00:00 -D'abord, je leur dis que je les écoute et que je les comprends
00:04 parce que la situation qu'ils vivent,
00:07 comme celle qui est vécue par les enseignants
00:10 dans ce quartier-là, dans cette école-là,
00:13 a été très traumatisante, avec la fusillade
00:16 qui a eu lieu il y a quelques semaines maintenant.
00:19 Donc, il faut d'abord les écouter,
00:22 comprendre...
00:24 La réalité, la volonté de délocalisation,
00:27 c'était à la fois la peur,
00:28 mais c'était surtout le fait qu'on avait dit à un moment donné
00:32 qu'il faudrait que les élèves restent confinés dans l'école
00:35 pendant toute la journée,
00:37 c'est-à-dire qu'on sécurisait l'entrée et la sortie,
00:40 mais qu'ils restent à l'intérieur de l'école.
00:42 Donc, là, il y a une solution qui a été trouvée la semaine dernière,
00:46 puisque les dispositifs de police vont rester,
00:49 qui sont assez massifs dans le quartier,
00:51 vont rester en place et permettre un fonctionnement normal.
00:55 Ca n'enlève pas la peur, évidemment,
00:58 mais c'est une première réponse.
01:00 Et effectivement, je pense que si individuellement
01:03 on peut comprendre ces réactions,
01:05 il faut que collectivement, l'ensemble des pouvoirs publics,
01:08 l'Etat d'abord, mais aussi l'ensemble des pouvoirs publics,
01:11 disent qu'on ne peut pas abandonner ces quartiers
01:14 et qu'on y laisse les services publics.
01:17 Mais on ne peut pas dire aux enseignants
01:19 que vous êtes le barrage contre tout
01:21 et que vous êtes en première ligne.
Commentaires