00:00 Je m'appelle Enzo Lefort, je suis un eskrimer, membre de l'équipe de France.
00:08 J'ai grandi en Guadeloupe jusqu'à mes 16 ans.
00:09 Je suis venu en France hexagonale pour pratiquer l'eskrim.
00:12 J'ai encore mon meilleur pote là-bas, mes deux parents vivent encore en Guadeloupe.
00:16 On est pas mal de Guadeloupéens à l'INSEP et je ne me dis pas qu'il faut travailler,
00:19 je me dis que je vais rejoindre mes potes et qu'on essaie de se dépasser tous ensemble.
00:23 J'ai la chance d'avoir touché du doigt mes rugs sportifs, donc ça déjà c'est cool.
00:30 Je suis plus vers la fin que du début de ma carrière.
00:33 En fait, on est tout le temps dans cette espèce de frénésie de la recherche de résultats.
00:37 Et c'est vrai que je fais vachement attention maintenant à plus profiter du chemin que
00:42 de la destination, même si la destination reste quand même très importante.
00:45 J'ai devenu père le 3 août 2019, deux semaines après mon premier titre de champion du monde
00:52 et ça a bouleversé ma vie.
00:54 En fait, en tant qu'athlète, on nous apprend toujours à ce que notre bien-être passe
00:57 au premier plan.
00:58 Et en fait, avec un enfant, c'est juste pas possible.
01:01 Avec un enfant, c'est ma fille qui passe avant tout.
01:04 C'est vrai que lorsque j'ai commencé l'eskrim, le but c'était pas de devenir champion olympique
01:10 ou champion du monde.
01:11 Le but c'était de trouver une discipline sportive dans laquelle je m'amuse, tout simplement.
01:14 Et je ne remercierai jamais à ces mes parents de ne m'avoir jamais mis de pression dans
01:18 le sport.
01:19 En fait, ils m'ont apporté un rapport hyper sain au sport.
01:22 C'est de l'amusement, c'est un jeu et c'est quelque chose que j'ai su conserver encore
01:25 aujourd'hui.
01:26 L'eskrim est encore aujourd'hui vu comme un sport assez élitiste.
01:37 De par son histoire, c'était vraiment un art réservé à la noblesse.
01:40 Et en fait, l'eskrim s'est démocratisé vers les années 1920 parce qu'il y a eu des cours
01:46 collectifs qui ont commencé à être mis en place.
01:48 Il n'y a pas de milieu dans le sport et c'est ça qui est cool en fait.
01:50 C'est hyper fédérateur.
01:51 Pour moi, c'est hyper important de développer notre centre d'intérêt pour préparer ma
01:56 reconversion sportive.
01:57 J'ai commencé la photo en 2014.
02:00 Et en fait, au fur et à mesure, j'ai un peu délaissé mon appareil numérique pour
02:03 me mettre à la photographie argentique en 2018.
02:05 Et le fait d'avoir 36 poses, je choisissais mieux mon sujet, ma composition, ma lumière
02:11 et mes photos sont améliorées du jour au lendemain.
02:13 Je suis quelqu'un de très curieux et le fait d'être toujours dans l'apprentissage,
02:18 c'est quelque chose que j'adore.
02:19 Je pense que la chose dont je suis le plus fier dans mon parcours d'eskrimer, c'est
02:28 d'être double champion du monde.
02:29 Deux fois consécutivement, il n'y a pas de hasard en fait.
02:32 Il y a peu de personnes qui l'ont fait dans l'histoire de mon sport.
02:34 Et je pense que c'est ça dont je suis le plus fier, c'est d'avoir marqué l'histoire
02:38 de mon sport.
02:39 Selon moi, l'eskrimer le plus stylé, est-ce que j'ai le droit de dire moi ?
02:57 *Rires*
02:59 -Oui.
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