00:00 l'arrivée de la ministre.
00:02 ...
00:05 -Ouh là !
00:06 C'est une bonne idée, cette idée.
00:08 C'était évident.
00:09 -Public ! Public !
00:11 On n'est pas le public !
00:13 Public ! Public !
00:15 On n'est pas le public !
00:17 Public ! Public !
00:19 On n'est pas le public !
00:21 Public ! Public !
00:23 On n'est pas le public !
00:24 Public ! Public !
00:26 On n'est pas le public !
00:28 Public ! Public !
00:30 On n'est pas le public !
00:32 -La ministre qui vient d'arriver.
00:34 On reste sur l'image avec du son.
00:36 La ministre qui arrive au cri de Dufry pour l'école publique.
00:40 ...
00:47 Quelques manifestants, donc,
00:49 qui sont venus l'accueillir
00:52 avec des sifflets.
00:54 Vous l'entendez.
00:55 C'est le slogan Dufry pour l'école publique.
00:58 Une communication dans laquelle elle est tempêtrée.
01:02 On n'arrive pas à s'en sortir.
01:03 Visiblement, c'est ce qui doit être dit.
01:06 On savait qu'elle venait, elle l'avait dit, annoncé.
01:09 Il y allait avoir un comité d'accueil.
01:11 Il y allait avoir des personnes aussi.
01:14 Vous entendez, en ce moment, ces personnes.
01:17 -Pour qui ? Pour l'école publique !
01:19 Pourquoi ? Maintenant ?
01:21 Que qu'est-ce qu'on veut ?
01:23 Quel argent public ?
01:25 Pour qui ? Pour l'école publique !
01:27 -Voilà, c'est une logique implacable,
01:30 Philippe Ballard, d'être confronté à ça
01:32 de la part de la ministre,
01:35 avec cette idée de communicant
01:38 qui est un échec.
01:40 -On assiste à un naufrage en direct,
01:42 d'une ministre et d'une communication
01:45 où on ne sait pas s'en sortir.
01:47 On vous dit référence à la porte-parole du gouvernement
01:50 qui n'arrive pas à dire si elle a menti.
01:53 Juste pour revenir sur le second,
01:55 il faut de l'argent pour l'école publique.
01:57 Il faudrait aussi améliorer les conditions de travail.
02:00 Dans le cassement Pisa, on dégringole.
02:03 Gabriel Attal a dit qu'on était mauvais partout.
02:05 Ce qui était mis en avant, le point 1 soulevé par les élèves,
02:09 c'était qu'on travaillait dans le "shahou".
02:11 Le hashtag "pas de vagues", ça suffit.
02:14 Il faut rétablir un peu d'ordre,
02:16 de discipline dans l'école publique.
02:18 Il y a un problème de moyens financiers.
02:21 Il y a aussi les conditions de travail,
02:23 que ce soit pour le corps enseignant,
02:25 que ce soit pour les élèves, quand il y a un acte grave,
02:28 il faut que le chef d'établissement saisisse sa justice.
02:32 -Ce que j'ai du mal à comprendre,
02:34 c'est l'objet de cette communication
02:36 et de ce à quoi on assiste.
02:38 Vous parlez de naufrage en direct.
02:40 A quoi d'autre pouvait s'attendre la ministre en venant sur place ?
02:43 Elle a sa voiture officielle qui la laisse devant,
02:46 elle rentre en 5 secondes dans l'école à toute vitesse,
02:50 elle a d'ores et déjà dit qu'elle ne parlerait pas
02:53 aux journalistes ni à l'entrée ni à la sortie.
02:56 Nabilaï Takach, je ne veux pas vous enfoncer,
02:59 mais c'est vrai.
03:01 Honnêtement, aujourd'hui, on se dit que ce qui est en train d'arriver,
03:05 c'était écrit, c'était prévisible.
03:07 -La ministre va s'expliquer.
03:09 -Non, elle ne va pas.
03:10 -C'est important d'un point de vue com'
03:13 car elle compte sur le corps enseignant
03:15 qu'elle va rencontrer pour faire sa com'
03:17 car les journalistes, puisqu'elles ne veulent pas parler aux journalistes,
03:21 vont parler au corps enseignant qu'elle va rencontrer.
03:25 Elle va essayer de délivrer un message
03:27 pour être relayée par le corps enseignant
03:29 qu'elle a quitté, que ses enfants ont quitté.
03:32 Ca ne tient pas. Qu'est-ce que c'est que cette com' ?
03:35 Si on reste juste sur la communication...
03:38 -Je ne peux pas m'empêcher de filmer dans une chaîne concurrente
03:41 où il y avait un excellent reportage sur la campagne de Macron
03:45 où, à un moment, il va, qu'on appelle, voir des...
03:49 Enfin, l'entreprise dont j'ai oublié le nom,
03:51 et il y a des manifestants dehors,
03:53 et il dit à ses collaborateurs,
03:55 ça avait été la phrase culte,
03:57 "mais comment on a pu faire ce déplacement-là
04:00 "sans faire en sorte que je parle aux manifestants ?"
04:03 "Quand on est en sécurité, on finit comme au Lend."
04:06 C'était la fameuse phrase.
04:07 Et là, monter ce déplacement et ne pas avoir...
04:10 Admettons qu'elle monte ce déplacement
04:12 et ne pas se dire qu'en fait, le sujet,
04:15 c'est d'aller discuter avec les syndicats,
04:17 c'est aussi d'aller discuter avec les gens qui sont pas d'accord.
04:20 Je ne comprends pas, et je reprends,
04:22 parce que c'était le principe de Macron,
04:25 monter un déplacement comme ça sans aller discuter
04:28 avec les manifestants, alors même que la polémique, on l'a créée.
04:31 C'est pas comme si on l'accusait d'avoir...
04:34 Le sujet, c'est pas d'avoir mis ses écoles dans le privé.
04:37 Le sujet, c'est de dire, dans ce contexte,
04:39 les premiers jours de son installation,
04:42 le détriment de l'école publique est censé être en ordre de marche.
04:45 Et c'est là où, à un moment donné, il y a une déconnexion,
04:48 à mon avis, et qui a déconnecté du collectif, peut-être,
04:52 mais là, personnellement, je veux dire,
04:54 sur le fond et la forme, de mon point de vue,
04:56 à part si elle change d'avis...
04:58 -Elle aurait pu, au lieu de foncer à toute vitesse
05:01 en courant quasiment dans l'école,
05:03 s'arrêter et aller les voir. -Ou le faire après.
05:06 -On verra, mais vous entendez, les slogans ont changé.
05:09 Maintenant, le mépris, ça suffit.
05:11 C'est ce qu'on veut.
05:13 -Je pense que, je ne peux pas être catégorique rapidement,
05:16 mais je pense, malheureusement,
05:18 que de par toutes ces erreurs de communication,
05:21 de par tout ça, je pense que son sort de ministre
05:25 sera scellé ou, en tout cas, marqué,
05:27 alors que c'est le tout début,
05:29 par cette séquence catastrophique.
05:31 -On va savoir comment Emmanuel Macron réagit ce soir,
05:34 parce qu'il va forcément être interrogé.
05:37 -Il y a les QAG à 15h à l'Assemblée nationale.
05:40 Déjà, il n'y a que 14 ministres.
05:42 -Ce sera un très mauvais jour pour eux.
05:44 -Question gouvernement.
05:46 -A 15h, je pense que l'ambiance doit être assez chaude,
05:49 notamment pour la ministre de l'Education nationale.
05:52 -Je ne sais pas si on peut avoir Aurélien Spiteri
05:54 qui est sur place.
05:56 Si Aurélien peut peut-être interroger une de ses dames
05:59 qui est en train de manifester pour lui demander
06:02 quel est l'objectif, aujourd'hui, de sa présence
06:06 et ce qu'elle souhaite faire.
06:07 Aurélien, je ne sais pas si vous m'entendez.
06:10 Ce serait peut-être pas mal de pouvoir parler
06:13 à l'une de ces personnes.
06:14 -Ca, c'est la caméra. -Oui, mais bon...
06:17 ...
06:22 -Je ne sais pas si Aurélien m'entend ou pas.
06:25 Visiblement, il ne m'entend pas.
06:27 C'est pas grave.
06:29 Alice Oumaré...
06:31 Il est là. Est-ce que c'est Aurélien, ça ?
06:33 ...
06:36 C'est pas lui, mais c'est quelqu'un qui a eu la même idée que moi.
06:40 Est-ce qu'on peut entendre ce qu'il se dit ?
06:43 -Il vous suit. -Adrien, pardon.
06:45 ...
06:48 Non, on l'entend pas. C'est pas grave.
06:50 On va y arriver.
06:51 Alice Oumaré, c'est vrai qu'il n'y a pas 300 personnes
06:55 qui sont en train de manifester.
06:57 Je réponds à Nabilaï Takache qui était en train d'en parler.
07:00 C'est symbolique.
07:01 -Avec une caméra, un champ un peu plus large.
07:04 -C'est nous de faire ça.
07:05 -C'est pas le job.
07:07 -Jusqu'à maintenant, Nabilaï Takache,
07:09 c'est pas la majorité qui décide.
07:11 Ni le gouvernement qui décide.
07:13 -Des angles... -C'est moi.
07:14 Rires
07:16 Alice Oumaré.
07:18 C'est vrai qu'ils sont pas très nombreux,
07:21 mais c'est très symbolique, de toute façon.
07:23 -Oui, et je pense que beaucoup de monde suit cette polémique.
07:27 Ce n'est pas la polémique en tant que telle.
07:29 C'est la crise dans laquelle nous sommes aujourd'hui
07:32 de l'école publique, qui fait qu'à un moment donné,
07:35 cette polémique a un écho particulier.
07:38 -Quand je vous écoute,
07:39 vous appartenez au Parti socialiste.
07:41 -J'appartiens pas au Parti socialiste.
07:44 J'ai été membre du Parti socialiste.
07:47 -Pardon.
07:48 -Un travail particulièrement brillant
07:50 pour l'éducation nationale.
07:52 -Oui, mais dans lequel Macron a été membre du gouvernement.
07:55 -Qu'est-ce qu'a fait le Parti socialiste ?
07:58 -Il y avait beaucoup de choses...
08:00 Il était à la santé. -C'est pour rappeler.
08:02 -Je parle de l'éducation.
08:04 Qu'est-ce que vous avez fait à l'époque
08:06 pour améliorer les choses ?
08:08 Les filières qui permettaient, dans les quartiers populaires...
08:12 -Ca fait 7 ans que vous êtes au gouvernement.
08:14 -Il y a beaucoup de choses qui ont été faites.
08:17 -Vous voulez ramener le débat qu'il y a aujourd'hui
08:20 au gouvernement de l'Europe,
08:22 alors qu'il y a une ministre qui critique...
08:25 -A part des leçons de com',
08:29 je voudrais que vous me disiez, vous, ce que vous avez fait.
08:32 Surtout ce que vous n'avez pas fait.
08:34 -Le sujet, c'est d'abord ce que vous faites.
08:37 -Vous êtes dans un quartier populaire.
08:39 -Vous êtes au débat sur l'éducation nationale
08:42 où il y a une ministre qui, elle-même,
08:44 dit que vous n'avez rien foutu,
08:46 parce que c'est ce qu'elle dit.
08:48 -C'est ce qu'elle a dit.
08:49 -En tant que commentateur...
08:51 -Elle dit qu'elle a dû envoyer ses gamins dans le privé
08:54 parce que les verres n'étaient pas remplacés.
08:57 -Les profs n'étaient pas remplacés.
08:59 -Vous voulez me renvoyer au bilan de Hollande
09:02 alors qu'une ministre démonte votre bilan.
09:04 -Elle a pas fait de communication.
09:06 -C'est une civilisation.
09:08 -Il y a un point commun entre vous deux,
09:10 qui représentez, même si vous n'êtes plus membre du PS,
09:13 la politique de François Hollande.
09:15 -Je pense qu'il a fait de bonnes choses.
09:17 -Ca fait 11 ans de travail sur l'éducation nationale.
09:21 Le bilan est catastrophique.
09:23 -On serait pas là.
09:24 On se disait tout à l'heure qu'ils sont en école élémentaire.
09:27 C'est la politique d'Emmanuel Macron
09:29 et ses différents ministres.
09:31 Pour ceux qui sont au collège ou au lycée,
09:34 le PS est grandement responsable
09:36 de cette faillite totale et complète
09:38 du système éducatif français.
09:40 -On n'est pas convaincus.
09:41 -On est tout fait bien.
09:43 -Ce qui marchait, vous l'avez cassé.
09:45 -Le débat, l'enfumage qui est en train d'avoir lieu,
09:48 qui consisterait d'un débat sérieux
09:50 à vouloir nous renvoyer au débat de 7 ans,
09:52 je trouve que la manoeuvre, elle est un peu grossière.
09:55 -Votre manoeuvre est grossière.
09:57 -Vous pouvez pas...
09:59 C'est ça qui est terrible en termes de sanctions.
10:01 -Vous n'avez rien d'autre à dire.
10:03 -C'est ça qui est terrible.
10:05 On a un débat qui est sérieux sur un sujet qui est sérieux,
10:10 et là, vous voudriez faire de l'enfumage
10:12 en expliquant que c'est compliqué.
10:14 -Pierre Gentil.
10:15 -Pierre Gentil.
10:16 -Vous portez la parole de partis qui sont en l'occurrence...
10:20 -Vous avez l'air d'un ministre.
10:21 -Aujourd'hui, comment on construit ?
10:24 -Les partis politiques que vous représentez
10:26 n'incarnent pas l'avenir, ils incarnent que vous le vouliez ou non.
10:30 Tous les chefs, selon vous,
10:31 je ne vais pas partitionner pour tel ou tel parti.
10:34 -C'est tellement facile d'être à votre place.
10:37 -Monsieur, vous avez échoué.
10:39 -Vos partis politiques vous échouaient.
10:41 -Vous êtes un cadre qui entretient un cycle dépressif
10:44 que vous ne servez à rien.
10:46 -Que vous le vouliez ou non,
10:48 la vie se passait. -On ne va pas passer sur l'insulte.
10:51 On retrouve normalement Adrien Spiteri,
10:53 qui est sur place, avec une arrivée un peu agitée.
10:56 La ministre, qu'on a vu se précipiter dans l'école.
10:59 -Est-ce qu'on travaille au retour ?
11:01 Parce que nous, on n'a pas de retour.
11:03 -Jean-Marc, la ministre est entrée dans cette école,
11:06 vous l'avez vue par un comité d'accueil.
11:08 Finalement, conséquences qui s'étaient un peu cachées,
11:11 on ne les avait pas forcément vues venir.
11:14 Beaucoup de professeurs dénoncent le mépris
11:16 de la ministre, qui demande également plus d'argent
11:20 pour l'école publique. Vous les entendez ?
11:22 Vous allez entendre leur slogan en direct.
11:25 -On ne perd plus le prix, il y en a assez !
11:28 -Evidemment, des professeurs
11:30 qui répondent aux propos d'Amélie Oudea Castera,
11:35 qui avait dénoncé des heures non remplacées
11:38 dans cette école littrée,
11:40 dans le 6e arrondissement de la capitale,
11:42 où était scolarisé l'un de ses enfants
11:45 et qui a donc ensuite été scolarisé dans le privé.
11:49 Voilà des professeurs qui font entendre leur voix
11:54 pour ce déplacement d'Amélie Oudea Castera,
11:57 ici, à Paris, dans le 6e arrondissement.
11:59 [Musique]
12:02 [SILENCE]
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