00:00 Oui c'est vrai, je fais énormément de sport, je ne bois quasi pas, enfin rarement, je ne fume pas,
00:06 donc j'étais le premier à être étonné que ça vienne justement s'installer dans ma gorge.
00:09 C'est un ganglion, l'apparition d'un ganglion qui vous a alerté,
00:12 et presque tant mieux que ce ganglion soit apparu.
00:16 Parce que si je n'avais pas eu ce ganglion, je ne m'en serais pas rendu compte,
00:19 j'étais en pleine forme, je ne sentais rien, pas de problème de gorge, rien du tout.
00:24 Pas de fatigue particulière.
00:25 Vraiment, encore deux jours avant l'opération, j'ai encore été courir 12 km,
00:30 donc j'étais en pleine forme, c'est pour ça que je me sentais,
00:32 je voyais ça vraiment comme une injustice, parce que je me sentais très bien,
00:35 mais à côté de ça, j'étais en fait malade.
00:37 Et oui, heureusement que ce ganglion est apparu, parce que je ne m'en serais jamais rendu compte.
00:41 Vous avez été opéré deux fois déjà, fin janvier et début février,
00:45 pour retirer un ganglion qui faisait près de 5 cm.
00:47 Oui, 4,5 cm précisément, et il était légèrement fracturé,
00:52 donc la capsule qui l'entoure était un peu fracturée,
00:54 donc c'est pour ça qu'après ça, je vais subir 33 séances de radiothérapie,
00:59 assorties de 3 séances de chimiothérapie, pour être sûr de tout bien enlever.
01:04 Et vous vous préparez à ça comme à un défi sportif ?
01:06 Oui, c'est ce que je me suis dit.
01:08 C'est vrai, quand on vous annonce que vous avez un cancer, c'est terrible.
01:11 C'était pour moi comme un cauchemar, un mauvais rêve éveillé.
01:15 On pleure, on est abattu, mais après je me suis dit, malheureusement, ça touche beaucoup de monde,
01:22 parce que quand je me suis rendu à l'Institut Curie, j'étais vraiment touché de voir
01:25 qu'il y avait malheureusement énormément de monde touché par le cancer.
01:29 Mes parents ont tous les deux eu un cancer aussi,
01:31 et je me suis dit, au fil des jours, il y a des gens malheureux,
01:39 peut-être plus malheureux que moi sur Terre encore aujourd'hui, qui n'ont pas de cancer,
01:42 et je me suis dit, relativise, t'es en France, on a la chance d'être en France,
01:45 d'être soigné, et gratuitement, donc je dis, regarde ça comme un défi sportif,
01:50 et tu vas le relever, et je suis en train de le relever.
01:52 – Ces deux opérations, elles n'étaient pas sans risque ?
01:56 – Non, alors la première opération avait deux risques, notamment, ça touche les nerfs,
02:02 en fait c'est très proche des nerfs, donc j'aurais pu avoir une sorte d'ablation des nerfs de l'épaule,
02:07 donc des grosses difficultés de mobilité, notamment de l'épaule,
02:11 et également, étant donné que c'est aussi proche de la carotide,
02:14 donc si le ganglion aurait été trop proche des muscles entourant la carotide,
02:20 on aurait dû me prélever un bout du pectoral gauche pour venir recombler aussi.
02:24 Donc quand je suis arrivé, je me suis dit, j'aurais peut-être une petite cicatrice,
02:27 et quand on m'a dit tout ça, je me suis dit, je vais ressembler à Frankenstein en sortant de l'hôpital,
02:30 et j'étais pas prêt, mais heureusement, tout ça ne s'est pas passé.
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