00:00 Une motrice de TGV cassée en deux au milieu du canal.
00:04 Si cette image est oubliée, c'est parce qu'avec 11 morts,
00:07 la plus grande catastrophe ferroviaire depuis 1988 en France
00:11 a eu lieu le lendemain des attentats du 13 novembre.
00:14 Robert Pfimmer, lui, n'a rien oublié.
00:16 Il était le premier à se rendre sur les lieux.
00:19 La motrice avant était accrochée là.
00:22 Et les autres wagons qui sont restés sur rails,
00:26 ont filé de l'autre côté, emportés par l'élan.
00:29 Elles se sont couchées sur le flanc.
00:31 La motrice arrière n'avait plus assez d'élan.
00:34 Elle est plantée dans le canal.
00:37 Là où nous sommes, elle était pliée en deux, en V.
00:40 Le 14 novembre 2015, la future ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg-Flanbanne-Neuve
00:45 était testée par la SNCF et deux de ses filiales.
00:48 53 personnes, dont des invités, étaient à bord pour cette phase d'essai.
00:52 Les raisons du déraillement ont été analysées par les experts.
00:55 Le procès devra déterminer les responsabilités de chaque acteur de la catastrophe.
01:00 On sait qu'on roule 70 km/h trop rapidement au moment du déraillement,
01:07 qu'on roule si vite parce qu'on a freiné trop tard,
01:10 parce qu'on n'a pas géré avec professionnalisme le point de freinage et la conduite.
01:16 Dans la mesure où on faisait un essai en survitesse,
01:18 on a enlevé ce système de freinage automatique, mais on n'a rien mis à la place.
01:22 Les familles de victimes ont été indemnisées par la SNCF.
01:25 Elles attendent surtout que des leçons soient tirées.
01:27 On attend du procès, qu'on sache ce qui s'est passé et que d'autres décisions soient prises
01:33 pour que plus jamais, si on peut parler de jamais,
01:36 mais au moins que ça ne puisse pas recommencer.
01:41 Le procès va durer 11 semaines.
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