00:00 Encore aujourd'hui, des fois, je reçois des messages de gens qui me disent
00:02 "Tu serais super forte si t'étais un peu plus grande".
00:04 Je m'appelle Hortense Limousin, j'ai 25 ans,
00:11 je suis membre de l'équipe de France de 3-3
00:14 et je prépare les Jeux de Paris 2024.
00:16 Je faisais du basket classique.
00:20 Le sélectionneur du 3-3 m'a proposé de venir tester le 3-3,
00:24 que je n'ai pas aimé au premier abord.
00:25 Quand je suis arrivée, j'avais l'impression que c'était sauvage,
00:27 parce qu'en fait, c'est beaucoup plus physique et beaucoup plus intense.
00:30 Puis j'arrive dans un groupe qui est déjà construit.
00:32 Maintenant, je fais partie de ce groupe-là, donc je le vis super bien.
00:35 Et quand on arrive de l'extérieur, c'est super dur d'y rentrer
00:37 parce que c'est vraiment une vraie famille.
00:39 Donc tu arrives comme ça, il faut un peu de temps, c'est de l'adaptation tout simplement.
00:42 Et maintenant, j'adore, c'est ma passion.
00:44 Je ne suis pas quelqu'un de grande taille
00:48 et je fais un sport qui, aux yeux de tout le monde,
00:51 est considéré comme un sport de grand.
00:52 Encore aujourd'hui, des fois, je reçois des messages de gens qui me disent
00:54 "Tu serais super forte si t'étais un peu plus grande".
00:56 Alors que ça, vraiment pas du tout de rapport.
00:59 Je serais peut-être même moins forte parce que je crée des habiletés avec ce que j'ai.
01:04 Je ne pars pas de plus loin que les autres, en fait, pas du tout.
01:06 Je trouve ça super inspirant, par exemple, les joueurs de tennis.
01:10 Le trio Djokovic-Federer Nadal, c'est impressionnant de longévité et de force mentale.
01:17 On arrive à un stade aujourd'hui où physiquement, tout le monde peut réussir à se peaufiner
01:21 et aller chercher le détail avec de la data, des machines, des infrastructures.
01:24 On a tout ce qu'il faut maintenant pour faire du corps ce qu'on veut.
01:28 Mais par contre, le mental, je pense que c'est vraiment quelque chose qui est propre à l'athlète.
01:31 De voir des athlètes comme ça et de les avoir vus performer ainsi au niveau,
01:34 alors qu'il y a des jeunes qui arrivent derrière, c'est assez impressionnant.
01:37 Et moi, ça m'inspire beaucoup parce que j'ai envie de tenir dans la longueur ma carrière.
01:41 J'essaie d'avoir un suivi avec une psychologue du sport.
01:46 Pour moi, c'est hyper important.
01:48 On est formés un petit peu, quand on est petit, autour des 18-20 ans,
01:52 sur les aspects de préparation mentale, respiration, tout ça.
01:55 Mon métier, c'est d'être performante sur le terrain.
01:57 Il faut que je trouve des corrélations et ce qui peut faire que je puisse aller mieux.
02:01 C'est important de, pas simplement, essayer d'agir sur "je suis stressée avant le match",
02:05 mais aussi essayer de "qu'est-ce qui peut me faire stresser avant le match ?
02:08 Pourquoi je suis stressée avant le match ?"
02:09 J'essaie de prendre un peu le problème à la source.
02:11 C'est de l'entraînement un peu invisible, la préparation mentale.
02:13 J'essaie d'écrire, j'ai des rendez-vous en physique avec la personne qui me suit.
02:18 Ils sont moins réguliers qu'un entraînement physique,
02:21 mais ça correspond à peut-être 4-5-6 entraînements physiques, une séance de travail mental.
02:27 Sous-titrage ST' 501
02:30 Merci à tous !
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