00:00 Comment vous avez accueilli, vous, la nouvelle ?
00:03 Avec beaucoup de joie et beaucoup d'émotion.
00:06 Ça fait plusieurs mois qu'on attend que ça se passe comme ça.
00:10 On a quand même eu quelques craintes, notamment suite aux propos de Gérard Larcher.
00:14 Donc un grand soulagement.
00:16 Quels propos, précisément ?
00:17 Gérard Larcher qui a quand même clairement exprimé son opposition à l'inscription de l'IVG dans la Constitution.
00:23 Donc ça avait quand même donné comme ça une espèce de frein dans l'élan qu'on avait après le vote à l'Assemblée nationale.
00:28 Le président du Sénat ?
00:29 Le président du Sénat, exactement.
00:31 Donc oui, beaucoup de joie, beaucoup d'émotion.
00:35 C'est l'argument que certains donnent, et d'ailleurs, ce n'était pas dit que ça passe.
00:41 À droite, certains disaient "oui, on est pour l'IVG, mais ça ne sert à rien de le mettre dans la Constitution".
00:47 Est-ce que vous sentiez, vous, que le droit à l'avortement était menacé ?
00:52 Le droit à l'avortement en France, il n'est pas directement menacé aujourd'hui
00:56 parce qu'il n'y a pas un parti politique qui est ouvertement contre l'avortement.
01:00 Mais le droit à l'avortement, c'est un droit qui est très particulier,
01:03 parce que c'est un droit qui est fragile, qui sera toujours fragile,
01:05 tout simplement parce qu'il y a une énorme opposition au droit à l'avortement.
01:09 Il n'y a qu'à regarder la marche contre l'avortement pour la vie qui a eu lieu en janvier,
01:13 il n'y a qu'à regarder ce qui s'est passé sur CNews cette semaine, l'Evélib il y a quelques mois.
01:17 Donc c'est un droit qui est très fragile, et tout ce qui peut le solidifier est important, et même fondamental.
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