- il y a 2 ans
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00:00 Écoutez, moi j'ai toujours, bien avant même d'être secrétaire nationale, beaucoup aimé
00:11 me déplacer partout en France pour aller rencontrer tout type d'acteurs de territoire
00:15 pour voir ce qui marche, c'est ce qu'on fait là en ce moment à l'écopole alimentaire
00:19 de Saint-Hilaire, mais aussi pour aller combattre des projets dont on estime qu'ils sont néfastes
00:23 à la société comme l'entrepôt logistique qui va être construit à Vierzon.
00:27 Donc voilà, c'est mon quotidien de militante et de secrétaire nationale des écologistes.
00:31 Les personnes qui vivent dans la ruralité sont forcément proches de la nature et vous
00:37 savez on est chez les écologistes très concernés par les problématiques rurales,
00:42 par l'accaparement des terres, par le fait qu'elles soient de plus en plus artificialisées,
00:47 bétonnées, par le fait qu'on veut garder la biodiversité dans nos territoires.
00:51 Vous savez que 60% des oiseaux des champs ont disparu ces 40 dernières années parce
00:55 que les haies disparaissent, parce que les terres agricoles disparaissent, parce qu'on
00:59 utilise de plus en plus de pesticides et donc c'est des combats qui sont très convergents
01:03 avec ceux de la ruralité.
01:04 Vous savez il y a partout de la place pour l'écologie et c'est notre travail de présenter
01:10 l'alternative que nous représentons.
01:12 Je pense qu'en 2024, alors que les enfants qui naissent en ce moment cette année, on
01:17 ne sait pas leur garantir que la planète sera encore habitable dans 30 ans, chacun
01:20 se rend bien compte qu'on a besoin d'écologie et se rend bien compte aussi de l'espoir
01:25 de la société alternative que nous proposons, qui n'est absolument pas une punition, qui
01:29 au contraire permettrait de vivre mieux.
01:31 On parle beaucoup d'agriculture en ce moment, notre programme écolo permet plus de bien-être
01:35 paysan, plus de bien-être animal évidemment, du bien-être alimentaire, du bien-être tout
01:40 court pour tout le monde, c'est gagnant, gagnant, gagnant et c'est une écologie résolument
01:45 positive, joyeuse et déterminée que nous portons.
01:48 Vous savez c'est une profession qui est très aimée des français à juste titre et ce
01:52 qui se passe n'est pas normal.
01:53 En un an, les agriculteurs ont vu le prix auquel ils peuvent vendre leur production
01:58 s'effondrer de 8%, mais nous, vous, moi, vous et les spectateurs, quand nous achetons
02:03 des produits alimentaires, nous les achetons bien plus cher qu'avant, environ +6, +7%.
02:08 Et donc nous sommes tous les dindons d'une même farce et c'est au milieu de l'industrie
02:13 agroalimentaire, la grande distribution, l'industrie chimique aussi, qui se gavent, qui a vu exploser
02:18 ses marges et donc je pense qu'on doit être très solidaires ensemble pour faire émerger
02:23 un nouveau modèle de production, un nouveau modèle d'alimentation qui ferait du bien
02:27 à tout le monde.
02:28 Je trouve vraiment que tu viennes à la maison, tu verrais.
02:47 Ça, ça va pas me faire rigoler.
03:02 La restauration collective, c'est 3,4 milliards de repas par an dans ce pays.
03:07 Et les maires écologistes, les collectivités écologistes sont les premières à maximiser
03:13 le nombre de repas bio et locaux dans les cantines.
03:15 Et si tout le monde faisait comme les maires écologistes, si tout le monde produisait
03:19 comme ici, ce serait quand même beaucoup plus simple et aussi des bien meilleures conditions
03:23 de travail pour les paysans, des meilleures conditions de bien-être pour les animaux
03:28 évidemment, et puis une alimentation de meilleure qualité.
03:30 Donc tout le monde gagne au jeu de l'écologie, c'est ça qui est beau avec nos idées et
03:34 nos projets.
03:35 Là il faut des terrains, il faut que tout le monde se mette autour de la table, comme
03:38 les acteurs, comme ça s'est fait ici, il faut des opportunités, c'est pas toujours
03:40 évident à trouver dans toutes les régions de France en fait, malgré tout, c'est ça
03:43 aussi.
03:44 La réalité c'est que dans tous les territoires on y arrive, parfois il faut aller certes
03:50 un petit peu plus loin, mais ce pays a encore beaucoup de terres agricoles, mais évidemment
03:55 il faut les protéger.
03:56 Et donc si on construit des entrepôts logistiques sur tous les terres agricoles qui nous restent,
04:00 on aura beaucoup plus de mal à manger bio et local dans nos cantines et chez nous, et
04:04 c'est pour ça qu'on se bat pour préserver les terres agricoles, du béton et de l'artificialisation.
04:08 C'est ça qui est beau avec l'écologie.
04:14 Merci Mag, c'était très bien.
04:17 On y est avec des gens, c'est pas une réalité de récupération des lois, c'est bien, on
04:22 va voir les gens qui sont là.
04:25 On a toujours été logé dans des locaux, dans des immeubles, qui étaient tout le temps
04:30 joués à la démolition en fait, donc on a déménagé à peu près dix fois, et là
04:34 notre dernier déménagement c'est ici sur un nouveau projet.
04:37 À mesure qu'ils tournaient, on déménageait, parce que c'était la tour dans laquelle
04:41 on nous a démis, parce que forcément nous on ne vaut pas des bons locaux en fait.
04:45 Donc là on change de registre en travaillant la question de nourrir les habitants.
04:50 Ici je suis chargée d'alimentation durable, et derrière ce durable on a bien parlé de
05:00 trois dimensions, donc la dimension de santé en fait des personnes, des humains.
05:06 On sait que l'alimentation elle a quand même beaucoup d'impact on va dire sur les maladies
05:10 et les nouvelles pathologies qu'on peut rencontrer.
05:13 Donc on a une autre santé qui est celle de la santé économique, qu'elle soit aussi
05:17 bien pour les personnes qui sont consommateurs, mais aussi sur l'autre côté les producteurs
05:22 qui aussi vivent en fait de ce qu'ils vendent.
05:24 Donc on a cette dimension qui rentre en compte avec la réflexion autour de la précarité
05:28 alimentaire, et en dernier point on a toute la partie de la santé environnementale.
05:33 Et donc c'est vraiment d'axer en fait nos projets et notre discours sur les valeurs
05:37 en fait qui sont portées par les corpores alimentaires.
05:40 Donc on a deux appels à projets, deux gros appels à projets auxquels on a répondu,
05:44 qui sont le mieux manger pour tous, donc sur un travail avec les structures d'aide alimentaire,
05:48 où on accompagne en fait les bénéficiaires de produits alimentaires, sur comment améliorer
05:54 on va dire sa consommation, comment avoir une réflexion en fait globale en répondant
06:00 à ces trois questions.
06:01 Et après un second appel à projet sur le point national de l'alimentation, on accompagne
06:07 en fait les petites structures de restauration collective, et on les accompagne sur justement
06:12 l'application de la loi GANI.
06:14 Sur les petites unités de restauration collective, on s'est fixé un très gros objectif, c'est
06:23 que d'ici 24 mois, on soit capable de présenter à l'ensemble des petites unités de restauration
06:28 collective des fiches recettes qui soient en alternative avec ce qu'ils proposent aujourd'hui.
06:33 C'est à dire que n'importe quelle petite unité de restauration collective va pouvoir
06:37 sortir ses fiches sur tous ses repas d'une année scolaire complète.
06:41 Dans la fiche, il va y avoir effectivement le contenu, les origines d'approvisionnement,
06:48 les valeurs nutritionnelles, c'est pour ça qu'on a pris une diététicienne, de manière
06:53 à respecter le cadre réglementaire du PNLS.
07:02 Mais on est sur de la mixité parce que par exemple quand on fait aussi nos marchés d'été
07:07 avec une offre culturelle, une offre de restauration ici l'été, l'idée c'est que nos publics,
07:12 nos salariés, les habitants des quartiers de l'état social viennent croiser les publics
07:17 qui de manière assez conventionnelle aiment bien manger à la campagne, des produits bio,
07:22 etc.
07:23 C'est que tout le monde se connecte en fait.
07:26 C'est ça.
07:27 Tu l'as bouché mon carnet ?
07:29 Non, c'est dans la main de l'être humain qui va trouver à manger maintenant.
07:32 La petite phrase en dessous du mouvement des rédigis, c'est "agir avec et pour les habitants".
07:40 Et donc concrètement, comment ça se matérialise ici chez nous ?
07:43 Il y a trois chantiers d'insertion, donc au niveau propreté, au niveau des espaces verts,
07:49 et après c'est des contrats avec la ville, les bailleurs sociaux, des entreprises, et
07:53 donc après avec des collègues qui sont conseillers d'insertion professionnels, qui sont là pour
07:58 accompagner ces personnes-là vers l'emploi, potentiellement vers la création d'entreprises,
08:04 avec derrière de l'accompagnement sur de la formation, de vraiment donner les clés
08:09 aux habitants pour aller se tourner vers l'emploi.
08:12 Et puis le troisième chantier d'insertion, c'est le maraîchage biologique, qui est porté
08:18 par toi, Yoann, qui est encadrant technique.
08:21 Et voilà, donc ça c'était la première activité concrète, à part quelques événements
08:28 qui ont été lancés au départ, pour lancer concrètement le projet de l'écopôle alimentaire.
08:32 Et vous avez combien d'hectares en tout, du coup ?
08:37 Ben là je sais pas, tu prends la suite, vas-y.
08:39 On a 8 hectares à peu près.
08:40 8 hectares de culture ?
08:41 Non pas de culture, de terrain, on fait à peu près 8 hectares.
08:43 On a une potentielle de 5 hectares de culture à peu près, et là on en produit à peine 2.
08:47 Pour l'instant, à peu près 2.
08:49 Merci.
08:51 Merci.
08:52 Merci à tous !
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