappelle que dans cette affaire,
00:29:32 vous aurez sur le banc de la partie civile,
00:29:34 donc du côté de la victime, ce jeune homme
00:29:36 dont ils sont convaincus que c'est lui
00:29:38 qui a mis le feu,
00:29:40 ce qui les met en colère aussi dans cette famille.
00:29:42 Ils admettent le fait qu'ils vont être jugés
00:29:44 quand on ne se fait pas justice soi-même,
00:29:46 mais ils disent clairement qu'il y a une affaire
00:29:48 qui a été beaucoup plus rapide que l'autre.
00:29:50 Ils ont dû déposer plainte avec Constitution de Parti Civil
00:29:52 en août dernier, c'est-à-dire pour forcer l'ouverture
00:29:54 d'une information judiciaire avec un juge d'instruction
00:29:56 pour enquêter sur ces deux incendies.
00:29:58 Eux, ils estiment que c'est une tentative d'assassinat.
00:30:00 Ils étaient chez eux, ils dormaient
00:30:02 et que les choses auraient pu être très graves.
00:30:04 Et dans cette enquête-là, l'avocat dit
00:30:06 pour le moment qu'on ne sait pas
00:30:08 s'il se passe des choses, s'il y a des actes d'enquête.
00:30:10 En tout cas, on ne nous a absolument rien dit.
00:30:12 Dernier point, le téléphone
00:30:14 de l'ex-petit ami, cette nuit-là,
00:30:16 a borné à proximité de leur domicile.
00:30:18 - Vous avez raison,
00:30:20 on ne fait pas justice soi-même,
00:30:22 mais là, il y a quand même quelque chose
00:30:24 qui m'interpelle dans cette histoire.
00:30:26 On parle beaucoup aujourd'hui de violences conjugales,
00:30:28 de féminicides, etc.
00:30:30 Un ex-petit ami
00:30:32 qui est plus que toxique,
00:30:34 qui essaye d'incendier deux fois volontairement
00:30:36 la maison de son ancienne compagne
00:30:38 et de sa famille,
00:30:40 dans le but au moins de dégrader
00:30:42 leur maison et peut-être de les tuer.
00:30:44 Que la police ne réagisse pas,
00:30:46 qu'il y ait saturation
00:30:48 et que cette famille se retrouve dans une solitude
00:30:50 absolue, ce n'est profondément
00:30:52 pas normal. Alors évidemment,
00:30:54 ce n'est pas une incitation à se venger,
00:30:56 mais il faut absolument que la justice
00:30:58 tienne compte du contexte.
00:31:00 - C'est vrai qu'aujourd'hui,
00:31:02 je n'aime pas égrener
00:31:04 des faits divers,
00:31:06 des faits de justice ou des faits de police,
00:31:08 mais l'actualité nous rapporte
00:31:10 ces faits ces dernières 24 heures,
00:31:12 ces dernières 48 heures.
00:31:14 On va terminer cette page-là, avant de parler politique,
00:31:16 politique étrangère bien sûr, avec Dijon.
00:31:18 Parce qu'à Dijon, il y a une enquête
00:31:20 qui se poursuit. Il y a un collégien de 15 ans
00:31:22 qui a été interpellé vendredi après avoir menacé sa principale
00:31:24 avec un couteau, encore un,
00:31:26 qui a été mis en examen et placé en détention provisoire.
00:31:28 15 ans. - Détention provisoire.
00:31:30 Le ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet,
00:31:32 sera sur place ce matin. L'élève de 15 ans,
00:31:34 on va voir le sujet de Mathilde Ibanez
00:31:36 et ce qu'a dit le procureur.
00:31:38 Vous allez là aussi nous donner des précisions,
00:31:40 Noémie.
00:31:42 - Âgé de seulement 15 ans, ce collégien
00:31:44 était déjà connu pour une altercation
00:31:46 avec sa professeure d'anglais avant les vacances
00:31:48 d'hiver. Exclu de son cours,
00:31:50 le jeune adolescent s'y est quand même présenté
00:31:52 vendredi, avant d'être envoyé dans le bureau
00:31:54 de la principale de l'établissement.
00:31:56 - Le mineur lui remettait alors un courrier
00:31:58 qui mentionnait notamment les termes suivants.
00:32:00 Si vous lisez ce message,
00:32:02 c'est qu'il y a
00:32:04 une prise d'otage
00:32:06 dans une de vos salles.
00:32:08 Il disait avoir alors mentionné les attentats
00:32:10 de 2015 dans son courrier pour donner
00:32:12 du crédit à son projet.
00:32:14 - Après la lecture de cette lettre, le jeune
00:32:16 a sorti un couteau en direction de sa principale
00:32:18 qui a pu fuir son bureau et déclencher
00:32:20 l'alarme anti-intrusion. Dès lors,
00:32:22 toutes les pièces ont été confinées, impossible
00:32:24 donc pour l'agresseur présumé de retourner
00:32:26 dans sa classe d'anglais. Bloqué dans le
00:32:28 couloir, il a ensuite menacé avec son
00:32:30 couteau un agent d'entretien avant
00:32:32 d'être rapidement interpellé par la police
00:32:34 présente à proximité.
00:32:36 - Il semble acquis que les réactions parfaitement adaptées
00:32:38 de l'équipe éducative du
00:32:40 collège Édouard et Rio de Chenau
00:32:42 et l'intervention immédiate et très
00:32:44 professionnelle de la police de Dijon
00:32:46 ont permis d'éviter une situation
00:32:48 beaucoup plus complexe, voire
00:32:50 dramatique. - Lors de sa garde à vue,
00:32:52 le jeune s'est livré à plusieurs explications
00:32:54 différentes non corroborées pour l'heure
00:32:56 par l'enquête. - Il expliquait en réalité
00:32:58 avoir été recruté par des connaissances
00:33:00 qui avaient eu ventre ses difficultés
00:33:02 avec sa professeure pour la tuer
00:33:04 au sein du collège, elle
00:33:06 et trois membres de l'équipe éducative.
00:33:08 - Une information judiciaire a été
00:33:10 ouverte pour tentative d'homicide volontaire
00:33:12 sur un enseignant, violence volontaire
00:33:14 avec trois circonstances aggravantes,
00:33:16 l'usage d'une arme, que les faits se soient
00:33:18 passés dans un établissement scolaire
00:33:20 et qu'il ait commis des préjudices sur des personnes
00:33:22 chargées de services publics. Le mineur
00:33:24 a été mis en examen et placé en détention
00:33:26 provisoire et il risque jusqu'à 20 ans
00:33:28 de réclusion criminelle.
00:33:30 - Vous allez nous donner des précisions
00:33:32 mais moi j'aime bien mettre en perspective
00:33:34 ce que nous faisons et ce que font d'autres médias.
00:33:36 J'ai lu ce week-end dans Le Monde
00:33:38 un papier que vous avez peut-être lu de Mme Yvanne
00:33:40 Trippenbach, qui est très intéressant, qui s'appelle
00:33:42 "Affaires Enzo, les ressorts d'un fait divers".
00:33:44 Et finalement la preuve de Crépole,
00:33:46 c'est Enzo pour Mme Trippenbach.
00:33:48 C'est parce qu'à Enzo, il y a eu peut-être
00:33:50 emballement que ça prouve Crépole.
00:33:52 Mais surtout ce qu'elle dit, et là on vient de faire
00:33:54 dégrainer quelques sujets, moi c'est pas moi
00:33:56 qui fais l'actualité, j'y peux rien. Elle dit
00:33:58 "La mort d'un adolescent de 15 ans, point gardé
00:34:00 à l'été 2023 dans l'heure, avait nourri
00:34:02 le récit d'une France menacée par l'ensauvagement".
00:34:04 Chaque mot a un sens. "Avait nourri
00:34:06 le récit d'une France menacée
00:34:08 par l'ensauvagement".
00:34:10 Elle n'est pas menacée, la France,
00:34:12 elle est ensauvagée, je n'y peux rien.
00:34:14 "Amplifiée,
00:34:16 entre autres, par les médias du groupe
00:34:18 Bolloré". C'est-à-dire que
00:34:20 maintenant nous sommes les cibles, je passe mon temps à le dire,
00:34:22 les coups les plus durs sont donnés par les journalistes.
00:34:24 "Amplifiée par les médias du groupe
00:34:26 Bolloré", une version aujourd'hui contredite par les éléments
00:34:28 de l'enquête. Voilà ce que dit Mme
00:34:30 Trippenbach. Donc la
00:34:32 bataille culturelle, elle va être très forte
00:34:34 ces prochains mois, et les
00:34:36 journalistes, notamment,
00:34:38 vont porter les coups
00:34:40 les plus durs sur d'autres journalistes, c'est ce qui
00:34:42 se passe chaque matin. Mais c'est formidable
00:34:44 d'ailleurs ce papier.
00:34:46 Lisez l'affaire Enzo, c'est la preuve
00:34:48 de Crépole qu'elle nous fait
00:34:50 par Enzo. Je trouve que
00:34:52 c'est magnifique
00:34:54 quand on en est rendu à ce type
00:34:56 de raisonnement. Mais je vous donne la parole
00:34:58 Noémie. - Non, ce qu'on a appris
00:35:00 de la conférence de presse du procureur hier, c'est que
00:35:02 sur les motivations, en toute
00:35:04 fin de garde à vue, ce jeune a effectivement apporté
00:35:06 une nouvelle version en disant avoir été recruté
00:35:08 par des connaissances pour tuer la professeure et trois
00:35:10 membres de l'équipe éducative. Donc là,
00:35:12 il y aurait une dimension vraiment
00:35:14 de préparation
00:35:16 terroriste. Le Parc antiterroriste ne s'est pas
00:35:18 saisi de cette affaire. Ça semble assez peu
00:35:20 crédible, c'est ce qu'a dit le procureur. Et la piste
00:35:22 qui est privilégiée, c'est celle d'un jeune qui était
00:35:24 visiblement très remonté, très en colère contre sa professeure
00:35:26 d'anglais. Il avait été exclu de son cours, il n'avait
00:35:28 plus le droit d'y retourner. Il a tenté d'y aller vendredi
00:35:30 et elle l'a envoyé chez la principale. Et là
00:35:32 effectivement, il s'est présenté. Il avait préparé
00:35:34 ce courrier dans lequel il disait, si vous lisez cette lettre,
00:35:36 c'est qu'il y a une prise
00:35:38 d'otage. Et il mentionne... - Et alors ça, c'est un fait
00:35:40 divers ou c'est un fait de société ?
00:35:42 - Pour moi, c'est un fait de société. - Ah oui ?
00:35:44 - Mais enfin, un professeur menacé... - Non mais je vous pose
00:35:46 la question ! - Un professeur avec
00:35:48 un couteau, les attentats de 2015
00:35:50 dans sa lettre... - Non mais c'est tout le sujet
00:35:52 qu'on va avoir ces prochains temps.
00:35:54 - Contre le fait divers ! - Pourtant, ce qu'il
00:35:56 faudrait dire, je n'ai pas lu l'article du Monde que vous
00:35:58 citez, mais quelqu'un comme Alain Bauer
00:36:00 est quand même très clair. Il dit, depuis
00:36:02 20 ans, il y a une avorsion
00:36:04 de la tendance historique dans nos sociétés.
00:36:06 La tendance historique était à la baisse
00:36:08 de la violence. Depuis 20 ans,
00:36:10 elle remonte à travers les autres. - Oui, mais ils ne veulent pas
00:36:12 le voir pour des raisons idéologiques.
00:36:14 - Oui, mais c'est ça, justement. - Pourquoi ? Parce que
00:36:16 à chaque fois, pourquoi Mme Trippenbach
00:36:18 et d'autres ne veulent pas voir ce qui
00:36:20 se voit ? Pourquoi ? - Parce que ça gêne leur représentation.
00:36:22 - Mais parce que c'est une violence
00:36:24 qui n'est pas qualifiée. Enfin, on voit bien.
00:36:26 Je suis désolée, on attend les résultats de l'enquête,
00:36:28 mais là, il y a beaucoup d'éléments, déjà le couteau,
00:36:30 qui rappellent d'autres éléments
00:36:32 qui n'étaient pas d'effet divers. Pourquoi ?
00:36:34 Parce qu'ils relèvent de ce qu'on a appelé le
00:36:36 séparatisme. Alors, ça peut être la
00:36:38 logique du clan, la logique après... - Là, on n'en sait rien.
00:36:40 - Comment ? - Là, en l'occurrence, on n'en sait rien.
00:36:42 - Non, mais c'est pour ça que je parle d'autres
00:36:44 éléments comparables.
00:36:46 Là, je dis qu'il y a des éléments qu'on nous a donnés, on verra.
00:36:48 Noémie vient elle-même de
00:36:50 nous dire qu'il y a beaucoup d'éléments qui ressemblaient
00:36:52 à une préparation terroriste, je crois que vous avez
00:36:54 proposé. - Non, non, justement, j'ai dit que... - Qui ressemblaient,
00:36:56 vous avez dit, c'est ça ? - Bon, pardon.
00:36:58 - En tout cas, on garde à vue, il a laissé entendre que c'était
00:37:00 bien ça, mais rien ne permet de l'étayer, on est plutôt sur...
00:37:02 On n'est pas... J'ai l'impression que ce jeune
00:37:04 avait des revendications, qu'il était contre
00:37:06 le système éducatif français, mais qu'en l'air de 2015,
00:37:08 non ? - Ça fait 40... - En l'air de 2015, sans doute,
00:37:10 a dit le procureur, pour donner du crédit à son projet.
00:37:12 - Parlons d'autre chose. Ça fait 40 minutes
00:37:14 que nous parlons de l'ensauvagement
00:37:16 de la société, c'est très intéressant d'ailleurs.
00:37:18 En fait, nous vous venons de donner une photographie
00:37:20 de la France, telle
00:37:22 qu'elle est aujourd'hui. Elle n'est pas que ça.
00:37:24 - Non, elle n'est pas que ça. - Bien sûr, elle n'est pas que ça,
00:37:26 mais elle est aussi ça, et effectivement,
00:37:28 de l'extérieur, on a tous des
00:37:30 amis à l'étranger, il y a des gens qui disent
00:37:32 "on vient même plus".
00:37:34 - Ce qui me paraît excessif.
00:37:36 - Mais il y a une augmentation de la violence.
00:37:38 - Demande aux supporters anglais !
00:37:40 - Allez, c'est fini.
00:37:42 - Le jour, ça va pas être terrible.
00:37:44 - Glucksmann ! Je vais remercier Noémie
00:37:46 Schultz, vraiment grandement,
00:37:48 Noémie Schultz, et on va recevoir notre
00:37:50 ami Jean-Marie Rouart, qu'on aime recevoir.
00:37:52 Jean-Marie Rouart...
00:37:54 - Vous devriez me mettre mes fesses plus loin.
00:37:56 - Vous devriez me mettre mes fesses plus loin.
00:37:58 - Est-ce que comme ça...
00:38:00 Je devrais les poser plus loin.
00:38:02 Jean-Marie Rouart, qui avait écrit "Emmanuel Macron est un
00:38:04 tartuffe de la langue française" à Villers-Cotterêts.
00:38:06 À Villers-Cotterêts City,
00:38:08 avait-il écrit le 30 octobre
00:38:10 dernier, dans le Figaro.
00:38:12 Parle pas comme ça du président de la République,
00:38:14 s'il vous plaît ! Monsieur Rouart,
00:38:16 venez à confesse, Jean-Marie Rouart,
00:38:18 Emmanuel Macron, tartuffe de la langue française.
00:38:20 Parce que c'est la semaine de la langue française.
00:38:22 - Oui.
00:38:24 - Eh bien, bonjour. - En effet, bonjour.
00:38:26 - Donc, on en parlera dans une seconde.
00:38:28 - C'est rapide.
00:38:30 - C'est le concept de l'émission.
00:38:32 - C'est une école de la frustration.
00:38:34 - Je vais vous coupler le sifflet dès le départ.
00:38:36 - Merci, Jean-Marie Rouart.
00:38:38 - C'est un concept.
00:38:40 - D'abord, ça me fait plaisir que vous soyez là. Vous allez bien ?
00:38:42 - Je suis ravi. Je ne pense qu'à ça.
00:38:44 - Non mais pourquoi vous dites "tartuffe" ?
00:38:46 Il s'exprime bien, le président.
00:38:48 - Alors, je vais répondre.
00:38:50 Tartuffe, parce que cette opération,
00:38:52 c'est une opération de com, de communication.
00:38:54 Parce que,
00:38:56 s'il y a un homme
00:38:58 qui, par ailleurs,
00:39:00 très sympathique,
00:39:02 président Macron, mais qui a maltraité
00:39:04 la langue française, c'est lui.
00:39:06 Alors, il va créer
00:39:08 une entité...
00:39:10 - Il a pourtant quelqu'un qui peut le conseiller
00:39:12 sur la langue française, quand même,
00:39:14 un professeur de français.
00:39:16 - Écoutez, vous avez bien vu
00:39:18 comment le président s'est comporté.
00:39:20 Il a parlé de
00:39:22 "Choose France",
00:39:24 il a parlé de "Startup Nation",
00:39:26 et il crée, à Villers-Cotterêts,
00:39:28 une entité qui ne servira à rien.
00:39:30 - Mais ça, c'est son job de faire des trucs
00:39:32 qui ne servent à rien, le président de la République.
00:39:34 Il a été élu pour ça.
00:39:36 - Ça a coûté 210 millions d'euros
00:39:38 qui ont été puisés
00:39:40 sur les instituts culturels,
00:39:42 et il a fait plein d'errences.
00:39:44 En ce qui concerne la francophonie
00:39:46 et l'influence du français dans le monde,
00:39:48 c'est une régression.
00:39:50 - Pourquoi ça ne servira à rien ?
00:39:52 - À quoi ça servira ?
00:39:54 - Personne.
00:39:56 - Il y a une expression qui a été merveilleuse
00:39:58 sur une grande institution culturelle.
00:40:00 On disait "c'est un fromage sur un nuage".
00:40:02 Eh bien, Villers-Cotterêts,
00:40:04 c'est un fromage sur un nuage.
00:40:06 - Mais les gens ne savaient pas que vous étiez Villers-Cotterêts.
00:40:08 - Ça sert à beaucoup de linguistes
00:40:10 dont on ne sait pas quoi faire.
00:40:12 - Expliquez-nous, parce que les gens ne comprennent pas.
00:40:14 Ils ne savent pas de quoi je parle.
00:40:16 - Villers-Cotterêts, qu'est-ce qui l'a créé ?
00:40:18 - Villers-Cotterêts, c'est un château.
00:40:20 C'est là où il y a eu la fameuse déclaration
00:40:22 sur la langue française.
00:40:24 - Nous sommes d'accord.
00:40:26 - C'était l'anniversaire.
00:40:28 C'est le départ de la langue française.
00:40:30 Mais la langue française, qu'est-ce que c'est ?
00:40:32 On ne peut pas en faire un musée.
00:40:34 Il y a un vieux barchemin.
00:40:36 Ça ne sert à rien.
00:40:38 Mais ce que c'est la langue française,
00:40:40 c'est la langue que nous parlons tous les jours.
00:40:42 C'est la langue que parlent en effet les écrivains.
00:40:44 - Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question.
00:40:46 Vous avez vu que Laurent Famius
00:40:48 veut être académicien, immortel.
00:40:50 - Oui, alors on change de sujet.
00:40:52 - Oui, ça c'est le principe.
00:40:54 - Je crois.
00:40:56 - Quand ça m'ennuie un peu, je change de sujet.
00:40:58 Laurent Famius.
00:41:00 - J'ai un devoir de réserve.
00:41:02 - Il va écrire sa petite lettre.
00:41:04 - Puisque je suis chez vous, je peux me lâcher un peu.
00:41:06 - Non, je crois qu'il a eu tort.
00:41:08 - Donc ça ne rentrera pas.
00:41:10 Laurent, si tu nous écoutes.
00:41:12 - Il aurait fait mieux de venir me voir.
00:41:14 - Ah !
00:41:16 - Je lui aurais dit.
00:41:18 - Parce que c'est un homme sympathique.
00:41:20 - En effet, qu'il se présente à l'académie,
00:41:22 c'est tout à fait normal.
00:41:24 On a eu son parcours,
00:41:26 l'énormalien.
00:41:28 Mais là, il commet une énorme erreur.
00:41:30 Il est en train de politiser l'académie.
00:41:32 - Oh, vous avez vu Giscard.
00:41:34 - Ce n'est pas le premier politique.
00:41:36 - Vous avez eu une maréchalle pétain.
00:41:38 - Pétain, moi ?
00:41:40 - Franchement, l'académie française,
00:41:42 vous n'avez pas de sourds à donner.
00:41:44 - Vous n'avez pas de sourds à donner.
00:41:46 - C'est moche.
00:41:48 - Je vous signale qu'elle a été reçue
00:41:50 par Paul Valéry en 1936.
00:41:52 - Nous sommes d'accord.
00:41:54 - C'était un homme de gauche.
00:41:56 - Une maréchalle pétain, un homme de gauche ?
00:41:58 - Bien sûr.
00:42:00 - Il a été nommé par le peuple.
00:42:02 - C'est un autre sujet.
00:42:04 - Donc Fabius n'a aucune chance.
00:42:06 - Non, pas du tout.
00:42:08 - C'est une maldonne.
00:42:10 - C'est une maldonne.
00:42:12 - C'est une maldonne parce que, d'abord,
00:42:14 il est en exercice, il est président
00:42:16 du Conseil constitutionnel,
00:42:18 et il veut se présenter au siège
00:42:20 de Valéry Giscard d'Estaing.
00:42:22 Vous savez qu'en matière d'académie,
00:42:24 il y a un certain nombre de principes,
00:42:26 mais qui sont très sages.
00:42:28 On ne veut pas de politisation.
00:42:30 - Mais le président du Conseil constitutionnel,
00:42:32 c'est un homme qui est un sage.
00:42:34 Il n'est pas partisan, a priori.
00:42:36 - On en parlera tout à l'heure.
00:42:38 - Vous n'avez jamais vu les déclarations
00:42:40 qu'il a pu élire en Fabius.
00:42:42 - En fait, à l'académie, il ne faut que des ringards.
00:42:44 - Comment est-ce qu'on peut maintenir
00:42:46 à l'académie française,
00:42:48 justement,
00:42:50 cette absence de politisation
00:42:52 qui est très importante ?
00:42:54 Parce que vous savez, on est tous
00:42:56 d'opinion différente à l'académie.
00:42:58 - Très bien, parce que jamais
00:43:00 la politisation n'est interdit.
00:43:02 - Madame Agazoski est rentrée.
00:43:04 Vous n'aviez pas voté pour elle.
00:43:06 - Mais si.
00:43:08 - Vous ne l'aimez pas quand même.
00:43:10 Vous trouviez qu'elle n'avait pas sa place.
00:43:12 - Après tout, c'est une femme tout à fait...
00:43:14 - Charmante aussi. Tout le monde est charmant.
00:43:16 - Qui a plein de qualités.
00:43:18 - Mais sûrement. Vous n'avez pas voté pour elle quand même.
00:43:20 - Mais comment vous savez ?
00:43:22 - Parce que je le fais, vous m'avez dit.
00:43:24 - Mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:43:26 - Vous êtes un dénonciateur.
00:43:28 - C'est vrai.
00:43:30 J'écris le soir, comme Marat.
00:43:32 Je fais des listes, comme Marat.
00:43:34 Raphaël Guxman boycotte CNews.
00:43:36 La tête de liste du PS
00:43:38 Place publique aux européennes
00:43:40 ne se rendra pas au grand débat organisé
00:43:42 par CNews le 30 mai.
00:43:44 La chaîne est une chaîne d'opinion qui promeut
00:43:46 des thématiques d'extrême-droite. Bigre.
00:43:48 Est-ce que nous pouvons écouter ce qu'a dit
00:43:50 monsieur... Il a dit ça, oui.
00:43:52 C'est intéressant, parce que ça montre au moins
00:43:54 une chose, c'est qu'on peut être dans un couple
00:43:56 et que les femmes ne pensent pas comme leur mari.
00:43:58 Parce que Mme Léa Salamé,
00:44:00 elle ne pense pas ça, parce qu'elle invite
00:44:02 sur son plateau précisément les gens de CNews.
00:44:04 Et régulièrement, elle m'a demandé de venir.
00:44:06 Je n'y suis pas encore allé.
00:44:08 Mais par exemple, Sonia est allée.
00:44:10 Laurence Ferrari est allée.
00:44:12 Et elle promeut les gens de...
00:44:14 Elle promeut, selon son mari,
00:44:16 des thématiques d'extrême-droite.
00:44:18 Et elle ne leur dit pas que c'est des gens d'extrême-droite
00:44:20 quand elle les reçoit. Donc ça, je trouve que ça montre
00:44:22 l'évolution des couples. On peut être marié
00:44:24 et ne pas penser comme son mari. - Est-ce que vous avez vu le tweet
00:44:26 du président de la commission ?
00:44:28 - Oui, justement. Je vais le montrer, en fait.
00:44:30 - Très bien. - Merci.
00:44:32 On va écouter Raphaël Glucksmann.
00:44:34 Et après, vous pourrez commenter.
00:44:36 - Non, mais je pensais que vous n'alliez pas le montrer.
00:44:38 - Ecoutez, CNews n'est pas une chaîne d'information
00:44:40 comme une autre. C'est une chaîne
00:44:42 d'opinion qui promeut des
00:44:44 thématiques d'extrême-droite et que, donc,
00:44:46 je ne compte pas m'y rendre. Il me semble que ce serait
00:44:48 cautionner une chaîne qui
00:44:50 promeut une idéologie que je juge,
00:44:52 moi, extrêmement dangereuse.
00:44:54 C'est une chaîne qui a été condamnée par la justice, qui a fabriqué
00:44:56 Éric Zemmour. Enfin, je veux dire, c'est pas anodin.
00:44:59 - Mais c'est une chaîne qui a des téléspectateurs.
00:45:01 Ces téléspectateurs, vous ne souhaitez pas leur parler.
00:45:03 - Simplement, moi, je ne vais pas faire la démarche
00:45:05 d'aller cautionner une idéologie
00:45:07 que je juge dangereuse.
00:45:09 - C'est vrai que CNews n'a pas fabriqué Éric Zemmour. Et je me demande
00:45:11 qui a fabriqué Raphaël Glucksmann. En revanche,
00:45:13 si vous me permettez. Quentin Bataillon.
00:45:15 - C'est d'une tristesse.
00:45:17 - Oui, c'est d'une tristesse. Boycotter ce débat revient...
00:45:19 - C'est une chaîne d'opinion qui vient de devenir la sienne.
00:45:21 - Pardon, mais pardon, pardon.
00:45:23 - Mais parce que... Mais c'est vos amis de gauche.
00:45:25 - Enfin, mes amis...
00:45:27 - Quentin Bataillon, boycotter ce débat
00:45:29 revient à pousser l'Arkham à...
00:45:31 - Je suis un traître de venir ici. Donc, quand vous dites "mes amis",
00:45:33 je nuance.
00:45:35 - Boycotter ce débat... De toute façon, ils sont à moi,
00:45:37 madame, aux dernières élections.
00:45:39 On va voir ce qu'il va faire, monsieur Glucksmann.
00:45:41 - Il fera mieux. Il a plus de talent qu'Anne Hidalgo.
00:45:43 - Il ne peut pas faire moins bien qu'Anne Hidalgo.
00:45:45 - Non, ça serait dur.
00:45:47 - Boycotter ce débat revient à pousser l'Arkham
00:45:49 à retenir un régime dérogatoire pour CNews
00:45:51 qui se retrouve empêchée de respecter les règles du pluralisme.
00:45:53 Bref, on marche sur la tête. Là, le débat, la démocratie,
00:45:55 c'est partout. Avec tous et pour tous, c'est Quentin Bataillon.
00:45:57 - Mais quand je dis qu'on est dans une polarisation
00:45:59 médiatique, politique,
00:46:01 on en a en haut et en bas.
00:46:03 - Il faut quand même le reporter.
00:46:05 - Philippe Guibert. Et puis après, Elisabeth.
00:46:07 - C'est-à-dire qu'il considère
00:46:09 qu'il ne peut pas venir donner son opinion sur CNews
00:46:11 tout en reprochant à CNews de ne pas être pluraliste.
00:46:13 Ce qui est... Alors d'abord, c'est
00:46:15 première contradiction insupportable.
00:46:17 - La pause. - La pause, la pause, la pause.
00:46:19 - Ça ne vous intéresse pas ? - Si, mais je suis en retard
00:46:21 et c'est de ma faute. Il est 9h52.
00:46:23 Il faut bien vivre, comme disait
00:46:25 Pierre-Hérolant.
00:46:27 - Soyez gentils, respectez la pause.
00:46:29 - Nous vous respectons, cher Pascal.
00:46:31 - Et nous arriverons à l'heure.
00:46:33 - Et on... Allez, encore un petit mot.
00:46:35 La pause.
00:46:39 - Sommeillé à la midi,
00:46:41 nous rappellent les titres.
00:46:43 - Nicole Belloubet au chevet.
00:46:45 Nicole Belloubet au chevet
00:46:47 du corps enseignant, la ministre
00:46:49 de l'Éducation attendue au collège Édouard
00:46:51 Hériault de Cheneuve dans quelques minutes.
00:46:53 Établissement où un élève de 15 ans
00:46:55 a menacé la principale avec un couteau
00:46:57 vendredi dernier.
00:46:59 Une scène digne d'un film d'action
00:47:01 fusillade en plein jour à Avignon.
00:47:03 Sur ces images amateurs, on voit plusieurs tireurs
00:47:05 qui se font face et ouvrent le feu.
00:47:07 Une vidéo devenue virale
00:47:09 sur les réseaux sociaux.
00:47:11 Et puis, l'hôpital El Shifa, ciblé par
00:47:13 l'armée israélienne, demande d'évacuation
00:47:15 des civils lancés, échange de tir nourri
00:47:17 et combat depuis l'aube.
00:47:19 Selon Tzald, des haut-gradés du Hamas
00:47:21 se serviraient de l'enceinte comme bouclier.
00:47:23 - Merci Sommeillé, et en préparant
00:47:25 l'émission avec Benjamin Nau, parce que ce matin
00:47:27 Marine Lençon était à Copenhague.
00:47:29 J'ai pas voulu mettre
00:47:31 la fusillade d'Avignon, c'est trop.
00:47:33 On a parlé de la cour d'oeuvre,
00:47:35 on a parlé de l'agression
00:47:37 et de la mort de ce pauvre père de famille,
00:47:39 des deux frères au tribunal,
00:47:41 on a parlé de Dijon,
00:47:43 c'est pas le genre... Voilà, c'est trop.
00:47:45 C'est trop.
00:47:47 Qui voulait réagir sur Raphaël Glucksmann ?
00:47:49 - Non, moi je voulais...
00:47:51 - C'était vous ? - Je voulais réagir sur le tweet
00:47:53 de M. Bataillon, parce que je me rappelle
00:47:55 que pendant cette... - Qui est le président de la commission
00:47:57 qui nous avait reçu d'ailleurs, et qui a été
00:47:59 avec beaucoup d'intelligence, d'honnêteté
00:48:01 et aussi de charisme personnel
00:48:03 a su mener les débats
00:48:05 avec intelligence
00:48:07 et souplesse. - Oui.
00:48:09 Et je me rappelle notamment
00:48:11 ce moment où il vous a, je crois,
00:48:13 vous, peut-être Laurent, je ne sais plus, accusé de
00:48:15 fake news, parce que nous avions été
00:48:17 beaucoup à dire ici
00:48:19 que, évidemment, c'était une décision
00:48:21 contre CNews, même si dans la décision
00:48:23 il est évidemment question de tous les médias.
00:48:25 Et que dit M. Bataillon ?
00:48:27 Qui a dit que non, pas du tout,
00:48:29 ça ne concernait pas du tout CNews.
00:48:31 Et vous lui avez d'ailleurs répondu, écoutez...
00:48:33 Et que dit-il là ? Il dit
00:48:35 "Vous vous rendez compte que ce Glucksmann, cet idiot
00:48:37 de Glucksmann va empêcher en fait
00:48:39 l'ArkHomme de s'en sortir..." - Je vais enlever
00:48:41 le mot "idiot" si ça vous ennuie pas ?
00:48:43 - Euh...
00:48:45 J'ai dit "idiot" à quel sujet ?
00:48:47 - Alors vous venez de dire
00:48:49 "cet idiot de Glucksmann" donc...
00:48:51 - Ah pardon, excusez-moi. - C'était en ligne pour un direct.
00:48:53 - Il ne dit pas "idiot", il dit...
00:48:55 Alors, ce n'est pas ce qu'il dit, il dit que ce Glucksmann
00:48:57 leur a planté leur stratégie.
00:48:59 - Bon, écoutez, donc voilà, vous vouliez dire...
00:49:01 Non, on est tous d'accord, donc...
00:49:03 Je ne suis même pas sûr, je vais vous dire,
00:49:05 mon petit doigt me dit que lui-même
00:49:07 n'est pas tout à fait sûr
00:49:09 sur cette position-là. - On n'a pas dit de...
00:49:11 - Ce que je voulais dire, c'est que je pense qu'il y a une...
00:49:13 À mon avis, il y a une sorte de stratégie de sa part,
00:49:15 c'est qu'il est très très attaqué par toutes les autres
00:49:17 qui le reprochent. - Bien sûr. - Bah non, pas la France Insoumise.
00:49:19 La France Insoumise vient sur CNews.
00:49:21 - Il est tenu ! - Manuel Pompadour était là hier.
00:49:23 Fabien Roussel était là la semaine dernière.
00:49:25 - C'est que, et moi, c'est ce qui me désentre...
00:49:27 - Il est tenu, ça s'appelle. - Cette représentation...
00:49:29 - Il n'a pas de courage. - Il est parti par les écologistes.
00:49:31 - Il est tenu, monsieur Nuxman. - C'est Marie Toussaint,
00:49:33 la tête de liste écolo, qui appelle au boycott
00:49:35 de CNews, et donc il cède aux écolos.
00:49:37 - Nathan, il est tenu.
00:49:39 La NUPS ! - Oui, je pense qu'il y a un peu...
00:49:41 - Les p'tits commissaires du PAP ! - Parce qu'il est dans une situation
00:49:43 au demeurant très délicate dans ces Européennes
00:49:45 où il y a des cibles d'attaque qui sont hallucinantes.
00:49:47 Mais il y a une représentation derrière
00:49:49 du débat, qui est le débat comme la complaisance,
00:49:51 comme la compromission, comme la fête de salut.
00:49:53 C'est oublier que le débat, c'est le moment
00:49:55 du dialogue, du combat aussi, du combat
00:49:57 poli, du combat civilisé,
00:49:59 du combat amical, mais du combat des idées.
00:50:01 Et si vous voulez, moi, ce qui me navre, c'est que derrière, il y a cette idée
00:50:03 que la politique, c'est prêcher des convaincus.
00:50:05 C'est parler déjà à un électorat
00:50:07 qui est d'accord avec soi,
00:50:09 réveiller une sorte de... non pas de meute,
00:50:11 mais de groupe qui est déjà préparé.
00:50:13 - Le socle ! - Oui, le socle !
00:50:15 - Que ce qui est intéressant dans la politique et dans la vie démocratique,
00:50:17 c'est précisément le contraire, c'est d'aller parler
00:50:19 à des gens avec qui on ne partage aucune idée.
00:50:21 C'est ça qui est fait con et qui est fait...
00:50:23 - On a tout dit sur ce sujet, on va parler évidemment
00:50:25 largement de Vladimir Poutine, simplement,
00:50:27 simplement,
00:50:29 puisque ça fait beaucoup réagir,
00:50:31 l'affaire Laurent Fabius, que vous avez
00:50:33 trucidé, là, en direct, en disant...
00:50:35 - Pas du tout, mais pas du tout !
00:50:37 - Il est sur... - C'est expliqué, mais avec vous,
00:50:39 toute explication devient polémique.
00:50:41 - D'abord, le fauteuil, c'est le fauteuil de Giscard.
00:50:43 - C'est trop long. - C'est quel numéro de fauteuil ?
00:50:45 - Je ne sais pas quel numéro. - C'est le 16 !
00:50:47 - Mais attendez, c'est le fauteuil de 16, c'est le fauteuil
00:50:49 de Richelieu ! - Vous pouvez le regarder sur Internet !
00:50:51 - C'est le fauteuil de Richelieu ! - Vous trichez !
00:50:53 - Et vous savez qui était... C'est le fauteuil
00:50:55 de qui, également ? Charles Maurras.
00:50:57 - Oui. - Oui, qui était
00:50:59 un peu trop... - Mais alors, Fabius,
00:51:01 ça devrait dissuader. - On ne va pas faire la généalogie
00:51:03 de l'Académie française. - Non. - Le problème...
00:51:05 - Vous avez eu des bons éléments !
00:51:07 - Maurras, Pétain... - Le problème, me semble-t-il,
00:51:09 revient au sujet, que là, vous partez...
00:51:11 - C'est un éparpilleur de conversations,
00:51:13 comme on dit, madame, du délire, devant les dames.
00:51:15 Elles sont des éparpilleuses de conversations !
00:51:17 - Très jolies ! - C'est pour ça qu'elles ne les invitaient pas
00:51:19 dans ces fameux déjeuners. Non,
00:51:21 le problème de Fabius, qui est un homme
00:51:23 tout à fait estimable, c'est pas la question.
00:51:25 La question, c'est qu'il se présente au fauteuil
00:51:27 de Valéry Giscard d'Estaing,
00:51:29 alors que c'est une tradition
00:51:31 très sage de l'Académie.
00:51:33 Il n'y a pas de dévolution.
00:51:35 C'est-à-dire qu'un maréchal
00:51:37 ne remplace pas un maréchal, un général ne remplace pas
00:51:39 un général, un homme d'église
00:51:41 ne remplace pas un homme d'église,
00:51:43 moi-même... - Giscard a remplacé
00:51:45 Senghor, Léopold Senghor. - Alors Senghor,
00:51:47 c'était un poète qui était au Sénégal.
00:51:49 C'est pas une dévolution. - C'est pas une dévolution !
00:51:51 - C'est eux, accessoirement, le président du Sénégal.
00:51:53 - Il faut avoir un peu de bon sens.
00:51:55 - Un peu de bon sens !
00:51:57 - Ça vous ferait du bien.
00:51:59 - Giscard a remplacé Léopold Senghor !
00:52:01 - Est-ce que vous imaginez l'atmosphère
00:52:03 de l'Académie, avec un discours...
00:52:05 - Atmosphère, atmosphère !
00:52:07 - J'ai une gueule d'atmosphère !
00:52:09 Y a la première fois qu'on traite l'atmosphère !
00:52:11 - Ce sont des ennemis politiques !
00:52:13 - Ah, ça c'est un argument !
00:52:15 - Ce sont des ennemis politiques, alors justement...
00:52:17 - Le but...
00:52:19 - Ça fait longtemps, ça.
00:52:21 - On change complètement l'Académie,
00:52:23 que ça se transforme en bordel complet,
00:52:25 un peu comme ici.
00:52:27 - Ça sera complètement différent !
00:52:29 - Sortez, sortez ! Vous avez du bordel, sortez !
00:52:31 - Là-bas, justement,
00:52:33 on a aimé, en résumé,
00:52:35 Laurent Fabius est trop à gauche.
00:52:37 - L'Académie, tout à fait,
00:52:39 a des défauts.
00:52:41 Mais y en a un qu'elle n'a pas,
00:52:43 c'est justement que le débat politique
00:52:45 n'est jamais rentré à l'Académie.
00:52:47 - Donc Laurent Fabius, s'il nous entend,
00:52:49 il fait que c'est tellement agréable...
00:52:51 - Non mais, dommage, arrêtez !
00:52:53 - Rappelez-vous l'élection d'Alain Finkielkraut,
00:52:55 où on nous avait expliqué que le RN rentrait à l'Assemblée,
00:52:57 c'était Daniel Salnave, autre académicienne.
00:52:59 Rappelez-vous, enfin, des polémiques...
00:53:01 - J'ai un avantage sur vous,
00:53:03 c'est que vous êtes un peu gilletés.
00:53:05 - Je peux vous dire que ça s'est passé comme une lettre à la boue.
00:53:07 - Il y a combien de fauteuils vacants en ce moment ?
00:53:09 - Cinq.
00:53:11 - Il va falloir recruter.
00:53:13 - Présentez-vous !
00:53:15 - Ah, bien sûrement !
00:53:17 - Ayez un peu de courage !
00:53:19 - Vous avez fait une chronique
00:53:21 vraiment sentimentale
00:53:23 qui était l'amorce d'un roman
00:53:25 et l'amorce d'une candidature à l'Académie.
00:53:27 C'est comme ça que...
00:53:29 Vous avez très bien, vous fauteuil du Giscard !
00:53:31 - Oui, oui, franchement...
00:53:33 - Au revoir !
00:53:35 - C'est stylé de le présenter à la Cadillé française.
00:53:37 - Oui, oui, bien sûr !
00:53:39 - Personne ne voterait pour moi, hélas !
00:53:41 - C'est moi qui l'avais reçu !
00:53:43 - Et puis franchement, ça apporte quoi
00:53:45 d'être à l'Académie ?
00:53:47 Je me voyais avec un habit vert et un bicorne sur la tête.
00:53:49 - Vous avez remarqué que...
00:53:51 - Pourquoi pas, oui, pourquoi pas.
00:53:53 - Vous avez remarqué que Giscard a une positivité littéraire ?
00:53:55 Parce qu'il avait écrit un roman sur un président...
00:53:57 - La Passagère !
00:53:59 - Le Passage !
00:54:01 - La Princesse !
00:54:03 - Et vous avez vu que Marlène Schiappa s'est lancée dans le même genre littéraire, apparemment.
00:54:05 Une romance politique-militaire.
00:54:07 - Un peu plus érotique, donc !
00:54:09 - Un peu plus hard !
00:54:11 - Il venait souvent, Giscard ?
00:54:13 Il était sympa, Giscard ?
00:54:15 - Il était sympa !
00:54:17 - C'était cool, hein !
00:54:19 - Ça a été un grand président...
00:54:21 - Je suis d'accord.
00:54:23 - Il était serbe, il a fait...
00:54:25 Ça a été le plus grand réformateur !
00:54:27 - Merci, Giscard d'Estaing.
00:54:29 Jean-François Killy, France Info, on en a beaucoup parlé,
00:54:31 qui est suspendu de ses journalistes.
00:54:33 Jean-François Killy a été suspendu à titre conservatoire
00:54:35 en raison de sa contribution supposée à la future autobiographie de Jordan Bardella,
00:54:37 qui n'est jamais sortie, d'ailleurs.
00:54:39 - J'ai menti un peu, tout à l'heure.
00:54:41 - Alors, je cherche Radio...
00:54:43 Reporter sans frontières n'a toujours pas tweeté ?
00:54:45 - Il est malade, Christophe Deloire !
00:54:47 C'est pour ça qu'il n'a pas pu aller à la commission d'enquête, la semaine dernière.
00:54:49 - Eh oui, mais Reporter sans frontières devrait quand même se préoccuper
00:54:51 du sort de ce confrère !
00:54:53 Alors, j'ai vu que
00:54:55 Sibyl Veil a été interrogée.
00:54:57 Nous l'avons suspendue à titre conservatoire
00:54:59 afin qu'il clarifie rapidement la situation
00:55:01 et nous explique ce qui s'est réellement passé.
00:55:03 À ce stade, nous manquons encore d'éléments.
00:55:05 - Mais on le vire de l'antenne !
00:55:07 - Et elle dit surtout que ça ne s'applique pas à lui,
00:55:09 parce que c'est le RN.
00:55:11 Elle dit que ça s'applique quelle que soit la personnalité politique.
00:55:13 C'est complètement faux. Vous refaites la liste ?
00:55:15 - Alors, je refais la liste ?
00:55:17 - Tout ceux qui ont, comme monsieur Ascolovitch,
00:55:19 qui a écrit...
00:55:21 - Alors, Claude Ascolovitch,
00:55:23 qui a écrit des livres d'entretien avec Manuel Valls en 2008,
00:55:25 avec Rachid Haddati en 2007,
00:55:27 avec Eric Besson en 2007,
00:55:29 Edwin Plenel, qui vient de sortir de Mediapart,
00:55:31 livre d'entretien avec François Hollande en 2016...
00:55:33 - Oui, mais il n'était pas à France Inter à ce moment-là, peut-être ?
00:55:35 - Non, mais je cite les journalistes
00:55:37 qui ont écrit des livres d'entretien.
00:55:39 Cécile Amart, journaliste à France TV,
00:55:41 livre d'entretien en 2017 avec Jean-Luc Mélenchon,
00:55:43 Alain Duhamel, livre d'entretien avec Lionel Jospin en 2002.
00:55:45 Peu importe le média dans lequel ils étaient à ce moment-là,
00:55:47 c'est des journalistes.
00:55:49 - Je suis d'accord.
00:55:51 - Mais ils préviennent.
00:55:53 - Mais là, il n'a pas vu le jour.
00:55:55 - Mais là, en l'occurrence, oui.
00:55:57 - Mais le problème, c'est que le livre n'est pas sorti.
00:55:59 - Bien sûr.
00:56:01 - Mais attention, les commissaires du peuple de France Inter,
00:56:03 ça ne rigole pas.
00:56:05 Les syndicats, les patrons ne servent à rien.
00:56:07 Il faut le savoir.
00:56:09 Ce n'est pas eux qui décident.
00:56:11 S'ils rentrent dans la moulure de leur rédac,
00:56:13 ils sont virés. C'est ça, la réalité.
00:56:15 Madame Veil, tout ça, ce sont des otages.
00:56:17 Ils ne décident rien.
00:56:19 C'est comme M. Glucksmann, d'ailleurs.
00:56:21 Ce sont des gens qui sont tenus.
00:56:23 Ils sont tenus.
00:56:25 Et ils sont là pour ça.
00:56:27 Et si tu n'es pas tenu, tu es viré.
00:56:29 - Mais il y a autre chose.
00:56:31 - Celui qui guiderait à France Inter le patron dire
00:56:33 "Ecoutez, Achillie, non, je ne le vire pas, dehors."
00:56:35 C'est le principe.
00:56:37 - Il ne peut pas le virer.
00:56:39 Il va au coudeau et il prend un rechèque.
00:56:41 - Il y a le rôle prêté au monde d'arbitre des sécuritonses.
00:56:43 - Ils vont le virer.
00:56:45 - Le monde dit un truc, s'est décidé que c'était une vérité,
00:56:47 personne ne l'a vérifié.
00:56:49 - Exactement.
00:56:51 - Mais c'est dingue.
00:56:53 Le monde est devenu une espèce d'arbitre des élégances morales.
00:56:55 - Je vous assure, c'est dingue.
00:56:57 Le dire que le directeur de la rédaction de France Info
00:56:59 accepte ça, c'est scandaleux.
00:57:01 - Et la société des journalistes.
00:57:03 - C'est scandaleux.
00:57:05 - Il a eu le droit de discuter avec Jordan Bardella.
00:57:07 Comme il discute avec toutes les personnalités
00:57:09 politiques depuis 25 ans.
00:57:11 - C'est un scandale.
00:57:13 - Il est professionnel reconnu.
00:57:15 - C'est une histoire de fou.
00:57:17 Mais je comprends, là encore,
00:57:19 le privilège rouge, le totalitarisme
00:57:21 de gauche, on a tout là-dedans.
00:57:23 Comme toujours, France Inter,
00:57:25 le ministre de la Culture devrait s'en...
00:57:27 Madame Rachida Aditi
00:57:29 pourrait dire quelque chose,
00:57:31 me semble-t-il.
00:57:33 - Je n'ai enfin aucun règle professionnelle ou déontologique.
00:57:35 J'ai échangé avec Jordan Bardella, comme je le fais
00:57:37 avec tous les responsables politiques depuis 25 ans.
00:57:39 Nous avons parlé à sa demande, ce que pourrait être une expression
00:57:41 pour un livre d'entretien. J'ai refusé le projet.
00:57:43 Depuis quand les journalistes politiques ne peuvent-ils plus
00:57:45 échanger avec l'ensemble des responsables politiques ?
00:57:47 Je suis abasourdi par la brutalité de la mesure injustifiée
00:57:49 prise par la direction de France Info à mon encombre,
00:57:51 qui nuit gravement à ma réputation.
00:57:53 - Ce qu'il devrait faire,
00:57:55 ce n'est pas employer le mot "échanger",
00:57:57 parce que, je vous signale,
00:57:59 que tout le monde le fait, mais
00:58:01 le verbe "échanger" est un verbe transitif.
00:58:03 Comme le verbe "débuter",
00:58:05 c'est pour vous indiquer
00:58:07 dans quel état est la langue française.
00:58:09 La langue française, c'est effrayant,
00:58:11 et de la part des hommes politiques.
00:58:13 - Parce que, quelle faute de français a-t-il édite ?
00:58:15 - J'ai échangé avec...
00:58:17 - On n'échange pas avec, c'est ce que vous voulez dire ?
00:58:19 - Non.
00:58:21 - On échange quelque chose contre...
00:58:23 - Ah oui.
00:58:25 - La meilleure...
00:58:27 - Débuter ! Vous entrez partout,
00:58:29 on va débuter notre descente en avion.
00:58:31 - Non.
00:58:33 - Vous avez vu l'eau propre ?
00:58:35 - Non, arrêtez ça.
00:58:37 - Pourquoi ?
00:58:39 - C'est pas gentil.
00:58:41 - On peut se tromper.
00:58:43 - Deux fois ?
00:58:45 - Vous ne connaissez pas le mot.
00:58:47 - Avec l'eau propre, j'aurais fait la même chose sur ce pateau,
00:58:49 vous m'auriez refusé l'accès pendant dix ans.
00:58:51 - Il y a quelque chose de pire que de se tromper sur un mot.
00:58:53 Ça, ça arrive à tout le monde.
00:58:55 - C'est une expression, là.
00:58:57 - Non, mais débuter, moi je le savais.
00:58:59 - Néanmoins, ça arrive à tout le monde.
00:59:01 - Mais ce qui est pire, c'est l'institution de l'idéalisation
00:59:03 dans les mondes politiques du franglais.
00:59:05 - Oui, je suis d'accord.
00:59:07 - On va passer à la définition de la langue française.
00:59:09 - On parle de Poutine.
00:59:11 - Vous censurez.
00:59:13 - Non, mais vous avez parfaitement raison.
00:59:15 Débuter, je veux dire, moi je le sais, pourquoi ?
00:59:17 Parce qu'il y a 25 ans,
00:59:19 il y a quelqu'un qui m'a écrit un jour une lettre,
00:59:21 je disais toujours "en football, machin, débute le match, etc."
00:59:23 Et il y avait un prof qui regardait Téléfoot
00:59:25 qui m'avait dit "Monsieur Proud, débuter est intransitif,
00:59:27 on ne débute pas quelque chose,
00:59:29 on débute à 18h, mais on commence un match."
00:59:31 Bon, depuis, je ne l'ai pas oublié.
00:59:33 - Oui, je peux l'utiliser quand même.
00:59:35 - Et il m'a dit, il me disait sur l'académie française
00:59:37 "si je suis élu, je deviens immortel,
00:59:39 si je ne suis pas élu, je n'en mourrai pas."
00:59:41 C'est drôle.
00:59:43 - Bon, écoutez, Balzac, moi quand j'ai été élu à l'académie,
00:59:45 on m'a dit "vous êtes heureux ?"
00:59:47 J'ai dit "non, je suis inquiet."
00:59:49 "Mais pourquoi êtes-vous inquiet ?"
00:59:51 J'ai dit "je suis inquiet, j'ai eu 16 voix de plus que Balzac."
00:59:53 - Oui, mais vous répétez toujours la même chose,
00:59:55 ça fait 10 fois que vous me le dites,
00:59:57 à chaque fois que vous venez, je le sais.
00:59:59 - Moi, je le sais.
01:00:01 - Je répète parce que quelquefois,
01:00:03 de toute façon, je ne comprends pas tout.
01:00:05 - Moi, je suis journaliste, je ne suis pas académicien.
01:00:07 - Oui, oui, mais ça vient d'un endroit, ça peut passer de l'un à l'autre.
01:00:09 - Éparpilleur de conversation.
01:00:11 - Éparpilleur, c'est génial.
01:00:13 - Ça, c'est très beau, ça.
01:00:15 - En fait, on se voit de temps en temps,
01:00:17 vous êtes beau d'ailleurs quand je vous vois en jogging, rue Claire.
01:00:19 - En jogging ? - En tutu.
01:00:21 - Vous êtes en jogging ? - Prenez des mots français.
01:00:23 - Je vous ai dit que j'étais en pronglais.
01:00:25 - Survêtement. - Je le vois, dimanche matin,
01:00:27 en survêtement. - Survêtement de sport.
01:00:29 - Avec des tennis.
01:00:31 Comment dire ?
01:00:33 Des tennis avec de la poussière d'ocre,
01:00:35 parce qu'il ne joue que sur terre battue, cet homme-là.
01:00:37 - Bien sûr, c'est normal.
01:00:39 - Et il attend son ami Olivier Orban,
01:00:41 qui vient de chercher... - C'est pas ma ville, quand même.
01:00:43 - Et tous les deux vont jouer au tennis,
01:00:45 le dimanche matin. Je voudrais vous voir jouer au tennis,
01:00:47 mais bon, ça, c'est autre chose.
01:00:49 Je veux dire... - Plus final qu'à l'académie,
01:00:51 il n'y a pas les masques qui jouent au tennis.
01:00:53 - Bien sûr. Et tous les dimanches matins,
01:00:55 M. Rouard fait son tennis,
01:00:57 dans un endroit que je ne citerai pas,
01:00:59 mais bon, c'est un club un peu fermé.
01:01:03 - Un peu fermé, mais tous les clubs sont fermés.
01:01:05 C'est le plus simple.
01:01:07 - Alors, les clubs sont fermés.
01:01:09 - On va dire un club cher. - T'es à l'académie,
01:01:11 tu joues au tennis, c'est un truc...
01:01:13 - Vous allez pas faire les démocrates.
01:01:15 - Coutine, ici, c'est un club fermé.
01:01:17 Moi, je suis invité de temps en temps.
01:01:19 - Ah non, c'est un club complètement ouvert, ici.
01:01:21 - Et parce que ce... - C'est un club complètement ouvert,
01:01:23 mais les gens ne veulent pas venir.
01:01:25 - C'est un club de temps en temps
01:01:27 qui accepte tout le monde, c'est le contraire du club fermé.
01:01:29 Nous, on a des gens, ils disent non, c'est...
01:01:31 - Bon, allez, Coutine.
01:01:33 Coutine sur sa victoire.
01:01:35 - Passons aux choses futiles.
01:01:37 - Vladimir Poutine, réélu.
01:01:39 - Oui, bien réélu, dis donc.
01:01:41 - Moins bien que Stéphane Bern.
01:01:43 - Il a fait à peine plus que Jacques Chirac en 2002.
01:01:45 - Bon, écoutons-le.
01:01:47 - Non, mais c'est vrai qu'on aurait préféré...
01:01:49 - Écoutez, pardonnez-moi,
01:01:51 - Un score à trois chiffres, c'était mieux.
01:01:53 - Non, mais sérieusement,
01:01:55 là, l'instant est dramatique.
01:01:57 Donc, trêve de balivernes.
01:01:59 - Écoutons Vladimir Poutine.
01:02:01 - Je tiens tout d'abord
01:02:03 à remercier les citoyens.
01:02:05 Nous sommes tous une seule et même équipe.
01:02:07 Tous les citoyens de Russie
01:02:09 qui se sont rendus dans les bureaux de vote
01:02:11 et qui ont voté.
01:02:13 Et bien sûr, aujourd'hui,
01:02:15 dans les conditions
01:02:17 dans lesquelles nous vivons,
01:02:19 un remerciement particulier
01:02:21 à nos soldats,
01:02:23 à ceux qui, sur la ligne de front,
01:02:25 fournissent au pays les conditions de son développement
01:02:27 et de son existence.
01:02:29 - Bon, ça, c'est sur sa victoire.
01:02:33 Alors, d'abord, les conditions de sa victoire.
01:02:35 Il n'y avait pas d'adversaire ou toute la Russie était avec lui ?
01:02:37 - Non, mais là, les trois avaient ça de subalterne.
01:02:39 Si vous voulez vraiment rentrer dans le détail,
01:02:41 il y a une petite surprise dans le scrutin.
01:02:43 Il y a deux surprises. Il y en a une vraie,
01:02:45 qui est la participation, qui était forte.
01:02:47 Même à Paris, moi, j'étais stupéfait de voir
01:02:49 devant l'ambassade de Russie à Paris,
01:02:51 vous aviez une queue qui faisait presque un kilomètre.
01:02:53 Il fallait quatre heures pour aller mettre son bulletin dans l'urne.
01:02:55 Alors, je sais bien qu'il y a des caméras
01:02:57 avec des systèmes de reconnaissance faciale
01:02:59 qui sont...
01:03:01 - J'allais dire, ça leur rappelait des souvenirs quand ils faisaient...
01:03:03 - Mais voilà, exactement.
01:03:05 Ça avait un petit côté soviétique face aux fonctionnaires
01:03:07 totalement débordés et complètement incompétents.
01:03:09 Et puis,
01:03:11 le scrutin
01:03:13 sans aucune surprise,
01:03:15 mais auquel le parti tient énormément
01:03:17 à ce qu'il y ait une participation forte.
01:03:19 Il y avait ça, et une participation très forte,
01:03:21 entre 15% et 20%.
01:03:23 Et la deuxième surprise, c'est
01:03:25 l'effondrement. Il y avait trois petits candidats dérisoires,
01:03:27 mais un communiste, quand même,
01:03:29 dont le score est totalement minable.
01:03:31 Il est misérable à un point qui est un peu surprenant, même.
01:03:33 - Mais ça veut dire que les Russes sont derrière Poutine,
01:03:35 qu'il n'y a pas de discussion ?
01:03:37 - Vous avez eu, la semaine dernière,
01:03:39 il y a toujours,
01:03:41 d'ailleurs, des tas de gens qui vont déposer
01:03:43 des fleurs sur la tombe de Navalny.
01:03:45 Des monceaux de fleurs vraisemblables.
01:03:47 Et donc, il y a des gens qui manifestent leur opposition.
01:03:49 Il y a eu beaucoup de monde hier à midi,
01:03:51 pour aller voter, à l'appel de la veuve de Navalny,
01:03:53 qui est une espèce d'embolie
01:03:55 devant les bureaux de vote.
01:03:57 Mais ça reste marginal.
01:03:59 Il y a 77 scrutins
01:04:01 cette année, en 2014.
01:04:03 Plus de la moitié de l'humanité vote.
01:04:05 Et dans plus de la moitié des cas,
01:04:07 ce sont des scrutins où il n'y a aucun suspense.
01:04:09 Où il n'y a aucun
01:04:11 pluralisme.
01:04:13 - C'est comme l'élection en Russie,
01:04:15 c'est comme l'élection en Chine,
01:04:17 c'est comme l'élection dans la plupart des pays de l'humanité.
01:04:19 Cette manière de conforter le pouvoir,
01:04:21 de relégitimer un régime autoritaire,
01:04:23 qui a peur ?
01:04:25 - La 3e guerre mondiale, Vladimir Poutine.
01:04:27 - Je pense que tout est possible
01:04:31 dans le monde moderne.
01:04:33 Mais je l'ai déjà dit, et il est clair pour tout le monde,
01:04:35 que ce conflit ne sera qu'un pas de plus
01:04:37 vers une 3e guerre mondiale à grande échelle.
01:04:39 Je pense que cela n'intéresse personne.
01:04:41 Je pense que ça n'intéresse personne.
01:04:43 - Oui, tout le monde fait son petit Nord-Coréen.
01:04:45 Tout le monde joue les Kim en ce moment,
01:04:47 en brandissant son arsenal,
01:04:49 en jouant sur la peur,
01:04:51 en jouant sur le pire.
01:04:53 Moi, je suis frappé par
01:04:55 le nouveau ministre de la Défense chinois.
01:04:57 Ce n'est pas un grand pays, la Chine,
01:04:59 c'est juste le numéro 2.
01:05:01 Il a téléphoné à son homologue russe
01:05:03 pour lui dire
01:05:05 "assez des intimidations occidentales".
01:05:07 Et là, vous voyez,
01:05:09 il y a un débat.
01:05:11 Et là, vous réalisez quand même
01:05:13 qu'il y a, dans cette affaire ukrainienne,
01:05:15 quelque chose qui est en train de prendre
01:05:17 une sorte de volume artificiel.
01:05:19 Peut-être que ça va totalement se dégonfler
01:05:21 après les élections européennes.
01:05:23 Mais il y a quand même le début,
01:05:25 l'amorce d'une escalade
01:05:27 qui est un peu dérangeante.
01:05:29 Vladimir Poutine, toujours.
01:05:31 Il n'avait pas l'air d'exulter,
01:05:33 vous avez remarqué.
01:05:35 Il vient d'être élu à près de 90%.
01:05:37 Il tire une tête d'enterrement
01:05:39 au milieu des jeunes gens
01:05:41 qui l'entourent.
01:05:43 Qu'eux-mêmes portent le deuil, semble-t-il,
01:05:45 les 300 000 Russes tombés au front.
01:05:47 Écoutons ce que dit Vladimir Poutine
01:05:49 sur la France, cette fois.
01:05:51 J'aimerais que la France
01:05:53 ne joue pas ce rôle.
01:05:55 Cela ne fait qu'augmenter le conflit,
01:05:57 l'aggraver, le provoquer.
01:05:59 Mais qu'au contraire,
01:06:01 comme cela a déjà été dit ici,
01:06:03 elle fasse quelque chose
01:06:05 pour trouver des solutions pacifiques.
01:06:07 En ce sens,
01:06:09 la France pourrait jouer son rôle.
01:06:11 Mais tout n'est pas encore perdu.
01:06:17 Pékin, de son côté,
01:06:19 a félicité Vladimir Poutine.
01:06:21 La France n'a pas félicité Vladimir Poutine ?
01:06:23 Écoutons Emmanuel Macron.
01:06:25 Je crois qu'on en passe ennuie tout le monde.
01:06:27 C'est un un événement.
01:06:29 C'est un un événement.
01:06:31 Tout le monde sait qu'il n'avait pas été élu.
01:06:33 On aurait raison d'en parler.
01:06:35 On savait très bien qu'il allait être élu.
01:06:37 Oui, mais les réactions que la France a décodées,
01:06:39 c'est intéressant.
01:06:41 Oui, j'ai dit 300 000
01:06:43 types tombés au front.
01:06:45 Ma voisine m'interroge.
01:06:47 Il y a, d'après les estimations
01:06:49 occidentales, 70 000 morts.
01:06:51 Vous avez 3 blessés ennemis par mort en général
01:06:53 dans un conflit. Cela fait 300 000.
01:06:55 Écoutons Emmanuel Macron sur le sursaut attendu.
01:06:57 Ce sursaut européen, c'est faire plus.
01:07:01 Nous avons signé un accord bilatéral.
01:07:03 Nous avons encouragé les autres à faire.
01:07:05 Nous avons lancé, on y reviendra, de nouvelles initiatives.
01:07:07 Et c'est faire différemment.
01:07:09 C'est-à-dire, face à un adversaire
01:07:11 qui ne dit pas où il s'arrêtera,
01:07:13 pourquoi nous dire chaque matin où nous nous arrêterons ?
01:07:15 Nous avons un objectif.
01:07:19 La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre.
01:07:21 Voilà la continuité de la position de la France.
01:07:23 Nous sommes à vos côtés
01:07:25 parce que nous sommes aux côtés de la paix
01:07:27 et qu'il n'y a pas de paix pour l'Ukraine
01:07:29 et pour l'Europe qui passerait par une capitulation
01:07:31 des Ukrainiens.
01:07:33 Parce que ce serait un renoncement à notre sécurité.
01:07:35 Ce que je trouve incroyable, c'est qu'Emmanuel Macron,
01:07:37 donc il a donné une interview à France Télévisions,
01:07:39 quand il donne une interview,
01:07:41 il fait une séquence Twitter tout de suite après,
01:07:43 pour redire ce qu'il vient de dire.
01:07:45 Et là, il reparle à la télévision ukrainienne.
01:07:47 Il a raison d'expliquer ce qu'il vient d'expliquer.
01:07:49 Parce que là, ce qu'il dit, c'est que la paix, c'est la guerre.
01:07:51 Donc il faut quand même un petit peu...
01:07:53 Et le Parisien...
01:07:55 Il faut une interview de plus pour expliquer la précédente.
01:07:57 Alors, dans le Parisien, il dit peut-être
01:07:59 qu'à un moment donné, il faudra avoir
01:08:01 des opérations sur le terrain, peut-être
01:08:03 donc les persistes et signes...
01:08:05 - Il y a deux choses. Il parle tout le temps et il ne parle que de ça.
01:08:07 - Oui. - Mais personne n'est sûr
01:08:09 de cette réalité. - Il faudra avoir des opérations sur le terrain
01:08:11 pour contrer les forces russes, ce qu'il dit.
01:08:13 Pour contrer les forces russes. - Oui, oui. Pas son initiative.
01:08:15 C'est s'il y a une escalade de la part des Russes.
01:08:17 - Bon. - Je ne le souhaite pas
01:08:19 et je n'en prendrai pas l'initiative. - Voilà.
01:08:21 - Mais oui. - Mais peut-être qu'à un moment donné, il faudra avoir
01:08:23 des opérations sur le terrain, quelles qu'elles soient,
01:08:25 pour contrer les forces russes.
01:08:27 - Je fais juste... - Bien sûr. - Puisqu'on parle de
01:08:29 le modèle soviétique passé, Sandrine Rousseau vient de prendre
01:08:31 la parole et elle veut défendre le pluralisme
01:08:33 et elle envisage d'interdire ces news. Rien de moins.
01:08:35 - C'est la ligne des écolos.
01:08:37 Elle est cohérente. - Elle veut interdire.
01:08:39 - Mais oui. Vous signez que j'ai une pétition pour vous interdire
01:08:41 d'une députée. - C'est déjà la loi martiale.
01:08:43 - Bon. Donc moi, je veux bien
01:08:45 qu'on fasse la guerre, mais écoutez Bruno Clermont,
01:08:47 qui est le général qui intervient sur notre
01:08:49 thème, on n'a rien.
01:08:51 - Le but de la loi de programmation militaire
01:08:53 qui a été votée au printemps dernier est de remonter
01:08:55 nos capacités militaires, mais aujourd'hui,
01:08:57 on n'a pas assez de munitions, on n'a pas assez de chars,
01:08:59 on n'a pas assez d'avions, on n'a pas assez de bateaux.
01:09:01 Bref, on n'est pas prêts à faire ce type de guerre.
01:09:03 Mais néanmoins, la question ne se pose pas,
01:09:05 parce que si on devait faire une guerre contre la Russie,
01:09:07 ce qui est très peu probable,
01:09:09 on la ferait pas seule.
01:09:11 On la ferait avec nos partenaires de l'OTAN,
01:09:13 et dans l'OTAN, vous savez qu'il y a 32 pays maintenant,
01:09:15 dont les États-Unis. C'est une situation
01:09:17 qu'on peut étudier, mais qui,
01:09:19 effectivement, est la base
01:09:21 qui nécessite que nos armées
01:09:23 se préparent pour plus tard
01:09:25 à un conflit d'intensité
01:09:27 dans le cadre de l'OTAN, ce pour lequel
01:09:29 nous ne sommes pas prêts. Ce que demandent les Ukrainiens,
01:09:31 c'est de livrer des armements et de livrer
01:09:33 des munitions. C'est sur ce sujet-là
01:09:35 que les Européens doivent se mobiliser.
01:09:37 Et puis, en ce qui concerne la France,
01:09:39 il est effectivement urgent de se réarmer,
01:09:41 parce que si on veut la paix, il faut préparer la guerre,
01:09:43 et les capacités de nos armées
01:09:45 ne sont pas suffisantes aujourd'hui.
01:09:47 - Non. On est dans l'avant-guerre,
01:09:49 mais
01:09:51 après les JO, après les élections européennes,
01:09:53 pas pendant les JO à la guerre,
01:09:55 ni pendant le salon de l'agriculture,
01:09:57 ni non plus pendant les vacances de l'Etouffant,
01:09:59 s'il vous plaît. On est dans l'avant-guerre
01:10:01 et tout ça va s'estomper au fur et à mesure
01:10:03 que les mois vont passer. - Et oui, parce que vous avez raison,
01:10:05 il faut peut-être annuler les JO, en fait, si on est dans l'avant-guerre.
01:10:07 Vous avez parfaitement raison, en fait, ça sert à rien.
01:10:09 Non, mais vous avez parfaitement raison,
01:10:11 si vraiment c'est à ce point grave...
01:10:13 - À la Courneuve, on prépare les JO activement,
01:10:15 comme on l'avait dit au début de cette émission.
01:10:17 - Pourquoi vous faites donc l'ironie, comme ça ?
01:10:19 - Mais parce que...
01:10:21 Il y a de quoi ironiser, en fait,
01:10:23 sur les positions du président de la République.
01:10:25 Parce que tout le monde sait pourquoi il le dit.
01:10:27 - À savoir ?
01:10:29 - Il y a les élections européennes.
01:10:31 - Non, ça n'est pas...
01:10:33 - En tout cas, on ne peut pas...
01:10:35 - Ça fait sûrement partie du logiciel,
01:10:37 mais c'est pas que ça.
01:10:39 - Écoutez, il est le seul à le dire comme ça.
01:10:41 On ne peut pas ne pas y penser.
01:10:43 - Je pense aussi.
01:10:45 - La perspective stratégique,
01:10:47 c'est d'endosser le leadership européen
01:10:49 à la place des Américains.
01:10:51 À la place des Américains qui ont fait des fictions,
01:10:53 sans avoir les moyens des Américains,
01:10:55 en ayant les moyens des Européens,
01:10:57 et encore simplement une petite partie...
01:10:59 - Jean-Marie Roir.
01:11:01 - Même pas ceux de l'OTAN.
01:11:03 - Jean-Marie Roir, la semaine de la langue française,
01:11:05 elle commence aujourd'hui.
01:11:07 Quelle est la première mesure,
01:11:09 si vous étiez par exemple ministre de la Culture ?
01:11:11 On vous a proposé d'être ministre de la Culture ?
01:11:13 - On a compris que, disons,
01:11:15 je changerais trop de choses.
01:11:17 - Qu'est-ce que vous changeriez ?
01:11:19 - Je commencerais par demander
01:11:21 aux gouvernants de parler français.
01:11:23 De parler français.
01:11:25 Et vous savez, ce qui me frappe
01:11:27 chez les gouvernants,
01:11:29 c'est qu'on dit "on est menacé".
01:11:31 - Oui, mais ça c'est impossible,
01:11:33 il y a trop de travail.
01:11:35 - Vous avez bien vu, le cloister,
01:11:37 alors que, au moment,
01:11:39 Olivier Véran parlait de cloister,
01:11:41 vous parlez de foyer.
01:11:43 Mais ce qui me frappe dans ce gouvernement,
01:11:45 c'est qu'il paraît qu'on est menacé
01:11:47 par l'intelligence artificielle.
01:11:49 L'intelligence artificielle,
01:11:51 elle me paraît être au gouvernement,
01:11:53 complètement chez nos dirigeants.
01:11:55 Parce que, regardez, ce sont les paysans
01:11:57 qui ont dit, qui ont ramené les gens
01:11:59 à la vérité, ils les ont ramenés au bon sens.
01:12:01 On est complètement dirigés par des gens
01:12:03 quand ils parlent de complexité administrative.
01:12:05 Mais franchement, est-ce qu'il faut vraiment
01:12:07 qu'il y ait une révolte paysanne
01:12:09 pour qu'on comprenne la complexité administrative
01:12:11 qui nous pénalise depuis tellement longtemps ?
01:12:13 Donc l'intelligence artificielle,
01:12:15 elle existe déjà.
01:12:17 C'est les gens du gouvernement.
01:12:19 Et en plus, ils démolissent la langue française
01:12:21 en parlant un franglais invraisemblable.
01:12:23 - Bon, ça c'est la deuxième chose que vous feriez.
01:12:25 - La première chose que je ferais ?
01:12:27 - Non, la deuxième.
01:12:29 - La première, vous l'avez dit.
01:12:31 - La deuxième, c'est que...
01:12:33 - Et j'ai pas dit la seconde !
01:12:35 - Non, je reprends personne,
01:12:37 je suis pas un maître de langue française,
01:12:39 je suis pas un païden.
01:12:41 Non, mais ce que j'aurais fait,
01:12:43 c'est que j'aurais montré l'importance
01:12:45 de la littérature.
01:12:47 Parce que vous savez, il y avait un grand écrivain allemand
01:12:49 qui s'appelle Kurtus, que vous connaissez peut-être pas,
01:12:51 mais c'est pas grave.
01:12:53 - Quel mépris !
01:12:55 Quel mépris !
01:12:57 - Il a fait un livre magnifique sur la France,
01:12:59 que je vous recommande.
01:13:01 Il disait "La France repose sur trois pivotes.
01:13:03 L'État, le catholicisme
01:13:05 et la littérature."
01:13:07 Et la littérature, qu'est-ce que c'est ?
01:13:09 - Ça c'était avant.
01:13:11 - C'est la religion française.
01:13:13 Si les gens s'entendaient,
01:13:15 ils s'entendaient à travers la langue française,
01:13:17 et à travers, pourquoi ?
01:13:19 Parce que la langue française,
01:13:21 qu'est-ce qu'elle a amené ?
01:13:23 Elle a amené des chefs-d'oeuvre invraisemblables.
01:13:25 Vous vous rendez compte ?
01:13:27 Cette chance que nous avons tous
01:13:29 de pouvoir partir en week-end avec mon frère.
01:13:31 - En week-end ?
01:13:33 - En fin de séjour.
01:13:35 - En week-end, vous venez de dire ?
01:13:37 Mais enfin !
01:13:39 Et vous me parlez du franglais ?
01:13:41 - La démonstration s'écroule.
01:13:43 - Je ne suis pas un intégriste.
01:13:45 - Ah, donc en week-end, on...
01:13:47 - Vous savez bien ce que disait
01:13:49 Étienne, qui avait écrit
01:13:51 un livre sur le franglais.
01:13:53 Il faudrait débaptiser Schwingham
01:13:55 et l'appeler un "machouillon".
01:13:57 C'est vrai que c'était l'ironie,
01:13:59 mais vous pouvez être quand même sensible à l'émoji.
01:14:01 - Je le ferai, mais j'aime bien vous taquiner.
01:14:03 - Non, sur la jante !
01:14:05 - La jante féminine ?
01:14:07 - Je dirais...
01:14:09 Il faut revenir
01:14:11 à la littérature française,
01:14:13 à quel point cette littérature est essentielle.
01:14:15 - Je suis d'accord avec vous.
01:14:17 - Et là, elle disparaît de l'école.
01:14:19 - Je suis d'accord, mais les gosses,
01:14:21 vous leur mettez Madame Bovary,
01:14:23 ça les ennuie.
01:14:25 - Mais c'est faux !
01:14:27 On voit bien que vous n'aisez pas
01:14:29 la littérature contemporaine.
01:14:31 - Mais d'abord, vous avez raison.
01:14:33 - Madame Bovary n'est ennuyeuse
01:14:35 que si on ne vous l'explique pas.
01:14:37 - Je suis d'accord.
01:14:39 - C'est passionnant !
01:14:41 Moi, j'ai lu Anna Karenine 5 fois.
01:14:43 Bon, je ne suis pas...
01:14:45 - C'est moins français.
01:14:47 - Je ne suis pas un génie complet.
01:14:49 - D'ailleurs, on va la recevoir,
01:14:51 Madame Bovary, très rapidement.
01:14:53 Il est 10h26.
01:14:55 Je rappelle que vous étiez venu l'autre jour.
01:14:57 - On en a parlé, la dénation du français.
01:14:59 - Je suis parti furieux,
01:15:01 parce qu'on n'en avait pas parlé.
01:15:03 - On en a parlé, l'autre jour.
01:15:05 70 ans de Bienfou et les accords de Genève,
01:15:07 c'est une pièce de réconciliation.
01:15:09 - On est plein dans l'université.
01:15:11 - Allez le voir, c'est au théâtre de Montparnasse.
01:15:13 - Simplement, Sardou,
01:15:15 vous aimez Sardou ?
01:15:17 Sardou à l'Académie, il serait bien.
01:15:19 Il n'y a pas de chanteur ?
01:15:21 - Vous me permettez que je termine ma phrase ?
01:15:23 Si vous voulez rentrer à l'Académie,
01:15:25 je vous remercie.
01:15:27 On attaque en effet les Russes.
01:15:29 On dit que c'est des salauds,
01:15:31 ils attaquent un pays qui n'aura rien fait.
01:15:33 Mais nous, qu'est-ce qu'on a fait avec l'Indochine ?
01:15:35 On est arrivé en Indochine.
01:15:37 Jules Ferry nous a dit
01:15:39 "C'est pourquoi, au nom du devoir
01:15:41 des races supérieures,
01:15:43 de civiliser les races inférieures."
01:15:45 - Il s'est fait renverser pour ça.
01:15:47 - Pardon ?
01:15:49 - Il s'est fait renverser par Clemenceau.
01:15:51 - Pas du tout.
01:15:53 - C'est à ce moment-là que Clemenceau est intervenu.
01:15:55 Mais on a quand même eu la guerre en Indochine.
01:15:57 - Oui, mais c'était il y a un semaine.
01:15:59 - Et Abedi a dit "Je vois mal le cabaretier
01:16:01 de Carpentras civiliser
01:16:03 le mandarin d'Hanoï du Tonga."
01:16:05 - Est-ce que vous aimez Sardou ?
01:16:07 - On a agi exactement comme font les Russes.
01:16:09 - Oui, mais bon, c'est pas la même période.
01:16:11 - C'était la République.
01:16:13 - Est-ce qu'on peut écouter Sardou, s'il vous plaît ?
01:16:15 - C'était la démocratie.
01:16:17 - Est-ce que vous aimez Sardou ?
01:16:19 - Bien sûr.
01:16:21 - Oui, il n'y a pas de chanteur.
01:16:23 - Vous en avez un à proposer ?
01:16:25 - Sardou.
01:16:27 - Il faut qu'il se présente.
01:16:29 - Je suis d'accord avec vous.
01:16:31 Mais il a 77 ans.
01:16:33 - Il a le droit.
01:16:35 On a changé la règle.
01:16:37 Ce n'est pas le plus beau passage de l'académie.
01:16:39 J'étais contre ce changement de règle.
01:16:41 On ne m'a pas écouté.
01:16:43 La preuve, c'est que 20 ans plus tard,
01:16:45 on est revenu sur la décision.
01:16:47 - Donc là, il n'y a pas de limite d'âge ?
01:16:49 - Non, c'est en pleine jeunesse.
01:16:51 77 ans, l'académie, pour vous,
01:16:53 ça sera un des plus jeunes.
01:16:55 - Arrêtez de vous rentrer dans les clichés.
01:16:57 Moi, j'étais élu à 52 ans.
01:16:59 - Oui.
01:17:01 - Il y a des gens qui sont à 45 ans.
01:17:03 Pierre Lotti à 40 ans.
01:17:05 Quand il est entré, il a dit
01:17:07 "L'académie m'éloigne de tout ce que j'aime.
01:17:09 Le soleil et la jeunesse."
01:17:11 - Je voulais vous montrer un petit medley.
01:17:13 C'était très émouvant, Sardou, samedi soir.
01:17:15 Parce que, je ne sais pas si vous avez
01:17:17 vu Sardou samedi soir.
01:17:19 - Medley ?
01:17:21 - Un petit florilège.
01:17:23 - Oui, vous avez vu, florilège, employez-le.
01:17:25 - C'est joli, florilège.
01:17:27 - Oui, très joli.
01:17:29 - C'était émouvant. D'abord, le concert était magnifique.
01:17:31 Et c'est vrai que c'est la dernière fois
01:17:33 quasiment qu'il est sur scène.
01:17:35 C'était à l'Arena La Défense.
01:17:37 Et il y avait 25 000 personnes, quand même,
01:17:39 qui connaissent par cœur toutes ces chansons
01:17:41 et qui les reprennent.
01:17:43 Et c'est la bande son de notre adolescence.
01:17:45 C'est la bande son de notre enfance.
01:17:47 C'est la bande son de notre existence.
01:17:49 Et c'est ça qui est émouvant.
01:17:51 Voyez ce petit florilège. Écoutez.
01:17:53 (acclamations)
01:17:55 ♪ Quand j'étais petit garçon ♪
01:17:57 ♪ Je repensais mes leçons ♪
01:17:59 ♪ En chantant ♪
01:18:01 ♪ Et bien, déjà, des petits gars ♪
01:18:03 ♪ Je chassais mes idées noires ♪
01:18:05 ♪ En chantant ♪
01:18:07 ♪ C'est beaucoup moins inquiétant ♪
01:18:09 ♪ De parler du mauvais temps ♪
01:18:11 ♪ En chantant ♪
01:18:13 ♪ En chantant ♪
01:18:15 ♪ En chantant ♪
01:18:17 ♪ Et c'est tellement plus mignon ♪
01:18:19 ♪ De se faire traiter de con ♪
01:18:21 ♪ En chanson ♪
01:18:23 ♪ En chanson ♪
01:18:25 ♪ Je viens du Cylindres ♪
01:18:27 ♪ En chanson ♪
01:18:29 ♪ Et par tous les chemins ♪
01:18:31 ♪ J'y reviens ♪
01:18:33 ♪ De ne prévoir que le bout de l'entendre ♪
01:18:37 ♪ J'habite les Andes au Célire les torrents ♪
01:18:39 ♪ En chanson ♪
01:18:41 ♪ De dégroser le sable des enfants ♪
01:18:43 ♪ En chanson ♪
01:18:45 ♪ De dégroser l'âme des pauvres gens ♪
01:18:47 ♪ En chanson ♪
01:18:49 ♪ De dégroser le fond des océans ♪
01:18:51 ♪ En chanson ♪
01:18:53 ♪ Ce soir, il me vient des idées ♪
01:18:55 ♪ En chanson ♪
01:18:57 ♪ Ce soir, il me vient des idées ♪
01:18:59 ♪ En chanson ♪
01:19:01 ♪ Ne m'appelais plus jamais France ♪
01:19:03 ♪ En chanson ♪
01:19:05 ♪ La France, elle m'a laissé tomber ♪
01:19:07 ♪ En chanson ♪
01:19:09 C'est ma dernière volonté, plus jamais, France, c'est ma dernière volonté.
01:19:16 La maladie d'amour, dans nos cœurs et souvent, nous sommes à soixante-dix-sept ans.
01:19:27 Elle chante, elle chante, elle chante.
01:19:37 On ne peut reprocher qu'il n'y ait pas de chanteurs à l'Académie, mais je vous signale qu'il y a des chanteurs français, il n'y en a nulle part, dans aucune chaîne de radio.
01:19:45 Maintenant, vous entendez des chansons françaises. Il n'y a aucune émission sur la chanson française.
01:19:49 - Si, c'est pas vrai. - On est devenu une pauvre émilie américaine.
01:19:55 - Didier Barbeli vient, sur Europe 1. - C'est le seul.
01:19:58 - Et vous y avez participé d'ailleurs, à cette émission. - Oui, c'est le seul.
01:20:01 - Je le remarque. - Somaïa, Somaïa. - Dans les émissions, sur les chaînes de radio, des chansons françaises.
01:20:07 - C'est pas vrai, il y a Chante-France, Nostalgie. - C'est pas vrai, c'est par récime.
01:20:11 - Il y a Chante-France et Nostalgie. - Dans n'importe quel hôtel, quand vous rentrez dans l'hôtel, dans l'ascenseur, quelles sont vos tentées ?
01:20:16 Vous n'entendez pas des chansons françaises. - Vous n'entendez pas de musique. - Vous n'avez qu'à prendre l'escalier.
01:20:22 - Somaïa, Somaïa à la midi. - Franchement, c'est...
01:20:27 Après les violences, retour au calme à la Courneuve. Neuf individus interpellés après des tirs de mortier d'artifice visant le commissariat.
01:20:36 Des incidents qui ont nécessité le déploiement de renforts.
01:20:40 Plus de réactions après la réélection de Vladimir Poutine.
01:20:44 "Les conditions d'une élection libre n'ont pas été réunies", déplore Paris.
01:20:47 Paris qui néanmoins salue le courage des citoyens russes opposés au régime du Kremlin.
01:20:52 Et puis des images spectaculaires. Nouvelle éruption volcanique en Islande, la quatrième dans cette zone depuis le mois de décembre.
01:21:00 L'état d'urgence a été décrété alors que la lave se dirige désormais sur la localité de Grindavik.
01:21:06 - Une autre séquence que je voulais vous montrer de Michel Sardouz, c'est avec le public. Merci beaucoup Somaïa à la midi.
01:21:13 - À la fin, il termine avec "Musulman" et puis ça dure pendant 5 minutes, 10 minutes et puis il voit les uns et les autres.
01:21:21 - Qu'est-ce qui se passe ?
01:21:23 - Qu'est-ce qui se passe ?
01:21:25 - Rien, on vous attend.
01:21:27 - Donc il va voir les spectateurs et puis il échange avec eux et puis il y a des fleurs. C'est très très émouvant. Voyez cette séquence.
01:21:32 [Musique]
01:21:34 [Musique]
01:21:36 *Musique*
01:22:06 *Musique*
01:22:23 Ces 323 chansons, je l'ai dit, c'est des dizaines de... c'est 60 ans, 60 ans de succès ininterrompus, c'est un monument.
01:22:32 Il n'y a pas d'autre mot qui me revient à la bouche quand je parle de Sardou, c'est un monument.
01:22:37 On était avec Laurence Ferrari notamment, samedi soir, et Laurence a filmé cette sortie du concert.
01:22:45 *Musique*
01:22:48 Et c'était vraiment... moi je trouve que c'est émouvant, c'est émouvant pour les raisons que je vous ai dites.
01:22:55 Et c'est peut-être, je dis bien peut-être, parce qu'il y en a tellement, c'est peut-être le plus beau répertoire de la chanson française, tellement...
01:23:04 - Bien sûr il y a Goldman, bien sûr il y a Johnny, bien sûr... - Brassens, le plus beau chanteur...
01:23:07 - Oui mais je suis d'accord, mais en nombre, en nombre, en nombre de succès... - C'est la qualité qui m'emporte.
01:23:14 - Je ne veux pas dire que Brassens... - Brassens n'est pas le meilleur chanteur.
01:23:17 - Mais je ne vous dis pas... - C'est extraordinaire, c'est un poète.
01:23:20 - Oui, oui, je m'aperçois que Brassens est très peu repris aujourd'hui, on l'écoute assez peu Brassens.
01:23:28 - Ça accuse notre société plutôt que Brassens. - Oui, oui.
01:23:31 - Ça vous aille pour moi parce que la moitié... - Ça a traversé les générations, ma génération elle chante encore Sardou, elle danse encore Sardou.
01:23:36 - La moitié des chansons de Brassens ne passerait pas aujourd'hui. - Est-ce que c'est le critère ?
01:23:39 - Non mais c'est le critère. - Le talent c'est de plaire. - Non.
01:23:42 - Pas seulement. - Non mais pas seulement, sinon, attendez, c'est pas seulement plaire.
01:23:46 - Non, c'est plaire et en même temps élever l'esprit et participer à l'esprit et avoir une chance de durer.
01:23:54 - C'est ce que nous faisons chaque matin. - C'est ça l'universalité.
01:23:58 - Oui, mais qui est dure. Écoutez, franchement, dans les écrivains, il y en a deux par siècle, il y en a trois par siècle qui passent.
01:24:04 - Tous vos amis que vous avez cités, François Tenorissier, il était académicien ? - Non, académique au cours.
01:24:10 - Bon, personne ne le lit plus. Je veux dire, même Jean d'Ormeson déjà est là, Soupa on le lit plus.
01:24:17 - Vous avez une conception trop commerçante de l'art. L'art c'est pas seulement vendre des livres ou plaire à un certain nombre de personnes.
01:24:28 Je vous signale que les écrivains, il y a énormément d'écrivains aujourd'hui, ont une très grande richesse littéraire et qui dure depuis très longtemps.
01:24:37 - Il y en a deux aujourd'hui, il y a Emmanuel Carrère. - Ah bon, vous les désignez comme ça ?
01:24:42 - Il y en a deux qui, sans doute, Emmanuel Carrère et Welbeck qui, sans doute, font... - Et vous le finissez, qui vont rester dans la postérité.
01:24:47 - Et Jean-Marie Roir. - Et Nicolas Mathieu, et... - Et il y a des sons, et des sons c'est plus inégal.
01:24:53 - On ne le sait jamais, parce qu'il ne reste pas dans la postérité uniquement par son talent.
01:24:59 Sinon, Anatole France serait au Pinacle, personne n'en parle. Sinon, Barès serait au Pinacle, mais on n'en parle pas.
01:25:05 - Bon, c'est fini. - Donc, la postérité, c'est le jugement, la sensibilité des siècles qui succéderont.
01:25:12 - Je suis d'accord. - Donc, il y a un débat qui serait intéressant où je pourrais enfin m'exprimer.
01:25:17 - La mort, la mort, la mort ramasse les copies.
01:25:24 - J'ai terminé. - On dirait du Lénine. - Comment ? Qu'est-ce que ? - On dirait du Lénine.
01:25:30 - Laurent Prat était... - Je vois que je trouve mon source maintenant. - Laurent Prat était à la réalisation, Nicolas était à la vision, Amanda et Lounès étaient au son.
01:25:39 Merci à Benjamin Nau, merci à Félix Pérolaz, vous avez été formidables. Il faut qu'ils reviennent.
01:25:43 - C'est bien ce matin. - Oui, et comme ça, il va peut-être pas se parler de ma pièce de théâtre.
01:25:46 - Mais attendez, on s'en fiche du commerce. Vous avez un rapport commerçant au théâtre.
01:25:51 - Non, parce que c'est l'esprit. - Bon, le bar de l'Oriental. - C'est justement l'esprit qui s'est réparé, notre injustice, vis-à-vis de la Banque de Chine.
01:25:58 - On est très coupables. - J'ai bien compris. - On est aussi coupables que les Russes en envahissant l'Ukraine.
01:26:02 - C'est fini. Parce que Jean-Marc Morandini, il va pas être content. À ce soir.
01:26:08 merci à bientôt !
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