Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:00 En direct ?
00:02 Oui.
00:04 Chers amis, quel plaisir !
00:18 Je t'ai mis déjà la patate dans le casque.
00:22 Mon cher Daniel, c'est un honneur,
00:24 mais vraiment sincèrement,
00:26 je n'ai pas l'habitude de passer comme ça de la pommade,
00:29 mais j'ai envie de te dire que
00:31 toi, tu nous as donné vraiment l'envie de t'aimer.
00:34 Et on t'aime depuis tout le temps.
00:36 Je suis ravi de te voir, de vous voir,
00:39 d'être ici en Israël,
00:41 et de donner rendez-vous de nouveau à ce public d'Israël.
00:45 On est ravis.
00:47 On est tellement contents de te retrouver.
00:49 Il y a déjà quelques années, j'avais eu l'honneur,
00:52 le privilège de pouvoir monter sur scène,
00:55 faire chauffer le public de Nathania,
00:57 l'amphithéâtre en plein air.
00:59 C'était déjà il y a quelques années.
01:01 Et je me souviens qu'on reçoit, c'est vrai,
01:05 au sein de la radio, pas mal d'artistes, etc.
01:07 Et puis il y en a certains qui n'ont peut-être pas spécialement
01:10 des relations avec l'État d'Israël.
01:12 On a une petite appréhension, etc.
01:14 Je t'avais trouvé très décontracté pendant la répétition,
01:17 en bermuda, heureux d'être là.
01:19 On sentait en tout cas ton amour pour la Terre,
01:21 à chaque pas, au moment où tu es rentré sur scène
01:23 pendant la répétition.
01:25 Et on avait eu une petite discussion profonde
01:27 sur son existence ici, sur notre Terre promise.
01:31 Et j'avais été très touché de cela.
01:34 Écoutez, c'est clair.
01:37 Le parti pris, il est clair.
01:40 On est vraiment partie prenante même
01:43 de ce qui se passe en Israël au quotidien.
01:45 On s'informe, on est inquiet, on est heureux.
01:49 Et puis on a un lien indéfectible avec la Terre.
01:52 Alors il y en a qui sont déjà dessus.
01:54 Et d'autres qui n'ont pas encore le privilège
01:56 ou le mérite d'y être.
01:57 Mais c'est qu'une question de temps.
01:59 Tu penses que chacun a son moment, son temps.
02:03 Et on ne doit pas spécialement pousser face à l'alien.
02:08 C'est une question de Masal.
02:10 Masal en hébreu, c'est "mem zayin lamed".
02:14 Le "makom", le "zman", le temps et le "lachon".
02:19 Il faut avoir le bon discours au bon moment et au bon endroit.
02:22 C'est une question de...
02:25 Dans le cosmos, il doit y avoir des choses.
02:27 Et puis dans le périple de chacun, dans la démarche.
02:30 C'est la destinée qu'on se fait
02:32 et aussi celle qu'on décide là-haut.
02:34 Donc il faut être relax avec ça.
02:37 On va revenir, en tout cas, mon cher Daniel, sur trois dates.
02:40 Je vais te présenter derrière la technique.
02:42 Il se trouve notre Laura Krentz, internationale.
02:45 Qui nous met en ondes également.
02:47 Très connue, Laura.
02:48 Bonjour ma chère Laura.
02:49 Bonjour Charles, bonjour Daniel.
02:51 Comment vas-tu ?
02:52 Très bien.
02:53 Très heureuse aujourd'hui.
02:54 Oui, j'ai envie de dire même très excitée.
02:56 Parce que j'ai appris par ton mari que tu as eu du mal à t'endormir.
02:59 En sachant que tu allais avoir en face...
03:01 Bon c'est bien, elle est honnête.
03:03 Elle lui en a parlé à son mari.
03:04 Qu'elle allait avoir en face d'elle, Daniel Lévy aujourd'hui.
03:06 Oui.
03:07 C'est vrai que je me suis couché très tard.
03:09 Mais pour d'autres raisons, on a fait la fête hier soir.
03:11 On ne veut pas que ça me...
03:13 Mais bon, ceci ne nous regarde pas.
03:14 Mais pour quelles raisons ?
03:16 J'ai fait la fête entre copines.
03:18 Alors, tu vas nous faire une petite intro, comme tu as l'habitude Laura.
03:22 Oui, j'ai préparé une petite intro.
03:24 Alors bon, c'est ma première intro.
03:26 Daniel Lévy, on va faire une petite rétrospective.
03:29 Vous êtes né à Constantine le 26 août 1961.
03:32 Benjamin d'une fratrie de 7 enfants.
03:34 Vous vivez à Lyon, dans une famille traditionnaliste.
03:37 Où la musique fait partie intégrante de votre quotidien.
03:40 D'un côté, vous apprenez le classique et faites le conservatoire.
03:43 De l'autre côté, vous découvrez Stevie Wonder, de nouvelles influences.
03:47 Saôlen et jazz.
03:49 Ce qui fait de vous, l'artiste que vous êtes aujourd'hui.
03:52 Un auteur, compositeur, interprète à la voix d'or.
03:54 Avec un timbre unique et magnifique.
03:57 Cette même voix qui nous fait vivre un rêve bleu en 1992.
04:01 Lorsque vous enregistrez la BO de Aladdin pour les studios Disney.
04:05 Puis c'est en 2000 que vous nous donnez l'envie de vous aimer.
04:08 Lorsque vous incarnez Moïse dans "Les Dix Commandements".
04:10 On va écouter.
04:12 Dès à présent, sur l'antenne de Radio Futé.
04:16 Merci de nous faire ce beau partage.
04:18 Vous êtes nombreux à nous rejoindre sur les réseaux sociaux.
04:21 Partagez, envoyez des chœurs pour Daniel Levy.
04:25 Que nous aimons, dont nous sommes tellement heureux.
04:28 De le retrouver ici sur Radio Futé.
04:32 Je voudrais enchaîner, chère Daniel.
04:35 Vous êtes en Israël pour une tournée de trois dates.
04:40 Après, on y reviendra.
04:43 Votre succès à l'Olympia.
04:46 Comment vous appréhendez ces trois concerts ici en Israël.
04:50 Après cette "Standing Ovation" à l'Olympia.
04:54 C'est sûr qu'il y a une appréhension.
04:57 Il s'est passé un moment très particulier à l'Olympia.
04:59 Ce sont des retrouvailles.
05:01 Les gens me l'ont montré.
05:03 Montré leur amour.
05:05 J'ai reçu beaucoup d'amour.
05:07 On ne s'en lasse pas.
05:10 Il n'y a aucun concert qui se ressemble.
05:14 Les paramètres ne sont pas les mêmes.
05:16 Mais il y a une constante.
05:18 C'est cette envie de donner et de livrer le meilleur.
05:22 Quant au public, j'imagine qu'il est impatient de me retrouver.
05:30 Il s'est passé une année remplie de périples.
05:34 Et d'épreuves.
05:36 C'est un grand cadeau.
05:38 Un grand miracle d'être ici.
05:40 Je vais pouvoir remercier Akadoj Baoho.
05:44 De plus près que je ne l'ai fait à l'Olympia.
05:48 Que ressentez-vous, chère Daniel ?
05:51 Vous avez parlé de cette période difficile.
05:55 On a suivi cela dans les hôpitaux.
05:59 Ce n'est pas le but de l'interview.
06:01 On va rappeler ces trois dates extraordinaires.
06:04 Ce mercredi 14 août à Tel Aviv.
06:07 Jérusalem ce jeudi 15 août.
06:10 Et bien sûr, pour la semaine prochaine, c'est mardi 20 août.
06:14 On aura l'occasion de vous acclamer ici à Nathania.
06:18 Au Kikar Atsuma Oud.
06:20 Je voudrais revenir sur cette année difficile.
06:26 Vous apprenez qu'il y a plus qu'un souci médical.
06:30 Il faut faire face.
06:32 Quel était votre état d'esprit à ce moment-là ?
06:36 C'est toujours l'envie de vous battre et de surmonter ?
06:41 Oui, on passe par plusieurs étapes.
06:44 L'annonce, le choc.
06:47 Et après, il y a quelque chose qui se met en place.
06:51 C'est cette idée que le meilleur reste à faire.
06:55 On a encore des choses à dire.
06:57 On a des enfants.
06:59 On a des enfants à vivre.
07:02 La haine mouna ne m'a jamais quitté.
07:07 Malgré les épreuves et les difficultés, j'ai été soutenu.
07:13 Il y avait HM qui m'a aidé.
07:16 C'est lui qui envoie les épreuves.
07:19 C'est ce qu'on en fait qui est intéressant.
07:22 Même ce genre d'épreuve.
07:24 Il fallait me montrer une confiance sans réserve.
07:28 Finalement, il m'a sorti de là.
07:31 C'est évident que tout prend une autre teneur, une autre saveur.
07:36 Les choses de la vie, mon métier.
07:39 J'ai un métier particulier.
07:41 Il peut s'installer quelque chose d'assez normal.
07:44 Là, tout devient extraordinaire.
07:46 Comme l'aventure que j'ai vécue à travers les hôpitaux,
07:49 le personnel hospitalier, tout ce que j'ai vécu.
07:52 Mais la vie est un cadeau.
07:54 On peut s'en rendre compte à ce point-là,
07:58 mais quand on est privé des fonctions essentielles,
08:01 comme ce m'est arrivé,
08:03 le fait de retrouver, de respirer, de marcher, de manger,
08:06 on se rend compte que tout est un cadeau exceptionnel.
08:09 Et fantastique.
08:11 Rien n'est dû.
08:13 Monter sur scène, c'est la cerise sur le gâteau.
08:17 C'est sublimer la vie.
08:19 Mon métier, c'est d'avoir la chance de continuer mon métier,
08:22 de faire cette extraordinaire relation avec le public,
08:25 de chanter mes chansons.
08:27 C'est un immense cadeau.
08:29 En Israël, en plus.
08:31 Alors là, on touche le summum.
08:33 - Vous nous donnez beaucoup de courage
08:35 et en même temps, beaucoup de conseils.
08:37 A savoir remercier dans son quotidien, à chaque instant.
08:40 Bien sûr, on le fait quand on fait une bras sur les aliments.
08:45 Notre sainte Torah nous fait comprendre cela.
08:48 Même le matin, dès qu'on se réveille,
08:50 on se dit "Voilà, Baruch HaShem, on remercie Akabu Sh'boruchou
08:53 de s'être réveillé, de prendre conscience
08:55 que chaque nuit, il y a quelque part un risque".
08:57 Aujourd'hui, vous pensez que la vie a un meilleur goût.
09:00 Comme vous l'avez dit, en tout cas,
09:02 j'aurais évité d'avoir une telle épreuve
09:04 pour peut-être sentir que rien n'est normal.
09:06 Mais est-ce qu'elle a un meilleur goût aujourd'hui pour vous, la vie ?
09:09 - Elle a un goût très particulier.
09:11 Quand on est passé pas loin de la correctionnelle,
09:15 on se dit qu'il faut transcender la vie,
09:18 il faut réussir chaque jour,
09:20 parce que chaque jour est une vie.
09:22 On ne peut pas se permettre de gâcher
09:25 quoi que ce soit, ni une heure, ni une minute.
09:28 Encore une fois, c'est un fabuleux présent
09:32 qu'on nous fait à chaque seconde, chaque jour.
09:36 Et donc, effectivement, que même l'approche avec les gens,
09:39 la distance qu'on a vis-à-vis des événements...
09:43 Moi, je suis monté sur scène à l'Olympia,
09:46 comme si j'avais jamais ressenti ça.
09:49 Je suis rentré comme si j'étais dans mon salon,
09:52 parce que le fait d'être arrivé jusqu'à cette date,
09:55 pour moi, c'était le signe qu'H&M m'avait voulu vraiment,
09:57 parce que trois semaines avant, j'avais pas la voix,
09:59 j'avais encore un voile sur la voix.
10:01 Je suis monté contre la vie des médecins sur scène.
10:04 - Ils sont venus eux-mêmes ?
10:06 - Ils étaient là, très inquiets,
10:08 parce que j'ai fait pas un concert normal,
10:10 j'ai fait trois heures et demie de concert.
10:12 - C'est pas possible. Trois heures et demie de temps ?
10:14 - C'est pas possible. J'ai eu une énergie qui m'est venue.
10:17 - Comment, pardonnez-moi, vous l'expliquez, cette énergie-là ?
10:19 Vous pensez qu'à ce moment-là, vous êtes accompagné par des anges ?
10:21 D'où vous vient la force ?
10:23 - Oui, j'ai été accompagné par des anges pour rentrer sur scène.
10:25 Ils m'ont jamais quitté. Tout était fluide.
10:28 J'avais eu des invités de marque, qui ont tous joué le jeu.
10:32 - Comme Gaden Malley, c'est ça ?
10:35 - Gaden Malley, Patrick Fiori, Ilian Folli,
10:40 Cyril Hanouna, Philippe Lelouch, Ziniline et bien d'autres.
10:46 Et tout a été fluide.
10:48 Ibrahim Malouf, je l'ai oublié,
10:51 un artiste international comme lui,
10:54 qui m'a fait cet honneur.
10:56 Et tout a été fluide. C'est une soirée réussie.
10:58 Du coup, j'ai une petite appréhension,
11:00 parce que vous savez bien qu'on n'arrive jamais à réussir
11:02 les choses de façon similaire d'un coup à l'autre.
11:05 Mais j'attends toujours l'alchimie particulière
11:08 par rapport aux paramètres du moment,
11:10 les gens, l'humeur, la salle, le lieu,
11:12 qui est particulier, Israël.
11:14 Donc ça sera différent, ça sera certainement mieux encore.
11:16 - Oui, mais vous l'attendez en tout cas.
11:18 Parce qu'après l'Olympia,
11:20 la maladie pour vous, c'est quelque chose.
11:23 Que de revenir sur cette fameuse terre promise,
11:26 où vous, vous avez toujours crié fort et haut
11:31 votre appartenance à ce peuple juif,
11:35 en courant même des risques au niveau du métier et du milieu.
11:38 - J'ai fait que revendiquer mon identité,
11:41 avec son corollaire, c'est-à-dire qu'il y a la pratique religieuse,
11:45 pour celui qui, comme moi, avait décidé d'être en phase avec mes convictions.
11:51 Mais je n'ai rien revendiqué de plus.
11:53 Mais finalement, ça, c'est assez compliqué et assez rare,
11:56 finalement, d'essayer d'être en phase,
11:58 quand bien même on fait un métier qui est dans la représentation,
12:01 la représentativité,
12:03 et que ce n'est pas de bon goût de refuser d'aller faire des émissions,
12:07 de chanter le Shabbat, etc., le vendredi soir.
12:10 Finalement, moi, je n'ai pas fait grand-chose,
12:12 mais ça a pris une résonance qui m'a dépassé.
12:15 En tout cas, ici, en Israël,
12:17 j'ai d'autant plus de plaisir à venir chanter ici,
12:20 parce qu'effectivement, c'est un absolu, de venir en Israël chanter,
12:25 c'est un grand cadeau, je le dis comme ça.
12:27 - Votre tournée s'appelle, Daniel, "Levi and Friends".
12:31 Pouvez-vous, en tout cas, pour les auditeurs de Radio Futé,
12:34 nous en dire un peu plus sur ces fameux "friends"
12:37 où préférez-vous garder l'effet de surprise ?
12:39 - Ben, Madonna et Beyoncé m'ont demandé de garder la surprise.
12:42 - Le secret. - Alors, je ne peux pas le dire.
12:44 - Et pourtant, elle n'a pas été si bien remarquée,
12:46 Madonna, lors de l'Eurovision, ici, en Israël.
12:48 - Oui, je sais, j'ai vu ça, c'était spécial.
12:50 C'était spécial. Non, il y avait...
12:52 - Je ne sais pas si vous vouliez lui redonner un nouveau crédit.
12:54 - Ah bon ? - Non. Entre nous, oui.
12:56 - Écoutez, en tout cas,
12:58 ici, il y a des vedettes locales, des amis, en fait, de Paris,
13:03 des chanteurs franco-israéliens.
13:05 Ça va être convivial et sympathique,
13:07 mais c'est surtout l'idée de partager sur scène
13:09 que j'ai adoré, le concept, et je continue à le faire.
13:11 - On peut avoir les noms, ou ça reste secret ?
13:14 - Ben, il y a, normalement, des gens comme ça,
13:17 Adia, Shaye, Zoar, Avito Ledano.
13:20 - Magnifique.
13:22 - Il y a un chanteur, Ritano, je ne sais pas d'où il sort,
13:25 celui-là, il est Ritano, et extraordinaire.
13:27 Et il va chanter avec moi une version que j'avais faite
13:30 d'une chanson que j'ai chantée
13:34 et enregistrée avec Nicolas Reyes,
13:36 qui est un des fondateurs des Gypsy King.
13:39 - Ah oui. - Et donc, là, il va reprendre sa partie.
13:42 - Je crois qu'on l'a vu sur les réseaux sociaux.
13:44 Il y a eu, comme c'est une vidéo, tournée.
13:46 - C'est une vidéo, bien sûr. - C'est très beau.
13:48 - En kamargue, avec les chevaux, et tout ça.
13:50 - Ah oui, c'est merveilleux. - J'avais très peur de mon cheval.
13:52 - Pourquoi avoir, en tout cas, décidé de partager la scène
13:54 avec ces autres artistes,
13:56 ici, en Israël ?
13:58 Vous auriez pu vouloir, je ne sais pas, un concert,
14:00 uniquement vous, face à votre public, ici, francophone ?
14:03 - D'abord, parce qu'à Paris, le concept a été voulu
14:06 parce que je n'étais pas sûr de tenir tout seul la scène.
14:09 Alors, c'était dans l'idée de m'aider.
14:11 Je n'étais pas sûr de tenir debout,
14:13 je n'étais pas sûr que c'était compliqué.
14:15 Et on avait inventé ce concept-là pour me soulager un peu.
14:17 Finalement, on n'avait pas prévu que j'allais rester
14:19 trois heures et demie sur scène, parce que j'étais en pleine forme.
14:22 Et donc, l'idée du concept me plaît beaucoup,
14:25 c'est de partager des chansons à moi
14:27 avec des voix locales, des gens d'ici,
14:30 qui me donnent... à chaque fois, les artistes viennent me donner
14:33 beaucoup d'eux-mêmes.
14:35 Et finalement, moi, je l'ai fait dans des proportions moindres
14:39 quand j'ai travaillé toute ma vie dans les cabarets,
14:41 les pianobars, où j'avais toujours des gens
14:43 à qui j'ai demandé de venir chanter.
14:45 Et cette idée de partager mes chansons,
14:49 écoutez, vous verrez, ça a quelque chose,
14:51 une saveur particulière.
14:53 Vous avez quelque part, au début, j'ai même entendu dire
14:55 que vous n'avez jamais eu quelque part la grosse tête,
14:59 ce qui est rare. On vous a toujours ressenti comme ça,
15:02 comme quelqu'un de très humble.
15:04 Sans me vanter, je suis très très humble.
15:07 Et c'est vrai, pour quelle raison ?
15:10 C'est qu'à un moment donné, à vos débuts,
15:12 j'ai même entendu dire que vous êtes parti
15:14 dans les îles faire le VRP, c'est ça ?
15:17 Oui, oui.
15:19 Et ça, ça vous a toujours quelque part donné la,
15:23 on va dire, l'envie de ne pas vous dire,
15:28 bon, ben voilà, aujourd'hui tout est acquis
15:30 et que j'ai commencé par ça et je ferai attention
15:32 justement d'être proche de chacun.
15:34 Moi, j'ai eu la chance, dans ma malchance,
15:37 de faire un long parcours avant d'avoir les lumières sur moi.
15:41 Donc je sais ce que c'est que d'être musicien,
15:43 ce que c'est que la musique, je sais aussi
15:45 les musiciens extraordinaires qui existent.
15:48 Il n'y a pas vraiment de raison de revendiquer quoi que ce soit.
15:52 Alors quand on vous fait les honneurs,
15:54 quand on a eu la chance d'avoir la reconnaissance du public,
15:56 c'est une grande joie,
15:58 mais il n'y a pas de quoi s'emballer parce que,
16:00 finalement, comme je l'ai vécu,
16:03 c'est très factice, c'est très éphémère,
16:06 c'est très, voilà,
16:09 il n'y a pas de raison de se lester du poids de la grosse tête,
16:16 comme vous dites, de s'enorgueillir de quoi que ce soit.
16:19 C'est une reconnaissance qu'on apprécie, effectivement.
16:22 C'est une chance de pouvoir être reconnu par le public,
16:25 par le métier, etc.
16:27 Mais s'enorgueillir à ce point-là, c'est bête.
16:31 Alors justement, Daniel, j'ai envie de vous poser la question.
16:33 On a l'impression des fois que vous êtes anti-système showbiz,
16:37 dans le sens, vous êtes d'accord ?
16:40 C'est clair, moi j'ai un parcours parallèle,
16:42 j'ai un parcours parallèle,
16:44 mais j'ai une grande, grande joie,
16:46 c'est de vérifier que, malgré mes choix sans concession,
16:50 mes revendications personnelles, d'ordre religieuse,
16:54 mes convictions, etc.,
16:56 cette réponse que j'ai eue le 6 juin dernier à l'Olympia,
16:59 c'est ce qu'il y a de plus beau,
17:01 c'est-à-dire 2000 personnes, l'Olympia plein,
17:04 et des gens qui étaient complètement en phase avec ma musique,
17:08 mes nouvelles chansons, mes anciennes,
17:10 me disent que j'ai réussi quelque chose
17:12 dans ce parcours sans concession,
17:14 c'est que les gens viennent voir quelque chose de particulier,
17:17 quelque chose qu'on ne leur sert pas de force.
17:20 Il ne s'agit pas ici de voir un artiste qui est formaté,
17:23 qui est dans le mouv' du moment,
17:26 avec la promotion qu'il y a derrière,
17:28 bon, je souffre de temps en temps,
17:30 mais malgré tout, sur scène, on vient voir un artiste, un vrai, j'espère,
17:33 - Vous, et entendre votre musique.
17:35 - Et les gens étaient là, donc moi, ça me suffit.
17:37 - Ça vous suffit, mais il faut sûrement être un Daniel Lévy
17:41 pour, justement, s'en suffire.
17:43 Je me permets de vous faire ce compliment,
17:45 parce que c'est franchement pas évident,
17:47 mais d'un autre côté aussi, j'ai envie de vous dire,
17:49 comme on dit en Eretz Israël,
17:51 "Kol ha kavod", tout à votre honneur.
17:53 Pour quelle raison ?
17:55 C'est que, des fois, il faut des épreuves dans la vie
17:57 pour, justement, avoir ces choix,
17:59 comme vous venez de nous le dire, sans concession.
18:01 D'ailleurs, j'ai une appartenance à mes mitzvot, etc.
18:04 Je ne chante pas Shabbat,
18:06 je décide, en tout cas, ou j'impose à la comédie musicale
18:09 que je ne jouerai pas pendant Shabbat.
18:12 - J'impose rien du tout, j'ai juste dit que, moi, c'était comme ça.
18:15 - Et pas autrement.
18:17 - D'ailleurs, j'ai d'abord été évincé du projet.
18:20 Ils m'ont sorti, et puis ils m'ont rappelé.
18:23 Ce qui était marrant, c'est que j'avais revendiqué le Shabbat,
18:26 et puis, quand ils m'ont rappelé, je me suis dit,
18:28 "Oui, il y a les fêtes aussi."
18:30 - Donc, ça continue. Voilà.
18:32 Mais il faut le faire, sans épreuve.
18:34 - Je parlais de concession artistique aussi.
18:37 Et artistiquement, ce que les gens viennent voir,
18:40 c'est un artiste qui vit sa particularité artistique, son univers.
18:44 Parce que j'ai toujours essayé de travailler, de construire,
18:48 de développer mon univers.
18:50 Ce qui est intéressant, ce n'est pas de ressembler aux autres,
18:53 c'est d'avoir quelque chose de particulier,
18:55 qui n'est pas dans les normes, qui n'est pas dans le formatage habituel,
18:58 mais qui a la particularité de faire vivre un artiste en tant que tel.
19:03 - C'est ça. Et de vous faire plaisir,
19:05 et de faire en tout cas, quelque part, la musique que vous aimez.
19:08 Je suppose qu'il y a des artistes aujourd'hui,
19:10 qui sont, on va dire, allés au bout du jour par rapport aux hits parades,
19:15 si je peux m'exprimer ainsi,
19:16 mais d'un autre côté, ne font peut-être pas la musique qui soit très faire.
19:19 - Oui, c'est le jeu du show business.
19:22 C'est l'industrie du disque qui a des exigences de formatage,
19:26 ou alors d'être un électron libre, un artiste.
19:30 Mais bon, quand on est artiste et qu'on n'est pas libre,
19:32 je me demande ce qu'on peut revendiquer.
19:35 - C'est ça. Alors, en tout cas, nous sommes ravis de vous voir ici en Israël, cher Daniel.
19:40 D'ailleurs, nous avons pu voir sur les réseaux sociaux,
19:42 une photo de vous à Jérusalem, au Côtel.
19:44 Pour vous, c'est un passage obligatoire, dites-moi,
19:47 ou c'est important en tout cas de vous recueillir au Côtel.
19:50 Et est-ce qu'il y a d'autres endroits comme celui-là, en Israël,
19:53 où pour vous, c'est un passage obligatoire ?
19:56 Vous ne pouvez pas, en venant ici, ne pas y aller.
19:58 - Bon, il y a Radio Futé.
20:00 - Merci, Daniel.
20:02 - J'ai pas perdu quand même le sens de la flatterie.
20:05 - Bon, mais tant que c'est sincère, je l'accepte.
20:09 - Oui, c'est sincère. C'est la première fois que je viens.
20:11 Moi, j'étais connu avec le... - Sur scène.
20:13 - J'étais connu sur scène et puis avec ton magazine.
20:15 - C'est ça.
20:16 - Et puis là, maintenant, je vois que ça se développe.
20:18 Bientôt, la télévision.
20:19 - Tu le sais. Tu seras le premier invité.
20:21 - Ah, bah, c'est ça.
20:22 - Tu sais pour quelle raison ? - Pourquoi ?
20:24 - Parce que, regarde, c'est drôle, mais j'y pense que maintenant.
20:26 Le premier artiste qui a fait la couverture, il y a 16 ans, de Futé Magazine,
20:29 je voulais à tout prix un Lévy.
20:33 Et à ce moment-là, c'était un autre chanteur.
20:36 Voilà, français... Comment ?
20:40 - Un Lévy ? - Oui.
20:42 - Un chanteur ? - Non, non. Je dis des bêtises.
20:44 Ou un Coen qui chantait Suzette.
20:47 - Ah oui, Danny Briand. - Danny Briand.
20:49 - Voilà, Danny Briand. C'est un Coen ou un Lévy ?
20:51 - Un Coen. - Un Coen, un Coen. Voilà.
20:52 Alors, on a fait la première page de couverture avec lui.
20:56 Alors voilà, pour moi, maintenant, c'est une évidence, j'ai besoin d'un Lévy
20:59 pour faire le premier invité de la télévision.
21:02 - Ben, si Dieu veut. - Ce sera toi.
21:04 - Avec l'aide de Dieu. - L'inédit.
21:06 Et donc, tu nous disais le passage obligatoire ?
21:09 - Ben, bon, Jérusalem, c'est un endroit exceptionnel pour diverses raisons,
21:15 pour moi, en ce qui me concerne.
21:17 Et encore une fois, je me sentais très, très proche.
21:19 Là, on ne peut pas être plus proche.
21:21 Donc, pour remercier le maître du monde,
21:26 et puis j'ai mes parents qui sont là-bas.
21:28 - Ah, ils habitent là-bas ? - Ils habitent là-bas.
21:30 C'est une façon de voir les choses. Ils sont enterrés à Aguimbat Sha'ul.
21:33 - D'accord, je ne savais pas.
21:35 - Oui, oui, donc c'est rempli d'émotions pour moi, Jérusalem.
21:39 J'ai une sœur là-bas.
21:41 Et bon, c'est un endroit qui est unique, le centre du monde.
21:45 - Oui, oui. - C'est unique.
21:47 Il y a une lumière, il y a une émotion.
21:49 On sait que l'air de Jérusalem aura l'intelligence.
21:52 D'ailleurs, c'est pour ça que je suis venu ici directement à Radio-Futé.
21:55 - Oui, on aimerait avoir les studios.
21:57 Peut-être qu'on serait encore plus intelligents si on avait les studios à Jérusalem.
22:00 Mais pour en revenir, je voudrais vraiment revenir par rapport à ça,
22:03 parce que c'est quelque chose de personnel,
22:05 dont je souhaitais te poser comme question, ma chère Danielle,
22:08 à savoir, on a parlé d'épreuves, etc.
22:10 En général, les gens comprennent où on fait tes chouvas
22:12 après justement une épreuve,
22:14 où on comprend les priorités de la vie.
22:16 Et ce n'est pas évident de connaître les priorités de la vie
22:18 sans avoir passé quelque part une épreuve.
22:20 À moins que...
22:22 Comment avoir comme ça, sans concession,
22:25 avoir eu envie, malgré en tout cas, voilà, le système du showbiz,
22:29 vouloir respecter Shabbat ?
22:32 Ce n'est pas évident.
22:33 On était beaucoup plus traditionnalistes en France.
22:36 Moi-même, je me rappelle au début, je travaillais au Club Méditerranée,
22:39 donc Shabbat, on était traditionnalistes,
22:41 mais c'était très difficile de le faire, de le respecter.
22:44 Aujourd'hui, en Israël, je me dis que c'est une évidence.
22:47 Et ça nous est facile, quelque part, de faire notre Torah sur nos terres.
22:51 Mais comment en plus, alors, et en France, et en Hutzlaret, donc,
22:55 et dans le système du showbiz,
22:57 tu as réussi à avoir cette compréhension,
23:00 sans épreuve avant, de respecter Shabbat ?
23:03 Il fallait le faire. Moi, je trouve que tu es un exemple pour nous tous.
23:06 En fait, je n'ai pas toujours été cohérent.
23:08 Je suis un fantaisiste, un artiste,
23:10 j'étais très tête en l'air, un rêveur.
23:13 Un artiste, dans toute sa splendeur, je crois.
23:17 Et en fait, j'étais assez cohérent.
23:19 Moi, j'ai commencé ce métier en ayant un pseudonyme.
23:22 Et j'ai très vite trouvé l'apération de ne pas revendiquer son nom,
23:27 alors que ma musique, elle se voulait,
23:29 son concession, elle était vraie, je la pensais vraie.
23:32 Et je me suis dit, pourquoi je vais m'appeler autrement que par mon nom ?
23:35 Je n'ai rien à cacher, finalement.
23:37 Je chante ma musique, je suis sincère.
23:39 Pourquoi je vais prendre un pseudonyme pour quoi faire ?
23:41 On dit toujours en général un nom de star, de scène.
23:44 Oui, mais je trouvais ça incohérent.
23:50 Alors déjà, ce processus-là, je l'ai engagé à ce moment-là.
23:53 Et après, dans le droit fil de cet état d'esprit,
23:56 ce métier m'a montré beaucoup de joie,
23:59 mais beaucoup de déception, de désillusion.
24:02 Le côté éphémère, le côté...
24:05 qui n'est pas stable.
24:08 Hypocrite, aussi.
24:10 On vous monte, on vous descend comme on veut.
24:13 Il y avait une constante, c'était celle de me retrouver en tant qu'individu,
24:16 et en tant que Lévi, mon identité de juif.
24:18 Et j'ai commencé à me rapprocher, à étudier, à faire shabbat.
24:23 Et donc, je venais de faire shabbat depuis peu.
24:25 Avec qui tu étudiais à Paris ?
24:28 J'ai eu beaucoup de maîtres.
24:30 Oui, comme ?
24:31 Il y a eu le frère du rave Iria Manchettrit, Jonathan.
24:38 Moi, je suis un adepte du rap d'Innovitch, que j'écoute.
24:41 Ah, Chaim !
24:42 Chaim.
24:43 Qu'on salue bien bas, qui nous fait l'occasion de parler sur Radio Futé très régulièrement.
24:47 On l'embrasse, je l'embrasse.
24:49 Et puis, il y a Pierre-Henri Salfati,
24:52 qui est un illustre réalisateur au demeurant,
24:56 et qui est aussi un professeur d'autorat.
24:59 Bon, il y en a eu plein.
25:00 Et à chaque fois, on s'enrichit de ces cours-là.
25:03 Et donc, j'ai été cohérent avec moi-même.
25:07 Je faisais le shabbat, et le jour où on m'a proposé cette comédie musicale,
25:11 où il fallait donc remettre tout ça en question,
25:13 j'ai trouvé ça complètement nul de passer outre ce que je venais d'engager en tant qu'individu.
25:20 Surtout pour jouer Lady Commandement, et surtout pour jouer Moïse.
25:23 Comment Moïse pouvait jouer ou chanter le shabbat ?
25:26 C'était un de mes arguments, quand ils m'ont envoyé des psychologues,
25:30 des patrons de maisons de disques, pour me dissuader.
25:33 Enfin, tu es fou, c'est l'affaire de ta vie.
25:36 Je leur ai dit, vous voulez gagner de l'argent sur Lady Commandement,
25:39 et vous faire transgresser le troisième commandement, je crois.
25:43 Tu ne travailleras pas shabbat.
25:45 Vous voulez gagner de l'argent sur quelque chose qui est toujours en vigueur.
25:48 Nous, on a la Torah et ça marche.
25:50 Vous en faites un spectacle, mais moi, je suis juif.
25:53 Et vous voulez me demander de transgresser.
25:55 Vous voulez gagner de l'argent en faisant en plus un truc comme ça.
25:58 Et donc, c'était mon argument.
26:00 Et bon, ils n'en avaient rien à faire de ce travail-là.
26:02 Mais en tout cas, moi, j'ai tenu tête.
26:05 Pas tenu tête, j'étais en phase avec moi-même.
26:08 Je ne pouvais pas être dans cette incohérence,
26:11 au nom même de cette opportunité qui paraissait vraiment énorme.
26:17 Ce n'était pas logique.
26:19 Et vous savez, la Emunah, la foi, on la vérifie que si on la met à l'épreuve.
26:24 Tout à fait.
26:26 Après, il y a la Emunah, après il y a aussi le...
26:29 Quand on va un peu plus loin, ça s'appelle d'ailleurs...
26:34 Tu ne parles pas du Libra Rirtre.
26:36 Non.
26:37 Parce que la Emunah, c'est quelque chose de général, c'est la foi.
26:40 Mais quand il s'agit de vérifier sa foi sur une épreuve qui vous arrive vraiment,
26:44 ça s'appelle la... je ne sais plus du mot.
26:47 Je ne sais pas aider.
26:48 Il y en a qui vont l'appeler pour nous.
26:50 Ils vont le dire sur les réseaux sociaux en même temps.
26:52 Je me pose la question, Laura, il y a sûrement pas mal de questions,
26:55 pas mal de monde qui évolue comme ça sur Facebook, Twitter, Instagram,
27:00 comme j'aime bien le dire, et tout est "couenti".
27:02 On peut avoir une petite note, Laura ?
27:04 Oui, alors on a énormément de spectateurs en ce moment sur les réseaux.
27:08 Plein de commentaires, bon, adorables.
27:11 Je n'aurai pas le temps de tout lire.
27:13 Non, mais on vous calcule bien.
27:14 Voilà.
27:15 Donc, un message assez rigolo de Béatrice qui nous dit "Ils sont forts, ces Constantinois".
27:19 Merci Charles, c'est un kiff.
27:21 Voilà.
27:22 Donc ça, j'ai trouvé ça marrant.
27:23 Merci, grâce à Daniel, moi je n'ai rien fait.
27:25 Voilà, Georgia qui nous dit "Merci, ne perdez pas la Emuna, vous êtes un cadeau Baron Rachem".
27:31 A quand un nouveau duo avec Lara Fabian qui sera à Tel Aviv le 14 décembre ?
27:36 Pourquoi pas, tu vas revenir.
27:38 On va lui dire.
27:39 Je serai le 12 décembre au théâtre au Silo à Marseille, mais le 14 je suis libre.
27:43 On verra bien.
27:44 Ah ben voilà, en tout cas on va faire passer au producteur Tsemar,
27:47 qui est en train de nous regarder à mon avis, Yoann.
27:50 Alors, j'ai retrouvé le mot, ça s'appelle le "Bitachron".
27:53 Ah, le "Bitachron" là.
27:55 "Bitachron" c'est un degré en plus de la Emuna, c'est-à-dire que c'est quand...
27:58 L'assurance.
27:59 C'est vrai, c'est comme l'assurance.
28:01 Non, l'Emuna c'est on a foi dans le ciel.
28:03 Oui.
28:04 "Bitachron" c'est quand l'épreuve t'arrive personnellement.
28:07 Et là, qu'est-ce qu'il s'agit de faire ? Il n'y a pas de cinéma.
28:10 Là, tu mets à l'épreuve.
28:11 Là, tu mets à l'épreuve.
28:12 C'est ça, c'est ça.
28:13 Incroyable.
28:14 Je pense quelque part que, comme tu as donné, sans le savoir, tu ne savais pas quel était le futur et quelle aurait été ta santé par la suite, tu ne penses pas que obligatoirement tu as été récompensé.
28:25 Je sais que la carte de Jean-Luc Roux ne punit pas ou c'est plus haut que ça ou plus profond que ça, mais je pense que tu l'as mérité, non ?
28:33 Il y a un côté qui ne me plaît pas là-dedans, c'est que ça voudrait dire que mon compteur est à zéro.
28:37 Et du coup, ça fait...
28:39 Non, il y a peut-être encore un grand crédit encore.
28:42 On ne sait pas, nous, tout est mitzoite.
28:44 Tu n'as appris qu'une petite partie de ton mérite.
28:46 Je ne sais pas comment les contes d'HM sont faits.
28:49 En tout cas, je passe mon temps et ma vie à le remercier.
28:53 Mais je pense qu'il m'a laissé en sursis pour, de nouveau, être celui qui porte la parole du maître du monde, celui qui continue à chanter sur scène en remerciant l'éternel.
29:08 Et en promulguant l'idée que c'est lui qui régie son monde, c'est lui qui décide, comme je disais, c'est lui qui juge, c'est lui qui pardonne, c'est lui qui guérit.
29:20 Et donc, quand on croit l'omniprésence, l'omniscience d'HM et qu'on en a conscience, et bien on est un partenaire.
29:29 Donc, je suis un partenaire de Dieu.
29:31 Quand ton entourage, on te savait très profond justement par rapport à cela, on t'a trouvé changé depuis ou peut-être encore plus profond.
29:39 Qu'est-ce que tu te dis, si je peux me permettre de te poser cette question, juste après justement cette période-là difficile ?
29:48 Il y a des gens qui me disent ça.
29:51 Oui, les gens qui sont proches de toi, est-ce qu'ils t'ont trouvé changé ?
29:54 Est-ce que déjà tu étais profond, est-ce que tu es encore plus profond ? Qu'est-ce qu'on te dit ?
29:58 Oui, ça change quelqu'un. L'approche des gens, l'approche des relations avec les gens, la distance avec les événements.
30:08 On ne change pas de tempérament, ni de caractère, ni de mauvais caractère quand on en a.
30:13 Non, t'en as pas.
30:14 Non, mais j'ai mis le travers comme tout le monde.
30:16 En tout cas, toutes les personnes qui t'entourent, avec qui j'ai été en contact tout le temps, c'est pas pour te faire plaisir.
30:21 Je dis ça, en tout cas je ne l'aurais pas dit. On me dit, Daniel, c'est un amour.
30:24 Je dis, je sais, depuis le premier jour que je l'ai rencontré, il aime les autres. Donc, il aime la vie.
30:28 J'aime les gens, c'est vrai. On ne pourrait pas faire ce métier si on n'aime pas les gens.
30:32 Moi, je suis là deux heures sur scène, quand je suis tranquille, deux heures sur scène, en donnant, en donnant, en donnant,
30:40 en essayant de donner le plus possible. Je ne sais pas, c'est un phénomène qui se met en route, ça s'allume quand je monte sur scène.
30:45 J'ai envie de donner et tout ce qui m'intéresse, c'est d'aller chercher ce que je ne connais pas encore de moi
30:50 et de pouvoir donner encore ce que je ne connais pas.
30:52 Et ce qui est extraordinaire, c'est qu'on ne sait jamais jusqu'où on peut aller.
30:55 C'est ça. Donc, on rappelle, l'idéal, c'est de venir aux trois concerts en Israël.
30:59 Parce qu'à chaque fois, ça sera différent. Que ce soit, en tout cas, je rappelle, pour le mercredi 14 août à Tel Aviv,
31:04 ou à Jérusalem, donc le jeudi 15, ou à Nathania le mardi 20, on vous conseille de réserver carrément les trois dates.
31:11 Ça peut monter en puissance, effectivement.
31:13 Non, non, mais on ne va pas le dire pour les gens pour Tel Aviv. Ils vont dire alors quoi ?
31:16 Il faut aller directement à Nathania au dernier ? Non, non, il faut aller aux trois.
31:20 Peut-être que ça peut commencer très haut.
31:22 C'est ça, c'est ça. Donc, on vous conseille, en tout cas, je vous rappelle, vous faites Koravit.
31:26 Ce qu'on dit en Israël, c'est l'étoile 45 39. C'est également IsraTicket.com.
31:32 C'est bien ça, ma chère Laura. Donc, n'hésitez pas, il ne reste pas beaucoup de place.
31:36 Vous savez que Daniel Levy fait toujours sale comble.
31:39 C'est cette aura depuis de nombreuses années.
31:43 En tout cas, ce qu'on peut leur dire, c'est gentil à toi Charles,
31:45 mais c'est que à l'image de cet album que je viens de sortir, qui est un best of, mon premier,
31:50 qui s'appelle 50 et quelques, un clin d'œil sur une chanson que j'ai fait il y a longtemps,
31:54 qui s'appelle 40 et quelques. Et donc, c'est un florilège, ce concert, c'est un florilège de mes chansons.
32:00 Donc, il n'y a pas que celle du dernier album. Il y a les anciennes, ça groove, ça bouge, il y a de l'émotion.
32:07 Et puis, il y a du partage, comme on l'a dit, avec les artistes qui viendront partager la scène avec moi.
32:12 Donc, c'est une belle soirée à la Perspective.
32:15 Ah oui, c'est trois, en tout cas, très belles soirées pour cette tournée ici en Erette Israël.
32:19 Vous n'avez d'ailleurs jamais vraiment caché, c'est vrai, votre volonté de faire également,
32:23 je voudrais revenir sur ça, l'Alia. Est-ce que cette tournée de trois dates n'est pas justement,
32:29 allez, j'ai envie de dire, un signe, un premier pas vers une future Alia ?
32:34 Parce que je me rappelle que je crois même que vous aviez fait à un moment donné l'Alia, non ?
32:39 Non, j'ai fait un voyage d'études.
32:41 Avec Shalom Vahr.
32:42 Avec Shalom Vahr, exactement.
32:43 Tout à fait.
32:44 Et puis, j'avais encore ma maman qui était sur la fin de sa vie, je ne pouvais pas la laisser à Paris.
32:48 Donc, j'ai repoussé ce voyage et quelques fois, vous savez, on peut louper le coche.
32:52 Mais en tout cas, là, en ce qui compte, en rapport à ça, il n'y avait pas d'autre choix.
32:57 Et je suis heureux d'avoir accompagné ma petite maman, Yichlona Livracha.
33:02 Quand on reste, l'Alia, j'ai commencé l'Alia parce que je suis passé de Paris à Marseille.
33:08 Donc, je me suis rapproché.
33:10 Oui, mais c'est une autre capitale, Marseille.
33:12 Et donc, je me suis rapproché d'Israël et j'ai juste la Méditerranée à traverser.
33:16 Comment se sent à Marseille ?
33:18 Vous aimez cet ambiance, justement, cette chaleur, cet accent, cette canoëière ?
33:22 Ah oui, c'est bien, ils sont bien.
33:24 Ils sont très très bien.
33:25 Parce que moi, quand je reprends l'accent d'Ajing, on me reprend souvent ici en Israël, pour un Marseillais.
33:30 Mais moi, je suis du Lotte-Garonne.
33:32 Ce n'est pas la même chose.
33:33 Et je vous dis la vérité, le chef de gare, il dit même autre chose.
33:36 C'est que quand le train arrive en gare d'Ajing, il fait "Ajing, Ajing, deux minutes d'arrêt, cong".
33:42 Moi, j'aime beaucoup le sud, c'est magnifique.
33:48 Mais nous, c'est le "cong" à la place de "enfant de chichoune".
33:50 Ce n'est pas la même chose.
33:52 Et Marseille, il est arrivé "puting".
33:55 On dit beaucoup de "puting".
33:58 C'est des virgules.
33:59 C'est ce côté folklorique qui me plaît.
34:02 Et puis, il y a la mer.
34:03 Moi, j'avais besoin de voir la mer.
34:05 Je crois que c'est un besoin.
34:08 J'ai mes frères qui sont aussi comme moi de Constantine, qui ont vécu un peu plus longtemps.
34:12 Moi, je suis arrivé en France à l'âge de trois semaines.
34:14 Ils ne sont pas plus restés en France.
34:16 Ils sont tous dans les îles.
34:17 Ils sont tous en Israël, dans les îles.
34:19 Où ça, en Israël ?
34:20 Vous avez un frère ici ?
34:21 J'ai un frère qui habite à Hadana et une soeur à Jérusalem.
34:24 Ah, Baruch HaShem.
34:25 Très proche, très proche.
34:26 Le public aura en tout cas l'occasion d'écouter ou de découvrir vos titres
34:31 dans lesquels on retrouve aussi beaucoup de spiritualité dans les paroles.
34:35 Par exemple, dans "Un jour se lève", qui est pour celui qui le comprend, un joli modéanie.
34:43 Je voudrais qu'on en reparle, modéanie en musique.
34:46 Pour vous, c'est important d'écrire des chansons avec parfois un sens caché
34:50 qui fait référence à votre identité juive ?
34:54 Oui, caché ou pas tellement.
34:56 En l'occurrence, c'est des paroles écrites en collaboration.
35:01 Mais rendre hommage à cet auteur qui a participé à la moitié au moins sur l'album.
35:06 L'autre moitié, c'est Marc Kehléa, qui habite ici.
35:12 Ralf Adamson pour cette chanson-là qui s'appelle "Un jour se lève"
35:17 et qui est une ode à la vie.
35:19 C'est un modéanie, un remerciement, la transcendance de l'existence.
35:26 C'est comme si j'avais écrit ça après ce qui m'est arrivé.
35:29 Mais on l'a écrit avant.
35:32 Le remède existe avant la maladie.
35:34 Merveilleux.
35:35 Vous avez, dès le début de votre carrière, mis au point d'honneur.
35:40 C'est vrai, à ne pas chanter sur scène certains jours afin d'observer le Shabbat et les fêtes,
35:44 on en a parlé, c'est quand même extrêmement courageux.
35:46 Quelles étaient les réactions des gens du milieu à ce moment-là ?
35:50 Vous nous avez répondu également à la question.
35:53 On rappelle que les questions sont faites avant l'interview.
35:57 On sait que vous avez collaboré avec des grands noms de la scène française.
36:02 Quel était l'artiste qui vous a le plus impressionné ou marqué depuis le début de votre carrière, Daniel ?
36:10 Français ou international ?
36:13 J'ai eu la chance de rencontrer des grands artistes, des grands chanteurs.
36:18 Mais Michel Legrand, ça reste un passage magique.
36:22 J'avais 23 ans, j'ai passé l'audition pour la comédie musicale réalisée par Jacques Demy,
36:29 comme ils en ont fait tellement un succès, les "Goselles de Rochefort" et compagnie.
36:34 Je passe l'audition avec Michel Legrand pour la bande originale.
36:37 Je suis pris et j'enregistre sous la direction de Michel Legrand,
36:41 qui est lui-même un élève de Nadia Boulanger, qui était une grande prêtresse de la musique.
36:48 De ses cours sont sortis des gens comme Quincy Jones, Bernstein, Lalo Schifrin, et j'en passe.
36:56 Et lui ne me parlait pas musique, il parlait sensations, émotions, sentiments.
37:00 On avait dépassé le stade de la musique des notes.
37:04 Il fallait chercher en soi des choses que je ne soupçonnais pas.
37:09 Et ça a été une expérience fantastique.
37:11 Mais la plus fantastique des choses, c'est qu'il y a un livret sur lequel il y a toutes ces comédies musicales regroupées.
37:16 Il fait un commentaire là-dessus.
37:19 "Baudin", il parle, commentaire.
37:22 Il arrive sur ce film "Parking", il dit que ce film-là a été un fiasco.
37:28 Mais je me suis disputé avec Jacques Demy, parce qu'on n'a pas pris Daniel Levy,
37:32 qui était un merveilleux interprète.
37:36 Et j'avais pas lu la suite, je l'ai lu qu'après sa mort.
37:39 Et vous découvrez qu'il voulait justement vous reprendre contacté avec vous.
37:43 Vous avez entendu ça ?
37:44 Oui, oui, tout à fait, pour vous proposer de réenregistrer avec lui.
37:48 Et si vous aviez été à la fin du commentaire de cet article, pendant de son vivant,
37:54 vous auriez réenregistré avec lui.
37:57 Là, vous la prenez après son décès.
37:59 Vous pouvez faire quelque chose avec Déravin ?
38:02 Le ressusciter ?
38:03 La ligne est directe en Erette d'Israël.
38:05 Vous êtes très proche d'un cas de logement.
38:08 En tout cas, après la tournée, vous avez des projets.
38:11 J'ai envie de vous poser la question.
38:13 Parce qu'on rappelle, vous êtes venu, c'est vrai, à l'encontre de la vie des médecins,
38:18 pour faire cette tournée de ces droits d'âte, ici en Erette d'Israël.
38:21 Non, là, ça va mieux. C'était surtout à l'Olympia et vous avez peur.
38:24 C'était au mois de juin, donc il y a déjà deux mois.
38:27 Oui.
38:28 Mais bon...
38:29 On vous l'a pas conseillé de venir en Israël ?
38:31 En Israël.
38:32 Vous n'avez pas de voyage comme ça, non ?
38:33 Non, ça va.
38:34 Ça va ?
38:35 Ça va.
38:36 Alors, quels sont les projets, Daniel ? Comédie musicale ? Cinéma, peut-être ? Quoi ?
38:39 Je ne sais pas. En tout cas, avec mon ami Marc-Elia, qui est là, les automatismes sont repartis.
38:45 J'ai fait écouter une mélodie, il est parti sur un texte et ça ressemble à un début de comédie musicale.
38:49 Alors, on n'est pas à l'abri d'aller jusqu'au bout.
38:51 Ah, très bien.
38:52 En tout cas...
38:53 On aura pardonné, moi, la primeur, l'exclusivité en Israël ou en France ?
38:56 Ben, monte ta télé, monte ta télé.
38:57 Monte ta télé, on va la monter.
38:59 C'est Daniel qui le dit, on va le garder, ce passage.
39:01 Eh ben oui.
39:02 Les projets, j'en ai plein. Je voudrais chanter. J'ai quelques chansons là, dans le tiroir, en franco-hébreu.
39:09 Oui.
39:10 J'aimerais vraiment enregistrer ici avec les instruments locaux, tout ce qu'il y a de...
39:14 Les bouzoukis, les flûtes orientales et toute la tiraille, parce qu'il y a des chansons qui s'y prêtent.
39:23 Et je suis prêt pour faire un album de reprises, maintenant. Je ne l'étais pas, jusqu'à présent.
39:29 Et donc, il y a des grandes chansons. Je me suis exercé au style avec une chanson, une prestation qui a fait date, là,
39:36 quand je l'ai chantée avec Lara Fabian, que vous évoquiez tout à l'heure, pour une émission où j'ai fait la surprise.
39:41 Elle a chanté "Je suis malade".
39:43 Ah oui. Elle en a été, elle, hein. En vous voyant, en vous écoutant.
39:46 Ouais, bon, enfin, des fois...
39:47 On voyait la réaction.
39:48 Avec les événements, elle a su des événements, elle s'est dit peut-être qu'il faut éviter de chanter certaines chansons.
39:52 Non, non, ça n'a pas été...
39:55 Mais j'aimerais chanter du break.
39:56 Créatif.
39:57 Du Léo Ferré, du Nougaro. Il y a des grandes chansons, en France. Et puis même des chansons internationales, bon, il y a des pépites.
40:04 Il n'y a rien de plus facile, j'allais dire, que de reprendre des chansons qui ont fait leur preuve.
40:08 Même si, après, l'exercice est de mettre sa personnalité, mais bon, ça...
40:11 C'est ça. Son timbre, son émotion, comme vous en avez à parler tout à l'heure par rapport à Michel Legrand.
40:17 Michel Legrand, il y a des chansons fantastiques à chanter.
40:20 D'ailleurs, sur scène, j'ai chanté en duo à l'Olympia, "Les moulins de mon cœur" avec Diane Folli.
40:26 D'accord. Il y a des choses dans le milieu, aujourd'hui, quand vous voyez, je ne sais pas, la nouvelle génération.
40:31 J'ai envie de vous... Je ne sais pas qu'on est vieux, mais bon, voilà, 50 ans, la cinquantaine a sonné.
40:37 J'ai envie de vous poser la question suivante.
40:38 Est-ce qu'il y a des choses qui, aujourd'hui, dans le système, vous révoltent ?
40:41 Ou vous dites, mais quel dommage.
40:43 C'était avant, il y avait des grands, il y avait, je ne sais pas, c'était le bon temps.
40:48 Est-ce qu'aujourd'hui, le fait que tout est trop technique, on n'en est plus naturel ?
40:53 J'ai même entendu, lors d'une interview, vous parliez que vous enregistrez sans effet.
40:58 Aujourd'hui, il y a beaucoup, comment dirais-je, d'artistes où il y a tellement d'effet, on cherche même leur voix.
41:06 Ça vous révolte, ça ?
41:07 Bon, écoutez, on ne peut pas passer outre le progrès.
41:10 Aujourd'hui, il y a des outils pour mettre de la performance dans les prestations.
41:18 Il y a beaucoup de ce qu'on appelle l'autotune qui donne cette voix métallique.
41:21 Des fois, ça arrange quand on ne chante pas juste, ça rectifie, etc.
41:26 Si on s'en sert bien, ça peut être intéressant.
41:28 Mais aujourd'hui, c'est à outrance qu'on s'en sert parce que c'est un phénomène de mode.
41:33 Moi, ce que je reproche, c'est le manque d'ouverture.
41:35 C'est d'entendre toujours les mêmes chansons, de ne pas ouvrir sur l'international pour ne pas s'enrichir du répertoire international.
41:43 En France, tous les concours sont toujours sur du balavoine, du berger ou du sardou.
41:49 C'est bien mignon, d'accord, mais il y a tellement d'autres choses.
41:53 Vous savez, les plus grands artistes, les plus talentueux, on ne les connaît pas.
41:56 C'est les musiciens de jazz qui ont dépassé le côté scolaire et qui improvisent sur les harmonies,
42:01 qui donnent une dimension aux mélodies, aux harmonies.
42:06 Ce sont des grands artistes, mais on ne les connaît pas.
42:08 Je vous citerai deux ou trois noms, mais personne ne les connaît.
42:11 Ce n'est peut-être pas assez commercial pour le système.
42:13 Ça veut dire quoi commercial ? C'est juste une question de manque de culture.
42:17 Ah, d'accord.
42:18 Parce que, bon.
42:19 Parce que vous, vous l'avez eu depuis votre jeune enfance, à la maison.
42:24 Votre frère était musicien.
42:25 C'est vrai, c'est une chance.
42:26 Vos parents...
42:27 Un mélomane, très mélomane.
42:28 Voilà.
42:29 Ils ont écouté du classique.
42:31 À la maison, il y avait du classique.
42:32 Mes frères et sœurs, on apprenait tous.
42:34 Il y avait du Beethoven, du Chopin, du Liszt.
42:37 C'est vrai que ça forme une oreille.
42:40 Tout le monde n'a pas cette chance.
42:41 Oui.
42:42 Mais du coup, je peux constater que c'est sclérosé en France.
42:45 La musique est sclérosée.
42:47 Il y a des bonnes surprises de temps en temps, etc.
42:49 Puis il y a des grands artistes français.
42:51 Mais je manque plus.
42:53 Comme ?
42:54 Aujourd'hui ?
42:57 Aujourd'hui, il y a Calogero qui a fait des bonnes choses.
43:00 Il y a Zazie.
43:02 Ça me manque.
43:06 Je ne vois pas de nom apparaître aussi facilement.
43:08 Pour moi, il faut aller chercher plus loin.
43:10 D'accord.
43:11 Quel est l'artiste, par exemple, de la nouvelle génération aujourd'hui ?
43:13 On va dire de la communauté.
43:15 Vous vous dites quelque part, il a un avenir.
43:18 Vous pensez à qui en particulier ?
43:21 De la communauté ?
43:22 Oui, de chez nous.
43:23 De chez vous ?
43:24 Francophone, franco-israélien, pourquoi pas.
43:26 Est-ce qu'il y a des artistes qui vous sentez aujourd'hui
43:29 qu'ils ont le panache nécessaire ?
43:31 Français ? Franco-israélien ?
43:32 Oui.
43:33 Franco-israélien ? Je ne connais pas assez.
43:35 Non ? D'accord.
43:37 En tout cas, nous, c'est sur scène.
43:39 Cher Daniel, qu'on vous aime.
43:41 Qu'avez-vous envie de dire à votre public français, ici,
43:44 francophone en Israël, qui vous suit et vous soutient
43:47 depuis tout le début ?
43:49 Venez nombreux, on a beaucoup de frais.
43:52 Et peu de sponsors.
43:54 On a besoin de vous, au moins, pour ça.
43:57 Autrement, pour le reste, c'est une chance,
44:00 c'est toujours un cadeau d'être ici, maintenant,
44:03 comme dit ma chanson, au bon moment, au bon endroit.
44:06 Et je pense que le 14, le 15 et le 20,
44:08 ce sera le bon moment et le bon endroit.
44:11 Exactement.
44:12 Alors, je rappelle, en tout cas, pour Tel Aviv,
44:14 c'est ce mercredi, donc 14 août.
44:16 Pour Jérusalem, c'est ce jeudi, 15 août.
44:19 Et Nathania, donc mardi de la semaine prochaine,
44:22 le 20 août, vous composez, tout simplement,
44:25 étoile 45 39, je le rappelle, étoile 45 39,
44:30 isratiquette.com, pour réserver.
44:33 Vous le savez, en tout cas, vous n'avez plus le temps,
44:35 il reste très peu de place.
44:37 Baruch HaShem, Daniel Hévy fait toujours, en tout cas,
44:39 salle comble.
44:40 Donc, réservez, ne croyez pas que vous allez avoir le temps.
44:42 Si vous voulez être, eh bien, les privilégiés,
44:45 qui allaient acclamer Daniel Hévy,
44:47 tellement heureux, en tout cas, de l'accueillir, ici,
44:50 donc, à nouveau, en Eretz Yisraël, tu nous as manqué.
44:52 - Et de chanter avec moi.
44:53 En tout cas, merci de ton accueil, Charles.
44:55 - Avec grand plaisir, merci de ta venue.
44:57 - De te retrouver, de vous retrouver, toute l'équipe.
44:59 Et rendez-vous épris à la télévision, bientôt.
45:02 - Eh bien, voilà.
45:03 Daniel, nous le souhaite.
45:04 En tout cas, c'est ce qu'on va faire.
45:05 Tu seras notre premier invité, comme je l'ai dit.
45:07 On aura la chance de commencer avec un Lévy, un bon Lévy.
45:10 Baruch HaShem.
45:11 Je voudrais, en tout cas, remercier également
45:13 notre cher Léa Tov, qui nous a permis, en tout cas,
45:17 à ce que tu viennes ici.
45:19 Je ne veux oublier personne, bien sûr, toute l'équipe
45:21 de production, également Ysra Tiquette et toutes les personnes.
45:25 J'espère que je n'oublierai personne.
45:27 En tout cas, qui font à ce que, voilà, il y ait vraiment
45:30 une fusion et surtout une bonne humeur et un grand concert.
45:34 Donc, des grands concerts.
45:35 Donc, mercredi, jeudi et mardi.
45:37 Je rappelle, mercredi 14 à Tel Aviv, jeudi 15 à Hirushalaim
45:41 et bien sûr, mardi 20 dans la ville de Nathania.
45:45 Ça va être précisément, pour la ville de Nathania,
45:48 l'endroit exactement.
45:50 Alors, l'endroit exactement, ça s'appelle.
45:52 On va demander à Jean-Jacques, qui est un partenaire.
45:55 Oui, Khalat Arbut.
45:56 Voilà, c'est rue Raziel.
45:57 Khalat Arbut, à 20 heures, le 20 août.
46:01 C'est une salle très agréable.
46:03 On dit Khalat Arbut, c'est vrai que ça fait moins bien
46:05 que le Palais des Congrès.
46:06 On aurait dit le Palais des Congrès en France,
46:08 mais c'est le Palais des Congrès, donc de la ville de Nathania.
46:11 Voilà, je crois que tout est dit.
46:12 Je voudrais juste terminer avec Laura, qui est en direct
46:14 des réseaux sociaux, de Twitter, Facebook.
46:16 Il y a du monde autour, ça partage, il y a des cœurs.
46:18 Qu'est-ce qui se passe, notre chère Laura ?
46:20 Oui, beaucoup de cœurs, beaucoup de likes.
46:22 On partage avec vous.
46:23 Merci, Daniel Lévi et Charles Bengui, pour ce super moment.
46:26 Très belle émission.
46:27 Bon, là, on passe directement aux conclusions.
46:30 Coucou Charles, toujours un plaisir de vous voir
46:32 et de vous entendre.
46:34 Un grand coucou à Daniel et à bientôt au concert,
46:37 que je ne manquerai pas sur Nathania.
46:39 Donc, c'est Myriam.
46:40 Donc, Myriam.
46:41 Voilà.
46:42 Je suis d'accord avec Daniel.
46:44 La télé a pour toi, Charles.
46:46 Je te l'ai aussi souvent dit, j'espère pour toi.
46:48 Une belle interview, Charles.
46:50 Colac à vote de la part de Ruthie.
46:52 Razak, Daniel, tu es le meilleur.
46:54 J'espère que tu viendras chanter à Aix-en-Provence.
46:56 Voilà quelqu'un qui comprend les choses.
46:58 Tu l'as tout compris.
46:59 Ah non, elle a tout compris.
47:00 Ce n'est pas Scal avec un E.
47:02 Tu es le meilleur.
47:03 J'espère que tu viendras chanter à Aix-en-Provence.
47:06 Et une bonne santé jusqu'à 120 ans.
47:08 Amen.
47:09 Donc, on nous suit en France.
47:10 On est là-bas.
47:11 Voilà, on a Pascal d'Aix-en-Provence,
47:12 là, qui nous regarde.
47:13 Daniel Atsadiq de la part de Ruthie.
47:15 Voilà.
47:17 Et Hubert qui vous dit,
47:19 on vous suit comme on a suivi Moïse.
47:21 [Rires]
47:23 Que des paroles de sagesse.
47:25 Daniel Lévy, un vrai artiste talentueux et généreux
47:28 avec des cœurs bleus.
47:29 On a des cœurs rouges.
47:30 On a des drapeaux d'Israël.
47:31 On a des notes de musique.
47:32 On a plein, plein d'imoticônes.
47:35 Colac à vote, un exemple pour nous.
47:37 Daniel, tu es, vous êtes, pardon,
47:39 vous êtes une belle personne
47:41 d'une honnêteté exemplaire.
47:43 Et Mazal Tov pour vos concerts.
47:45 Voilà.
47:46 Eh bien, dis donc, ça touche.
47:47 On peut continuer.
47:48 Oui, oui, continue, continue.
47:49 Daniel, on est très heureux de pouvoir t'entendre chanter en Israël.
47:53 On vous aime des cœurs.
47:55 Voilà, je peux vous montrer.
47:56 [Rires]
47:57 Voilà, on vous aime de Sarcelles-Plage.
47:59 Oh là là.
48:00 Je ne savais même pas qu'il y avait de la plage à Sarcelles.
48:01 Ah, mais oui, mais tout est possible.
48:02 Alors, bisous à Sarcelles-Plage.
48:04 Moi, je suis d'accord quand ils disent, tu vois, Sarcelles-Plage.
48:06 Mais quand ils me disent Sarcelles, la petite Jérusalem,
48:08 il y en a surtout.
48:10 Ne croyez pas, il n'y a pas de petite.
48:12 Il n'y a qu'une Jérusalem.
48:13 On est d'accord.
48:14 En tout cas, ils sont adorables.
48:15 Je les remercie, je les embrasse.
48:17 Merci beaucoup pour ce message magnifique.
48:19 Ça touche énormément.
48:20 Merci en tout cas à vous.
48:22 Je remercie en tout cas toutes les personnes, bien évidemment,
48:24 qui sont venues.
48:25 Il y a Jean-Jacques, il y a Sandrine, la comtesse du Botswana.
48:27 Il y a Anne-Sophie qui s'occupe des réseaux.
48:30 On est toute une équipe.
48:31 Merveilleux.
48:32 En tout cas, tout le monde est sympathique à l'image du Big Boss.
48:34 Voilà.
48:35 Toi, Daraba, je crois que…
48:38 Il n'y a qu'un Big Boss.
48:39 Exactement.
48:40 Je voudrais juste te dire, alors, on devait mettre des chansons au milieu de cette interview.
48:43 Alors, c'est important en tout cas d'expliquer parce que c'est ce qu'on va faire
48:46 et c'est ce que vous allez pouvoir écouter.
48:47 Vous avez vu le direct, bien sûr, sur les réseaux sociaux,
48:50 mais l'émission, elle est retransmise dans le Forum Futé.
48:53 Donc, pour une émission spéciale, ce vendredi, on fait un maximum de promos
48:56 pour qu'il y ait du monde, bien sûr, sur Radio Futé.
48:59 Donc là, obligatoirement, les chansons seront donc mises dans…
49:02 Seront rajoutées au montage.
49:03 Seront rajoutées au montage et donc, surtout, alors ne ratez pas cette émission.
49:07 On n'a pas voulu couper parce qu'on sait très bien que sur les réseaux sociaux,
49:11 ça a été voulu.
49:12 Sur les réseaux sociaux, si on met de la musique, alors obligatoirement,
49:15 le direct et la vidéo est coupée dans son son.
49:18 Donc, pour éviter, en tout cas, je préfère exprimer,
49:20 parce que les gens nous ont envoyé quelques messages.
49:22 Pourquoi on n'a pas entendu de la musique dans cette interview ?
49:25 C'est parce que Facebook ne nous donne pas la possibilité de passer de la musique
49:29 qu'on n'aurait pas eu.
49:30 Donc, voilà, on n'aurait pas eu, comment dirais-je,
49:34 de son dans notre vidéo.
49:35 Donc, on l'a fait consciemment.
49:36 Mais ne vous inquiétez pas, sur Radio Futé, il y aura donc la musique
49:39 avec des nouveaux albums, etc. de Daniel Levy.
49:41 Mais par contre, alors, je n'aime pas en général faire ça
49:44 et demander cela à l'artiste quand on ne lui a pas demandé auparavant.
49:48 Je ne sais pas s'il va pouvoir, etc.
49:50 Mais est-ce que, quelque part, il peut nous faire…
49:52 Je t'en prie, Daniel !
49:54 Est-ce qu'il va pouvoir peut-être…
49:56 Parce que j'ai entendu dans le studio quelqu'un qui a sifflé
49:59 "Allez, a cappella, tu nous le fais", etc.
50:01 Je sais que ce n'est pas évident.
50:03 En général, les artistes aiment bien avoir leurs musiciens autour, etc.
50:07 et tout ça, ou leur effet.
50:08 Mais lui, bon, il est anti-effet.
50:10 Alors, est-ce qu'il va nous faire plaisir ?
50:11 Et est-ce qu'il va pouvoir peut-être chanter a cappella, quelque chose,
50:14 pour les amis, pour une primeur, une exclusivité ?
50:16 Voilà, voilà.
50:17 Une chanson a cappella ou a Nathaniel ?
50:19 Les deux.
50:20 A Nathaniel, a cappella.
50:22 Qu'est-ce que je pourrais vous chanter ?
50:24 Ce que tu désires.
50:25 On n'a aucune exigence.
50:26 Ce que tu ressens.
50:27 "Le soleil bleu est venu comme un printemps,
50:31 comme la caresse que l'on attend.
50:35 Le visage rempli de lumière,
50:38 un lendemain, celui qu'on espère.
50:42 Rien ne reste de ces ombres,
50:45 ces nuits d'errance et ces matins si sombres.
50:49 Nadadadadadadadada.
50:56 Un jour se lève,
51:00 à chacun de nos pas,
51:03 à chacun de nos rêves,
51:06 à tout ce que l'on croit.
51:10 Un jour se lève,
51:14 à chaque instant de vie,
51:17 et cette heure qui s'achève
51:20 nous offre un horizon vers l'infini."
51:27 Daniel Lévy, si vous êtes chez vous, applaudissez très fort.
51:31 Voilà un tonnerre d'applaudissements pour Daniel Lévy.
51:34 On vous donne donc rendez-vous mercredi 14 août à Tel Aviv.
51:38 Mesdames et messieurs, également à Yerushalem, dans notre capitale indivisible et éternelle,
51:44 le jeudi 15 août.
51:46 Et pour la ville de Nathania, rendez-vous donc le mardi 20 Coravit, ça veut dire étoile,
51:52 4539, je rappelle, étoile4539, isratiquette.com.
51:56 Venez nombreux et nombreux, vous serez des privilégiés d'assister au concert de Daniel Lévy.
52:01 Merci pour cette belle interview.
52:03 Merci à toi.
52:04 Je peux t'embrasser ?
52:05 Mais oui, mais attends, ils n'ont pas besoin de voir tout ça.
52:07 Non, mais ce n'est pas grave, je t'embrasse quand même.
52:10 Merci pour ton accueil.
52:11 Merci beaucoup Daniel.
52:12 Merci à vous.
52:13 On est fiers en tout cas d'avoir un tel artiste chez nous,
52:16 fiers en tout cas d'avoir le privilège de te connaître et surtout d'acclamer un tel artiste.
52:21 Merci, merci beaucoup.
52:22 Merci Daniel.
52:23 A bientôt, merci à tous.
Commentaires

Recommandations