00:00 d'évaluer le temps c'est très compliqué. - Restez quand même avec nous si vous voulez parce qu'on va participer à un autre sujet.
00:04 Noël c'est la famille, mais Noël c'est...
00:07 toute la famille parfois c'est grand danger et on est avec Michel Lejoyeux. Bonjour Michel Lejoyeux.
00:12 - Bonjour Pascal Praud. - Vous êtes professeur, vous êtes psychiatre.
00:16 - Absolument. - Vous êtes psychiatre, voilà, vous êtes psychiatre médecin. Nous sommes d'accord, c'est à ne pas confondre avec la psychanalyste.
00:24 - Absolument. Il y a des psychiatres qui font aussi... Oui, vous l'aviez déjà dit la dernière fois.
00:29 - Non mais c'est important pour les gens parce qu'ils confondent. Un psychiatre c'est un médecin, un psychanalyste...
00:33 pas forcément un médecin et moi je fais plutôt confiance aux psychiatres et psychanalystes parce que précisément ils sont médecins.
00:40 Noël c'est un territoire sur lequel il faut peut-être faire attention dans les discussions ou même dans son comportement en famille
00:48 M. Lejoyeux.
00:51 - Alors je pense que déjà il faut pas inventer, vous savez moi je suis médecin, professeur de médecine, il n'y a pas de maladie quand même induite par Noël.
00:58 Je vous appelle de l'hôpital Pichat,
01:00 j'ai pas une foule de consultants qui viennent me voir en me disant "il faut que vous me voyez en urgence,
01:05 il faut que vous m'hospitalisez parce que c'est Noël". Donc il faut quand même raison garder. On est dans une sorte de petite inquiétude quotidienne
01:11 mais je voudrais pas qu'on crée un syndrome de Noël avec des médicaments spécifiques et des prédis.
01:17 - Non, la difficulté c'est la rencontre avec son frère, sa sœur,
01:23 sa belle famille etc qui peut
01:26 donner lieu parfois à quelques débordements et c'est une sorte de comportement qu'il faut avoir ce soir-là.
01:33 - Bien sûr, mais je crois quand même vraiment beaucoup à l'effet
01:37 d'anticipation
01:40 autoréalisatrice. C'est-à-dire que si on se prépare à quelque chose qui va être une nuit d'enfer,
01:44 si on l'anticipe comme ça, je pense qu'on met le maximum de chance de son côté pour que ça se passe mal.
01:50 Si on arrive à avoir
01:53 quelques anticipations positives,
01:55 en se rappelant quand même que quelquefois ça s'est peut-être pas si mal passé que ça, et ce qu'on appelle un peu d'acceptation,
02:01 de la thérapie par acceptation. Vous savez, il y a un exemple, c'est les nuages qu'on utilise en psychiatrie.
02:06 Il y a des nuages dans le ciel, vous savez qu'il y a des nuages dans le ciel mais vous allez pas en permanence
02:11 vérifier qu'il y a des nuages dans le ciel. Donc votre frère a peut-être pas les mêmes opinions que vous, vous n'êtes peut-être pas obligé le soir de Noël
02:17 d'aller de nouveau le vérifier.
02:19 - Je suis d'accord avec vous, et parfois alors dans les familles il y a aussi
02:23 des...
02:25 comment dire...
02:27 des règlements de compte qui se passent, ou des dossiers qui ne sont pas refermés, et là aussi il faut faire attention
02:34 à ces vieilles querelles qui peuvent remonter à la surface.
02:38 - Oui, sans doute que le fantasme de
02:43 réplication définitive, vous voyez, on va enfin mettre des mots sur ce qu'on n'a jamais réussi à se dire depuis des années,
02:50 n'est pas une bonne idée.
02:52 Là encore la fin...
02:54 - Soir de Noël, effectivement.
02:56 - Ce soir de Noël nous allons le finir et tout ce qui était dans le flou ne le sera plus. Là on construit,
03:03 on dégoupille une grenade.
03:05 - Bon bah écoutez, c'est bien monsieur Lejoyeux,
03:10 bon conseil pour cette partie de Noël qui arrive à grands pas.
03:15 Digifan...
03:18 - Vraiment, j'insiste Pascal Trot, trois idées. On n'anticipe pas trop de catastrophes,
03:23 on muscle ses capacités d'acceptation,
03:26 on fait des exemples déjà, si on aime une émission d'un genre, on en écoute une
03:32 du genre qui vous est le plus désagréable, la veille, je vous donne un exemple,
03:37 cherchez vous-même des exemples d'acceptation et trois, on fait travailler sa mémoire,
03:43 on se rappelle que quand même dans la majorité des cas ça s'est pas si mal passé.
03:47 - Et puis on peut toujours
03:49 boire un petit verre de vin de Bordeaux avec modération bien sûr pour
03:53 adoucir les choses et ce moment.
03:56 - Alors on se rappelle quand même que l'alcool est le principal des faux amis.
04:02 Bien sûr que boire à veine est très bien...
04:04 - C'est du picole effectivement et que tu commences à te balancer des conneries.
04:06 - Voilà, voilà, il peut arriver.
04:08 - Il y a des gens qui ont l'alcool gentil et d'autres qui ont l'alcool méchant, le vin méchant.
04:14 - Globalement ce qu'on sait de l'alcool, c'est qu'il augmente les émotions du moment.
04:20 Donc si vous arrivez un peu fâché et que vous prenez de l'alcool, vous allez être trois fois plus amortifié.
04:26 - Mais non on n'est pas fâché, nous on aime nos familles, tout se passe bien.
04:28 - Bon alors c'est parfait.
04:30 - Non moi j'ai pas de souvenir de réveillon qui se soit mal passé.
04:32 - Non, du tout.
04:34 - Si monsieur Boubou, ça s'est mal passé.
04:36 - Oh si, c'est arrivé.
04:38 - Des réveillons qui se sont mal passés ?
04:40 - Bien sûr, mais comme dans beaucoup de familles.
04:42 - Où les gens se sont engueulés un soir de réveillon ?
04:44 - Ah moi j'ai pas de souvenir quand même dans ma famille qu'on se soit engueulé un soir de réveillon.
04:48 - Parce que comme justement on le disait, il y a des conflits qui éclatent le jour parfois de Noël.
04:52 - Et par exemple, c'est parti sur quoi ?
04:56 - Non mais des petites querelles de famille qu'on accumule et qui explosent le jour de Noël.
05:00 - Et ça fait du bouddho, une réflexion, tout explose.
05:02 - C'est vrai que vous, vous devez de l'argent à beaucoup de membres de votre famille en même temps.
05:06 - Donc ce soir-là, je comprends que vous vous dites "bon, maintenant que tu gagnes très bien ta vie à Europe 1,
05:10 - maintenant que t'es blindé, d'ailleurs j'ai écouté l'autre jour monsieur Pascal, il l'a dit à l'antenne,
05:16 - est-ce que tu pourrais me rembourser ?"
05:18 - Ah bah t'es...
05:20 - Bon, monsieur Le Joyeux.
05:22 - C'est formidable de s'appeler quand même Le Joyeux lorsqu'on est psychiatre.
05:26 - Oui, oui. Il y en a d'autres, vous savez, ça donnait Freud, c'était la joie, il a fait carrière aussi.
05:31 - Bon, Freud c'était quand même un des plus grands escrocs qu'on a eu sur la Terre, visiblement, non ?
05:37 - Ah, vous avez une heure d'émission ?
05:41 - Non, je blague, vous avez raison. Non mais c'est vrai que parfois il est très, très discuté.
05:46 - J'avais lu le livre de Michel Onfray une fois, effectivement c'était un réquisitoire contre le docteur Freud.
05:52 - Bon, merci en tout cas, Joyeux Noël à vous.
05:55 - Joyeux Noël à vous.
05:57 - Je suis complètement sans réquisitoire.
05:59 - Exactement, on va terminer par la chanson de Noël parce que tous les jours on a une chanson de Noël avec DJ Fad.
06:04 - La Titanis ?
06:06 - Oui.
06:07 - Allez, aujourd'hui, son original du film de Noël par excellence.
06:10 - Ah, je crois savoir.
06:12 - Celui qu'on voit tous les ans.
06:13 - You Gant ?
06:14 - Love Actually ?
06:15 - Ah, c'est Love Actually, exactement.
06:17 - Ah, génial.
06:19 - Bon, d'accord.
06:21 - Je peux changer encore ?
06:22 - Non, pas du tout, on a failli avoir des chansons françaises dans sa liste et il nous reste 2 jours.
06:28 - Il reste 2 jours, vous aurez du français.
06:30 - Jeudi et vendredi.
06:31 - On ne peut pas écouter Tino Rossi.
06:32 - Ah, on terminera en beauté par Tino Rossi.
06:34 - On n'a plus de chanson française, quasiment pas.
06:36 - Non, mais bon.
06:37 - Si, on en a eu une, on en a eu 4, 5.
06:39 - On n'a même pas eu les compagnons de la chanson, rien, enfin bref.
06:41 - Bah si, la confiture.
06:43 - 12h53, on est très en retard.
06:45 - 11h13, c'est Pascal Proévaut sur Europe 1.
06:47 - Europe 1.
06:49 - Pascal Proévaut.
06:50 - La chanson de Noël avec la porte.
06:54 - Ah, célèbre porte.
06:56 - La porte qui s'ouvre.
06:57 - La porte qui s'ouvre, oui.
06:59 * Extrait de Noël avec la porte *
07:11 - Et ce film a 20 ans cette année.
07:13 - Bill Lomachele, formidable.
07:15 - Vous en parlez qui, disons ?
07:18 - Hugh Grant.
07:19 - Je l'aime.
07:20 - C'est un très joli film.
07:24 - Et Emma Thompson aussi.
07:25 - C'est Curtis et Emma Thompson, et formidable.
07:27 - C'est un film de Curtis.
07:29 - Oui c'est ça, Richard Curtis.
07:31 - Emma Thompson, Liam Neeson aussi, dans les rôles principaux.
07:34 - Liam Neeson, il est formidable.
07:36 - Il joue le père du petit garçon.
07:38 - Je vais le regarder.
07:40 - Vous l'avez jamais vu ?
07:41 - Non, jamais.
07:42 - C'est vrai ?
07:43 - Oui, avec Colin Firth, qui est à Marseille, en train d'écrire un bouquin, amoureux d'une
07:50 jeune femme qui vient chez lui travailler, qui habite le Portugal, qui est portugaise.
07:55 - Racontez-moi tout le film, allez-y.
07:57 - Spoiler !
07:59 - Non mais c'est le pitch que je vous fais, c'est formidable, c'est émouvant, c'est vraiment
08:04 un vrai film de Noël, c'est émouvant.
08:06 - Je le regarde ce soir, seul, mais je le regarde.
08:08 - Il y a même une apparition de, comment s'appelle, ce mannequin vedette...
08:14 - Alors là je ne vois plus...
08:18 - Je m'en rends, on va regarder.
08:19 - Qui était avec le magicien...
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