00:00 - Gaëtan, c'est un risque pour les deux parties, mais au bout du compte, est-ce que le consommateur y gagne ?
00:05 - Alors, le consommateur peut y gagner s'il regarde les étiquettes et s'il y a des substituts.
00:10 Et c'est le cas pour toutes ces marques de PepsiCo, parce que vous preniez les chips Lay's, vous avez d'autres marques qui en font.
00:18 Même chose pour les céréales ou bien encore les gaspachos.
00:20 Donc à partir du moment où il y a finalement un autre produit qui peut compenser exactement, le consommateur peut être gagnant dans l'histoire.
00:30 - D'ailleurs, Nicolas Doze, est-ce qu'il a été prouvé que les clients fuyaient une enseigne quand un produit n'y était plus, ce qu'on appelle le "pricing power" ?
00:36 - Oui, alors j'en ai aucune idée si ça a été prouvé, comme vous dites, mais on s'est posé la question ce matin de se dire,
00:41 est-ce qu'il y a une, pas un produit comme le lait ou les yaourts, mais une marque, deux marques, trois marques,
00:46 qu'un distributeur doit impérativement avoir dans ses rayons, sinon vraiment il va perdre des clients.
00:51 Moi j'ai pensé à Coca tout de suite, à Nutella, tout à l'heure on en parlait, il y avait toutes les marques de Shampoo à L'Oréal,
00:55 qui sont vraiment des blockbusters.
00:57 Est-ce qu'on peut se passer de Pepsi ?
00:59 Si c'était mieux la fée en 2023, toutes les marques PepsiCo, c'était déjà le choix de Dominique Schoelcher.
01:03 - Alors il y a eu le cas de Pernod Ricard. Leclerc avait décidé de déréférencer la marque Pernod Ricard,
01:08 et finalement, vu le mécontentement de ses clients, Leclerc était allé acheter dans une autre enseille des produits Pernod Ricard
01:16 pour les remettre en rayon, et donc finalement essayer de dévier cette décision.
01:22 - Le pastis 51 n'a pas compté.
01:24 - Non mais Pernod c'est plein plein de marques, et c'est vrai que c'est un bon exemple aussi, Pernod fait quand même partie des incontournables.
01:28 - Donc il y a un petit risque pour Carrefour, il n'est pas exclu que les clients soient en colère et se détournent de Carrefour ?
01:33 - Alors c'est un coup de pression de la part de Carrefour, vous l'avez dit, on est en pleine négociation entre les industriels et les distributeurs.
01:41 Ce que l'on sait c'est qu'aujourd'hui, PepsiCo demande en moyenne une hausse de 7% des prix.
01:47 Carrefour veut obliger le groupe à revoir ses prétentions à la baisse, et donc on sait d'ores et déjà que d'ici la fin du mois de janvier,
01:55 une solution sera trouvée, parce qu'en mars dernier, SystemU avait engagé un bras de fer avec PepsiCo,
02:06 et au bout d'un mois, une solution avait été trouvée, PepsiCo avait revu à la baisse ses demandes, et donc les produits étaient revenus en magasin.
02:16 - C'est la vie normale de l'économie, il y a une négociation, la loi du marché, on fait jouer la concurrence.
02:20 - On va rarement jusqu'au déréférencement pour mettre pression sur l'industrie.
02:23 - SystemU l'avait fait, mais n'en avait pas fait la publicité.
02:27 - C'est la nouveauté. Le "nem and shem" est en train de se généraliser sur tout, que ce soit la shrinkflation avec Odiva Grégoire ou ça,
02:33 le "nem and shem" devient une pratique.
02:35 - Mais est-ce que les consommateurs vont le voir ? Est-ce qu'on va se dire "il y a des trous dans les rayons" ?
02:38 - Ah oui, bien sûr, puisque dès aujourd'hui, lorsque vous irez dans un magasin à Carrefour, lorsque vous irez acheter vos céréales ou votre gaz pâté chaud,
02:45 vous aurez cette petite vignette qui expliquera pourquoi vous ne trouvez plus votre produit en rayon.
02:51 Donc oui, les clients en auront conscience.
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