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  • il y a 3 ans
L’invité spécial d’Eric Morillot est un personnage haut en couleur. Comme Bayrou, c’est un Béarnais. Comme Bayrou, il a vécu son enfance dans une ferme. Comme Bayrou, il sera député sous l’étiquette du Modem. Mais la comparaison s’arrête là, car Jean Lassalle n’a peur de rien quand il faut défendre ses opinions.

Il s’est prononcé :
- contre le traité de libre-échange transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis,
- contre le mariage pour tous,
- contre la procréation médicalement assistée, et plus récemment,
- contre le pass-sanitaire.
Certains se disent ni de droite, ni de gauche. Lui, il est à la fois de droite et de gauche. Il est surtout au centre de la lutte pour la paysannerie française.

Au programme des débats :
1) Agriculture : une crise sans fin ?
Les mesures annoncées par Gabriel Attal sont-elles un écran de fumée ? Vers un Salon de l'agriculture sous haute tension ? Que faire pour régler durablement cette crise et redonner son lustre au monde rural et paysan ?

2)⁠ ⁠Élections européennes : que faut-il en attendre ?
Va-t-on vers un basculement politique en Europe ? Quels sont les enjeux de ces élections ? Un front souverainiste est-il possible ?

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Transcription
00:00:00 [Générique]
00:00:13 Bienvenue à Bistro-Liberté, le débat libre et non-reformiste.
00:00:16 Au sommaire de cet épisode...
00:00:17 [Générique]
00:00:21 Agriculture, une crise sans fin ?
00:00:23 [Générique]
00:00:27 Et en seconde partie, élection européenne, que faut-il en attendre ?
00:00:31 [Générique]
00:00:35 Pour en parler, l'invité spécial d'Éric Moriaux est un personnage haut en couleur,
00:00:40 originaire de la vallée d'Apse.
00:00:42 Comme Maïrou, c'est un Béarnais.
00:00:44 Comme Maïrou, il a vécu son enfance dans une ferme.
00:00:47 Comme Maïrou, il sera député sous l'étiquette du Modem.
00:00:51 Mais la comparaison s'arrête là, car lui, il n'a peur de rien
00:00:55 quand il faut défendre ses opinions.
00:00:57 En 2006, il fait une grève de la faim pour protester contre le déplacement
00:01:01 de l'usine Toyal dans sa région.
00:01:03 Il perdra 32 kilos en 39 jours, mais il obtiendra gain de cause.
00:01:07 Il provoque en 2018 une suspension de séance en portant un gilet jaune
00:01:12 à l'Assemblée nationale, où il coupe la parole de Sarkozy
00:01:16 en chantant en Occitan pour protester contre la fermeture d'une gendarmerie.
00:01:21 Là aussi, il obtiendra gain de cause.
00:01:23 C'est un fervent soutien de la ruralité.
00:01:26 Il se prononce contre les traités de Maastricht,
00:01:29 contre le traité de libre-échange transatlantique entre l'Europe et les États-Unis,
00:01:33 contre le mariage pour tous, contre la procréation médicalement assistée
00:01:38 et plus récemment, contre le pass sanitaire.
00:01:41 Finalement, le centre lui va bien, puisqu'il est capable de soutenir
00:01:45 aussi bien le président Sarkozy que le mouvement Nuit Debout,
00:01:48 soutenu par François Ruffin.
00:01:50 C'est même un habitué du grand écart.
00:01:52 Il a rencontré à deux reprises Bachar El Assad et Angela Merkel.
00:01:56 Ce qui ne l'a pas empêché de recueillir pour sa candidature
00:02:00 le soutien de Gérard Chivardi, le dirigeant du parti ouvrier indépendantiste
00:02:04 démocratique, un mouvement très à gauche.
00:02:07 Certains se disent ni de droite ni de gauche.
00:02:09 Lui, il est à la fois de droite et de gauche,
00:02:12 mais il est surtout au centre de la lutte pour la paysannerie française.
00:02:16 Lui et son mouvement Résistons comptent bien peser au Parlement européen
00:02:20 que nous allons élire en juin prochain.
00:02:22 Je vous demande d'accueillir Jean Lassalle !
00:02:26 [Musique]
00:02:30 Bonjour cher Jean, ça fait plaisir de te voir.
00:02:33 Je te fais un regard. Alors d'abord, honneur aux dames.
00:02:37 [Applaudissements]
00:02:39 - Elle est belle. - Ah qu'il est gentil !
00:02:41 [Applaudissements]
00:02:44 - Je vous fais un regard. - Merci.
00:02:47 [Applaudissements]
00:02:59 Eh bien nous y voilà. Enfin.
00:03:01 Ça a été difficile mais nous y sommes parvenus.
00:03:04 Jean Lassalle d'Ambistre Liberté.
00:03:07 C'est la seconde fois d'ailleurs, je crois, que tu es venu.
00:03:10 Je vais te tutoyer un peu, mais bon, il ne faut pas.
00:03:13 Mais on se connaît un petit peu puisque tu m'as fait le plaisir
00:03:16 et tu ne sois pas beaucoup d'hommes politiques, mais bon,
00:03:19 tu m'avais fait le plaisir de venir dans une autre émission récemment,
00:03:22 "Les Incorrectibles", qui a fait beaucoup parler aussi.
00:03:24 Donc on est ravis de te recevoir mon cher Jean,
00:03:27 à trois jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture.
00:03:30 Je ne sais pas si tu as vu la dernière émission de Bistrot Liberté.
00:03:33 Il n'y avait que des agriculteurs et à un moment,
00:03:36 on leur a demandé s'il y avait peut-être une personnalité,
00:03:39 un homme providentiel qui allait peut-être les défendre un jour.
00:03:42 Et tout son cœur, ils nous ont dit "Jean Lassalle".
00:03:44 Donc ça t'oblige quand même ça.
00:03:46 – Merci beaucoup d'abord cher Éric Morillot.
00:03:50 Et je suis très heureux d'être Bistrot Liberté.
00:03:53 – Bon, on va se vouvoyer quand même ce soir pour la forme.
00:03:55 – Non mais on va voir. – On va voir.
00:03:57 – Je suis très heureux d'être parmi vous tous.
00:04:01 – Et le public bien sûr qu'on peut évidemment applaudir.
00:04:05 Merci de le rappeler.
00:04:07 [Applaudissements]
00:04:09 Je ne dirai pas "public", je dirai "compagnon d'échappé".
00:04:13 Parce que j'aime le titre de votre émission en bloc "Bistrot Liberté".
00:04:18 J'ai toujours aimé les bistrots et j'ai aimé par-dessus tout la liberté.
00:04:21 – On se demande pourquoi.
00:04:23 – Et j'ai beaucoup aimé la liberté dans les bistrots.
00:04:25 Donc c'est des copains qui sont avec moi au Bistrot à Liberté.
00:04:28 – C'est exactement ça.
00:04:29 – Voilà, donc tu vois, je tenais à le dire.
00:04:32 Sinon, qu'est-ce que tu m'avais demandé ?
00:04:34 – Qu'on est à trois jours du Centre de l'agriculture
00:04:35 et qu'il y avait ces agriculteurs qui ont cité ce nom
00:04:38 quand j'ai parlé d'hommes providentiels pour les défendre.
00:04:40 Tous en cœur, mais vraiment, tous en cœur m'ont dit Jean Lassalle.
00:04:43 Et je leur ai dit "ça tombe bien, on le reçoit dans le prochain Bistrot à Liberté".
00:04:46 Donc là, tu ne pouvais pas te défiler.
00:04:48 – C'est bien dommage qu'ils n'appartiennent pas à l'IFOP, à la Sofraise
00:04:51 ou à je ne sais quel autre organisme qui me persécute entre 0,02 et 0,05.
00:04:59 Parce qu'il y a effectivement deux Frances.
00:05:04 Il y a celle de l'appréciation de Jean Lassalle,
00:05:06 il y a celle des sondages d'opinion qui me voient assez fragile.
00:05:12 Et puis il y a la merveilleuse France, la France éternelle,
00:05:17 où que j'aille, ils viennent tous.
00:05:20 – On a qu'à venir à Croix-Rouge à chaque fois.
00:05:22 – Et t'as vu comment j'ai été applaudi ?
00:05:23 – Ils t'adorent.
00:05:24 – Et ils ne m'avaient pas vu, etc.
00:05:25 Bon, et alors, donc, voilà, partout où je vais, mais même à l'étranger,
00:05:30 il y en a même qui me reconnaissent à la voix.
00:05:32 Le seul problème, c'est que maintenant, les hommes, les femmes,
00:05:37 les citoyens ne servent plus à rien.
00:05:40 Donc, par conséquent, on fiche pas mal de ce qu'ils peuvent penser.
00:05:43 Ceux qui comptent, c'est ceux qui ont décidé,
00:05:46 les grands propriétaires des sondages d'opinion.
00:05:48 Ceci étant, ça me touche, ça m'engage, et je ferai de mon mieux pour…
00:05:53 C'est pas mal ?
00:05:54 – Non, non, pas du tout.
00:05:55 – Pour leur donner le droit.
00:05:57 – Croix, tu es chanteur, parce qu'on se souvient de tout,
00:05:59 on l'a montré en introduction, ces images face à Sarkozy,
00:06:02 quand on était vraiment tous bouche bée, là, tu avais chanté à l'Assemblée.
00:06:07 En plus, le pauvre Nicolas Sarkozy, il a été condamné, là, tu as vu, je ne sais pas,
00:06:11 tu as… ça te… ça te raille ?
00:06:13 – Bon, je n'ai jamais tiré sur les ambulances, d'abord.
00:06:16 Et puis, bon, avec Sarkozy, on a connu le meilleur et le pire.
00:06:19 – Comment ça s'était passé à la suite de ce passage à l'Assemblée ?
00:06:22 Parce que finalement, on n'y était pas beaucoup revenus.
00:06:25 – Bon, je l'avais averti, d'abord.
00:06:27 Je lui avais dit, tu n'as pas tenu les engagements
00:06:30 que tu m'avais dit, à prendre dans mon égard, c'était…
00:06:34 – Donc, je l'avais chanté pendant que tu vas parler ?
00:06:37 – Non, je lui ai dit, il avait fallu que je l'attrape,
00:06:40 parce qu'il commençait à être très très connu,
00:06:42 et c'était dans les sous-sols de l'Assemblée, qui sont là,
00:06:44 et je l'avais visé, je suis tombé pile dessus,
00:06:46 c'est là que je m'étais rendu compte qu'il était comme rabelé, mais musclé,
00:06:49 je l'avais attrapé comme ça, il y avait toutes les caméras.
00:06:52 – Oui, il ne trappait plus.
00:06:53 – C'est-à-dire, quand Macron a gailli, tout le monde était là.
00:06:56 Et je lui ai dit, Sarko, tu n'as pas voulu m'entendre,
00:06:59 un jour, tu m'écouteras.
00:07:01 Voilà, donc, il n'avait pas compris,
00:07:03 mais il y avait quand même un huissier qui s'était retrouvé.
00:07:05 – Il y avait Debré qui était au perchoir, et qui disait, c'est qui lui ?
00:07:08 Ça, ça m'avait fait marrer.
00:07:09 – Oui, parce que je n'étais pas encore tellement connu,
00:07:11 et Debré, le pauvre, il était complètement dépassé par les événements,
00:07:15 il aurait voulu que ça s'arrête, parce que derrière ça,
00:07:18 il y a eu un effet de, ce qu'on appelle de sidération de l'Assemblée,
00:07:21 c'est-à-dire, il y a eu une minute cinquante ou deux de silence absolu,
00:07:25 personne, quand il y a un fait comme ça, personne n'ose dire quoi que ce soit.
00:07:30 Donc après, il a fallu que ça se lève, et Debré disait à Sarko de répondre,
00:07:35 Sarko ne savait pas comment il reprenait, après, etc.
00:07:37 Et moi, j'ai jubilé.
00:07:39 Mais après, par contre, j'ai eu un petit contrôle fiscal,
00:07:41 pas piqué d'Anotton.
00:07:44 – Ah, quand même ! Ils savent se tenir, quand même.
00:07:48 – Ah oui.
00:07:49 – La reconnaissance, sans doute.
00:07:51 Alors, mon cher Jean Lassalle, je vais quand même présenter les sociétaires,
00:07:53 puisqu'il y a une tradition dans cette émission, c'est que tu n'es pas seule,
00:07:55 donc tu ne vas pas pouvoir parler tout le temps.
00:07:57 Il faudra en donner un petit peu à nos amis sociétaires.
00:07:59 Alors d'abord, par galanterie, on va présenter Mme Frigide Barjot,
00:08:04 alias Virginie Thélen, on peut la présenter.
00:08:06 – Merci.
00:08:07 [Applaudissements]
00:08:11 – Frigide, président, bien sûr, de cette association,
00:08:13 l'Avenir pour tous, depuis dix ans maintenant.
00:08:15 – Bien sûr, enfin depuis 2013, donc, non, on va atteindre les onze ans même.
00:08:19 – Incroyable.
00:08:20 – C'est un IF et je suis contente et ravie de revoir notre ami Jean,
00:08:25 parce qu'il a été courageux aussi sur les combats qui nous intéressent,
00:08:29 c'est-à-dire ceux de la vie humaine.
00:08:31 Parce qu'il y a la vie agricole, il y a la vie animale,
00:08:35 ça c'est pour Brigitte Bardot, et puis nous on s'occupe des êtres humains,
00:08:38 hommes et femmes, et c'est Frigide Barjot, ça paraît anachronique.
00:08:42 – Il me semblait que je te reconnaissais, et pourtant je n'avais pas l'impression
00:08:45 que tu étais Brigitte Bardot.
00:08:46 – Non, je ne le suis pas, toujours pas.
00:08:48 – Mais est-ce que tu te souviens où on s'était vu à Lourdes, ou quelque…
00:08:51 je ne sais plus où.
00:08:52 – Bah on va vous laisser.
00:08:53 – Non mais bon, voilà, on en reparlera, mais je dois dire…
00:08:57 – Vous me souvienez, oui, carrément.
00:08:59 – Oui bien sûr, on s'était vu et…
00:09:00 – Et tout n'a pas changé.
00:09:01 – Et non, et non, et j'étais très contente de savoir qu'il y a une logique
00:09:05 entre la défense de la ruralité et de l'être humain, voilà.
00:09:08 Donc je remercie Jean pour…
00:09:10 – C'est de la puissance, merci, bienvenue.
00:09:12 [Applaudissements]
00:09:13 Et on rappelle que tu es également autrice, parce qu'il ne faut même plus dire auteur.
00:09:16 – Non, non, non, j'écris des livres, voilà.
00:09:19 – "L'humain plus fort que le marché", donc aux éditions Salvatore, donc voilà.
00:09:23 – Et alors que vous pouvez le retrouver, je le montre à la caméra,
00:09:26 sur notre site www.avenirpourtous.fr.
00:09:31 – Voilà pour la pub.
00:09:32 – Merci beaucoup.
00:09:33 – Merci beaucoup.
00:09:34 – Allez, on l'applaudit bien fort.
00:09:35 À tes côtés, ma chère Frigide, on est ravis de le retrouver,
00:09:37 parce que lui aussi c'était compliqué de la voir, mais on l'a avec nous, enfin.
00:09:41 François Devoye, on peut l'applaudir bien fort.
00:09:43 [Applaudissements]
00:09:44 Alors François, tout le monde te connaît, puisque tu es évidemment un éminent journaliste,
00:09:49 d'ailleurs co-fondateur de Livre Noir, la chaîne YouTube,
00:09:52 mais également journaliste à Radio Courtoisie.
00:09:54 – Exactement.
00:09:55 – Et depuis peu, il y a une nouvelle actualité qui fait que tu es encore plus légitime
00:09:57 pour participer à cette émission, et là, écoute bien mon cher Jean.
00:10:00 – Je passe mon bac agricole.
00:10:02 – Eh bien comme quoi, tu passes ton bac agricole, jamais trop tard.
00:10:04 – Donc je rejoins Jean dans son combat, avec Jean on se connaît depuis peut-être 8 ans maintenant,
00:10:09 ou 9 ans, donc il a participé à augmenter cette passion que j'ai
00:10:14 pour les choses de la terre, pour la nature, et effectivement,
00:10:19 j'aimerais que ce sujet, on s'en empare à droite.
00:10:22 – Parce que tu parles d'écologie, je crois, c'est Radio Courtoisie.
00:10:24 – D'écologie, exactement, les pâturages du ciel, c'est ma nouvelle émission,
00:10:27 et c'est vrai que je trouve qu'on néglige beaucoup cette thématique
00:10:30 à droite de l'éthique et politique, c'est bien dommage,
00:10:33 donc j'espère participer à ce qu'elle soit un peu au cœur des prochains enjeux électoraux.
00:10:38 – On est ravis en tout cas de t'avoir avec nous.
00:10:40 Alors il y a un petit nouveau dans cette émission, d'ailleurs c'est l'occasion,
00:10:43 il m'avait fait l'honneur d'ailleurs de m'interviewer bien sur sa chaîne YouTube,
00:10:46 puisque maintenant il est également sur YouTube, alors il s'appelle Nicolas Bouvier,
00:10:49 il est auteur, engagé contre le harcèlement scolaire,
00:10:53 mais il tenait particulièrement à être dans cette émission ce soir,
00:10:56 il nous dira sans doute pourquoi tout à l'heure.
00:10:58 – Tout à fait. – Donc Nicolas Bouvier, merci d'être là.
00:11:00 [Applaudissements]
00:11:04 Et puis alors c'est mon vieil acolyte, je vais dire mon vieil alcoolique moi,
00:11:09 mon vieil acolyte, c'est bien sûr Didier Maisto,
00:11:12 sans qui mon petit ersatz de carrière n'aurait pas débuté,
00:11:16 puisque les Incorrectifs ça a été à l'époque sur Sud Radio,
00:11:19 quand il était président de Sud Radio, c'était la grande époque,
00:11:21 ça a changé depuis, mon cher Didier.
00:11:23 En tout cas on est ravis de t'avoir avec nous ce soir,
00:11:25 donc l'ancien président de Sud Radio, Didier Maisto.
00:11:27 [Applaudissements]
00:11:30 Qui restera pour moi l'éternel président de Sud Radio, j'en ai plaise à certains.
00:11:34 Alors, mon cher Jean Lassalle, bien sûr on va parler, tu l'as compris,
00:11:39 puisque dans trois jours, on le rappelle, c'est l'ouverture du Salon de l'Agriculture,
00:11:42 ça va faire je pense parler, donc on est d'autant plus content de t'avoir avec nous.
00:11:46 Ah oui je rappelle aussi, on m'a dit de le dire, qu'on cartonne,
00:11:49 mais vraiment on est depuis peu sur toutes les plateformes podcast,
00:11:52 et on fait une entrée mais vraiment on trompe,
00:11:55 donc vraiment d'abord merci à toutes les équipes de TV Liberté,
00:11:58 et donc vous pouvez nous suivre que ce soit sur Spotify, Deezer, Apple Podcast,
00:12:03 tout ça j'en passe, on est presque plus écouteurs, c'est incroyable.
00:12:06 On était classé dans les 20 premiers podcasts politiques de France,
00:12:10 alors qu'on y est seulement depuis un mois, donc vraiment bravo à nous tous.
00:12:13 Allez on va faire un petit coup de cocorico, voilà.
00:12:15 [Applaudissements]
00:12:17 Alors, mon cher Jean, avant d'évoquer l'agriculture et les élections européennes,
00:12:20 j'aimerais aborder avec toi, avec vous, ça va installer un peu plus de distance,
00:12:25 je pourrais te poser des questions qui fâchent,
00:12:26 quelques sujets d'actualité sur lesquels je suis sûr que ceux qui nous écoutent d'ailleurs
00:12:31 aimeraient vous entendre.
00:12:33 Alors d'abord, je vais quand même vous demander,
00:12:35 ça va être difficile de ne pas répondre trop longuement,
00:12:37 parce que là on a qu'un petit, allez, quart d'heure à peine.
00:12:39 On va d'abord parler de la décision juridique qui a marqué la semaine dernière,
00:12:42 je pense évidemment à la décision du Conseil d'État,
00:12:45 selon laquelle pour apprécier le respect par une chaîne de télévision,
00:12:49 quel qu'elle soit du pluralisme de l'information,
00:12:51 eh bien l'Arkom, c'est nouveau, doit prendre en compte la diversité des courants de pensée et d'opinion
00:12:57 représentés non seulement par les hommes politiques, ça on le savait,
00:13:00 mais maintenant par l'ensemble des participants aux programmes diffusés,
00:13:05 y compris donc les chroniqueurs, les animateurs, donc les journalistes,
00:13:09 et les invités bien sûr, mais pas uniquement le temps d'intervention des personnalités politiques.
00:13:14 Alors comment est-ce que Jean Lassalle a réagi à ces décisions ?
00:13:16 Je crois qu'il a réagi parce qu'il y a eu un communiqué de presse que j'ai vu, je crois, passer.
00:13:20 – Pauvre France ! Qu'est-ce que ça peut faire ce que pense un journaliste ou un autre citoyen ?
00:13:31 C'est le travail qu'il fait, c'est l'engagement qu'il met,
00:13:36 la chronique c'est fait pour être tenu.
00:13:39 Moi j'aurais plutôt posé une question qui me semble beaucoup plus pertinente,
00:13:43 c'est d'abord à quoi sert l'Arkom ?
00:13:46 Moi j'ai un très sombre pressentiment par rapport à l'Arkom,
00:13:52 c'est une machine à tromper les Français, mais d'une manière très grave, gravissime.
00:14:02 – Alors l'Arkom c'est le Conseil d'État qui a décidé.
00:14:05 L'Arkom c'était sur une plainte de reporter sans frontières,
00:14:07 il ne s'était pas prononcé, ils ont été devant le Conseil d'État,
00:14:10 et le Conseil d'État a tapé du doigt.
00:14:12 – Oui, il commençait à être malade aussi le Conseil d'État.
00:14:15 Mais enfin bon, parlons des questions qui sont dans la religion.
00:14:18 – Sont légitimes pour prendre ce type de décision selon vous,
00:14:20 le Conseil d'État, Jean Lassalle ?
00:14:21 – À peu près comme toi.
00:14:23 – Donc ils le sont.
00:14:25 – Voilà, donc alors, moi je pense que depuis maintenant une vingtaine,
00:14:32 une trentaine d'années, un phénomène s'est abattu sur nous,
00:14:35 non pas uniquement en France mais en Europe et dans le monde,
00:14:39 c'est qu'avec ce processus de financiarisation totalement insensé,
00:14:44 c'est des groupes… – Des milliardaires.
00:14:49 – Des milliardaires, mais les milliardaires autrefois,
00:14:51 ça avait quand même un petit peu de sens,
00:14:53 parce que ça pouvait être utile de temps en temps,
00:14:56 parce qu'ils étaient fiers d'avoir des milliards,
00:14:58 mais ils étaient fiers de faire quelque chose pour le pays et pour la France.
00:15:02 – Bien compris.
00:15:03 – Et ça, ça a bien fait, M.Pugeot envoyait quand même ses enfants
00:15:06 à la même école que celle des ouvriers qui travaillaient chez lui.
00:15:10 Tandis que maintenant, c'est une espèce de forêt vierge,
00:15:14 absolument indescriptible, dans laquelle tout se vend, tout s'achète,
00:15:18 plus rien n'en vaut rien, plus il n'a de valeur,
00:15:21 et du coup, les États n'ont pas de raison d'être,
00:15:25 parce qu'ils n'ont pas eu de thunes, l'État français n'a aucune thune,
00:15:29 et alors ça s'est triangulé avec l'élection de Macron,
00:15:33 c'est-à-dire qu'on a dit, bon, écoutez, maintenant,
00:15:37 il y a quelques types, là, comme ça, vous avez l'excellent Tarnot,
00:15:41 – Bernard, je pense.
00:15:42 – Bernard, oui, qui va avoir tel et tel média, son jeune…
00:15:47 – Xavier Niel, c'est ça ?
00:15:49 – Oui, oui, qui est pas quand même… un aigle, et le patron du monde.
00:15:54 – Ah, il est brillant quand même, Xavier Niel, non ?
00:15:56 – Le monde de le fût, Xavier Niel, pas tellement.
00:16:00 Enfin, Boeuf-Murray doit se retourner dans sa tombe.
00:16:03 Ensuite, on a retrouvé, comment il s'appelle ? Patrick Drahi.
00:16:09 – Le groupe Altiz, BFM TV.
00:16:11 – Qui servait, on ne savait pas d'ailleurs à quoi il servait,
00:16:13 enfin, il a trouvé un peu de thune, et alors lui, BFM TV,
00:16:17 c'est-à-dire les bobos, un petit peu de gorge, etc.,
00:16:20 qu'il faut soigner d'une manière spéciale, et avec…
00:16:24 – C'est vrai qu'on ne voit pas souvent sur BFM TV, Jean Lazare.
00:16:27 – Apolline de Valerbe.
00:16:28 – Oui, elle est sympathique, elle.
00:16:30 C'était ironique quand je l'ai dit, d'ailleurs, après vous m'avez…
00:16:32 – Non, non, non, elle est sympathique.
00:16:34 C'est une des panthères du matin, et alors ensuite, après,
00:16:39 vous avez aussi, comment il s'appelle, l'autre Patrick, et puis…
00:16:46 qui ? – Bouillier.
00:16:48 – Mais Bouillier avait été un galet,
00:16:50 parce que c'était une loi quand même de la gravitation,
00:16:53 et quand on a dit aux grands marchands de béton,
00:16:57 tu ne vas pas noter à France, ça a gueulé,
00:16:59 mais Tonton Mitterrand, puissance socialiste, était pour,
00:17:03 parce que d'abord il avait dû toucher quand même à ce qu'il fallait,
00:17:06 et puis il y avait aussi Jacques Chirac, qui était favorable.
00:17:10 Mais il y avait un cahier des charges,
00:17:12 tandis que tous les autres, pas de cahier des charges,
00:17:14 tout a été lancé, si j'ose dire, ainsi.
00:17:18 Et puis alors, il y en a encore maintenant dans le truc,
00:17:21 pourtant je le sais, sinon il y a de l'autre côté, Bolloré.
00:17:26 Alors Bolloré, je devrais l'aimer, théoriquement,
00:17:29 mais je ne l'aime pas du tout, parce que je trouve que c'est un rapace,
00:17:33 il s'est emparé de tout, de la presse, de droite, de droite XL.
00:17:41 – Et pas que de droite.
00:17:43 – Et pas que de droite.
00:17:44 – C'est pas le dernier niveau de liberté quand même dans les médias ?
00:17:47 – Oui, mais on peut dire ça, mais enfin,
00:17:50 il invite quand même que ceux qui sont autorisés par la triangulation,
00:17:55 si tu n'es pas autorisé, tu ne vas pas chez CNews.
00:17:58 Tu peux avoir les meilleurs…
00:17:59 – C'est quoi la triangulation ?
00:18:01 – La triangulation c'est pour que ça marche,
00:18:03 il faut que ça soit, que les trois côtés soient du bon côté,
00:18:08 et à ce moment-là, tu fais fonctionner, mais il me manque le quatrième,
00:18:12 donc ça a été très mis au point, c'est scientifique,
00:18:15 chacun a sa part de marché, et il me manque le second,
00:18:19 il me manque le troisième, il me manque le quatrième,
00:18:21 il me manque le troisième, il va me revenir après.
00:18:23 – Donc CNews ne vous invite pas beaucoup, c'est ça ?
00:18:26 – Non, non, non, depuis…
00:18:27 Enfin, un autre jour, il y a une jeune femme qui m'a invitée,
00:18:29 tout à fait charmante, et j'ai répondu d'une manière très charmante aussi,
00:18:33 mais avant j'avais son gamin qui m'invitait, maintenant on va l'oublier,
00:18:36 Charlotte Dornelas avec qui j'avais été voir Bachar El Assad,
00:18:42 ce qui nous a voulu nous voler de bois vert,
00:18:45 et d'ailleurs je t'ai venu te voir aussi après,
00:18:47 et ça ne va pas ranger mon matricule de barbuquier,
00:18:50 mais là aussi, elles ont pris un peu leur distance,
00:18:55 c'est-à-dire du laçal pointe-trône en faux,
00:18:58 en cas qu'ils disent des âneries sur la financiarisation,
00:19:03 alors donc, ce qui fait que…
00:19:06 Ah oui, Joulier, et puis il y a la patronne de France Télévisions,
00:19:12 – Ah, Delphine Bernat, votre amie.
00:19:14 – Mais Delphine, mais ce n'est pas mon amie non plus,
00:19:17 c'est une histoire qu'elle a fait, elle a une constance,
00:19:20 dans la capacité à garder son poste qui est absolument inouïe,
00:19:23 et alors, je pense que…
00:19:25 – C'est des médias qui sont bien neutres, en plus c'est bien les médias publics.
00:19:29 – Ah non, ça c'est une idée, j'ai beaucoup aimé France Inter,
00:19:34 maintenant quand ils m'invitaient, et surtout quand ils m'invitaient,
00:19:38 mais maintenant je ne peux pas les écouter,
00:19:40 c'est comme France 2, ça me fait mal, je vois,
00:19:43 j'ai des personnes de mon département qui y sont,
00:19:47 mais on le sent sur eux, ils ne sont pas à l'aise, tu vois,
00:19:50 ils ne sont pas à l'aise, alors que la télévision publique nationale,
00:19:55 en France, payée avec nos impôts, devrait être une télévision heureuse,
00:19:59 et tu peux annoncer des choses tragiques et catastrophiques,
00:20:03 et tu les annonces, tu peux annoncer aussi des joyeusetés,
00:20:07 tandis que là tout est mélangé, comme l'est actuellement,
00:20:10 toute la presse s'en dessous, mais ce n'est pas la faute aux journalistes,
00:20:13 c'est la faute au système qui les oblige.
00:20:16 – T'invites les gens à la salle ? – T'es viré, t'es viré mon vieux !
00:20:19 Sauf ici, où c'est celui qui regarde qui paye.
00:20:26 – Ça change un peu, les données que l'on a reçues d'ailleurs.
00:20:29 – Et voilà, à partir de ce moment-là, ça change tout même, je dirais.
00:20:32 – On est libre. – Ça change tout, et voilà,
00:20:34 bistro, liberté, d'ailleurs un bistro c'est assez libre aussi.
00:20:39 – Mais c'est vrai que toi, alors je te retutoie,
00:20:41 parce que je ne peux pas m'empêcher de te tutoyer,
00:20:44 c'est vrai que tu peux faire un peu peur, parce que t'es un peu,
00:20:46 un petit peu quand même imprévisible mon cher Jean, et c'est vrai que…
00:20:49 – Jamais, je suis toujours prévisible, de la mône imprévisible.
00:20:52 – Enfin quand tu balances, je ne sais pas, Emmanuel Macron n'est peut-être pas vacciné,
00:20:56 je sais que ça avait fait ragir, je crois qu'il y a quelqu'un là qui était assez à donf.
00:21:00 Hein Nicolas ? – Je commence maintenant ?
00:21:03 – Normalement vous n'avez pas le droit de parler, mais juste là-dessus.
00:21:06 – Oui, parce que quand on a fait l'émission ensemble, il y a quelques jours justement,
00:21:10 je me suis interrogé, puisque Jean Lassalle a fait des déclarations tonitruantes
00:21:16 dans plusieurs médias concernant la non-injection d'Emmanuel Macron
00:21:19 et de certains de ses ministres etc.
00:21:21 Moi il s'avère que j'ai un parcours un peu particulier,
00:21:23 puisqu'on a déjà failli se rencontrer avec M. Lassalle il y a 5 ans,
00:21:26 à l'Assemblée Nationale, et il était très proche de mon combat
00:21:30 contre le harcèlement scolaire.
00:21:32 Et donc moi j'étais une ancienne victime du harcèlement scolaire,
00:21:34 donc je sais ce que c'est d'être le pestiféré de la classe ou de l'école.
00:21:38 Et j'ai été aussi dans mon ancien travail, un ancien suspendu.
00:21:42 J'ai été suspendu avec le pass vaccinal notamment, et j'ai fait partie de ces…
00:21:46 – On ne va pas parler du vaccin ni des effets secondaires,
00:21:48 on va parler juste sur le point de l'exercice.
00:21:50 – Mais simplement là-dessus, et c'est vrai que son soutien aux victimes du pass sanitaire,
00:21:53 moi ça m'a beaucoup plu, la marche que vous avez faite,
00:21:56 ou encore la grève de la faim, ou le gilet jaune,
00:21:59 puisque j'ai été gilet jaune également.
00:22:01 – On se souvient de Jean qui était en gilet jaune à l'Assemblée,
00:22:03 c'est un mouvement fort.
00:22:04 – C'est très fort, et je me suis dit, qu'est-ce qui fait que,
00:22:08 après tous ces actes de courage qui auraient pu le marginaliser
00:22:11 dans la vie politique pour toujours, qu'est-ce qui fait que cette question-là
00:22:15 de "est-ce que le Président de la République ou pas n'est pas injecté"
00:22:18 fait qu'il n'ose pas apporter les preuves nécessaires,
00:22:21 quand on sait qu'il y a eu cette fameuse déclaration de juillet 2021
00:22:25 sur le pass sanitaire, on s'en souvient tous.
00:22:27 – Donc la question.
00:22:28 – La question, où sont les preuves ?
00:22:30 Quelles sont les preuves et pourquoi vous n'osez pas en parler
00:22:32 alors que ça fait deux ans qu'on attend vos réponses ?
00:22:34 – Mais ce n'est pas que je n'ose pas en parler,
00:22:38 c'est que je n'ai pas reçu cette information du ciel,
00:22:45 j'ai cette information de trois personnes qui sont très impliquées dans le dossier.
00:22:52 – Que tu protèges.
00:22:53 – Non mais je ne protège pas, elles m'ont dit, voilà les faits, indiscutables,
00:22:59 et il n'a pas été vacciné, le seul problème c'est que maintenant,
00:23:05 si tu sors ça à tort et à travers, tu nous fais sauter pour rien,
00:23:10 ça n'aura aucune incidence.
00:23:12 – Ça dépend.
00:23:13 – Par contre, s'il y a un bon procès, que Macron porte plainte contre toi,
00:23:20 ou alors qu'il veuille te rencontrer avec un groupe dont nous pourrions faire partie,
00:23:25 à ce moment-là, ça ne sera pas pour rien.
00:23:27 – Mais pourquoi vous…
00:23:29 – Mais quand j'ai dit ça, c'était autant de plus dangereux que de le répéter aujourd'hui,
00:23:32 parce qu'à l'époque il y avait quand même 200 000 infirmières
00:23:34 dont on ne savait pas ce qu'elles étaient, ni qui les payaient, c'est-à-dire personne,
00:23:38 c'était dans une ambiance tragique, indigne.
00:23:43 – Je sais, j'en ai fait partie, donc c'est pour ça que je…
00:23:45 – Indigne de notre pays.
00:23:46 – Pourquoi à l'époque, quand vous en avez parlé,
00:23:48 sur notamment la chaîne indépendante NTD,
00:23:50 moi c'est là où je l'ai vue la première fois,
00:23:52 je me suis dit c'est une bombe cette information,
00:23:54 si les preuves sortent, sachant qu'il y a eu quand même des problèmes de date
00:23:58 concernant les injections du Président de la République,
00:24:01 un médecin a voulu enquêter, il a été ennuyé par l'ordre des médecins,
00:24:04 pour être poli, et on sait qu'il y a eu quand même des millions de gens sur le carreau,
00:24:08 des gens qui se sont suicidés, des gens qui ont tout perdu,
00:24:11 et ne serait-ce que par justice pour eux,
00:24:13 on sait très bien que les procès, etc. ça met des années,
00:24:17 donc qu'est-ce qui a fait que vous avez sorti cette information,
00:24:19 mais sans aller plus loin, parce que tout le monde se pose encore la question aujourd'hui,
00:24:23 et malheureusement ça vous a discrédité,
00:24:26 même moi qui avais beaucoup d'estime pour vous, j'en ai toujours,
00:24:29 mais c'est vrai que ça m'a beaucoup déçu de votre part,
00:24:31 parce que je me suis dit, avec tout le courage qu'il a eu dans sa vie politique,
00:24:34 vous avez le moyen de faire sauter le système démarchant ?
00:24:36 – Non mais c'est ce qu'il dit, les peuples… enfin si je comprends bien ce qu'il dit, alors réponds.
00:24:40 – Non mais je vais répondre, je vais répondre,
00:24:43 les faits dont vous avez parlé, c'est moi qui les mettais en cause,
00:24:48 et j'ai tutoyé la mort,
00:24:50 et je suis suffisamment prêt pour savoir ce qu'elle représente,
00:24:54 et au quotidien et dans de longues nuits sans sommeil,
00:24:58 voilà, et j'avais 4 enfants et ma femme, voilà, je les ai toujours,
00:25:02 donc je sais ce que c'est, mais le problème n'est pas tellement là,
00:25:07 c'est que là, je mets en cause des tiers qui m'ont donné une règle du jeu,
00:25:13 je suis libre d'accepter ou pas, je suis libre de dire,
00:25:16 "écoutez, votre affaire, allez vous faire voir, vous racontez vous-même, ne me prenez pas".
00:25:21 J'ai trouvé que c'était suffisamment important pour que je la prenne en compte,
00:25:26 et que je dise comme il voulait que je souhaite,
00:25:30 parce qu'un élu de la nation, ça peut être aussi quelqu'un qui transmet l'information,
00:25:36 de façon à ce qu'un jour, la vérité se fasse,
00:25:40 mais ceci étant, Macron n'est pas le seul, c'est pas pour l'absurde,
00:25:44 il n'y a aucun chef d'État pratiquement,
00:25:47 parce que les États gardent leur chef, ne serait-ce que pour le symbole,
00:25:51 qui n'en représente d'ailleurs plus aucun.
00:25:53 – OK, donc la mise au point est faite,
00:25:55 allez, on va terminer cette introduction avec 3 petites questions.
00:25:58 – T'as été content quand même, tu es tenu, donc.
00:26:00 – Moi je voulais, voilà, j'avais dit à Nicolas qu'il pouvait la préciser.
00:26:03 – Je pourrais le remercier de s'être occupé des enfants qui sont maltraités à l'école,
00:26:08 parce qu'ils ont un petit peu une manière de parler qui ne va pas,
00:26:12 ou alors ils confondent les couleurs, etc.
00:26:16 Et ça a toujours été, mais c'est dramatique pour ceux qui le vivent.
00:26:20 Et moi j'étais très heureux qu'il m'ait installé comme voilà.
00:26:23 – Eh bien c'est fait, allez. [Applaudissements]
00:26:28 3 questions qui appellent des réponses assez courtes, et ça ne va pas être facile.
00:26:31 Tout d'abord, qu'est-ce que tu penses, Jean Lassalle,
00:26:33 de ce récent remaniement gouvernemental,
00:26:35 qu'est-ce que tu penses de Gabriel Attal d'abord ?
00:26:38 – Alors ça va être assez bref. Je n'en pense rien,
00:26:42 parce que ça ne sert strictement à rien.
00:26:45 Gabriel Attal, il a eu sa petite heure de gloire, comme l'avait eu Fabius.
00:26:50 – Plus jeune, même encore plus jeune.
00:26:52 – Mais Fabius s'est surtout rendu célèbre par le sang contaminé,
00:26:56 qui a contaminé quand même très largement en France.
00:26:59 Je connais encore une personne en vie, mais qui n'a plus même de carte,
00:27:04 tu sais, de carte de sécurité sociale, plus d'identité, plus rien, elle est en Bretagne.
00:27:08 Et elle a tout perdu. Et ce sang contaminé, on a même trouvé moyen
00:27:14 de l'envoyer aux Africains au moment où ils découvraient le sida.
00:27:18 Tu t'imagines le cadeau ?
00:27:20 Et ça, ça fait d'un homme, non pas un ancien Premier ministre jeune,
00:27:24 ça fait un président du Conseil Constitutionnel.
00:27:26 C'est une honte absolue pour notre pays.
00:27:29 M. Fabius est une honte absolue pour notre pays, tous les jours.
00:27:34 [Applaudissements]
00:27:38 – Bon, alors ça c'est dit. – J'ai pas été trop lent ?
00:27:40 – Non, ça va, c'était assez bref, c'était bien.
00:27:43 Allez, deux mots de politique internationale,
00:27:46 ça va être compliqué de faire court, mais quand même rapidement, tout d'abord.
00:27:48 – T'as vu, hein ? – Ouais, c'est bien.
00:27:50 La guerre en Ukraine, quel regard tu portes sur l'évolution du conflit ?
00:27:54 – Le même que le tien, on n'y comprend strictement rien.
00:28:00 Moi, ce que je souhaite, simplement, comme humain,
00:28:04 parce que je considère, comme vous le disiez Madame tout à l'heure,
00:28:08 qu'un être humain, ça existe encore, du moment où il est né jusqu'au moment où il meurt,
00:28:14 on devrait s'occuper de lui, et alors là, peu importe, les hommes.
00:28:19 Je crois que c'est un pays, c'est une très longue tragédie que celle de l'Ukraine et de la Russie.
00:28:29 Monsieur Poutine, me semble-t-il, avait dit à un certain moment
00:28:36 que si l'URSS s'était occupée de la Hollande et de la Belgique,
00:28:45 comme l'OTAN s'occupait d'un certain nombre de pays proches de la Russie,
00:28:51 on entendrait peut-être parler de la question.
00:28:54 Bon, moi je crois que la manière dont il conduit cette affaire est indéfendable,
00:29:02 ceci étant, il y a l'histoire et puis il y a la résistance magnifique de ce peuple.
00:29:11 Je crois qu'on ne peut pas faire l'histoire et la juger en même temps.
00:29:16 C'est la raison pour laquelle, je dirais,
00:29:19 attendant de voir si on pouvait faire en sorte,
00:29:23 et je crois qu'on pourrait très bien faire cesser le sang,
00:29:28 nous y gagnerions tous en humanité.
00:29:31 – Et puis alors il y a ce conflit au Proche-Orient,
00:29:35 quelle est la position de Jean Lassalle là-dessus ?
00:29:39 – La Bible a même eu beaucoup de mal à écrire,
00:29:44 c'est pour ça que je n'allais pas se dire que ça ne date pas d'aujourd'hui.
00:29:48 Mais au départ ils étaient tous frères, sur le même territoire, c'était tous copains.
00:29:53 Et puis ensuite, les uns sont plutôt restés là,
00:30:02 les autres ont été amenés à transhumer, comme on dit chez nous, à aller et venir.
00:30:09 Et malheureusement, il y a une nouvelle flambée de haine,
00:30:16 d'une violence inouïe qui s'est abattue sur ce malheureux peuple.
00:30:24 Alors pour moi, je pense qu'Israël a payé quand même assez cher
00:30:29 dans un passé assez récent, et même avant, le droit d'exister.
00:30:36 Ce n'est pas lui qui a demandé non plus à être là,
00:30:40 on les a fortement conseillés d'aller là.
00:30:45 Les Palestiniens, bon ils étaient là, ils ont dit "voilà ceci, ils vont nous enguiquiner",
00:30:50 mais ce n'est pas avec les Palestiniens que le problème est né d'emblée,
00:30:53 c'est avec les autres pays arabes qui se moquaient,
00:30:59 comme si ça n'existait pas, du problème palestinien.
00:31:02 Donc c'est le genre de problème qu'il y a quelques siècles,
00:31:07 qui est extrêmement difficile à résoudre, je pense qu'on le résoudra,
00:31:13 mais ce n'est pas avec des incantations, en fait,
00:31:16 il y aurait une manière de la résoudre, pour ne pas être trop long,
00:31:20 c'est de m'élire président de la République française,
00:31:23 parce que j'irais parler aux deux, et je trouverais un terrain d'entente.
00:31:28 – Bon, ça sent un scoop déjà, tu nous confirmes que tu es candidat en 2027.
00:31:32 Bon, allez, c'est le moment, on va parler de cette actualité brûlante
00:31:35 à trois jours de l'ouverture du Salon d'agriculture,
00:31:37 on va parler bien sûr de cette prise agricole,
00:31:39 donc on revient à la politique intérieure,
00:31:41 c'est le sujet de notre premier débat ce soir d'Ambistro-Liberté.
00:31:44 [Générique]
00:31:48 – Agriculture, une crise sans fin ?
00:31:50 Les mesures annoncées par Gabriel Attal sont-elles un écran de fumée ?
00:31:55 Va-t-on vers un salon de l'agriculture sous haute tension ?
00:31:59 Que faire pour régler durablement cette crise
00:32:02 et redonner son lustre au monde rural et paysan ?
00:32:06 [Générique]
00:32:10 – Voilà, c'est le sujet d'actualité, et puis là vous l'avez compris,
00:32:17 les sociétaires, vous pouvez enfin vous libérer et donc intervenir.
00:32:21 Alors on parle de cette crise agricole que l'on croyait derrière nous
00:32:24 il y a quelques jours mais qui pourrait en réalité ne pas être terminée du tout,
00:32:27 globalement, quel bilan, Jean Lassalle,
00:32:31 tu fais de cette crise et de la mobilisation importante du monde paysan ?
00:32:35 – Deux, essentiellement, c'est l'image triste de voir ces hommes et ces femmes
00:32:44 qui ne manifestent pas tous les jours, qui lorsqu'ils partent manifester
00:32:48 laissent leur propriété strictement seule avec les bêtes qui s'y trouvent
00:32:53 et tout ce qu'il y a, parfois une personne seule parce que dans nos propriétés
00:33:00 les papilles restent parfois jusqu'à leur dernier jour, voilà.
00:33:05 Et ils n'ont personne pour les remplacer,
00:33:08 ils n'ont déjà pas une minute et ils le font.
00:33:11 Donc c'est triste de voir ces hommes acculés à cette forme de désespoir.
00:33:17 Et en même temps c'est un espoir, heureux,
00:33:21 parce qu'ils sont au bord de l'abîme et ils se redressent
00:33:25 en disant "nous ne mourrons pas cher Éric, nous allons nous battre".
00:33:30 Alors on sait ce qu'ont donné dans le passé lointain les jacqueries,
00:33:35 mais ces déplacements à long terme, parce que ça a permis aussi
00:33:40 au monde paysan, à d'autres reprises, et à d'autres lieux,
00:33:44 et à d'autres époques, d'exister, parce qu'on avait toujours
00:33:48 un peu tendance à oublier qu'il existait.
00:33:51 – François Devoyer.
00:33:52 – J'aimerais y croire cher Jean, mais j'ai l'impression que c'est plutôt
00:33:56 le chant du cygne de la paysannerie et de l'agriculture.
00:33:59 C'est-à-dire que c'était leur dernière mise,
00:34:04 ils ont fait tapis, ils se sont fait abuser,
00:34:07 on en parlera peut-être, mais par la FNSEA,
00:34:09 et les jeunes agriculteurs, qui je le rappelle, sont une et même entité,
00:34:14 c'est-à-dire que là c'est un magnifique exemple de communication,
00:34:17 on donne l'impression qu'il y a plusieurs syndicats qui ont négocié,
00:34:21 en réalité c'est la même chose, les GIA et la FNSEA,
00:34:24 donc ce sont exactement le même syndicat agricole.
00:34:27 – C'est les jeunes des vieux.
00:34:28 – Exactement, et en fait tout avait été négocié en amont,
00:34:32 c'était même la blague, j'étais sur plusieurs barrages,
00:34:35 je disais, est-ce qu'ils se sont même entendus sur le moment
00:34:38 où ils appelaient après le discours de Gabriel Attal ?
00:34:40 Enfin ça a failli, la réponse de la FNSEA a failli arriver plus tôt
00:34:44 que les annonces du ministère pour arrêter la manifestation.
00:34:48 Moi ce qui m'inquiète c'est qu'on a vu là-dedans toute la tambouille syndicale,
00:34:53 médiatique, politique, mais que rien dans la réalité n'a changé.
00:34:59 Parce que ce que vous avez très bien dit au départ,
00:35:01 c'est que le problème de l'agriculture c'est que dans dix ans,
00:35:04 ils seront moitié moins, ils savent que c'est leur dernière chance,
00:35:07 c'est-à-dire que dans dix ans, ils ne seront même plus assez nombreux
00:35:10 pour venir manifester.
00:35:11 Parce qu'encore aujourd'hui il y a les vieux qui tiennent la ferme,
00:35:14 il y a la famille, le cousin, mais demain ce seront des nouveaux agriculteurs,
00:35:19 au mieux, des immigrés clandestins au pire,
00:35:22 qui conduiront les tracteurs pendant que des grands propriétaires
00:35:25 récolteront les fonds de la PAC.
00:35:28 Mais en fait on a une agriculture qui subit, c'était Welbeck qui le disait
00:35:31 dans "Sérotonine", le plus grand plan social de l'histoire,
00:35:35 en fait c'est le plus immense plan social qui ne touche pas que la France,
00:35:38 qui ne touche pas que l'Europe, qui touche tout l'Occident,
00:35:41 puisque c'est la même chose, aux États-Unis,
00:35:43 où pourtant le système ne ressemble pas beaucoup au nôtre.
00:35:46 Et donc c'est un plan social qui se fait en silence,
00:35:49 et on voit mourir nos paysans, c'est-à-dire disparaître,
00:35:52 c'est un métier de transmission par excellence.
00:35:54 Ils ne peuvent plus transmettre, ils n'ont personne à qui transmettre.
00:35:57 Il y a eu quelques tentatives, on a dit "on va faciliter
00:36:00 les transmissions de père à fils", mais l'ennui c'est que les fils
00:36:03 ne veulent plus reprendre la ferme.
00:36:05 Donc qu'est-ce qu'on va faire contre cette disparition du monde paysan,
00:36:09 qui là n'est pas liée à des ministères, à des syndicats en désaccord,
00:36:14 mais simplement à la disparition physique.
00:36:17 Et je peux vous dire une chose, et je pense que vous le savez mieux que personne,
00:36:20 parce que vous êtes d'une famille de bergers,
00:36:22 c'est qu'un paysan, un agriculteur, on ne le forme pas en six mois,
00:36:25 en alternance, il faut des années pour avoir la connaissance de ce métier.
00:36:30 Vous savez, ça fait partie des rares métiers que l'intelligence artificielle
00:36:33 ne remplacera jamais.
00:36:35 C'est-à-dire que c'est des choses qu'on apprend avec le temps,
00:36:38 et vous connaissez le temps paysan, c'est des choses qui vont doucement,
00:36:41 lentement, le geste qu'on observe, qu'on reproduit, qu'on reproduit à nouveau.
00:36:44 Qu'est-ce qu'on va faire pour lutter contre cette disparition ?
00:36:48 – Alors, cher François, je vous connais trop,
00:36:54 enfin pas suffisamment, mais pour vous raffirmer d'emblée
00:36:59 qu'il y a peut-être eu une ambiguïté dans ma réponse.
00:37:04 Je croyais avoir compris qu'Éric avait demandé quels étaient les sentiments,
00:37:09 comme ça, comme c'était le début.
00:37:12 J'ai dit de la tristesse et, comment je devrais dire, un grand espoir.
00:37:19 – Et un grand espoir.
00:37:20 – Ceci étant, je vous rejoins complètement dans la suite de votre analyse.
00:37:27 D'abord, parce que je les ai trouvés, hélas, très peu nombreux,
00:37:33 et pourtant Dieu sait s'ils s'étaient mobilisés.
00:37:36 Les paysans se mobilisent toujours, mais vous savez,
00:37:38 c'est toujours les mêmes qui sortent.
00:37:40 Donc on peut avoir une vision, à travers ce petit échantillon,
00:37:46 du nombre de paysans qui restent.
00:37:48 Quatre fois moins nombreux qu'il y a dix ans.
00:37:51 – Exactement.
00:37:52 – Et il n'y en a pas pour dix ans à ce rythme-là.
00:37:54 Déjà quand on va passer les deux années, ou trois,
00:37:58 avec tous les départs à la retraite, il va rester très peu.
00:38:02 Et vous avez totalement raison, c'est le problème de transmission,
00:38:07 et c'est un problème culturel, parce que la transmission ne s'improvise pas.
00:38:12 Comment se fait-il qu'après tant de guerres,
00:38:16 souvenez-vous, enfin vous pouvez vous en souvenir comme moi,
00:38:20 nous avions nos grands-pères, mais deux étaient revenus vivants.
00:38:24 Je ne vais pas dire fait 14-18.
00:38:26 Il y avait tous les frangins d'un certain ferme qui étaient tués,
00:38:31 je l'ai entendu dans l'Est et dans le Nord de la France.
00:38:34 Chez nous aussi il y en avait beaucoup.
00:38:36 Mais il y avait toujours un cousin qui reprenait la propriété.
00:38:40 Mais parce que c'était une habitude, il y avait une formation
00:38:45 qui était une formation inhumanante quasiment,
00:38:49 qui se transmettait de père en fils.
00:38:52 Aujourd'hui on a volontairement cassé tout ça,
00:38:56 d'abord en déclassant totalement ce genre d'activité,
00:39:04 et puis ensuite en faisant qu'ils ne puissent absolument pas gagner leur vie.
00:39:12 Alors sur le bilan de cette première étape,
00:39:15 je suis hélas tout à fait d'accord avec vous, c'est tragique, mais c'est rien.
00:39:21 Mais c'est beaucoup, parce que malgré tout,
00:39:25 des citoyens français se sont encore mobilisés.
00:39:29 Je me souviens de la manifestation de Raymond Lacombe,
00:39:32 qui fut notre président de la FNSA, que j'ai beaucoup aimé.
00:39:38 Et nous étions quasiment en frangin, même s'il était un peu plus âgé que moi.
00:39:43 Et il a réussi à faire "Terre de France" à l'intérieur de Paris.
00:39:50 Et c'était, je ne sais combien de centaines de milliers…
00:39:53 – Il faut s'attendre à des tensions là, au moment de l'ouverture du centre de l'agriculture.
00:39:55 – Je finis, des centaines de milliers qui défilaient la rue de Paris,
00:39:59 et les parisiens qui sortaient aux portes, "on vous aime, on ne veut pas que vous disparaissiez".
00:40:03 Et parmi eux, il y avait des infirmiers déjà,
00:40:06 il y avait aussi des médecins, il y avait des ouvriers,
00:40:08 il y avait l'ensemble des hommes et des femmes qui composent le territoire rural
00:40:12 dont nous sommes tous issus, même dans le 16ème arrondissement, un jour ou l'autre.
00:40:16 Donc c'est un problème, c'est…
00:40:19 – Non mais justement, c'est intéressant, la troisième centaine de milliers de personnes…
00:40:21 – "Terre de France", grande cause nationale.
00:40:23 – Je pense que ça peut repartir, le mouvement, en tout cas,
00:40:25 qu'il peut y avoir des tensions au moment du centre d'agriculture.
00:40:27 – Il y en aura, d'abord parce qu'on ne fait pas disparaître l'une des plus vieux,
00:40:35 peut-être le plus vieux métier du monde,
00:40:37 c'est cultiver la terre pour se nourrir sans que ça laisse quelques traces.
00:40:42 Deuxièmement, il y a ceux qui ne pensaient pas devoir parler,
00:40:46 qui vont prendre la parole, parce que la France est entretenue comme du papier musique.
00:40:51 Et vu l'avion, c'est un jardin à la Le Notre.
00:40:55 Tellement les paysages sont encore magnifiquement entretenus,
00:40:58 grâce aux maires et grâce aux paysans.
00:41:00 Les deux sont condamnés à mort si on laisse faire.
00:41:02 Les maires par les grandes communautés de communes, où on les détruit,
00:41:06 ça c'est une honte absolue d'avoir voté cette loi avec Hollande.
00:41:09 Et les autres par le phénomène que Paul… Tu t'appelles Paul ?
00:41:15 – François.
00:41:16 – François, viens m'expliquer.
00:41:20 – Et ça repart déjà, et ça va continuer à partir jusqu'au salon, c'est sûr.
00:41:25 Parce que, il faut avouer, vous connaissez l'élevage, 150 millions pour les éleveurs.
00:41:30 150 millions, je ne sais pas, c'est du foutage de gueule, il n'y a pas d'autre mot.
00:41:34 – C'est-à-dire que vous avez des milliards pour l'Ukraine.
00:41:36 – Et pour tant d'autres choses, pour l'immigration clandestine, pour tout ce qu'on…
00:41:40 Mais c'est délirant, 150 millions, c'est quoi ?
00:41:43 150 robots de traite pour 150 éleveurs en France.
00:41:46 Si on veut que l'élevage reprenne, oui, il va falloir équiper les éleveurs,
00:41:49 parce que ce qui est difficile, c'est d'être sur son exploitation le matin et le soir.
00:41:52 – Comment est-ce que vous voulez relancer l'élevage en France ?
00:41:55 Enfin, ça dépend lequel, peut-être la brebis de Jean,
00:41:58 mais je vous rappelle qu'on a une cour des comptes qui nous explique
00:42:01 qu'il y a trop de vaches et qu'il faut tuer les vaches parce qu'elles pètent.
00:42:04 Donc, c'est vrai…
00:42:05 – Et elles font des trous dans la couche de vache.
00:42:07 – Voilà, et c'est même Pierre Moscovici qui s'y connaît très bien en vache,
00:42:11 comme vous pouvez l'imaginer.
00:42:12 – Ou en bovin, plutôt, lui.
00:42:14 – Oui, c'est toi qui le dis, ou en bovin.
00:42:17 Mais en tout cas, voilà, on comprend bien que déjà,
00:42:21 l'élevage lui-même est condamné par la fameuse transition "t'as qu'à voir" écologique.
00:42:29 Les grands, très beaux paysages dont vous nous parlez, Jean,
00:42:32 vous avez vu ce qu'ils ont foutu dessus ?
00:42:34 Des éoliennes partout, partout, partout, c'est immonde.
00:42:37 Enfin, je suis désolée, on ne peut pas faire de l'écologie avec des…
00:42:41 Bon, voilà, vous voyez ce que je veux dire.
00:42:43 Donc déjà, au départ, on comprend bien qu'ils ne vont pas donner plus,
00:42:47 puisqu'ils veulent tuer les vaches et les veaux.
00:42:50 Plus exactement, ils veulent tuer le petit élevage.
00:42:52 Et c'est ce qu'il dit dans le rapport de la Cour des comptes.
00:42:54 De toute façon, ce ne sera pas rentable.
00:42:56 Sauf qu'on oublie que c'est l'aménagement du territoire derrière,
00:42:58 que c'est des paysages, justement,
00:43:00 qui sont transformés, apprivoisés par l'homme depuis 10 000 ans, chez nous.
00:43:05 Ça fait depuis le néolithique qu'on apprivoise les paysages en France
00:43:08 et en Europe de l'Ouest.
00:43:10 Et c'est ça le problème, c'est le petit élevage qui se fait massacrer.
00:43:13 Enche les fermes des mille vaches, la Cour des comptes n'a rien dit contre.
00:43:16 Elle dit que ça pouvait continuer.
00:43:18 - Jean Lassalle et Didier Maillot.
00:43:20 - Alors, deux éléments.
00:43:22 Ici, vous avez un merveilleux ouvrage que j'ai écrit.
00:43:24 - Ah bah oui, écrit par Jean Lassalle, je l'ai appris.
00:43:26 - En 2014, parce que je l'ai fait en 2013, autour de 30 ans.
00:43:30 - On te montre le bien à la caméra.
00:43:32 - 6000 km à pied. - Ah oui, c'est ton voyage.
00:43:34 - Pendant 9 mois, le temps d'une gestation.
00:43:36 En fait, le résultat le plus tangible qu'il a eu, c'est le lancement de Macron.
00:43:40 Parce que j'étais le remettre à François Hollande.
00:43:42 - C'est vrai, c'était en marche avant l'heure.
00:43:44 - Non mais c'est ça, tu vois pas.
00:43:46 - Il m'a reçu à l'Assemblée.
00:43:48 Et puis, à un moment, on avait déjeuné ensemble.
00:43:50 Il m'a dit "mais Jean, tout ce que tu dis, on le sait.
00:43:54 Mais qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse ?"
00:43:56 Alors j'ai forcé le trait.
00:43:58 Donc du coup, il a dit, sortie du miroir,
00:44:00 "par le perron de l'Elysée, c'est quand il y a une grande personnalité."
00:44:02 Mais là, il n'y avait pas d'antenne, il n'y avait rien.
00:44:04 Et il y avait un jeune homme avec lui qui s'intéressait à tout.
00:44:07 Je lui ai dit "mais toi, qu'est-ce que tu es intelligent, tu es un stagiaire de l'ENA."
00:44:12 Parce qu'à la préfecture, ça arrive.
00:44:14 "Je suis secrétaire général adjoint de l'Elysée."
00:44:17 Je lui ai dit "dis donc, on va régénérer les cadres."
00:44:19 Et un an après, qu'est-ce que je le retrouve ?
00:44:21 Ministre d'économie.
00:44:23 Parce qu'il y avait deux, comment ils s'appellent, Montebourg et un autre,
00:44:27 qui avaient fait la fête de la Rose,
00:44:29 qui avaient dit "du mal" de François Hollande,
00:44:31 et qui les avaient finis par débalancer.
00:44:34 Mais alors, c'est marquant, je l'ai trouvé tout à fait brillant.
00:44:37 Et il m'a proposé de le suivre, etc.
00:44:40 Mais je ne l'ai pas suivi.
00:44:42 "Toi tu viens de Rothschild, moi je viens de l'Audiovisuel,
00:44:44 et on a de bons échanges, j'ai encore su mon téléphone, etc."
00:44:47 Bon, ça a eu surtout ce défait.
00:44:49 Or, le marcheur qui a marché le plus auprès de Macron,
00:44:52 en fait, 172 mètres,
00:44:54 parce que c'était celui qui était garé le plus loin de la Réunion.
00:44:58 Je le connais bien, parce qu'il est devenu président de l'Assemblée nationale.
00:45:01 Tandis qu'à moi, 6 000 km quand même.
00:45:03 Et il m'a repris toute ma linguistique.
00:45:06 La République en marche, le mouvement,
00:45:08 jamais on n'aurait pu dire une chose pareille.
00:45:10 Bon, ça c'est une chose.
00:45:12 Et surtout dans ce livre, vous verrez...
00:45:14 – C'était l'ancien président de l'Assemblée.
00:45:16 – Richard Ferrand.
00:45:18 Moi je l'appelais Clermont Ferrand,
00:45:20 parce que j'étais au fond de la classe avec lui.
00:45:22 C'était un mauvais socialiste qui s'emmerdait sec,
00:45:24 du temps de Hollande.
00:45:26 Et alors, donc, c'est un joli garçon, au demi-an.
00:45:28 Et alors, donc, je l'ai appelé Clermont Ferrand,
00:45:31 parce que cette année-là, Clermont Ferrand avait été champion de France en rugby,
00:45:34 ce qui ne m'arrivait pratiquement jamais.
00:45:36 Alors, ensuite, j'ai rencontré un homme,
00:45:40 au désespoir du désespoir, cher François,
00:45:46 parce qu'il battait, il attendait un soir, à 20h le soir,
00:45:50 dans un village de quel côté de l'Est, je ne sais pas,
00:45:55 et il voulait me voir.
00:45:56 Et sa femme m'avait inquiété toute la journée.
00:45:58 Je suis rentré, on se décanillait, une bouteille de whisky,
00:46:01 enfin c'est surtout lui, et moi, il me partait aussi.
00:46:03 Parce qu'il se considérait comme un prêtre.
00:46:07 Depuis, je ne sais pas, comme il m'a dit, 45 siècles,
00:46:10 il y avait toujours eu des paysans sur son exploitation.
00:46:13 Et il dit "moi, je n'ai pas été capable de garder les miens".
00:46:16 Il y en avait un qui voulait rester, et il est resté longtemps,
00:46:19 il a démonté le tracteur et il est remonté.
00:46:20 Un jour, il nous a amené une petite, une copine.
00:46:24 J'ai tout de suite senti que ça ne marchait pas.
00:46:26 Eh bien, il m'a enlevé, et maintenant, elle est infirmière,
00:46:29 non, elle a un emploi à temps partiel à l'hôpital d'Amiens.
00:46:35 Et mon fils aussi, alors que nous avons tout ce qu'il faut.
00:46:38 Et il pleurait toute l'alarme de son corps.
00:46:40 J'ai fait ce que j'ai pu pour le consoler,
00:46:42 mais c'est un raccourci de ce que tu disais,
00:46:44 et de ce que nous pensons tous.
00:46:46 Alors moi, j'ai un plan.
00:46:47 Parce qu'il faut toujours un plan, quand on vient chez Eric,
00:46:50 à Montréal, et quand on est au Bistrot de la Liberté.
00:46:54 Ou la liberté du Bistrot.
00:46:56 Bon, admettons que par…
00:47:00 mais ça arrivera par une fulgurance, soudaine.
00:47:04 Jean Lassalle proclamait président de la République nationale française
00:47:08 en mai 2027.
00:47:10 Bon, qu'est-ce qu'il fait d'abord ?
00:47:12 Bon, ce serait trop long, je dis ce que je fais en agriculture.
00:47:15 Campagne de France, du Rennes de Croze.
00:47:17 – Eh bien, tu me nommes pas ministre.
00:47:18 – Ça, il faudra que tu le mérites.
00:47:20 – Il y a que Pierre Carleson, vous étiez le directeur en agriculture.
00:47:22 – Non, non, mais moi, je ne prenais que des hommes et des femmes,
00:47:25 il y en a quelques-uns peut-être ici,
00:47:27 qui se sont mouillés jusqu'au cou pour me faire élire,
00:47:31 pour convaincre jour après jour que c'est la solution.
00:47:34 Et alors, à ce moment-là, Campagne de France, le Rennes de Croze national,
00:47:39 c'est les campagnes, mais c'est tout.
00:47:43 C'est ce qu'on appelait jadis la province,
00:47:45 avant qu'on le définisse par le monde rural.
00:47:50 Mais c'est aussi les hôpitaux fermés.
00:47:52 C'est ces écoles dans lesquelles on ferme des postes, les uns après les autres,
00:47:56 jusqu'à fermer des écoles entières et des regroupements pédagogiques.
00:48:02 C'est ces écoles dont tous les cadres sont partis.
00:48:06 Il n'y a plus personne pour entrer, il n'y a plus que des contrôleurs.
00:48:10 Donc moi, j'injecte 4 milliards d'euros.
00:48:14 – Vous allez trouver où, ces 4 milliards ?
00:48:16 – Ces 4 milliards d'euros, j'ai parlé avec l'excellent Emmanuel Lynch,
00:48:21 je ne te lynche pas le nom ? Lynch, Lynch, Lynch, tout à l'heure.
00:48:26 Et alors, on a vérifié les chiffres.
00:48:29 Vous savez que la France, depuis le départ du Royaume-Uni,
00:48:32 paye entre 22 et 23 milliards d'euros par an pour faire tourner l'Union Européenne.
00:48:39 Bon, moi je commence à en enlever 2, et je les mets dans cette cloche.
00:48:46 Et ensuite, à l'intérieur, on a mis la PAC, mais c'est aussi avec le budget français.
00:48:51 Comme la PAC ne sert pratiquement plus à rien aux agriculteurs français,
00:48:55 à quelques catégories, notamment les céréaliers,
00:48:58 quelques petites micro-catégories par-ci par-là,
00:49:01 je prends les autres millions à la PAC.
00:49:04 Et si je mets 4 milliards pendant le quinquennat sur l'agriculture
00:49:09 et sur les campagnes de France, ça va se voir.
00:49:12 Et à travers ça, je relance l'enseignement,
00:49:14 et l'enseignement agricole, nous étions les plus au point avec les lycées agricoles,
00:49:18 mais aussi la capacité de savoir…
00:49:20 – Et t'as le boulot de boulot.
00:49:21 – Et monsieur François…
00:49:22 – On a les meilleures écoles d'agriculture.
00:49:23 – Je suis son maître de stage avec mon frère, qui est vers Gérald-Odil-Zicher,
00:49:27 où il va avoir son bac agricole.
00:49:29 Et nous allons relancer, parce que c'est un formidable métier,
00:49:35 à condition qu'on gagne sa vie.
00:49:37 Et je ne m'en tiens pas là.
00:49:38 Je dirais, vous êtes un couple.
00:49:40 Parce que ça, je le dis avec un vrai niveau.
00:49:43 – Tu te rappelles le salaire moyen d'un agriculteur en France aujourd'hui ?
00:49:46 – Si il arrive à… enfin je parle des trois quarts,
00:49:49 je devrais dire des quatre cinquièmes des agriculteurs.
00:49:52 Si ils arrivent à 500 euros, si ils arrivent à dégranger quelque chose,
00:49:55 c'est déjà beaucoup.
00:49:56 C'est le problème du gilet jaune.
00:49:58 C'est en cela qu'ils sont à venir.
00:49:59 – Alors justement…
00:50:00 – Alors attends, oui, oui, je te vois venir.
00:50:02 – Ah, le gilet jaune.
00:50:03 – Mais dans ces 4 milliards, je dis, bon, vous êtes monsieur ou madame ?
00:50:07 Bon, très bien.
00:50:08 Qu'est-ce qui s'occupe de l'agriculture ?
00:50:10 Avant c'était toujours monsieur.
00:50:12 Et maintenant, c'est parfois madame.
00:50:14 Moi, je vois des jeunes bergères qui sont installés.
00:50:17 Alors je dis, celui qui s'occupe de la maison,
00:50:21 qui veut bien s'en occuper, les enfants,
00:50:23 au lieu d'aller faire 5 km dans la journée
00:50:26 au risque de se rompre les os pour attraper 200-300 euros par-ci, par-là,
00:50:31 je donne un salaire de 1 200, 1 200 euros par mois.
00:50:36 Comme ça, madame, ou si c'est monsieur, c'est pareil, reste à la maison.
00:50:40 Ça crée de nouveau ce qui a fait la grandeur de la paysannerie française,
00:50:45 c'était entre autres la famille.
00:50:47 Et à ce moment-là, eh bien, maman et papa sont là,
00:50:51 ils s'aiment forcément parce que le fait de se voir tous les jours,
00:50:55 on se bagarre, mais on s'aime aussi.
00:50:57 Et puis le fait de faire un boulot très intéressant vous passionne.
00:51:00 Et les enfants naissent là-dedans et il y aura de nouveau des vocations.
00:51:03 Tu vois, le système Jean Lassalle, président d'Angélique, c'est clair et précis.
00:51:06 [Applaudissements]
00:51:08 – Mon cher Jean, tu as parlé du gilet jaune, il y a d'ailleurs beaucoup de gens
00:51:11 qui ont fait une analogie dans ce combat des agriculteurs avec celui des gilets jaunes.
00:51:14 Alors justement, à tes côtés, tout le monde le sait,
00:51:16 Didier Maisto, bien sûr, ancien président de Sud Radio,
00:51:18 mais qui était très impliqué dans le combat des gilets jaunes.
00:51:21 Didier, c'était important pour toi d'être là d'ailleurs ce soir.
00:51:23 – Le seul président. – Ah ben, je le confirme.
00:51:26 – Voilà, mais j'ai été voir Radio Andorre en autostop, à l'âge de 13 ans,
00:51:31 parce que c'était la seule émission qu'on écoutait avec papa,
00:51:34 Paris Inter le jour, et puis le soir, c'était brouillé,
00:51:37 on écoutait Radio Andorre pour écouter de l'accordéon espagnol.
00:51:40 – Absolument, c'était une des seules radios dans toute la zone sud qu'on pouvait entendre.
00:51:44 Non mais en fait, ces gilets jaunes, ouvriers, agriculteurs,
00:51:48 c'est l'histoire d'un peuple qui ne veut pas mourir, tout simplement.
00:51:52 C'est l'histoire d'un peuple qui a voté non à la Constitution européenne,
00:51:57 qui a voté mastriche, ça s'est fait sur le fil du rasoir,
00:52:01 grâce à la gentillesse et l'amensuétude de Philippe Séguin
00:52:04 face à un mitterrand malade et il n'a pas voulu poser son avantage,
00:52:07 bon on ne va pas refaire l'histoire, mais c'est l'histoire d'un peuple
00:52:11 qui ne veut pas mourir et qui s'est petit à petit dilué,
00:52:16 à la fois dans l'Union européenne,
00:52:19 et je dirais aujourd'hui dans la Commission européenne,
00:52:22 et dans la mondialisation, parce que ce qu'ont obtenu les agriculteurs
00:52:27 au-delà des sommes ridicules, j'ai calculé, ça fait en tout,
00:52:31 si on fait une moyenne, ce qui ne veut rien dire,
00:52:33 une moyenne c'est 800 euros par exploitation, c'est-à-dire rien du tout.
00:52:37 – Une fois ou tous les ans ? – Une fois, ce sont des mesures
00:52:40 conjoncturelles, catégorielles, qui ne changent pas du tout le système.
00:52:45 C'est quoi le système ? Le système, oui la PAC, elle a servi à une époque,
00:52:49 et sans doute au sortir de la guerre, fallait-il une PAC, réorganiser un peu.
00:52:54 Aujourd'hui elle ne sert plus à rien, non seulement elle ne sert plus à rien,
00:52:57 mais elle tue les agriculteurs.
00:52:59 Deuxièmement, face à l'industrie agroalimentaire, mondialisée,
00:53:04 Monsanto, etc., il y a un brevet sur tout, vous ne pouvez plus cultiver
00:53:08 vos propres terres, vous ne pouvez plus avoir vos produits,
00:53:11 vous ne pouvez plus avoir vos graines, il y a des brevets sur tout le vivant.
00:53:15 Et avec des exploitations de plus en plus grosses,
00:53:19 qui produisent de façon industrielle, et nous notre qualité,
00:53:24 tout ce qu'on faisait, etc., ça n'a plus de sens.
00:53:28 On rajoute à ça la main-d'œuvre étrangère, avec une Europe qui fait du dumping,
00:53:33 parce que quand vous avez un SMIC qui est trois fois inférieur en Espagne,
00:53:36 il n'y a pas photo dans un marché ouvert, sans compter qu'il y a de l'esclavagisme,
00:53:41 quand on voit Almeria, la mer de plastique, etc.,
00:53:44 vous avez des gens qui vivent dans des conditions indignes.
00:53:48 C'est de mémoire 36 000 hectares de cultures qui ne sont plus des cultures,
00:53:52 qui sont des tomates qui poussent sous du plastique 12 mois par an.
00:53:56 Voilà un certain nombre de problèmes, et je dirais aussi,
00:54:01 on en a parlé brièvement de l'aménagement du territoire.
00:54:04 Quand vous avez 80% des Français qui vivent sur 20% du territoire,
00:54:09 et qu'on vit comme des débiles mentaux dans des villes saturées,
00:54:13 où la seule solution maintenant, quand on a des folles dingues,
00:54:17 parce qu'il faut dire les choses à un moment, comme Hidalgo,
00:54:20 "Ah, puisque vous avez un SUV, etc., c'est 225 euros les 6 heures."
00:54:25 On pense qu'on va régler le problème de l'agriculture française,
00:54:28 du bien-vivre, du vivre-ensemble, comme ça, non ?
00:54:30 Donc il y a des mesures urgentes, parce qu'ils sont tous contre l'Europe,
00:54:35 on en a parlé dans une radio récemment,
00:54:37 il y a souvent des constats qui sont faits sur cette Europe
00:54:41 et cette colonialisation qui nous tue, mais personne ne veut en sortir.
00:54:44 Donc le problème structurel va rester entier.
00:54:47 On a perdu, au cours des 10 dernières années, 101 000 exploitations.
00:54:52 Le nombre d'agriculteurs a été divisé par 4 au cours des 3-4 dernières décennies.
00:54:58 Et malheureusement, ça ne s'arrêtera pas.
00:55:01 Et donc, voilà, effectivement, je ne crois pas que ce soit tellement...
00:55:05 Il y a un problème d'écologie, mais ça reste un peu un phénomène pariso-parisien,
00:55:11 c'est-à-dire les gens qui pensent qu'à un moment,
00:55:13 parce qu'ils ont un sac en toile de jute,
00:55:15 ils font du développement durable, etc.
00:55:18 Mais le problème est beaucoup plus grand,
00:55:21 cette mondialisation est en train de nous tuer, de nous tuer tous.
00:55:25 Et chacun essaie de résister dans son coin.
00:55:28 – On va parler de l'Europe, bien sûr.
00:55:30 [Applaudissements]
00:55:34 – Je suis tout à fait plus que d'accord avec lui,
00:55:37 sauf que l'écologisme nous donne des perles.
00:55:41 Alors j'ai eu beaucoup de mal dans ma dernière émission,
00:55:44 où j'étais particulièrement catastrophique,
00:55:46 parce que j'avais mal digéré et pas dormi du tout.
00:55:49 Et alors, je me suis rattrapé, aujourd'hui ça va un peu mieux, j'espère.
00:55:52 Mais ce n'est pas venu comme ça, c'est le WWF,
00:55:56 une très grande ONG, mise sur pied par deux Hollandais de petite réputation
00:56:02 et de très petite humanité.
00:56:04 L'ONG a acheté les cigarettes du Nil,
00:56:06 puis ensuite toutes les clopes du monde entier en Amérique.
00:56:09 Il les a rendues absolument... Tu ne peux pas t'en séparer.
00:56:13 Le goudron et la nicotine, c'est rien à compter.
00:56:16 Et Malbourou est une marque qui fait bien cela.
00:56:19 Et l'autre qui était le patron de l'apartheid,
00:56:22 tu vois, c'est les deux sympathiques personnages.
00:56:24 Et ils ont dit, dans une cinquantaine, une soixantaine d'années d'ici,
00:56:28 qu'est-ce qui va marcher ?
00:56:30 Les gens seront tous entassés dans des cages à lapins,
00:56:34 comme on disait déjà dans les années 60,
00:56:36 et ils auront la nostalgie des prés verts,
00:56:40 où on courait taquiner mieux, mieux, etc.
00:56:42 Donc, ils voudront parler de nouveau du nounours, du loulou, etc.
00:56:47 Mais ils voudront parler aussi du paysan,
00:56:49 qui détruit tout, qui fait de la malbouffe, etc.
00:56:54 Et ça a été monté de toutes pièces,
00:56:57 avec des techniciens, des as de la communication,
00:57:02 et des budgets pharaoniques, comme on peut en fournir les États-Unis,
00:57:06 chaque fois qu'il s'agit de détruire la France.
00:57:09 Et avec elle, quelques-uns des pays qui comptent dans cette vieille Europe.
00:57:14 Donc voilà, ce n'est pas du tout le fait du hasard.
00:57:17 C'est terrible !
00:57:18 C'est un fait qui, j'espère, sera poursuivi un jour,
00:57:22 il faut que je sois président de la République pour ce faire,
00:57:24 mais qui sera très gravement jugé.
00:57:27 Donc, ce n'est pas du tout un hasard.
00:57:29 – Nicolas.
00:57:31 – Pour rejoindre tout ce qui a été dit, je suis assez d'accord,
00:57:34 d'ailleurs je partage les points de vue.
00:57:36 Déjà, la question de l'Union Européenne, justement, on va en parler tout à l'heure,
00:57:40 mais c'est un peu le nerf de la guerre aussi,
00:57:42 c'est-à-dire que, qu'est-ce qui décide encore de la politique agricole française,
00:57:46 sachant que Bruxelles a la mainmise ?
00:57:49 Ensuite, il y a la FNSEA, bien sûr,
00:57:51 qui est une forme de MEDEF du monde agricole, en réalité,
00:57:54 où on a un quart des agriculteurs qui sont syndiqués,
00:57:57 mais avec une puissance de nuisance de la FNSEA qui est presque de 150%.
00:58:01 – C'est les enfants fictifs du syndicat FNSEA, d'ailleurs.
00:58:04 – C'est un syndicat jeune, comme le MEDEF.
00:58:06 – Non, jeune, tu es jeune, jeune.
00:58:08 – Oui, moi je suis du sud, mais du sud-est.
00:58:10 Non, non, mais en vérité, tous ces syndicats, quand même, font énormément de mal,
00:58:15 parce que quand vous avez, je vais prendre quelques chiffres,
00:58:18 je vais toujours donner, pas trop, mais quelques-uns.
00:58:20 En France, la France c'est quoi ?
00:58:22 C'est 99% de petites entreprises, 99,
00:58:26 c'est-à-dire que vous avez 96% de TPE, de 0 à 19,
00:58:31 c'est-à-dire 0 le type qui s'emploie lui-même à 19 salariés,
00:58:34 le reste c'est des PME.
00:58:35 Et vous avez quoi ? 50 groupes, peut-être même pas, de plus de 5 000 personnes,
00:58:40 dont le siège n'est même pas en France.
00:58:42 C'est ça le tissu économique français.
00:58:47 Donc quand le petit patron, il va se syndiquer au MEDEF,
00:58:52 et que le type lui parle de bourse, de corporate governance, etc.,
00:58:57 le type il fait des euros, il ne sait pas qu'il est en train de se faire rouler dans la farine.
00:59:02 Quand le MEDEF défend les métiers en tension pour continuer,
00:59:05 comme on le disait en Espagne, l'esclavagisation d'un certain nombre d'humains,
00:59:13 c'est scandaleux ça.
00:59:15 Et donc oui, comme le président de la FN,
00:59:19 ils n'ont pas tous été comme ça parce que la Combe, etc.,
00:59:21 et d'autres ont été des grands présidents,
00:59:24 qu'est-ce qu'ils font ces gens-là ?
00:59:26 Ils défendent leurs intérêts,
00:59:28 qui sont diamétralement opposés à ceux du monde paysan.
00:59:31 Le président actuel du MEDEF, du FNSEA, tant mieux pour lui.
00:59:36 Je veux dire, c'est un agro-industriel à la tête d'une quinzaine de...
00:59:43 Sans parler de son salaire, il est pas à la tête du syndicat aussi.
00:59:45 Non mais peu importe de salaire, en tout cas, il a plein de sociétés,
00:59:48 des holdings, etc., qui sont dans l'agro-agriculture.
00:59:51 Il faut le savoir quand même.
00:59:53 Donc il a tout un tas d'entreprises comme ça,
00:59:55 il a une énorme exploitation, je ne sais pas, de 700 hectares.
00:59:58 Donc lui, la souffrance du monde paysan,
01:00:01 c'est pas son problème.
01:00:03 Comme le président du MEDEF,
01:00:05 le petit plombier du coin, c'est l'emmerdeur, le petit plombier du coin.
01:00:09 Voilà la vérité, il faut le dire à un moment.
01:00:11 – Le souci, c'est pourquoi est-ce que c'est lui qu'on voit dans tous les médias
01:00:13 comme représentant des petits, justement, qui eux n'ont pas,
01:00:17 n'arrivent pas même à bouffer à la fin, à manger.
01:00:20 – C'est toute la question de la représentativité.
01:00:23 – J'ai dit Coluche, il est autorisé.
01:00:25 Et il s'est autorisé.
01:00:27 – Mais il vient que tu ne peux pas négocier réellement.
01:00:30 – Tout à l'heure, mon couplet que j'ai fait sur les journalistes
01:00:32 et les patrons de presse, je ne l'ai pas fait tout à fait au hasard.
01:00:36 La fin de cela a totalement changé d'âme,
01:00:39 parce qu'on la contrainte par la paix, la paix du bien, et la peur.
01:00:45 Il en est de même de nous, hommes politiques.
01:00:48 Nous resterons certainement dans l'histoire,
01:00:50 au cours de ces 30 ou 40 dernières années,
01:00:52 comme l'une des générations, comment je devrais dire,
01:01:00 les plus lâches qui existent dans notre histoire.
01:01:03 Certes, le basculement du monde n'était pas facile à comprendre,
01:01:07 on ne pourrait pas s'y attendre, mais il y avait des déclics partout.
01:01:10 Moi j'ai écrit mon premier bouquin il y a 40 ans,
01:01:12 je n'avais pas non plus une vision, ça se voyait.
01:01:17 Et qu'est-ce qu'on a fait ? On a accompagné tout ça.
01:01:20 Et nous, lâchons prise, des grands journaux,
01:01:25 non pas vu d'inconvénients, à se faire acheter,
01:01:28 se sont proposés à de grands patrons, prédateurs de presse.
01:01:34 Et les pauvres paysans, c'était un fénocéiste,
01:01:38 ce n'était pas une moeuse chose, il y a longtemps.
01:01:41 Tout comme le Grétary-Cole, ce n'était pas une moeuse banque.
01:01:44 Aujourd'hui c'est une banque, la pauvre c'est toujours la mienne.
01:01:47 Mais vraiment, si j'ai besoin de rien, je suis tout de suite servi.
01:01:51 Tout ça, c'est des gens qui ont oublié qu'ils étaient au service
01:01:56 d'un territoire, d'un peuple.
01:02:00 Parce que quand on parle des campagnes, c'est de la France entière dont on parle.
01:02:05 Et c'est du rayonnement de la France à travers le monde dont on parle.
01:02:08 Et nous ne sommes à la hauteur ni des uns ni des autres,
01:02:12 donc nous devons commencer par ce qu'on appelle un "mea culpa"
01:02:15 avant de remettre un peu les choses à jour.
01:02:17 Ceci étant, ce ne sera pas facile.
01:02:19 Parce qu'ils sont attachés à leur avantage,
01:02:23 comme une tique à la mamelle d'une vache.
01:02:28 Parce qu'il y a du sang et du lait.
01:02:30 C'est bon, c'est bon, et on suce.
01:02:32 – Vas-y Didier.
01:02:33 – Non mais pour aller dans le même sens, pardon, c'est juste pour finir,
01:02:36 enfoncez le clou si j'ose dire, j'espère que ce n'est pas celui du cercueil,
01:02:40 mais ça n'a pas de sens d'avoir des banques, des paysans, des experts comptables,
01:02:50 tous ceux qui doivent être au service de la nation et des habitants
01:02:54 dans une économie mondialisée dont le seul but est le profit.
01:02:58 Quels sont les pays qui réussissent aujourd'hui ?
01:03:01 C'est les pays qui font du protectionnisme.
01:03:03 Les Chinois sont protectionnistes, les Indiens sont protectionnistes,
01:03:06 les Américains sont protectionnistes,
01:03:08 les Russes commencent à vivre en total au tarsif,
01:03:11 il y a les Brics, le monde se joue à côté.
01:03:14 Donc si vous défendez à la fois le marché et que vous dites,
01:03:18 du coup votre pays c'est plus qu'une zone de marché,
01:03:22 c'est plus un pays, c'est plus liberté, égalité, fraternité, le service,
01:03:26 tout ce qu'on apprenait à l'école, le secteur primaire,
01:03:29 le secteur secondaire, le tertiaire, les services, tout ça a disparu,
01:03:32 il n'y a plus de plan, il y a un commissaire au plan,
01:03:34 ceci dit, mais il n'y a plus de plan.
01:03:36 Donc en fait il y a une contradiction stratégique
01:03:40 avec des gens qui ont encore l'impression de vivre dans un pays,
01:03:44 alors qu'ils vivent dans une vaste zone d'ivrées au marché,
01:03:51 dans un univers de plus en plus mondialisé.
01:03:54 Donc le peuple français, dans son village d'Assyrie,
01:03:57 il se dit "ouais mon banquier, le crédit agricole"
01:03:59 et puis on lui dit "vous êtes à découvert, ça fait 100 euros et c'est fini,
01:04:05 au revoir messieurs, voilà comment ça se passe, c'est la vérité quoi.
01:04:08 – Oui mais le français et l'agriculteur, ils votent,
01:04:10 je veux dire la FNSEA, c'est 55% des voix,
01:04:13 ils ont remporté les dernières élections syndicales,
01:04:16 ce qui leur a permis, Macron aussi,
01:04:18 – Alors moi je vais vous dire pourquoi.
01:04:20 – Et là ça va être un petit désaccord, c'est qu'une partie des agriculteurs
01:04:23 profite de ce marché, de cette division internationale du travail,
01:04:27 où finalement c'est très bien si la France ne produit que du blé en masse,
01:04:31 que du maïs en masse, et une partie effectivement des grands céréaliers
01:04:34 ou des grands betteraviers, on en parle souvent,
01:04:36 la France reste un des pays leaders dans le sucre,
01:04:39 donc dans la culture de la betterave, et donc certains en profitent,
01:04:42 et puis il y a la théorie du ruissellement pour les autres,
01:04:44 vous savez, tout ce marais, on appelait ça le ventre,
01:04:47 sous la restauration, c'est des gens qui se disent
01:04:50 "ah en tirant bien la langue peut-être qu'on obtiendra quelques gouttes
01:04:53 qui tombent de tout là-haut", et là c'est vraiment comme ça que ça se passe.
01:04:57 – Le petit chien sous la table.
01:04:58 – Donc la question effectivement c'est qu'aujourd'hui la FNSEA a beaucoup de moyens,
01:05:03 que malgré tout les médias font mal leur travail,
01:05:07 est-ce que je peux faire un petit rappel, un peu technique,
01:05:10 mais je pense que vous n'allez pas le regretter,
01:05:13 qui a signé l'accord sur l'augmentation du gazole non routier ?
01:05:17 C'était en octobre dernier, la fameuse augmentation de la taxe
01:05:21 qui a entraîné la révolte des agriculteurs,
01:05:23 elle a été négociée entre la FNSEA et Bercy l'été,
01:05:28 et elle a été signée en octobre dernier.
01:05:30 – Absolument. – Il faut quand même le savoir,
01:05:32 cette fameuse taxe qui a mis le feu aux poudres,
01:05:35 c'était l'objet d'une négociation entre la FNSEA et le gouvernement,
01:05:40 et ça a été parfaitement fait, en toute légalité,
01:05:44 et en tout, comment dire, ça a été publié,
01:05:46 si on veut se renseigner on l'apprend,
01:05:49 et je termine juste sur ce point, c'est qu'en échange de quoi ?
01:05:53 Une baisse sur les plus-values de récolte,
01:05:55 c'est-à-dire les plus riches céréaliers ou bétraviers,
01:05:58 au-delà de 250 000 ou 350 000 euros, si je me souviens bien, de récolte.
01:06:02 Vous imaginez bien que dans l'affaire, la FNSEA a fait oublier
01:06:05 qu'elle avait négocié cette augmentation de GNR,
01:06:07 mais qu'elle a conservé bien entendu l'avantage fiscal
01:06:10 sur les très grosses récoltes.
01:06:12 C'est là que, si vous voulez, et je termine là-dessus,
01:06:14 moi les agrics que j'ai connus sur les barrages,
01:06:18 ils ont été se battre, ils avaient encore un peu d'espoir,
01:06:21 ils sont repartis, c'est là qu'ils ont pleuré,
01:06:24 c'est-à-dire que malgré les propositions du gouvernement,
01:06:27 parce qu'ils ont compris une chose, c'est que le système était verrouillé.
01:06:31 Et tout est arrivé au moment d'ailleurs où le Conseil constitutionnel
01:06:34 a défoncé la loi immigration et l'a vidé du peu de substance qu'elle avait,
01:06:38 c'était quand même vraiment pas grand-chose ce qui restait.
01:06:42 Et le Conseil d'État maintenant sur ses notes, tout ça va ensemble,
01:06:45 on a l'impression d'être impuissants face à des institutions
01:06:48 qui sont entre les mains de gens qui se sont superbes.
01:06:51 – Jean Lassalle en est impuissant, et puis après j'aimerais qu'on parle
01:06:53 juste un dernier mot des politiques écologiques sur le monde rural,
01:06:55 et on terminera là-dessus.
01:06:56 – C'est malheureusement l'éternel problème des élites qui se perdent,
01:07:02 des élites qui se perdent, c'est-à-dire qu'à certains moments de l'histoire,
01:07:07 les élites se disent "nous avons un grand dessein, c'est notre pays,
01:07:12 c'est d'alimenter, c'est de faire vivre tous nos frères et sœurs,
01:07:16 et il n'y a que cela qui compte".
01:07:18 Et pour ce faire, nous ne serons jamais assez nombreux,
01:07:23 et ça crée la solidarité, et ça crée cette culture de la transmission.
01:07:28 Et puis il y a des moments où, comme nous les politiques,
01:07:31 ces grands syndicats se perdent, ou ces grandes institutions
01:07:36 construites par les paysans eux-mêmes se perdent,
01:07:40 parce qu'ils ne considèrent plus que la part du gain à court terme.
01:07:44 Il faut un grand dessein, il faut un grand projet
01:07:48 pour voir dans le regard de ton propre fils,
01:07:53 de la fierté devant ce que fait ton père, ou ce que fait sa maman,
01:07:58 ou ce qu'avait fait papy auparavant.
01:08:00 Mais aujourd'hui, où est la fierté de tout ça ?
01:08:03 Il n'y en a pas, et je dirais, ils ne sont pas si coupables que ça,
01:08:07 ils auraient dû dire non.
01:08:09 Et pour dire non, le premier moment, c'est le premier.
01:08:12 Moi quand j'ai vu que ça tournait mal il y a 30 ou 40 ans,
01:08:15 j'ai commencé à me lassaliser, verbe du premier groupe,
01:08:19 je lassalise, tu lassalises, ce qui te conduit à être absent
01:08:22 de toutes les chaînes, de tous les ifops, de partout,
01:08:25 parce qu'on ne veut pas te voir, parce qu'on n'aime pas ce que tu racontes.
01:08:29 – Et tu as fait combien la dernière présidentielle ?
01:08:31 – Ah oui, j'ai fait quand même pas mal, j'ai fait plus de 5 000 voix.
01:08:33 – Plus que le PS je crois. – Combien ?
01:08:35 – Oh, mais ce n'était pas difficile, je suis pas là.
01:08:38 J'ai fait 1, plus que le Parti communiste.
01:08:40 – Combien ? – Ah oui, j'ai fait quand même 3,2.
01:08:43 – C'est bien ! – Bravo !
01:08:46 [Applaudissements]
01:08:48 – C'est énorme. – Peu importe.
01:08:50 – Je voudrais dire quand même quelque chose.
01:08:52 – Moi j'ai bien voté pour toi.
01:08:53 – Je voudrais dire quand même quelque chose sur les sondages.
01:08:55 Comment c'est fabriqué aujourd'hui un sondage ?
01:08:57 – Ça, ça m'intéresse.
01:08:58 – Moi j'en ai fait pendant 20 ans des sondages avec l'ifop,
01:09:00 donc je vous en parlais. – Dis-le, dis-le.
01:09:02 – Et encore à l'époque c'était… – Allez, 5 minutes et on reviendra.
01:09:05 – Avec hypnose ou avec… ?
01:09:07 – Non, ifop, pas hypnose, c'est un peu la même chose,
01:09:10 c'est la même maison mère, non.
01:09:12 En fait jusqu'à 5 ans disons, il y avait du face à face,
01:09:16 ce qu'on disait, des appels ou des enquêteurs qui allaient chez les gens,
01:09:20 dire "qu'est-ce que vous pensez de la salle, il est super, etc."
01:09:23 Aujourd'hui, comment ça se passe ?
01:09:25 Tout est fait sur Internet, sur la base du volontariat,
01:09:29 c'est-à-dire que vous avez de la publicité, de sites Internet qui disent,
01:09:32 vous le voyez passer de temps en temps,
01:09:35 "sondage rémunéré, venez gagner le pactole, participez à des sondages",
01:09:38 c'est-à-dire que vous-même vous vous désignez,
01:09:40 il n'y a aucune vérification,
01:09:42 c'est-à-dire que la même personne peut voter 1000 fois.
01:09:45 Et quand ils ont atteint le panel qui est de l'auto-déclaration,
01:09:49 c'est-à-dire "je m'appelle Tartampion, j'ai 18 ans,
01:09:54 je vis en Seine-Saint-Denis, ou je suis une femme agricultrice
01:09:59 qui vit dans l'Aude, etc.", personne ne le vérifie, ça fait le panel.
01:10:03 Et donc là déjà, il y a un sacré problème,
01:10:06 parce que le panel, il n'est pas du tout scientifique,
01:10:08 il n'est pas du tout, et donc vous pouvez avoir des militants politiques,
01:10:11 n'importe qui, qui s'auto-proclament "je suis français", d'accord ?
01:10:15 Ça c'est le premier point, les panels sont infinitésimaux.
01:10:18 Déjà ils sont mauvais à la base, il y a un biais scientifique,
01:10:22 ils sont infinitésimaux, c'est-à-dire que dans le meilleur des cas,
01:10:25 les sondages, vous avez à les 1600 personnes,
01:10:28 et après vous avez tous les gens qui ont commandé,
01:10:31 parce que qui commande payent, qui payent commandent aussi, si j'ose dire.
01:10:36 Et donc quand vous avez des bons résultats, et si ça ne suffit pas,
01:10:41 si ça ne suffit pas, vous avez tout un laius,
01:10:44 avec les gens qui viennent sur les plateaux,
01:10:46 vous expliquer comment, ce qu'il faut mettre en avant,
01:10:48 déjà vous avez des sondages qui accompagnent,
01:10:50 comme les journalistes sont des grosses feignasses,
01:10:52 tout leur est mâché, on leur donne les éléments de langage,
01:10:56 pour qu'ils reprennent exactement, etc.
01:10:59 Et si ça ne suffit pas, donc on vient pondérer ici, augmenter là,
01:11:04 et quand vous demandez cette espèce de martingale magnifique
01:11:08 qui fait que, comment ils ont trouvé les chiffres,
01:11:10 et ils vous disent "ah non mais ça c'est le secret industriel, c'est secret",
01:11:13 c'est un véritable scandale, c'est-à-dire que quand on vous dit
01:11:17 "72% des Français pensent que", c'est dans un échantillon de 600 personnes,
01:11:23 300, même pas, 280 personnes autoproclamées,
01:11:27 qui ont répondu à une question qui était souvent fermée,
01:11:31 dont la question induisait la réponse.
01:11:34 Voilà quelle est la réalité des sondages en France.
01:11:36 – Allez on arrive au terme de ce débat, la conclusion va être pour toi Jean Lassalle,
01:11:40 et j'aurais aimé les pesticides, qu'on dise un mot là-dessus.
01:11:42 – On va en dire un mot, les sondages c'est le plus puissant pesticide,
01:11:46 parce qu'actuellement ils tuent la démocratie,
01:11:49 ils tuent toutes les valeurs cardinales qui ont fait notre grand et beau pays,
01:11:54 qui est devenu universaliste aux yeux des autres.
01:11:57 La manière dont sont faits ces sondages sont honteux.
01:12:01 Il y a une dame qui tantôt doit être un garçon de 18 ans et dire pourquoi il est malheureux,
01:12:06 le coup d'après, il doit avoir 45 ans et a perdu son premier emploi,
01:12:11 et ensuite il a 73 ans et il a peur de mourir, c'est le même.
01:12:15 – Allez le mot de la forme.
01:12:17 – Mais quand même, ce qui intéresse tout le monde…
01:12:19 – On va te chercher un sondage.
01:12:20 – Non, non, non, non, non, même pas, ça ne sert à rien.
01:12:22 CSA, groupe Bolloré, BVA, groupe Bolloré, Drey, Rothschild, c'est de bonne compagnie,
01:12:30 IFOP, Laurence Parizeau, ex-présidente de Medef.
01:12:34 – C'est d'un autre ensemble.
01:12:35 – Bon, mais enfin ils sont tous ensemble quand même.
01:12:37 Ipsos, François Pinault, l'ami Pinault, et Fidelité, fond d'investissement américain,
01:12:45 moi quand je vois ça, je saute au plafond de joie.
01:12:47 Sofres, Fidelity, fond d'investissement américain.
01:12:51 Voilà comment on fait les sondages, et voilà comment on trahit la France, jour après jour.
01:12:57 – Eh bien ce sera le mot de la forme.
01:12:59 On ne peut plus rien dire, on va terminer avec eux.
01:13:01 Bon tant pis pour mes pesticides, j'aimerais qu'on applaudisse aussi Ignace,
01:13:04 notre caricaturiste, notre dessinateur en live.
01:13:09 Alors, Jean Lassalle défend les agriculteurs,
01:13:12 il nous sert aussi d'épouvantail pour faire fuir les bobos et les écolos.
01:13:16 Bravo Ignace, on t'applaudit.
01:13:18 BFM TV, CNews, les télés n'en veulent pas, je suis médiatiquement incorrect, ça je confirme.
01:13:25 Moi président, j'apprendrai à Macron qu'il existe bien une agriculture française, bravo.
01:13:31 [Applaudissements]
01:13:33 Croisade paysanne, une cause perdue, comme dirait Jeanne d'Arc,
01:13:36 bataillon, Dieu donnera la victoire.
01:13:39 D'ailleurs, tu es croyant, j'ai bien te demandé, tu es croyant Jean ?
01:13:43 – Je suis un peu croyant, parce que…
01:13:46 – Tu es un peu motivé ?
01:13:48 – Non, non, c'est difficile de répondre comme ça.
01:13:51 Je pense qu'il y a absolument quelque chose qui nous dépasse,
01:13:54 sinon nous n'aurions pas cet esprit, ce qu'on appelle l'âme.
01:13:58 Mais j'attends d'avoir fini ma vie d'homme sur terre,
01:14:02 pour mieux me plonger du moment venu sur celle qui suis comme un grand espoir.
01:14:09 Je n'ai qu'un regret, je n'ai pas été très bon sur l'explication entre la Russie et l'Ukraine,
01:14:14 parce que moi-même, j'ai du mal à me retrouver.
01:14:16 Je suis résistant d'un côté, donc je suis du côté ukrainien,
01:14:19 et je suis de l'autre côté pour la paix, donc je me dis, bon, enfin bref,
01:14:24 je n'ai pas été bon là.
01:14:25 – En tout cas, il y en a un qui a été très bon, c'est Ignace qui t'a trouvé ton slogan de campagne.
01:14:28 "Avec nos gouvernants, vous n'avez eu que du fumier, avec moi vous aurez du blé"
01:14:34 [Rires et applaudissements]
01:14:35 Allez, on passe tout de suite à l'interview confession,
01:14:38 et ensuite au dernier débat de la soirée.
01:14:40 [Générique]
01:14:45 Voilà, interview confession, c'est très simple, 5 questions,
01:14:48 tu réponds aussi rapidement qu'on te pose des questions.
01:14:50 Première question.
01:14:51 [Musique]
01:14:52 – Quel personnage historique aimeriez-vous être ?
01:14:56 – J'aimerais incarner le général de Gaulle, 70 ans plus tard.
01:15:02 – Deuxième question.
01:15:03 [Musique]
01:15:04 – Quel est l'événement qui a changé le cours de votre vie ?
01:15:08 – Ma naissance.
01:15:10 [Rires]
01:15:12 – Eh ben ça c'est bien répondu, troisième question.
01:15:14 [Musique]
01:15:16 – Quel trait de caractère détestez-vous par-dessus tout ?
01:15:21 – La lâcheté, l'indifférence, la saloperie.
01:15:25 – Il y en a déjà venu aux mains ?
01:15:27 Quand je vois les mains d'ailleurs, il faut que je me fasse la caméra,
01:15:29 c'est vraiment des mains d'avécuteur.
01:15:30 – Un peu au rugby, parce que c'était du rugby à l'ancienne,
01:15:33 quand t'en prenais une, t'avais plus qu'une chose en tête,
01:15:36 c'était la rande avant la fin du match.
01:15:38 [Rires]
01:15:39 Et on y arrive.
01:15:40 Mais j'aime pas, jeu de mains, jeu de vilain, voilà.
01:15:44 Je préfère discuter, d'ailleurs mon père me disait,
01:15:46 "si tu as raison, tu ne seras pas obligé de frapper pour convaincre."
01:15:51 – Quatrième question.
01:15:52 [Musique]
01:15:53 – Quel est l'adversaire que vous respectez le plus ?
01:15:58 – Depuis quelque temps, ils se font rares.
01:16:02 Alors, celui que je respecte le plus, il y en a encore qui me vient à l'esprit.
01:16:08 – C'est une réponse, on a vraiment chuté au niveau du niveau,
01:16:12 comme on dit des politiciens.
01:16:13 Allez, dernière question de cette interview confession.
01:16:15 [Musique]
01:16:16 – Êtes-vous satisfait de l'image que l'on donne de vous ?
01:16:21 – Non, pas du tout, parce que c'est une image totalement déformée.
01:16:25 On a fait de moi un clown triste, qui est dans un bistrot,
01:16:29 pour se saouler la gueule tous les soirs, alors que je n'en vois pas plus que d'autres.
01:16:34 Je vois un petit rouge de temps en temps.
01:16:36 J'adore la vie.
01:16:37 – Et tu es à l'aube là, ce soir ?
01:16:39 – Je suis à l'aube, ça me va très bien.
01:16:41 Mais quand tu es en bon repas, tu ne passes pas souvent, quand même.
01:16:43 Non, c'est une image qui a été…
01:16:45 – Tu as souffert de cette image, oui, un petit peu.
01:16:47 – C'est-à-dire, comment veux-tu ne pas souffrir ?
01:16:49 – Toujours un peu responsable.
01:16:50 – Quand tu as fait toutes les télés, que tu as fait tous les plateaux,
01:16:55 on parlait de virieux tout à l'heure, de virieux,
01:16:59 quand tu as fait tout ce qu'il y a, et puis qu'un jour,
01:17:03 parce qu'il y a 7-8 ans, tu te déclares candidat à la présidence de la République
01:17:07 en disant ce que je raconte ce soir, mais ni plus ni moins,
01:17:11 eh bien, tu vois que tout le monde s'en va, parce que, qu'est-ce que tu veux,
01:17:15 les plus grands présentateurs, les plus grands politologues,
01:17:18 on leur dit "tu as vite la salle, t'es viré",
01:17:21 ou d'une manière ou d'une autre, tu auras de graves problèmes.
01:17:24 C'est comme ça aujourd'hui, en France.
01:17:27 Je voudrais que des millions et des millions de Français le sachent.
01:17:31 Donc on ne peut pas être satisfait, je suis en résistance, et je suis dans le maquis.
01:17:35 – Très bien, très bien. On va te rejoindre.
01:17:38 – Voilà, ce sera la réponse à la dernière question,
01:17:39 on se retrouve dans un instant pour le dernier débat de la soirée,
01:17:42 on parlera justement encore politique et de l'Europe.
01:17:44 À tout de suite.
01:17:45 [Générique]
01:17:49 – Voilà. [Applaudissements]
01:18:08 Alors, vous l'avez compris, c'est le deuxième sujet chaud de la soirée,
01:18:12 et puis évidemment de l'actualité, puisqu'on a beaucoup parlé quand même
01:18:15 des agriculteurs, du salon de l'agriculture,
01:18:17 mais on va parler de cette échéance, si importante,
01:18:20 puisqu'on a tant de choses à oublier avant 2027, il y a 2024, on y est,
01:18:23 et c'est dans quelques mois, ce sont les élections européennes.
01:18:25 Alors mon cher Jean, on ne va pas tourner autour du pot,
01:18:27 il y a une question qui est l'élection, enfin la question plutôt,
01:18:31 qui concerne ces élections de fond, et ça ne va pas être moi qui vais vous la poser,
01:18:34 je crois que c'est Frigide qui veut vous la poser.
01:18:36 – Eh oui, comme une femme d'abord, qui vous aime énormément,
01:18:41 qui aime la France authentique, alors la question est très simple,
01:18:45 qu'allez-vous faire pour ces élections ?
01:18:48 Est-ce que vous allez rejoindre quelqu'un, ou est-ce que vous allez vous présenter ?
01:18:52 Et surtout, moi ce que je voudrais que vous fassiez cher Jean,
01:18:55 est-ce que vous allez enfin faire l'union des droites,
01:18:58 par votre grande carrure, avec qui et comment ?
01:19:03 – Merci Frigide. – Merci.
01:19:06 [Applaudissements]
01:19:09 – Bon d'abord, je voudrais me présenter, premièrement,
01:19:12 je fais tout ce que je peux pour faire une liste,
01:19:16 et éventuellement pour m'associer avec quelqu'un, avec qui je veux bien,
01:19:22 et avec qui nous aurions des chances de faire 5%.
01:19:24 – Alors ça veut dire quoi ça ? – Ça c'est une liste à vous.
01:19:26 – 5% ? – Oui, mais ça veut dire qui c'est qui ?
01:19:29 – Ah oui, mais attends, tu me laisses pas le temps de parler.
01:19:31 Donc déjà, je veux me présenter.
01:19:34 – C'est pour ça qu'on voit des affiches de vous partout, la France authentique.
01:19:37 – Oui, c'est mon copain Gilbert Caron, le premier imprimeur.
01:19:39 – Ah, mais c'était notre imprimeur, alors je l'embrasse.
01:19:42 – Alors, ne me fais pas perdre, parce qu'il va m'engueuler sinon.
01:19:47 Alors, je veux essayer d'abord,
01:19:50 ensuite je fais le tour de tous ceux qui souhaiteraient se présenter.
01:19:54 – Non mais tu l'as fait le tour, tu le connais.
01:19:56 – Mais non, parce qu'en politique, c'est jamais facile d'être une minorité.
01:20:01 Et les minorités, il faut que ça discute, chacun a son précaré, etc.
01:20:07 – Tu as rencontré qui ? Tu n'as pas encore rencontré qui ?
01:20:10 – Oui, je suis rencontré des personnalités très diverses.
01:20:14 J'en ai parlé à Carole Delga, pour vous montrer le…
01:20:17 Moi je suis un non-aligné, comme tu l'as dit un peu au départ, tout à l'heure,
01:20:21 qui parle à tous, parce que la France est une et indivisible.
01:20:26 Et un président, ça s'en parle à tous.
01:20:28 J'ai essayé le PRG, mais après, ils n'ont pas cru en moi.
01:20:32 Donc ils m'ont abandonné, mais ils se sont plantés eux aussi.
01:20:35 Je suis en discussion avec Philippe Fouliot,
01:20:39 qui avec l'Union centriste, c'est une franchise.
01:20:43 Je parle aussi avec les chasseurs, je parle avec Nicolas Dupont-Aignan.
01:20:51 – Voilà.
01:20:52 – Je parle, je ne sais pas, tous ceux qui…
01:20:56 Voilà, mais il faut un petit peu de temps,
01:20:59 parce que les gens s'imaginent qu'ils vont se possibiliter.
01:21:01 – Non, mais là Jean, tu ne peux pas te dérober comme ça.
01:21:03 On est presque en mars.
01:21:05 – Je ne vais pas t'en dire plus que je n'en sais rien.
01:21:07 – Tu as forcément déjà, tu sais la décision, tu l'as déjà prise.
01:21:11 – Non.
01:21:12 – Vraiment ?
01:21:13 – Non, j'ai le congrès le 2 et 3 mars,
01:21:15 il devait avoir lieu aujourd'hui et demain.
01:21:17 C'est pour ça que j'avais tout annulé, y compris ton interview.
01:21:21 Je suis monté, notamment, à toute vitesse pour venir à l'interview,
01:21:25 parce qu'il y avait une grève de trains.
01:21:27 Donc, la semaine prochaine, attendez un peu.
01:21:30 Il y a quand même un peu de démocratie chez nous.
01:21:32 Il n'y en a plus aucune, dans aucune formation que ce soit.
01:21:35 Il y a des formations qui ne sont même pas réunies
01:21:37 depuis les élections présidentielles.
01:21:39 Moi, je réunis souvent.
01:21:40 Ensuite, il y a une chose dont je suis certain,
01:21:42 je ne serai pas le champion des droites.
01:21:44 – Ah, d'accord.
01:21:45 – Parce que moi, je ne me considère pas uniquement de droite.
01:21:50 Et d'ailleurs, je note bien que la France n'aspire pas
01:21:54 à être ultra-macronisée, ultra-droitisée, ni ultra-gauchisée.
01:22:01 La France est authentique, et son histoire l'atteste.
01:22:05 Quand elle déclare ici "le peuple est souverain",
01:22:08 quand elle écrit la déclaration du droit de l'homme et du citoyen,
01:22:12 et quand elle sort ces formidables lignes sur la laïcité,
01:22:18 malheureusement, toutes les religions n'étaient pas encore reprises en ligne de compte,
01:22:22 ou tout au moins, les résurgences qu'elle est en ressortir,
01:22:25 moi, c'est, je crois, rassembler ce peuple.
01:22:28 – Enfin, les agriculteurs, ils sont plutôt conservateurs, plutôt de droite.
01:22:32 – Mais il y a deux touches, les agriculteurs.
01:22:34 – En tout cas, en milieu rural, ils sont perçus comme des conservateurs.
01:22:37 – Oui, nous en avions peur.
01:22:38 – Lui, Macron, majoritairement.
01:22:40 Premier lui, Macron, Valérie Pécresse ensuite, et Marine Le Pen troisième.
01:22:45 – Avec le bourrage de crâne permanent auquel tu as droit,
01:22:48 tu passes de l'un à l'autre, au gré des sondages dont t'a parlé notre ami.
01:22:53 – Attends, lui, il a voté Mélenchon.
01:22:54 – On te transforme, mais il fallait qu'il ait des électeurs aussi.
01:22:58 Et moi, je suis le seul à pouvoir parler à Mélenchon et à Mme Le Pen.
01:23:03 Et j'en fais un honneur, parce que le jour où je vais être président,
01:23:06 c'est de l'ensemble du peuple dont j'aurai besoin.
01:23:10 Et je vais m'en aller préparer à manifester, tous habillés de blanc,
01:23:14 pour me soutenir le jour où j'aurai quelques décisions
01:23:17 à prendre très difficiles, comme sortir de l'OTAN,
01:23:20 comme revoir d'une manière un petit peu difficile,
01:23:23 peut-être dans son premier temps, la position de la France
01:23:26 à l'égard de l'Union Européenne.
01:23:28 Et là, il faut que je sois massivement soutenu pendant cette période-là.
01:23:32 Tu comprends que je ne vais pas partir avec un petit bout de l'échiquier.
01:23:37 Ces trahisons dont j'ai parlé tout à l'heure, notre trahison à tous,
01:23:44 et notamment à gauche comme à droite, qui ont fait qu'aujourd'hui,
01:23:48 c'est les extrêmes, mais ils n'étaient pas extrêmes.
01:23:52 Ils étaient républicains, ils étaient centristes, ils étaient socialistes,
01:23:56 quelques-uns communistes, etc.
01:23:58 Mais à force de voir qu'on faisait systématiquement
01:24:02 le contraire de ce qu'on avait promis,
01:24:04 on jure au mois de mai, on se parjure au mois de juin,
01:24:07 eh bien, c'est ceux qui se sont sentis aller le plus loin dans une alloge.
01:24:13 – Tu es plutôt hostile à toutes ces directives européennes,
01:24:19 donc un parcours à la neige, je le ferai.
01:24:21 Tu serais député européen, Jean Lassalle, au milieu de ce Parlement européen,
01:24:26 ça aurait de la gueule, non ? Tu le souhaites ou pas ?
01:24:28 Parce qu'après, il faut être un peu calculateur.
01:24:30 Si c'est avec les chasseurs, tu as peut-être un peu moins de chance.
01:24:33 Avec les poignants, peut-être que ça peut le faire, les 5 %.
01:24:36 – J'ai bien connu Neyl, à sa place, après avoir obtenu le vaccin,
01:24:39 je n'aurais pas foutu le camp d'abord pour commencer.
01:24:41 Parce que moi, quand j'ai commencé au boulot…
01:24:43 – Ah, tu n'es pas pour le Frexit, toi ?
01:24:44 – Non mais, je dis, tu me parlais de Neyl, qu'est-ce qu'il a fait ?
01:24:47 Il est brillant, c'est un formidable bonhomme, mais il a foutu le camp, peu importe.
01:24:52 Frexit, parlons-en juste un mot.
01:24:55 Le Royaume-Uni s'est comporté, depuis qu'il existe,
01:25:00 comme il se comporte, surtout à notre égard.
01:25:03 Mais il n'avait, à part pour y faire quelques guerres et un peu de commerce,
01:25:07 et beaucoup de commerce, vraiment pas d'affaires sérieuses
01:25:13 à traiter avec le cœur de l'Europe.
01:25:15 Nous faisons partie du continent, c'est-à-dire que nous ne pouvons pas
01:25:19 nous moquer totalement de ce qu'il devient.
01:25:23 Donc c'est en son sein que nous devons trouver la solution.
01:25:27 Parce que le "je rentre quand ça m'intéresse"
01:25:31 parce qu'il y a un petit peu de blé, dont les Français payent d'ailleurs
01:25:36 une grande partie, ça c'est une bonne histoire.
01:25:39 Et "je m'en vais quand ça m'arrange" aussi, c'est pas terrible.
01:25:42 Non, je pense que par contre, et je crois qu'il faut changer totalement
01:25:47 la manière d'envisager, y compris les mots.
01:25:51 Parce que les mots ont été volontairement galvaudés.
01:25:54 – À ton part, ça s'appelle "Résistons", est-ce qu'on est capable
01:25:57 de mener une campagne au sein de "Résistons" ?
01:26:00 – Je l'espère, je l'espère. Seul, on sera un peu juste.
01:26:04 Mais avec un autre, pourquoi pas ?
01:26:07 – Parce qu'on rappelle, il faut 5% pour avoir des élus.
01:26:09 – 3% pour être remboursé.
01:26:11 – D'accord, 3% pour être remboursé.
01:26:12 – Si jamais je ne suis pas remboursé, il faudrait 5 fois l'équivalent de ma maison,
01:26:16 je vais pas faire ça à ma femme, ni à mes 4 enfants, pour rembourser.
01:26:20 – Ça te coûte combien de campagne, OPM ?
01:26:22 – Caron m'a dit "je te la fais pour 700, 800 000€"
01:26:26 mais sans faire aucune réunion.
01:26:28 Sinon il faut 1,5 ou 2 millions.
01:26:30 – Deux.
01:26:31 – C'est pour ça que c'est quand même une décision qui mérite d'être prise.
01:26:34 Deuxièmement, si l'on veut essayer de changer le cours des choses,
01:26:39 il faut le faire en essayant d'entraîner derrière soi,
01:26:45 de créer un événement, de créer une attente.
01:26:49 Et à ce moment-là, tu peux le faire.
01:26:51 Mais si tu donnes la réponse avant même de l'avoir toi-même,
01:26:55 et avec des hommes et des femmes qui n'auraient pas assez réfléchi,
01:26:58 tu fais "pscht" et tu te fais réunion.
01:27:01 – Tu parlais des chasseurs, la liste des chasseurs aujourd'hui,
01:27:06 est conduite, c'est l'habitude, par Willy Schran.
01:27:10 Willy Schran a appelé à voter Emmanuel Macron
01:27:14 et sa liste a été lancée par un proche d'Emmanuel Macron,
01:27:18 un très très proche d'Emmanuel Macron, Thierry Coste,
01:27:21 qui s'est retiré d'ailleurs depuis de sa liste,
01:27:23 ils ont dû s'embrouiller un petit peu.
01:27:25 Qu'est-ce qu'aujourd'hui, Résistons peut avoir de commun
01:27:30 avec une liste qui, par dessous, est déjà acquise
01:27:35 à tout ce que vous combattez depuis des années ?
01:27:39 – Eric m'a demandé de ne pas faire de langue de bois
01:27:44 et de dire avec qui j'étais en discussion,
01:27:48 si je ne pouvais pas y arriver tout seul.
01:27:51 Et citer, ça m'a présenté plus qu'avec les autres,
01:27:56 sur la liste des chasseurs.
01:27:58 Pour l'instant je n'ai pris aucune décision.
01:28:00 En tout cas je ne le ferai pas dans le déshonneur,
01:28:02 il faut pouvoir faire quelque chose,
01:28:05 et il faut surtout masquer un sillon…
01:28:07 – Donc le même que les chasseurs c'est évacuer alors ?
01:28:09 – Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
01:28:11 tu vas devenir pratiquement aussi…
01:28:14 – Comme un pays de banal.
01:28:15 – Oui, comme un journaliste banal de BFM TV ou de France Inter,
01:28:19 on fait des réponses dans la tête.
01:28:21 Non, la politique c'est un temps long,
01:28:23 et j'ai eu le temps de la maturation,
01:28:25 j'étais député pendant très longtemps,
01:28:27 j'ai fait une déprime parce que je ne me suis pas représenté,
01:28:30 maintenant je me sens à l'appétit de Louvre et de Lyon,
01:28:33 je pense qu'il faut arriver à démontrer que la France
01:28:38 doit revoir totalement son approche à l'égard de l'Union Européenne,
01:28:43 parce que au fond nous sommes une nation,
01:28:46 et même une des plus anciennes du monde,
01:28:48 construite autour d'un État, avec les rois d'abord,
01:28:52 Dieu, alors Dieu est le plus difficile à retrouver dans l'affaire,
01:28:55 je ne sais pas où il est.
01:28:56 – Non, non, on est là.
01:28:57 – Ah bon, d'accord, alors ça y est.
01:28:58 – C'est Jupiter maintenant, c'est allé débailler.
01:29:00 – Jupiter, Jupiter, donc il faut reconstruire un État,
01:29:03 reconstruire un territoire, et puis il faut surtout démontrer
01:29:08 à nos compatriotes français que nous avons été totalement dupés
01:29:13 dans cette affaire, parce que tout ce que nous avons fait
01:29:17 n'a pas tenu compte des textes de notre constitution.
01:29:23 – Allez, Didier Maistreau.
01:29:24 – Non mais, on a parlé tout à l'heure,
01:29:26 dans "L'homme qui voudrait peut-être incarner 70 ans après",
01:29:29 du général de Gaulle, bon, le général de Gaulle,
01:29:31 il n'a jamais dit "je vais faire gagner la droite",
01:29:33 – Il a fait travailler avec ce gars, c'est ça ?
01:29:35 – Voilà, il a fait travailler avec ce gars,
01:29:36 c'était peut-être le dernier, peut-être un peu au-dessus des partis, etc.
01:29:39 J'ai essayé de refaire ça, tu l'as dit, la dernière présidentielle,
01:29:42 mon idée c'était de réunir un peu les souverainistes des deux bords,
01:29:46 où ils sont 90% d'accord sur tout, et puis ils ont choisi de se faire la guerre,
01:29:50 donc moi je suis parti, et puis bon, ok.
01:29:53 La question c'est, pas de faire gagner la gauche, pas de faire gagner la droite,
01:29:57 faire gagner la France, refaire un pays, refaire un pays.
01:30:00 Et je pense que d'aller chaque fois, moi si je me présentais,
01:30:04 mais qu'un dieu ne plaise, mon slogan ça serait ça, "refaire un pays".
01:30:08 Voilà, tiens, on vient de le trouver.
01:30:09 – Tu soutiendrais Jean Lassalle ?
01:30:10 – Ah ben tout à fait, si, pourquoi pas.
01:30:14 – Et moi aussi, allez.
01:30:16 – Non mais je pense qu'aujourd'hui, les Français sont en attente de bon sens,
01:30:19 ça les fatigue, la droite, la gauche, les questions qui structurent notre vie,
01:30:24 c'est plus ou moins le mondialisme, est-ce qu'on a envie de vivre entre nous,
01:30:28 avec nos traditions, nos mœurs, nos services publics, notre école, nos paysans, etc.
01:30:34 ou est-ce qu'on a envie d'être dans un algorithme comme tout le monde ?
01:30:37 – C'est pour ça que, comme disait François Philippot du Pont-Aignan,
01:30:40 pourquoi pas un problème ?
01:30:41 Le problème de tous ces gens, et il y a des talents, il y a des vrais talents,
01:30:44 et il le disait quand on est minoritaire, c'est pas simple d'être minoritaire,
01:30:48 parce que chacun gère ses petits sous, sa petite boutique, etc.
01:30:52 puis être élu minoritaire, même dans un conseil municipal, c'est ingrat,
01:30:55 t'as jamais la parole, tout le monde te tape dessus, etc.
01:30:59 Donc quand on est minoritaire, le problème de la France aujourd'hui,
01:31:03 c'est que je pense que les idées souverainistes d'indépendance, d'autarcie,
01:31:07 c'est pas des gros mots, etc, de refaire un pays,
01:31:09 elles sont très largement majoritaires dans le pays,
01:31:12 et elles sont minoritaires dans les élites.
01:31:14 Et c'est pour ça qu'il y a l'article 4, parce qu'en fait, si on revotait aujourd'hui,
01:31:18 s'il y avait un référendum sur l'Europe, comme il y a eu en 2005,
01:31:22 c'est pas 55%, on serait à 70%, mais évidemment.
01:31:27 – François, vous êtes d'accord.
01:31:28 – Attends, est-ce que je peux juste apporter un bémol ?
01:31:31 – Non.
01:31:32 [Rires]
01:31:33 – Ou alors un énorme sonnette au milieu.
01:31:37 Effectivement, les représentations qu'on nous donne, eux, cherchent à nous diviser.
01:31:43 On te colle immédiatement, soit, je suis désolée, je t'ai dit l'union des droits tout à l'heure,
01:31:48 mais en fait, évidemment que tu irais chercher beaucoup plus loin, toi.
01:31:52 Mais déjà, faire un rassemblement sur ce territoire,
01:31:56 qui est immense, immense aujourd'hui,
01:31:59 parce qu'il y a un rejet de tout ce temps de gauche depuis 2012,
01:32:03 vous vous imaginez bien, parce qu'on vous vend comme de la gauche,
01:32:06 mais qui est maintenant le grand marché mondialisé.
01:32:08 Depuis Jospin, c'est évident.
01:32:10 Hollande est passé là-dedans à fond, et notamment,
01:32:13 enfin, ça n'engage que moi, mais Emmanuel Todd dit la même chose,
01:32:16 depuis le jour où on a dit qu'on ne faisait plus d'enfants entre l'homme et la femme
01:32:19 avec le mariage homosexuel.
01:32:20 Ça, c'est la fin de l'humanité.
01:32:22 [Applaudissements]
01:32:23 Merci.
01:32:24 Il faut le remettre, et j'espère que Jean,
01:32:26 avec des conseils que je pourrais te donner pour l'amener,
01:32:29 on pourra aussi remettre ces fondamentaux de l'être humain...
01:32:33 On s'est montés à ton staff de campagne.
01:32:35 Au cœur, voilà.
01:32:36 Bon, bref, tout ça pour vous dire,
01:32:38 tu rassembles déjà, sur ceux qui sont les plus à même,
01:32:41 de refaire la nation, de refaire...
01:32:44 Comment tu dis, Didier ?
01:32:45 Le pays ?
01:32:46 Refaire un pays.
01:32:47 Refaire un pays, voilà.
01:32:48 Et tu verras que la gauche...
01:32:49 Jean Lassalle, refaire un pays.
01:32:51 Les gens viendront de tous les coins de l'échiquier.
01:32:54 Notre ? Notre pays, encore mieux.
01:32:56 Voilà, on a le slogan, "Refaire notre pays".
01:32:58 Il n'y a pas besoin de le refaire, il existe.
01:33:00 Moi, je vais le retaper.
01:33:02 [Rires]
01:33:03 Le retaper.
01:33:04 Et pour le retaper, j'ai besoin de tous.
01:33:06 Mais si je m'enferme,
01:33:08 si je m'enferme avec un tout petit groupe,
01:33:11 dans un coin, avec les autres,
01:33:13 qui ont été tellement encalaminés
01:33:16 par 40 ans de propagande effrénée,
01:33:19 pour dire "t'es de droite, tu restes à mes ordres",
01:33:23 avec des salopards infinis,
01:33:24 "t'es de gauche, reste à mes ordres",
01:33:26 avec des salopards infinis,
01:33:27 est-ce qu'on se disait ça ?
01:33:28 Il y avait quand même des gars qui ont marqué l'histoire,
01:33:31 comme Jaurès, d'un côté,
01:33:32 comme, je ne sais pas, les noms ne me viennent pas,
01:33:34 il y en avait un de chez nous,
01:33:36 qui était bien engagé, ou à droite ou à gauche,
01:33:39 ils avaient un autre vocabulaire,
01:33:41 ils avaient une autre culture que celle que nous avons,
01:33:44 et ils avaient un amour sacré de la patrie.
01:33:47 Voilà.
01:33:48 Or, aujourd'hui, ceux-là, on a du mal à les trouver.
01:33:50 [Applaudissements]
01:33:51 Ce que je dois faire, revenir,
01:33:53 et ce n'est pas avec une déminorité que je le ferai,
01:33:56 je le ferai avec l'ensemble du pays,
01:33:58 qui d'un seul coup, comme il l'a montré dans l'histoire,
01:34:01 retrouvera une de ses fulgurances,
01:34:03 sinon il aurait disparu depuis très longtemps,
01:34:06 alors que c'est l'un des plus anciens des pays modernes d'aujourd'hui.
01:34:10 – Nicolas ?
01:34:11 – Oui, par rapport à tout ce qui a été dit, c'est vrai que…
01:34:13 – Il est très en retard sur le temps de parole.
01:34:14 – Je vais essayer de synthétiser quand même,
01:34:16 c'est que la question des européennes, elle est assez paradoxale,
01:34:18 parce que pour beaucoup de Français, c'est presque une non-élection, déjà.
01:34:21 La problématique, c'est que, moi, ce que je vois un petit peu en province,
01:34:25 et même sur les réseaux sociaux,
01:34:26 c'est que les gens ne s'intéressent plus à la politique,
01:34:28 notamment parce que la période Covid a montré aussi
01:34:31 une forme de totalitarisme et de tyrannie.
01:34:33 On l'a vu encore à l'Assemblée ces derniers jours,
01:34:36 avec la loi sur les dérives sectaires,
01:34:38 et le fait que le gouvernement…
01:34:40 – Le fameux article 4.
01:34:41 – Voilà, n'en a strictement rien à faire.
01:34:42 – Où Dupont-Aignan a été admirable, en passant.
01:34:44 – Oui, il a fait partie des rats.
01:34:46 [Applaudissements]
01:34:50 – Le plus courageux est certainement admirable des députés de l'Assemblée.
01:34:55 Quand on me demande…
01:34:56 – Eh ben voilà.
01:34:57 – De près de toi.
01:34:58 – Non mais…
01:34:59 – Oui mais on a quand même le droit de réfléchir.
01:35:02 – Oui mais à 4 mois quand même de l'élection,
01:35:04 on s'en sert de la vie, c'est très bien.
01:35:06 – Donc ça mériterait, tu vois…
01:35:08 – La résistance, je l'ai dit, prend du temps,
01:35:12 et si la résistance était simple, organisée,
01:35:15 il y a longtemps que tous les peuples du monde se seraient libérés.
01:35:19 Nous avons la pire des occupations,
01:35:21 nous avons la pire des dictatures,
01:35:23 cette dictature molle par la finance qui te lamour les esprits,
01:35:27 qui te remplit des entrailles de stress et de peur.
01:35:32 Tu ne peux pas simplement t'engager avec une ou deux personnes
01:35:35 parce qu'elles te ressemblent,
01:35:37 il faut entraîner dans ton sillage beaucoup plus profond.
01:35:39 Moi c'est mon point de vue.
01:35:40 Maintenant, Nicolas Dupont-Aignan, il n'y en a pas 36.
01:35:43 – Il n'y a pas que Dupont-Aignan,
01:35:45 après il y a des gens aussi "d'issue de la société civile"
01:35:48 comme Étienne Chouard qui a aussi des idées sur la Constituante,
01:35:51 j'ai eu l'occasion aussi de rencontrer Valéry Bugaud etc.
01:35:54 parce que le problème c'est que les gens ne vont plus voter
01:35:56 parce qu'ils n'y croient plus du tout.
01:35:58 On a quand même eu des élections présidentielles en 2022,
01:36:01 et là je reviens sur mon sujet du début de l'émission
01:36:03 et je suis assez coriace là-dessus,
01:36:05 qui ont été faites avec des milliers de gens suspendus,
01:36:08 ça a été fait dans des conditions abjectes
01:36:10 pour un État qui se dit une démocratie, pays des droits de l'Homme,
01:36:13 avec des élections où on a eu un président
01:36:16 qui était comme un prince, sans faire campagne,
01:36:19 avec déjà des résultats qui étaient connus deux heures avant,
01:36:22 avec de forts soupçons de fraude électorale, il faut le dire aussi.
01:36:26 – Une campagne de merde, c'est ce que j'ai dit.
01:36:28 – Une campagne de merde, ce que je vous ai dit, bien sûr.
01:36:30 Et je vous remercie aussi d'avoir dit cela à Pauline de Malherbe et à d'autres,
01:36:33 à dénoncer le pouvoir des médias.
01:36:35 Alors comme disait Coluche, les sondages c'est pour savoir ce qu'on pense,
01:36:39 en réalité c'est un petit peu ça,
01:36:41 c'est que les sondages je pense qu'il faudrait déjà réguler ce principe.
01:36:44 – Et si voté, il servait à quelque chose, il aurait su privé.
01:36:46 – Voilà, tout à fait, exactement.
01:36:47 Donc les gens ne vont plus voter,
01:36:49 et est-ce que finalement les élections européennes ne sont pas aussi la symbolique
01:36:52 d'un pays qui est en fin de cycle,
01:36:55 c'est-à-dire est-ce que le principe des élections a encore une utilité ?
01:36:58 C'est-à-dire que par exemple, notre ami Klaus Schwab à Davos disait de toute manière,
01:37:03 quand on sait déjà les résultats à l'avance des élections,
01:37:05 à quoi ça sert d'en faire encore ?
01:37:07 Vu qu'on a infiltré tous les gouvernements de tous les pays.
01:37:09 Il l'a dit directement, ce n'est pas du complotisme, c'est du factuel.
01:37:13 Quand on a parlé de la crise agricole tout à l'heure,
01:37:15 on a eu le président de l'OMS qui a dit que les agriculteurs étaient responsables,
01:37:18 étaient des criminels, donc il l'a dit quand même.
01:37:21 Donc on a des gens qui sont des psychopathes, la plupart ne sont pas élus en plus,
01:37:25 et de ce fait on voit que les gens ont perdu la foi, si je puis dire,
01:37:30 et donc comment redonner envie aux gens d'aller aux urnes,
01:37:33 quand ils se disent de toute façon,
01:37:35 j'ai voté comme disait Coluche justement,
01:37:37 j'ai essayé de voter une fois, j'ai vu que ça ne servait à rien, j'ai arrêté.
01:37:40 Et moi je connais énormément de gens qui ne votent plus du tout depuis des décennies,
01:37:43 parce qu'ils nous disent de toute façon, les politiques une fois qu'ils ont le pouvoir,
01:37:46 ils s'en foutent plein les fouilles, ils se connaissent tous,
01:37:48 c'est de l'entre-soi parisien, tout le monde se tutoie.
01:37:51 Je ferai l'impasse sur la franc-maçonnerie, mais ça a aussi un impact également.
01:37:55 Et donc de ce fait, on voit qu'en coulisses, beaucoup de choses se passent,
01:37:58 et on voit qu'à l'Assemblée Nationale, entre les motions de censure,
01:38:02 les pseudo-oppositions, les oppositions autorisées, contrôlées, etc.
01:38:08 Comment redonner confiance à un pays, à un peuple qui n'y croit plus ?
01:38:12 Il y a une forme de résignation vraiment très profonde,
01:38:15 notamment dans la jeunesse, dont je fais partie,
01:38:18 et c'est vrai que cette jeunesse, c'est l'avenir,
01:38:20 et un jour, la "nouvelle génération" prendra notre place.
01:38:24 – Donc la question à jouer.
01:38:25 – Donc la question finalement, c'est est-ce que les élections européennes
01:38:28 sont encore utiles quand on sait que déjà l'Union Européenne elle-même est un problème,
01:38:32 parce que c'est ce qui a été posé aussi à Dupont-Aignan, à Filippo,
01:38:36 à quoi ça sert de se présenter à des élections européennes
01:38:38 quand on veut sortir de l'Union Européenne ?
01:38:40 Finalement, c'est ça la question.
01:38:42 – Jean, la réponse.
01:38:44 – Je pense que chaque fois qu'il y a une élection,
01:38:48 un homme politique, responsable, s'il est en mesure de le faire,
01:38:53 doit s'y présenter.
01:38:55 Je pense à la force, je l'ai dit, de la résistance, mais plus que ça.
01:39:03 Je pense à la force de la conviction, lorsqu'elle vient, de mille voix.
01:39:14 Et je crois qu'on est rentré dans une période,
01:39:18 alors on me dit depuis le temps que tu le dis,
01:39:20 on est rentré dans une période où à nouveau le verbe et la plume
01:39:27 vont retrouver tout leur sens.
01:39:30 Il suffit, et il y a ici suffisamment de spécialistes de la question,
01:39:35 d'expliquer ce dont il s'agit.
01:39:37 Mais c'est très difficile de défendre une idée
01:39:42 quand on refuse de monter sur le ring sur lequel,
01:39:46 même si ce n'est qu'un tout petit peu et un petit ring,
01:39:50 et qui ne sert pas à grand chose, on n'y va pas pour porter les couleurs.
01:39:54 Il faut les porter partout.
01:39:55 Moi je te promets, et après aussi Eric, que si je vais à Bruxelles,
01:40:00 je me fais parler de moi à l'Assemblée, et personne ne m'attendait.
01:40:03 Et je fais un peu parler de moi partout où je suis passé.
01:40:05 Tu sais pourquoi ? Parce que j'ai tutoyé la mort.
01:40:09 Alors je ne suis pas meilleur que les autres,
01:40:11 mais je sais qu'un jour on va tous y passer,
01:40:13 et moi j'ai choisi même, sans suicide, d'affronter la mort,
01:40:17 plutôt que de donner raison à ceux qui nous détruisaient.
01:40:20 J'ai fait une grève de la faim au moment où on perdait
01:40:23 400 000 entreprises en France, c'était sous Chirac.
01:40:26 Personne, je n'ai jamais entendu personne dire quoi que ce soit.
01:40:29 On ne s'en est pas relevé.
01:40:31 Et quant à la fameuse Union Européenne,
01:40:34 ce n'a été qu'une suite indiscontinue de trahison,
01:40:37 et j'ai commencé par la trahison de la génération politique.
01:40:42 Certainement la plus misérable que nous ayons eue
01:40:45 depuis belle lurette en France.
01:40:47 Il faut dire qu'il y en a eu quelques-unes aussi qui étaient pas mal.
01:40:50 Préparer la guerre de 40 comme nous l'avions fait,
01:40:52 ce n'était pas non plus… voilà.
01:40:54 Mais ce qui a été très mauvais peut aussi devenir beau.
01:40:59 Mais il faut donner des raisons majeures de s'engager,
01:41:05 et que l'engagement soit libre.
01:41:07 Tu viens militer chez moi, c'est le cas résistant,
01:41:10 si tu as quelque chose à dire,
01:41:12 mais tu peux te barrer quand tu veux,
01:41:15 tu peux t'absenter et tu reviens.
01:41:17 Mais si tu as envie de bosser, bosse.
01:41:19 Et il n'y a personne qui bosse autant que lorsqu'il est libre,
01:41:23 lorsqu'on ne veut pas l'amener quelque part.
01:41:26 À ce moment-là, il donne ses tripes,
01:41:29 et on a besoin de retrouver la France qui redonne ses tripes
01:41:32 au sens allégorique du terme.
01:41:36 Parce qu'à ce moment-là, on donne aussi son cœur.
01:41:39 La France, on y parle à tous.
01:41:41 Et ce qui m'intéresse beaucoup, c'est les jeunes.
01:41:43 – Le Frexit tout à l'heure, tu es debout ou pas ?
01:41:45 – Non, je ne dirai pas le Frexit, parce que c'est le Brexit,
01:41:47 et les Anglais n'avaient aucun engagement continental avec l'Europe.
01:41:54 Nous, nous avons des engagements, bons ou mauvais,
01:41:58 depuis les débuts de l'histoire.
01:42:01 Nous remontons d'Athènes, nous sommes passés par Rome,
01:42:05 nous sommes passés par tout cela.
01:42:07 Donc, on ne peut pas sans le faire.
01:42:09 Par contre, c'est en démontrant que tous les textes qui ont été votés
01:42:15 étaient inconstitutionnels à l'égard de la République qui était les nôtres
01:42:19 et même de quelques-unes d'avant,
01:42:21 que nous pouvons, sans faire trembler l'univers,
01:42:26 et sans créer, parce qu'on a tellement violenté cette question,
01:42:30 on a tellement égris pour que ça ne puisse se faire,
01:42:34 qu'il faut à nouveau l'éclairer.
01:42:38 Éclairer, c'est dans tous les sens du terme.
01:42:40 Et il faut dire que la Constitution française ne permettait pas
01:42:44 que l'on votât ce qui a été voté.
01:42:46 Et d'ailleurs, à Maastricht, il est écrit dans les deux ou trois premiers alinéas,
01:42:51 "la nation française ne peut parler que par la voix de ses représentants", etc.
01:42:55 C'est le peuple qui décide.
01:42:56 Et il y a le dernier alinéa où on dit,
01:42:59 "le pouvoir européen devient supérieur au pouvoir français".
01:43:04 Comment expliquer cela ?
01:43:06 Alors, ce n'est pas en gueulant avec quelques acharnés qu'on va y arriver,
01:43:10 c'est en créant un mouvement, comme l'a fait la France tant et tant de fois,
01:43:16 et comme elle le refera encore.
01:43:17 La France ne supportera jamais de disparaître.
01:43:21 Or, et je suis très aimé des jeunes, et je ne sais pas pourquoi,
01:43:24 ils m'adorent.
01:43:26 Mais je pense, quand je les écoute dans les facs, vous voyez,
01:43:29 ils me disent, "vous, au moins, vous n'avez pas peur de parler de la France".
01:43:32 Et vous n'avez pas peur de...
01:43:34 [hums]
01:43:47 C'est ça le début !
01:43:49 C'est apprendre que la résistance peut être contagieuse,
01:43:53 mais qu'elle peut être aussi comme un printemps merveilleux,
01:43:55 après un hiver qui n'a que trop duré.
01:43:58 [applaudissements]
01:44:02 – Allez Nicolas, rapidement, et après Frigide.
01:44:05 – Qu'est-ce que vous feriez si vous étiez élu député européen dans les prochains mois,
01:44:10 sachant que j'aimerais avoir une pensée pour Michel Rivasi,
01:44:13 qui nous a quittés il n'y a pas très longtemps.
01:44:15 [applaudissements]
01:44:18 – Elle a fait l'unanimité, comme quoi, tu vois.
01:44:21 – Bien sûr, mais justement, Michel Rivasi, malgré son étiquette EELV,
01:44:25 je n'étais pas forcément fan, mais elle s'est beaucoup battue, justement,
01:44:28 pour les victimes, pour la 5G, pour plein de choses.
01:44:32 Virginie Joron aussi, qui fait un gros boulot à l'Assemblée.
01:44:35 [applaudissements]
01:44:37 Quelles que soient les étiquettes politiques, je pense qu'à partir du moment
01:44:41 où on représente aussi ses électeurs et le peuple,
01:44:43 est-ce que vous vous inscrivriez dans ces mêmes personnalités ?
01:44:47 Est-ce que vous travailleriez avec des gens comme Virginie Joron,
01:44:50 – Du RN, c'est ça.
01:44:52 – Ou du RN, ou même d'autres, parce qu'on sait que l'Union Européenne
01:44:56 a à la fois beaucoup de pouvoirs, mais que les députés en ont très peu.
01:45:00 Et donc, il y a une forme, pareil, d'antinomie, et un député européen,
01:45:04 justement, ça ne représente pas forcément beaucoup sur l'échelle nationale pour nous,
01:45:09 mais quelles seraient vos premières actions, justement ?
01:45:12 – Alors, d'abord, c'est ce que j'ai fait à l'Assemblée nationale
01:45:16 pendant si longtemps, ce que j'ai fait dans ma commune,
01:45:19 ce que j'ai fait à la commune du temps où il y avait encore une vraie démocratie,
01:45:23 parce que nous avons été un modèle démocratique, moi je l'ai connu de ma jeunesse,
01:45:28 et nous sommes devenus un système aussi féroce que le fut le système soviétique.
01:45:33 Donc, faire d'abord connaissance avec les hommes et les femmes,
01:45:38 peu importe leur étiquette, avec qui je peux rester dans un bistrot liberté
01:45:45 pendant un bon bout de temps, en y prenant du plaisir.
01:45:49 – Eh bien, c'est réciproque.
01:45:50 – Et à partir de ce moment-là, nous allons commencer par nous organiser,
01:45:54 nous répartir les tâches, voir quels sont les points
01:45:57 où on ne sera pas tout à fait d'accord pour essayer de trouver un moyen de terme.
01:46:01 Je sais que c'est difficile, on m'a toujours dit
01:46:03 "tu ne pourras rien faire à l'Assemblée nationale",
01:46:05 je n'ai rien fait à l'Assemblée nationale, alors qu'en un moment,
01:46:08 entre nulle part, je suis l'un des plus connus, partout,
01:46:11 je vais à Arras, j'ai 200 personnes immédiatement autour de moi,
01:46:15 je vais à Biarritz, c'est pareil, je vais à Nouvéa, c'est pareil.
01:46:18 Ça veut dire qu'il y a quand même quelque chose qui est passé,
01:46:21 et ce quelque chose, c'est l'art, que doit redevenir la politique.
01:46:26 Parce que, comment il s'appelle, Sokka Toreri, "Aucune science n'est exacte".
01:46:32 La plus inexacte de toutes, c'est la politique, mais c'est aussi la plus difficile,
01:46:37 c'est l'art d'administrer des hommes à l'intérieur de la cité.
01:46:40 Nous avons perdu tout ça de main, aujourd'hui nous ne savons administrer,
01:46:44 et encore ce n'est pas nous, Wall Street et tous les autres.
01:46:48 Mais l'homme, dans son intégrité de l'homme, du moment où il naît,
01:46:53 jusqu'à la fin de son dernier soupir, il ne représente rien.
01:46:56 Alors qu'il y a tellement à faire avec sa vie,
01:46:59 il y a tellement de nouveautés à proposer, quels que soient les âges,
01:47:02 tu t'emmerdes de ta 66 ans et demi, moi si je te propose un boulot,
01:47:06 où tu vas gagner 4 sous de plus, tu vas peut-être amener ta femme,
01:47:11 ou tu vas la laisser à la maison, où elle viendra toute seule,
01:47:14 et je te donne un peu d'oseille, pour que tu parles aux jeunes.
01:47:17 Un jeune qui galère le nez, quant à tous les noms qu'il a dans ses CV,
01:47:23 il va rapcompter ses galères.
01:47:26 Et avec le service universel, national, civique ou militaire,
01:47:31 que j'instaurerai pour tous les contingents,
01:47:34 700 000 jeunes en même temps pendant 9 mois,
01:47:37 je leur apprendrai à aller partout.
01:47:40 – Tu regrettes qu'il ait supprimé le service universel ?
01:47:43 – Pas tellement, mais c'est toute l'image de Chirac,
01:47:46 qui était toute en ambiguïté d'une certaine manière,
01:47:48 même s'il a été aimé sur la fin.
01:47:50 – Il était très apprécié de ce monde agricole.
01:47:53 – Oui, c'est vrai.
01:47:55 Mais il faut dire que lui, au moins, savait parler à une vache.
01:47:59 [Rires]
01:48:01 Il est le dernier.
01:48:02 D'ailleurs, il m'avait dit un jour,
01:48:04 "je préfère ne pas faire tous les jours le salon avec toi"
01:48:07 parce qu'il était assez incroyable.
01:48:10 Or, les paysans ont besoin de voir de l'endurance,
01:48:13 pas des petits minets qui viennent faire un tour, là,
01:48:16 en essayant de boire un demi-millimètre de vin de je ne sais où,
01:48:21 une capsule d'eau, etc.
01:48:23 Non, c'est du vrai.
01:48:25 Et vous allez voir au salon de l'agriculture,
01:48:27 il y a ceux qui vont avoir leur mot à dire, ils le diront,
01:48:31 et ceux qui vont avoir leur mot à recevoir, ils le recevront.
01:48:35 Il y aura peut-être pire que cette année,
01:48:37 mais déjà cette année, ça sent pas mal.
01:48:39 Et vous me parliez de la liste.
01:48:40 Mais attendons que le salon dise, on ne peut pas continuer avec eux.
01:48:46 Et si on faisait ensemble une liste qui, voilà,
01:48:51 qui nous emporte beaucoup plus largement
01:48:55 que ce qu'on croit qu'on représente,
01:48:57 à ce moment-là, oui, j'en serais.
01:48:59 Parce qu'à ce moment-là, nous allons effectivement
01:49:03 faire avancer l'idée de l'organisation européenne
01:49:07 dont nous avons besoin, et qui n'est absolument pas du tout
01:49:11 que celle que nous subissons.
01:49:13 – Très bien, bravo.
01:49:15 Bon, alors, je vois que la campagne a commencé,
01:49:19 et alors moi j'ai une question… – Il reste 10 minutes les amis.
01:49:21 – Oui, mais moi j'ai un sujet très important, Jean,
01:49:24 qui a fait que nous vous avons suivi avec "L'Avenir pour tous".
01:49:28 – Quand ça commence comme ça, fais gaffe à la suite.
01:49:30 – Non, dans quelques jours, très peu de temps,
01:49:34 le Sénat va être saisi d'une loi constitutionnelle,
01:49:38 pour changer la constitution, pour y inscrire l'avortement, l'IVG.
01:49:44 Et nous proposons-nous à "L'Avenir pour tous",
01:49:47 pourquoi pas de l'inscrire, mais surtout d'y mettre
01:49:50 ce que disait la loi Veil, c'est-à-dire le droit,
01:49:53 la protection du droit de tout être humain à vivre dès sa conception.
01:50:00 C'est la position défendue par le Président Larcher.
01:50:04 Alors, je voulais savoir si vous nous suivriez,
01:50:07 est-ce que comme ça je pourrais amener tout notre immense mouvement
01:50:11 à vous soutenir aux Européennes ?
01:50:14 – Alors, moi, j'éviterais, pourtant vous savez,
01:50:18 l'affection que je vous porte, il y a des grandes.
01:50:21 Je commence comme vous, mais moi c'est vrai aussi.
01:50:25 Mais quand on veut réconcilier un grand peuple comme le nôtre,
01:50:30 on ne commence pas par aller raviver des plaies.
01:50:34 Vous avez eu la gentillesse de rappeler mes votes et mes engagements,
01:50:39 lorsque l'affaire a eu lieu, notamment le mariage pour tous.
01:50:45 Eh bien, sans laisser une cicatrice, pourquoi Larcher,
01:50:51 dont personne ne sait absolument pas à quoi il sert ?
01:50:54 – C'est un Président.
01:50:56 – Oui, mais c'est un Président.
01:50:58 – Ça sert un Président, vous allez être Président.
01:51:00 – Il y en a eu des Présidents aussi avant,
01:51:02 chez nous il y a le Président de la Pétanque.
01:51:04 – Oui.
01:51:05 – Voilà, je pense qu'ils sont à peu près du même acamie.
01:51:07 Bon, pourquoi un Président ?
01:51:09 Parce qu'il n'y a plus rien à l'Assemblée Nationale,
01:51:11 va rouvrir un débat dont on n'a pas besoin.
01:51:15 Qu'est-ce que ça peut faire de mettre dans la Constitution,
01:51:18 c'est une loi qui a été votée.
01:51:20 Les Français reviennent assez peu souvent sur les lois votées.
01:51:22 – Ah, mais pas le même dans la Constitution, c'est ça ce que vous dites ?
01:51:24 – Oui, c'est ça oui.
01:51:25 – D'accord.
01:51:26 – Pourquoi aller raviver cette plaie maintenant ?
01:51:27 – Mais parce qu'il y a eu 450 députés, y compris le Rassemblement National,
01:51:33 – 450 députés ?
01:51:34 – 450 députés qui ont voté la loi déjà à l'Assemblée,
01:51:38 elle arrive au Sénat et le Sénat va la réécrire, ce qui est une très bonne chose,
01:51:42 parce que Macron veut que ça soit inscrit dans la Constitution
01:51:48 pour le 8 mars, pour la journée des femmes, d'accord ?
01:51:50 – Joli piège.
01:51:51 – On ne va pas y aller.
01:51:52 – Joli piège à camp.
01:51:53 – Voilà, on est bien d'accord.
01:51:54 – Et ceux qui ont voté les 450, on ne comptait pas sur moi
01:51:57 pour que j'aille travailler avec eux.
01:51:59 On n'a pas besoin, la France est blessée de courbatures partout.
01:52:04 Pensons à penser quelques plaies, à soigner, à refaire du bien, à se refaire bien.
01:52:09 – Et pas mettre de la mort, oui d'accord, on est d'accord.
01:52:11 – Voilà, ni de l'affrontement, là où c'est inutile.
01:52:13 L'Archers, qu'il la ferme.
01:52:15 – Non, parce que l'Archers, il propose quelque chose où il remet la vie.
01:52:18 – C'est la première fois que tu proposes quelque chose.
01:52:20 Il n'a jamais rien proposé du tout.
01:52:21 – Deuxième, et après je laisse la parole à mes camarades,
01:52:24 je comprends qu'en revanche vous êtes d'accord pour enlever cette ligne,
01:52:27 pour dire que les traités européens sont supérieurs à la Constitution française.
01:52:32 Est-ce qu'on fera ça ? Est-ce que vous ferez cette réforme constitutionnelle ?
01:52:36 – Oui, mais d'abord il faut pouvoir en arriver là, c'est-à-dire avoir une majorité.
01:52:43 Et ça ne se fait pas du jour au lendemain.
01:52:45 Donc moi je ne vais pas raconter à ce grand peuple pour qui j'ai tant d'estime,
01:52:51 et qui m'a fait l'honneur de lui demander de le représenter si longtemps,
01:52:55 des choses que je ne suis pas certain de tenir.
01:52:57 Par contre je vais dire beaucoup plus fort, je me battrai de toutes mes forces
01:53:02 pour que la France redevienne la France.
01:53:04 Parce que la France a été décrétée pays universaliste parmi tous les autres,
01:53:11 et pendant des périodes où c'était difficile,
01:53:14 parce que ce que nous avons fait a surpris, a donné de l'espoir et du courage.
01:53:21 Et moi j'ai besoin de cette France-là, parce que si elle donne espoir,
01:53:25 elle apprend elle-même et elle devient plus grande de cette force intérieure
01:53:31 que les gens qui sont en paix avec eux-mêmes,
01:53:34 parce qu'ils savent que ce qu'ils font est bien et sera reconnu.
01:53:38 – Très bien, bravo.
01:53:39 [Applaudissements]
01:53:40 – Allez, on va arriver bientôt au terme de cette émission.
01:53:43 François, allez un dernier mot.
01:53:45 Vous citiez Platon et l'art de la politique, je vous rejoins bien sûr,
01:53:49 mais Aristote disait aussi "toute chose est contenue dans son fondement".
01:53:52 Qu'est-ce qu'on peut tirer de bon du Parlement européen ?
01:53:55 Le Parlement européen n'a pas de pouvoir, c'est une cage dorée, littéralement.
01:53:59 On rappelle, vous avez été député français, un député européen,
01:54:02 vous le savez mieux que personne.
01:54:03 – Vous m'étiez tié pour vous parler de l'intérieur.
01:54:05 – Non mais c'est trois fois plus de moyens qu'un député français.
01:54:08 Et trois fois moins de travail, je résume, et c'est à peu près ça.
01:54:12 L'enveloppe parlementaire c'est 27 000 euros,
01:54:14 ce sont seulement les salaires nets qui sont pris en compte pour vos assistants.
01:54:18 – Alors tout ça me convient, je dois le dire.
01:54:21 – Alors là, qu'est-ce qu'on peut faire de bien en sachant
01:54:24 que ce n'est pas le Parlement européen qui a le pouvoir dans les institutions européennes,
01:54:29 c'est la Commission qui est non élue, c'est éventuellement le Conseil de l'Europe
01:54:33 qui dépend de tous les chefs d'État européens, certainement pas le Parlement.
01:54:37 C'est-à-dire que, bien entendu c'est joli, ça vous permettra d'avoir une tribune
01:54:41 et on peut tous s'en réjouir, mais concrètement,
01:54:45 il ne se passera strictement rien à la suite de ces élections européennes.
01:54:50 Est-ce que ce n'est pas frustrant tout de même de se dire
01:54:53 que vous vous battez pour une simple tribune ?
01:54:55 – Il a tout à fait raison, il a tout à fait raison, aujourd'hui.
01:55:00 Mais heureusement que demain n'est pas aujourd'hui.
01:55:03 Sinon nous sommes tous morts, il n'y a plus qu'à se laisser mourir
01:55:07 et dire que tout est fini.
01:55:09 Moi je ne fais pas partie de cela, je me dis là où il y a une lueur d'espoir,
01:55:15 là où je peux aller me battre, même archi minoritaire, j'y vais.
01:55:19 Parce qu'au fond, j'ai toujours trouvé des compagnons de lutte
01:55:23 là où je ne les attendais pas.
01:55:25 Mais si tu n'organises pas la lutte, si tu n'organises pas la résistance,
01:55:29 y compris dans les endroits qui t'apparaissent inutiles,
01:55:32 parce que très loin du théâtre des opérations, de Stalingrad ou de Verdun,
01:55:36 il faut commencer, et la résistance commence là où un homme résiste,
01:55:41 et à cet instant-là.
01:55:43 Et moi j'ai toujours été un résistant, je le resterai,
01:55:45 je le serai au Parlement européen, et d'ailleurs on aura l'occasion de se voir,
01:55:48 et tu me diras si je t'ai menti ou non, si j'y suis.
01:55:51 – Eh bien voilà, sans doute le mot de la fin,
01:55:54 on va terminer cette émission passionnante, comme d'ailleurs je m'y attendais,
01:55:59 avec les dessins d'Ignace.
01:56:01 Tout d'abord, vous ne m'inspirez pas totalement confiance,
01:56:04 et on voit Jean Lassalle qui parle, un représentant, enfin je pense que c'est…
01:56:07 – Un député ? – Un député, enfin le président,
01:56:10 – Un commissaire. – Un commissaire, oui,
01:56:12 qui représente l'Union européenne.
01:56:14 – Et il a raison, bien entendu.
01:56:16 – Aux européennes, je défends la France authentique.
01:56:19 Voilà Jean Lassalle avec son béret qu'il n'a pas.
01:56:21 [Applaudissements]
01:56:24 Résistance au lobby pharmaceutique, à la bureaucratie européiste
01:56:28 et aux dictates des médias, vive la liberté,
01:56:30 vive Bistro Liberté, vive la France.
01:56:32 [Applaudissements]
01:56:34 – Il n'est quand même pas con ce Jean Lassalle.
01:56:36 – Ah non, non, non.
01:56:37 – Si on voulait le passer un peu plus, comme toi.
01:56:39 – Et Ignace non plus il n'est pas con, on peut l'applaudir bien fort en temps qu'il est.
01:56:43 [Applaudissements]
01:56:46 – Il a un petit nom charmant, Ignace, Ignace, il a un petit nom charmant.
01:56:53 – Eh bien d'ailleurs, tiens, est-ce qu'on ne terminerait pas,
01:56:55 alors là c'était pas prévu, c'est une impro,
01:56:57 tiens, est-ce qu'on ne terminerait pas par un petit chambernet ?
01:56:59 – Envers moi le nom de Bartho.
01:57:01 Je ne sais pas si je fais du bien et en le faisant,
01:57:03 mais comme je suis un homme du risque,
01:57:07 et comme je ne peux rien te refuser,
01:57:09 parce que toi tu ne le montres pas, mais en résistant jusqu'au fond de tes pupilles.
01:57:14 [Ignace s'éclaire]
01:57:16 [Ignace chante]
01:57:37 – Oui, comme quoi on peut les deux, avoir des langues et des hymnes de Provence,
01:57:43 de la Provence, de nos régions magnifiques,
01:57:47 et avoir un hymne qui nous sublime tous, comme tu nous as sublimés, Éric.
01:57:53 [Rires et applaudissements]
01:57:55 – Ce n'est pas moi que j'applaudis, c'est Jean Lassalle.
01:57:57 Merci beaucoup Jean, j'en profite.
01:58:00 Si vous aussi vous voulez un portrait, une caricature,
01:58:02 vous allez sur le site designiasse.com qui va apparaître
01:58:05 et vous serez bien sûr beau comme Jean Lassalle.
01:58:08 Et alors mon cher Jean, il y a une petite tradition aussi dans cette émission,
01:58:11 c'est qu'il y a un cadeau à la fin.
01:58:13 Tu as le droit à ta caricature, enfin plutôt à ton portrait,
01:58:19 voilà qui a été fait par Ignace pendant qu'on ne peut pas le montrer.
01:58:23 Et là on peut l'applaudir bien fort, le portrait de Jean Lassalle.
01:58:28 Et ça c'est la version portrait, et puis voilà la version caricature.
01:58:32 – Ignace, est-ce que tu me donnes le droit de le remettre à mes fils ?
01:58:38 Parce qu'ils disent, il faut que tu fasses des t-shirts où on te met la gueule
01:58:43 et tu vas voir un succès fou, il y en a déjà certains qui l'ont fait.
01:58:47 Est-ce qu'il faudra te payer le droit d'auteur humain ?
01:58:49 Tu vas me répondre dans le couloir.
01:58:51 – Voilà, il va répondre dans le couloir.
01:58:53 – Ça ce serait pas mal, toi qui te connais.
01:58:55 – Je pense que si tu te crédites comme on dit…
01:58:57 – Magnifique, ben attends regarde, je le mets déjà sur mon cœur, sur le portrait.
01:59:01 Ça ira vachement bien.
01:59:03 – Allez, on remercie toute l'équipe de L'Istro Liberté.
01:59:06 À commencer par le réalisateur Raphaël, au son Pierre, au cadre,
01:59:12 cette fois je ne vais pas me tromper, Boris, on l'applaudit bien fort,
01:59:16 Maxime également, sans oublier Sébastien.
01:59:20 Et à la production bien sûr, Arnaud, Arnaud soyez bien sûr, Martial, Martial Build.
01:59:25 Et Marine qu'on applaudit bien fort, sans oublier bien sûr Charles Mathieu
01:59:30 qui débouche toutes ses bouteilles,
01:59:32 bien qu'il n'y en ait eu qu'un qui ait bu du vin ce soir,
01:59:35 c'était François, et puis le public bien sûr.
01:59:37 [Applaudissements]
01:59:44 Allez, on espère que…
01:59:46 [Applaudissements]
01:59:50 La partie promo, donc…
01:59:52 – Il y a un bistrot, il y a de la liberté.
01:59:54 – Voilà, le dernier Jean Lassalle au crepuscule, résistons.
01:59:58 Et puis on espère, on va suivre bien sûr ton actualité,
02:00:01 on pense que tu seras encore accueilli comme il se doit au sein de l'agriculture,
02:00:05 en tout cas on te suivra, on te souhaite tout le meilleur pour ces élections européennes,
02:00:08 on est tous derrière toi, on peut le dire quelle que soit les opinions qu'on a politiques,
02:00:11 en tout cas merci, un grand merci parce que tu t'es levé à 3h05 ce matin
02:00:17 pour venir à Paris ce soir et tu repars aussitôt,
02:00:20 donc vraiment un grand merci Jean Lassalle, on se retrouve dans 15 jours.
02:00:24 – Salut mon Jean. – Bye bye.
02:00:26 [Musique]
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