00:00 [Musique]
00:05 [Bruits de la foule]
00:15 Je voulais vraiment lancer un cri de coeur par rapport à la situation qui se passe.
00:21 Moi je suis propriétaire de maison.
00:24 Et aujourd'hui, si vous constatez tout ce dégât, moi je vais appeler ça dégât,
00:31 pour détruire un bien de quelqu'un, il faut l'avertir, il faut qu'il prenne ses precautions.
00:36 Si vous voulez casser, intervenez, invitez les gens, discutez.
00:42 Comment dans les conditions, vous pouvez quand même les enlever, les mettre ailleurs.
00:46 Mais voilà une souffrance. Il y a eu des morts.
00:49 Voilà une école qui a été cassée. On a nos enfants là-bas.
00:52 Les enfants sont morts à l'école.
00:55 Ils ont cassé l'école là. Les enfants vont aller où?
00:58 Ils vont devenir des choses de la mort.
01:01 Vous voulez casser là? Vous venez nous dire "un jour on va casser".
01:07 Vous construisez la cité, donnez les clés à chacun, puis vous allez dans sa maison,
01:12 et puis vous venez casser. Vous allez chercher une maison pour nous.
01:17 Maintenant, nous sommes dehors. On dort dehors. On va faire comment?
01:21 Nous sommes dans notre propre pays. Même si c'est vrai, on va casser.
01:24 Mais les enfants passent là. Ils sont venus me croire que c'est après l'école, ils vont casser.
01:29 C'est les gens qui sont dans la maison. Avez pitié.
01:32 Avez pitié. Dans votre propre pays, vous n'êtes pas à l'aise là.
01:34 Vous allez où? Vous allez traverser l'eau encore pour mourir dans l'eau.
01:37 On avait des anges, des voyages. Pourquoi ils vont partir traverser l'eau pour mourir?
01:41 Ils ne veulent pas revenir dans leur propre pays. Dans leur propre pays encore, vous n'êtes pas à l'aise.
01:44 Où est-ce qu'on va? Mais quand même, on vient à 8h et on dit qu'on a 9h de bagage.
01:48 Ils vont casser à 9h. Il y a eu de la mort.
01:52 Les autorités sont en train de faire des camps de réfugiés au nord.
01:57 C'est nous, on est ici en Côte d'Ivoire. Et nous, on nous mène dans la rue en cassant nos maisons.
02:03 Pourtant, les réfugiés du nord, on appelle très grands villages pour eux.
02:09 Et ils sont dedans. Ils sont pénables.
02:11 Et puis, les Ivoiriens qui sont ici, qui sont dans leurs maisons, ils se sont débrouillés.
02:15 Avec 5 francs, ils ont pu construire leur local.
02:19 Et on vient les casser comme ça, sans même que quelqu'un vienne nous parler, comme ils vivent avec des hommes.
02:25 Et on nous dit que nous vivons ici dans les trous de souris, mais nous avons eu ça, on a bâti ça avec notre effort.
02:30 Sincèrement, on demande vraiment qu'on vienne nous dédommager et qu'on puisse aussi nous donner des endroits où vivre.
02:39 Parce qu'actuellement, on dort sur le goudron, on parle, et maintenant, on dort partout.
02:43 On ne peut même pas casser un poisson.
02:45 C'était le lundi. Le lundi, nous étions le matin à l'école.
02:53 On a fini les cours jusqu'à midi. On a libéré les enfants.
02:57 Les enfants des pères, ils prennent à 14h30.
03:00 La journée, effectivement, on a entendu que les machines sont là pour casser le marché.
03:05 Donc à midi, quand les enfants sortaient, on a eu des affrontements entre les jeunes.
03:12 On a fait des courses, on a fait des cours habillés.
03:14 Pour ne pas que les enfants se blessent, on a libéré les enfants après midi.
03:19 Jusqu'à 17h, 16h, quand on cassait, le fondateur allait vers une couleur de monde.
03:28 Ils ont bien rassuré le fondateur que l'école ne sera pas touchée.
03:31 Donc il a tourné.
03:33 Moi, j'étais encore dans l'école, puisque dans ce bâtiment-là, à l'étage, j'observais un peu ce qui passait derrière.
03:40 Puisque moi-même, j'habitais juste derrière l'école, il me disait que l'école ne sera pas touchée.
03:45 Donc je vais descendre pour aller arranger, mais je fais sortir mes bagages.
03:49 Etant dedans, en train d'arranger, j'entends que l'école, ils ont commencé à casser l'école.
03:58 Tout ce qui est comme document, les dossiers des enfants, on n'a même pas pu les sauver.
04:04 Tout est dedans, tout est dessus.
04:06 Même ce matin, ils sont venus ramasser quelque chose.
04:10 Ils ont ramassé ce document de grand surprise.
04:14 Ils ont cassé l'école en pleine année scolaire.
04:16 Les parents viennent vers nous, mais qu'est-ce qu'on fait ?
04:19 Je me dis que c'est à l'État qu'il faut demander qu'est-ce qu'on fait.
04:22 Par contre, moi, je ne sais pas, je ne sais même pas.
04:24 C'est la question que nous nous posons.
04:26 Qu'est-ce que ces enfants deviennent ?
04:28 Quand tu caches la maison des Ibariens, le cas est où ?
04:33 Le cas est où ? Ils ont dépassé les limites.
04:37 On ne sait plus où on va partir.
04:39 Notre école, ils ont cassé. Mais on va fréquenter où ?
04:41 Au bon milieu de l'année, on casse notre école. On va aller où ça ?
04:45 Moi, je n'ai pas fait année blanche. Cette année, moi, je vais avoir mon bac.
04:48 Je n'ai pas fait année blanche. Ils ont cassé mon établissement.
04:50 En tout cas, on a qu'à chercher des solutions pour nous.
04:52 Sinon, nous tous, on a la présidence. Elle n'a pas pu aller se coucher.
04:55 On a laissé nos barils dans la maison.
04:57 Ils ont cassé la maison, la suite, nos bagages.
05:00 Les habits de nos enfants, ils vont à l'école.
05:02 Nous, on ne travaille jamais. On ne mange pas en dehors.
05:06 Regardez un peu.
05:08 Pardonnez, pardonnez. On ne peut pas faire ce qu'on veut.
05:12 On vous demande pardon.
05:14 Je suis propriétaire. J'ai ma maison à Cité Eden.
05:17 Le balcon est venu cassé.
05:19 Tu ne peux pas lui dire que je te donne au moins deux jours.
05:21 Pourquoi tu enlèves tes chaussures, tu es dans la maison, et puis il vient casser ?
05:25 (Générique)
05:29 [SILENCE]
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