00:00 -Moi je voudrais, parce que tout ça c'est bien, on le sait,
00:05 moi je veux commencer par éteindre un incendie,
00:09 qui pour moi c'est très important,
00:12 parce que toutes ces histoires d'argent, d'héritage,
00:16 toutes ces supputations, moi ça me rend malade,
00:20 parce que c'est pas ça.
00:22 Et je ne veux pas, je ne veux absolument pas que,
00:26 même si j'ai beaucoup de respect pour Johnny,
00:29 je ne veux pas qu'on soit associé à Johnny Betancourt
00:32 ou je ne sais qui.
00:34 Donc en fait je voudrais dire les choses telles qu'elles sont,
00:37 je veux dire la vérité.
00:39 Et je veux dire aussi pourquoi il y a ce conflit aujourd'hui.
00:42 Parce que ce n'est pas un problème d'héritage,
00:45 ce n'est pas un problème de succession.
00:47 Pourquoi ? Parce que la succession,
00:49 même si je l'ai dit dans une ligne dans Paris Match,
00:51 mais je pense qu'il faut que, je ne sais pas,
00:54 aujourd'hui il faut dire les choses jusqu'au fond,
00:57 je l'ai dit que je serais transparent, je le suis aujourd'hui,
00:59 je ne pensais pas que ce serait maintenant, mais bon.
01:01 La succession elle est réglée.
01:03 Le problème d'argent il n'y en a pas.
01:05 Tout est acté.
01:07 Donc si vous voulez, aujourd'hui,
01:09 et c'est là où je vais être transparent,
01:11 c'est très simple.
01:13 Ma sœur, elle a 50% de toute la fortune de mon père.
01:18 Mon frère et moi, on est ce qu'on appelle à la part de réserve.
01:22 Donc on a 25%.
01:24 C'est acté, c'est terminé, c'est fini.
01:27 Voilà.
01:28 Donc il n'y a pas de conflit.
01:30 Il n'y a pas de guerre, d'héritage, tout ça.
01:32 Tout ça, ça n'existe pas.
01:34 Maintenant, le combat d'aujourd'hui, il est où ?
01:38 Après je répondrai à toutes vos questions,
01:40 je vous parlerai de Paris Match si vous voulez,
01:42 pourquoi j'ai fait ça, qu'est-ce qui se passe,
01:44 mais vous allez le comprendre tout seul.
01:46 Le combat d'aujourd'hui, il est où ?
01:48 Il n'est que mon frère et moi.
01:50 Même si c'est à nos dépens.
01:53 Nous voulons que mon père,
01:56 que la volonté de mon père soit respectée.
02:00 Mon père, il a construit cette maison avec Mireille il y a 40 ans.
02:05 Douchy, c'est chez lui.
02:07 Il y a le cimetière des chiens, il y a l'église, il y a tout,
02:10 c'est chez lui.
02:11 C'est sa maison.
02:12 C'est un homme de la terre, c'est un terrien.
02:16 On veut, il veut,
02:18 et nous on veut que cette volonté soit respectée
02:20 et qu'il finisse ses jours à Douchy.
02:23 Voilà.
02:25 Ma sœur, et j'ai entendu hier un journaliste bienveillant
02:29 qui est sympathique, et d'ailleurs c'est rare, mais il y en a,
02:32 a dit, "Ah oui, elle veut le ramener en Suisse
02:37 pour être auprès de lui."
02:39 Non.
02:40 Si ma sœur, elle veut être auprès de mon père,
02:42 elle vient à Douchy.
02:44 Je veux dire, ces trois dernières semaines,
02:45 à part le Nouvel An, elle n'était pas là.
02:48 Elle a fait une photo d'otage avec le journal
02:51 pour prouver qu'elle était là le 31, enfin bon, bref.
02:54 On s'en fout.
02:55 Mais ce que je veux dire, du journal,
02:57 pas qu'elle n'était pas là pendant trois semaines.
02:59 Donc si vous voulez, si elle veut être auprès de lui,
03:02 elle vient, elle a même une maison attitrée à Douchy,
03:05 à côté, une petite maison.
03:07 Mais ce n'est pas ça.
03:09 C'est qu'en fait, ma sœur, si vous voulez,
03:11 elle veut ramener avec son avocat,
03:13 toujours le fameux, on en parlera tout à l'heure
03:15 par rapport à l'affaire Rollin,
03:16 elle veut ramener mon père en Suisse.
03:18 Pourquoi ? Parce que leur angoisse,
03:21 c'est pour ça que j'ai dit tout à l'heure
03:22 à nos dépens, on s'en fout.
03:24 Pourquoi ? Parce que leur angoisse, si vous voulez,
03:26 c'est que mon père soit redéfini français.
03:29 Citoyen français.
03:31 Depuis le 3 juillet, où on a fait cette opération,
03:35 mon père est en France.
03:37 Il était peut-être avant, combien de temps, quoi,
03:39 mais en tout cas, depuis le 3 juillet, il est là.
03:41 Donc ça, ça les fait flipper. Pourquoi ?
03:43 Parce que s'il est redéfini comme citoyen français,
03:46 eh bien, il va y avoir un énorme impôt.
03:49 Il va y avoir une énorme taxe.
03:52 Et nous, comme mon père d'ailleurs,
03:54 parce que payer une taxe post-mortem,
03:55 il n'en a rien à foutre.
03:57 Et il a raison, parce qu'il a travaillé toute sa vie.
03:59 Donc il a le droit aujourd'hui de décider, de choisir
04:02 où il veut mourir.
04:03 Est-ce qu'il va être enterré à Douchy ?
04:04 Est-ce qu'il va être enterré avec sa mère dans le caveau ?
04:06 On ne le sait pas encore.
04:07 Mais en tout cas, tout est prêt.
04:09 Il a le droit de décider de ça.
04:10 Et il s'en fout qu'il y ait un redressement fiscal
04:12 après qu'il soit mort.
04:13 C'est son argent.
04:15 Mais eux, ils ne s'en foutent pas.
04:17 Et nous, on s'en fout.
04:18 C'est-à-dire que ce n'est pas notre problème.
04:20 Et donc les deux autres, en fait,
04:21 ils veulent le ramener en Suisse,
04:22 ma sœur et son avocat, à cause de ça.
04:26 Et la volonté de votre père, c'est d'être à Douchy.
04:28 Vous avez déposé une main courante contre votre sœur.
04:33 Une main courante parce que vous n'avez plus accès
04:35 à des documents, des expertises
04:38 montrant que votre père était diminué intellectuellement.
04:41 Qu'est-ce que ça aurait changé pour vous
04:45 si vous aviez appris que votre père
04:47 était diminué intellectuellement ?
04:50 Intellectuellement, oui.
04:55 Vous n'avez pas ces facultés cognitives.
04:57 Cognitivement.
04:58 Voilà.
04:59 Qu'est-ce que ça aurait changé pour vous,
05:01 pour lui, pour Anoushka Deme ?
05:03 Beaucoup de choses.
05:04 Pour moi et pour mon frère,
05:06 mais pour moi, je vais parler pour moi.
05:08 Le fait qu'elle ne nous ait pas communiqué,
05:10 ces cinq tests cognitifs,
05:12 appelés tests de démence,
05:14 pour moi c'est très très grave.
05:15 Pourquoi ?
05:16 Parce que, un, si elle nous les avait communiqués,
05:19 on aurait agi plus tôt dans l'affaire Rollin.
05:22 Deux, si elle nous les avait communiqués,
05:28 on les aurait donnés à la gendarmerie.
05:31 On les aurait inclus dans la plainte,
05:33 en disant "attention, regardez ce qui se passe.
05:36 Il y a eu cinq tests qui ont été faits,
05:38 il est en position de faiblesse,
05:40 il est vulnérable,
05:42 il faut le sortir de là."
05:44 Est-ce que ça aurait changé quelque chose pour elle ?
05:49 Pour moi, éthiquement, c'est très grave.
05:51 D'abord, nous avoir menti, nous avoir manipulé,
05:53 et après, ce que je vais dire, c'est peut-être dur,
05:56 mais c'est ma façon de voir les choses.
05:58 D'une certaine manière,
06:00 pour des raisons diverses et variées,
06:03 elle se rend complice indirect de Rollin,
06:08 parce qu'elle a laissé mon père là-bas.
06:11 Mon père.
06:12 Même si cette affaire a été classée,
06:14 et moi, je me porterais partie civile,
06:17 parce que, ça on va en parler après,
06:21 si vous voulez, mon père, on l'a récupéré
06:24 dans un état physique, psychologique,
06:27 comment dire, de délabrement,
06:31 il était très touché.
06:34 Mon avocat te l'a dit hier, on a des photos,
06:36 on a des enregistrements, on a des choses.
06:38 Évidemment qu'on ne peut pas communiquer à la force.
06:40 Il a été maltraité ?
06:41 Bien sûr !
06:42 Mais vous savez, moi j'ai été chaud.
06:45 Maltraité psychologiquement, maltraité physiquement ?
06:47 Non, il n'a pas été battu.
06:49 Mais si vous voulez, par exemple,
06:52 il y a eu une bagarre de chiens,
06:54 ils ont été mordus tous les deux,
06:56 et c'est ce jour-là où mon frère
06:59 est rentré dans la propriété.
07:03 Elle a été à l'hôpital, chez le médecin,
07:07 elle a été accompagnée par, vous savez,
07:09 la campagne, par la dame qui vend les journaux,
07:11 mais mon père l'a laissé là.
07:13 [SILENCE]
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