00:00 J'aborde le début d'année avec un mélange confus d'appréhension, de dégoût et de peur.
00:11 Le pays, celui des journaux, des informations, celui des villes surtout, est toujours en état d'urgence.
00:17 Les tenants du pouvoir entretiennent leur meilleur allié, la peur, à grand renfort de contrôles policiers, de surveillance militaire, de perquisitions.
00:26 À Strasbourg, comme sur l'ensemble du territoire, on a commencé à se mettre debout, la nuit, en réaction à la morgue d'un gouvernement qui n'a d'autre couleur que celle du capital.
00:36 Je suis intrigué par ces rassemblements citoyens et songe même, par moments, à aller y voir de plus près.
00:42 Mais je sais confusément que je n'y ai pas ma place et je sens la partie perdue d'avance.
00:47 Alors, je ferme les volets, j'éteins les lumières et je retourne à mon écran, le lieu des obsessions magnifiques où les mirages de la vie se teintent de sublimes.
00:57 Je ne vois plus de monde. Je ne vois plus le monde. J'essaie de le penser à travers les films, les films seuls que je vois jour et nuit.
01:06 [Musique]
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