00:00 Je n'ai pas réagi particulièrement au départ de Mme Borne.
00:03 Évidemment, je respecte tout à fait la personne,
00:05 mais c'est une erreur de casting majeure.
00:07 On ne nomme pas une première ministre de gauche
00:11 dans un moment où la France attend une politique de droite.
00:14 Alors, quand on dit ça, ça fait genre sectaire.
00:17 J'ai horreur du sectarisme.
00:18 Je pense que c'est la forme la plus aboutie de la bêtise humaine, le sectarisme.
00:21 Ce n'est pas mon sujet.
00:22 Mon sujet, c'est qu'il y a eu des moments dans l'histoire de France
00:24 où il fallait probablement des réformes de gauche.
00:27 Je pense que quand Mitterrand a été élu,
00:29 j'étais très jeune, déjà pas de gauche,
00:31 mais objectivement, il fallait décentraliser le pays.
00:33 La droite ne le faisait pas.
00:34 Il fallait libéraliser l'audiovisuel.
00:36 La droite ne le faisait pas.
00:37 Pour prendre ces deux exemples, il y en a probablement d'autres.
00:39 Bon, après, il y a eu des choses catastrophiques, mais c'est un autre sujet.
00:42 Aujourd'hui, les grandes attentes,
00:45 c'est le rétablissement de l'ordre dans les finances publiques,
00:48 dans la rue, dans l'école, j'ai le dire.
00:49 Donc, c'est un homme venant de la gauche, Gabriel Attal,
00:54 qui va sur Kassum, ce besoin d'ordre et d'autorisation.
00:56 Je vais vous dire une chose.
00:57 Je pense qu'il a probablement démarré à gauche,
01:00 mais qu'il ne l'est plus du tout.
01:02 Voilà, je me trompe peut-être, mais il ne l'est plus du tout.
01:03 Alors que Mme Borne, elle a été à contre-emploi.
01:06 Et en plus, je pense que pour elle, ça a dû être un cas de conscience.
01:08 On lui a demandé de faire deux réformes de droite,
01:10 les retraites et l'immigration,
01:12 ce qui est quand même le summum de la perversité, de lui imposer ça.
01:17 Bon, peu importe.
01:18 Cette page est aujourd'hui tournée.
01:20 Mais il faut évidemment un virage à droite.
01:23 Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26 [SILENCE]
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