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  • il y a 2 ans
Depuis lundi les patients suivis au Centre Baclesse à Caen peuvent bénéficier d’un nouveau service de suivi à distance, via une application intitulée Cureety

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Transcription
00:00 - Notre invité du 6/9 ce matin, François Gernier, cadre du service d'hospitalisation
00:06 du jour de recherche et coordination à Clinique, c'est au centre Bacless de Caen.
00:11 C'est notre invité Didier Charpentin.
00:12 - Bonjour François Gernier.
00:13 - Bonjour, merci pour l'invitation.
00:14 - Depuis lundi, les patients suivis au centre Bacless peuvent bénéficier d'un nouveau
00:19 service de suivi à distance.
00:22 Il y a une application qui s'appelle Qurity.
00:24 Expliquez-nous très concrètement le bénéfice pour les patients qui peuvent être suivis.
00:29 - Alors, les patients pourront effectivement être suivis par cette application.
00:32 C'est-à-dire que les patients seront invités à remplir des questionnaires pour évaluer
00:39 les effets indésirables des traitements au minimum une fois par semaine entre chaque
00:43 cure, ce qui nous permettra à nous soignants d'être alertés en cas de survenue de divers
00:48 symptômes et pouvoir agir rapidement d'une part.
00:50 Et d'autre part, sur cette application-là, ils auront accès à de multiples conseils
00:56 d'hygiène de vie pour pouvoir éviter la survenue de ces effets secondaires ou les
01:01 diminuer.
01:02 - Pour qu'on comprenne le changement, comment ça se passait avant cette application ?
01:04 - Alors, jusqu'à présent, on appelait les patients deux jours ouvrés avant la chimiothérapie.
01:11 Entre chaque chimiothérapie, il peut se passer une, deux, trois semaines, voire un mois.
01:15 Et 48 heures avant, on les appelait pour évaluer leurs effets secondaires et savoir s'ils
01:21 étaient en mesure de pouvoir recevoir le traitement suivant.
01:24 - Lesquels effets secondaires peuvent survenir à n'importe quel moment ? Finalement, il
01:28 n'y avait aucun moment, aucun lien avec le patient en permanence ?
01:31 - Alors, le patient avait toujours la possibilité de nous appeler entre chaque cure.
01:38 - Est-ce qu'il mesurait la nécessité d'appeler selon les effets secondaires ?
01:41 - Pas forcément.
01:42 Puis c'est surtout qu'en l'interrogeant précocement, on va pouvoir agir aussi préconcement et
01:47 pouvoir lui donner des conseils adaptés.
01:51 Les questionnaires en plus sont vraiment adaptés au type de chimiothérapie, c'est-à-dire
01:55 toutes les chimiothérapies n'ont pas les mêmes effets secondaires.
01:58 Par exemple, il y a des chimiothérapies qui entraînent des fourmillements au niveau des
02:01 doigts, il y a des chimiothérapies qui entraînent des nausées.
02:04 Et les conseils ne sont pas les mêmes, donc c'est vraiment du sur-mesure.
02:08 - Est-ce qu'il y avait parfois des signaux d'alerte que les patients ne savaient pas
02:11 décoder et grâce à cette application, on permet d'anticiper des dégradations de santé ?
02:16 - Tout à fait.
02:17 Le lien entre les effets secondaires et la chimiothérapie n'est pas toujours flagrant
02:21 pour le patient.
02:22 Le but c'est de pouvoir, pour nous, par exemple la survenue de fièvre, c'est un signe d'alerte
02:29 pour un patient qui est en chimiothérapie, qui nous nécessite une intervention qui peut
02:32 être rapide.
02:33 Ces éléments-là nous permettront d'être plus efficaces et ça va être utile pour les patients.
02:39 - Combien de patients bénéficient de l'application 4 jours après le lancement puisque c'était lundi dernier ?
02:46 - À l'instant, il y avait 70 patients qui étaient inscrits sur l'application.
02:51 Il y avait déjà plus de 30 patients qui avaient rempli leur questionnaire ce matin.
02:57 - Avec parfois des patients qui signalent des problèmes et vous, vous avez un petit code couleur
03:01 qui permet de savoir s'il faut rappeler très vite.
03:03 - Tout à fait.
03:04 On a un code couleur rouge qui est une alerte qui nécessite être appelée ou même qui
03:08 invite le patient à nous appeler.
03:09 Mais il y a un code couleur orange, jaune et vert.
03:13 Mais dans tous les cas, en fonction des symptômes, les patients ont des conseils qui sont adaptés
03:18 aux divers symptômes et aux divers traitements qu'ils reçoivent.
03:22 - 70 patients, venez-vous de dire, Baclès traite chacune des 27 000 patients.
03:27 Il va y avoir une montée en régime progressive ?
03:29 - Il va y avoir une montée progressive en régime.
03:32 Aujourd'hui, on inclut les patients qui sont sous traitement injectable en hôpital de jour.
03:40 C'est la première étape.
03:42 Il y aura une seconde étape pour les thérapies orales.
03:45 Certains traitements en chimiothérapie qu'on prend par la bouche.
03:49 Après, il y aura les traitements de rayothérapie, éventuellement d'hormonothérapie.
03:53 - À terme, ce sera possible pour les 27 000 patients ou certains seront exclués ?
03:57 Si oui, pour quelles raisons ?
03:58 - Pour l'instant, c'est un dispositif qui est entièrement remboursé par la Sécurité
04:03 sociale.
04:04 Donc il n'y a aucun recherche financier.
04:06 Et les patients qui sont sous thérapie contre le cancer, traitement anti-tumoral, chimiothérapie,
04:14 immunothérapie, les patients qui sont sous rayothérapie et les patients qui sont sous
04:19 hormonothérapie.
04:20 Pour l'instant, ça ne concerne pas les patients sous chirurgie.
04:23 - Mais à terme, certains ne pourront pas, par manque d'aisance avec le numérique ?
04:28 - Oui, pour pouvoir avoir accès à l'application, il faut avoir Internet.
04:33 Mais sur cette application, sur l'application Curiti, il y a la possibilité aussi d'appeler
04:38 les patients.
04:39 Mais c'est vrai que le plus simple, c'est l'application numérique parce que c'est aussi
04:43 sollicité par les patients.
04:44 J'en parlais il y a deux ou trois semaines avec une patiente qui me disait, le dernier
04:48 appel qu'elle avait reçu de l'équipe soignante depuis l'âge de jour, elle était à la FNAC
04:53 et répondre à ses questionnaires, aux questions concernant sa maladie à la FNAC, ça ne la
04:58 rendait pas forcément très...
04:59 - C'est évident.
05:00 - Elle n'était pas très à l'aise.
05:01 Et d'autre part, il y a des patients qui travaillent pendant leur traitement.
05:03 Donc, ça permet effectivement aux patients, c'est vrai qu'ils nous ont sollicité là-dessus,
05:10 aux patients de pouvoir répondre sur leur application comme ils le souhaitent.
05:15 - Et signaler ce qui est nécessaire à n'importe quel moment.
05:18 - Voilà, donc c'est vraiment un service et c'est vraiment utile pour le patient.
05:22 On en est convaincu et pour pouvoir aussi le prouver, on a une étude qui va débuter
05:26 en mars prochain.
05:27 - Un service personnalisé, quasiment H24, on peut le définir comme ça ?
05:30 - H24.
05:31 - Merci beaucoup François Gernier, cadre du service d'hospitalisation de jour, de recherche
05:35 et coordination clinique au centre François-Baclasac, et invité France Bleu, France 3.
05:39 Bonne journée !
05:40 - Merci, au revoir.
05:41 - Bonne journée, au revoir.
05:42 Vous retrouvez toutes les infos sur notre site internet francebleu.fr, vous pouvez également
05:45 réécouter cette interview.
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