00:00 Il y a BFM aussi qui réagit au communiqué des avocats de Sébastien Coé sur l'interview qu'il a fait dimanche soir,
00:06 puisqu'il y a un nouveau rebondissement et ça nous concerne.
00:09 Hier on a évoqué l'interview qu'il a accordée à Benjamin Duhamel chez BFM TV.
00:13 Vous savez combien ça fait d'audience sur BFM TV, Coé ?
00:16 – 500 000. – 450 000.
00:17 – Ah bon, 450 000 ? – 450 000.
00:19 Pour vous dire, voilà, c'est pas lourd.
00:22 Franchement, tout ça pour ça, j'ai envie de vous dire, c'est une darcale.
00:26 450 000 téléspectateurs, tu fais plus d'empaf ma chérie.
00:30 Non mais c'est vrai, c'est un truc de fou.
00:34 Franchement, il aurait mieux fait d'aller chez Jordan Deluxe.
00:36 – C'est pas un bon choix.
00:38 – Non mais je veux dire, la vérité, c'est vrai.
00:39 – Mais pourquoi il a voulu faire cette élection ?
00:41 – Il aurait mieux fait la prochaine fois, je lui dirais à Coé, il fait Jordan Deluxe frérot.
00:44 C'est mieux, ça marche mieux.
00:45 – Ce qui est chiant, c'est qu'après ils ont refait un débat avec 6 chroniqueurs autour sur lui.
00:48 Ça fait du bien.
00:50 – Pour faire 450 000, écoutez, la vérité, il vaut mieux faire Jordan Deluxe.
00:55 – Oui mais il a choisi d'émettre de sa communication stratégique.
00:57 – Interview très bien, interview très bien Jordan Deluxe, interview très bien, je l'adore.
01:01 Donc, notre collègue Benjamin Duhamel qui a mené l'interview,
01:04 fait depuis lors l'objet d'une intense campagne d'intimidation
01:07 de la part de la défense de Sébastien Coé,
01:09 relayée entre autres par une émission de télévision.
01:13 J'ai l'impression que c'est nous.
01:15 Je le dis comme ça, j'ai l'impression qu'il s'adresse à nous.
01:18 Voilà, donc une émission de télévision, pour ne pas la citer, c'est nous.
01:21 Ils reviennent également sur le professionnalisme dont le journaliste aurait fait part.
01:25 Il a interrogé Monsieur Coé avec rigueur et professionnalisme,
01:27 rappelant à la fois la gravité des faits dénoncés par les plaignantes,
01:30 ainsi que le droit à la présomption d'innocence dont il bénéficie.
01:33 Il clôture en indiquant que la chaîne apporte tout son soutien aux journalistes.
01:38 Et ils ont fait un communiqué de presse de l'entourage de Coé pour répondre.
01:43 "Il est de notre devoir de défendre les intérêts de Sébastien Coé
01:46 et de veiller à ce que les informations diffusées à son sujet soient exactes et justes.
01:49 Il ne faut pas détourner l'attention du problème central,
01:51 la diffusion de faux documents préjudiciables à Sébastien Coé est choquante pour le public
01:54 et une heure de grande écoute. Les faux documents, Gilles, c'est pour eux les SMS."
01:58 – Les extraits des conversations, pour Sébastien Coé, il s'agit d'un faux.
02:02 Donc il n'a pas admis que la chaîne, qui selon lui savait qu'il considérait que c'était un faux
02:09 et qui sont attaqués en justice, Coé n'a pas admis que ces messages soient diffusés à l'antenne.
02:13 – Ça c'est parce qu'il considère que c'est un faux
02:15 que la chaîne n'est pas en droit de lui demander de lui poser la question.
02:18 – On donne le point de vue de Sébastien Coé.
02:20 – Oui, oui, oui, mais en fait ça ce n'est pas une bonne raison.
02:23 – "Il est primordial de rappeler que la confiance du public dans les médias
02:25 repose sur l'exactitude et la vérification des informations partagées.
02:29 Dans ce cas précis, notre intervention visait uniquement à corriger des inexactitudes
02:32 et des informations erronées diffusées par BFM TV concernant notre client
02:36 qui a constamment contesté ces faits, fausses informations toujours accessibles
02:40 en replay à ce jour."
02:41 Qu'est-ce que vous pensez du communiqué de BFM, Gilles ?
02:45 – Ils sont dans leur rôle, là, c'est les journalistes de BFM
02:47 qui soutiennent leurs collègues, ils ne peuvent pas faire autrement, je ne suis pas sûr…
02:50 – Est-ce qu'ils avaient besoin vraiment d'un communiqué, franchement ?
02:53 – Ah non, pas du tout, non, non, mais ils sont dans leur rôle, voilà.
02:56 C'est vrai que l'interview globalement a été jugée, encore une fois,
03:00 je ne me prononce pas sur le fond du dossier, catastrophique
03:03 dans la manière dont elle a été menée.
03:04 – Surtout que l'émission a été préparée avant, puisqu'on a vu les photos,
03:07 ils avaient déjà préparé l'émission avant.
03:09 Je pense qu'ils ont eu le sentiment d'être piégés
03:12 puisqu'ils avaient tout préparé avant et qu'ils ont sorti des SMS
03:16 qui n'étaient en fait pas prévus et qui étaient erronés d'après…
03:19 – Oui, et qui sont judiciarisés, c'est ça, c'est-à-dire que l'entourage de Coé dit
03:23 à partir du moment où la chaîne sait que nous avons porté plainte en justice
03:27 contre ces messages, ils ne devaient pas être diffusés.
03:30 – De toute façon, Julie a donné son téléphone aux autorités,
03:33 donc ces messages vont apparaître et on verra s'ils sont…
03:36 – Non mais là, on parle du communiqué de BFM,
03:38 il n'est pas en train de défendre le fond du dossier, c'est rien.
03:41 – Je ne défends personne, attention, j'expose la manière
03:44 dont l'entourage de Coé a vécu l'interview et pourquoi ils ont fait ce communiqué.
03:48 – Voilà, c'est tout, rien de plus.
03:50 – Oui, mais on peut demander aussi que les victimes ou les plaignantes,
03:53 elles ont ressenti comment cette interview, peut-être qu'elles, elles l'ont bien vécue aussi.
03:56 – Non mais en fait, ce n'est pas ça qu'ils disent,
03:58 en fait, eux, c'est une question judiciaire, c'est-à-dire qu'ils ont montré des SMS
04:02 qu'ils ne devaient pas montrer puisque pour eux, ils sont erronés et ils sont…
04:05 – Oui, mais c'est pour la partie adverse, enfin c'est pour la partie de Coé,
04:08 et les plaignants, eux, estiment que c'est vrai, donc…
04:10 – Non mais ils n'avaient pas le droit…
04:12 – Non mais l'eurojournaliste, c'est de te demander est-ce que c'est vrai ou c'est pas vrai, et après…
04:15 – Non, mais t'as pas le droit de montrer les SMS, en fait, le seul truc, il est là,
04:17 c'est ça que vous n'avez pas compris, on ne croise pas.
04:19 – Non mais c'est une atteinte à la vie privée.
04:21 – Voilà, c'est ça, donc on ne parle pas de, est-ce qu'il aurait, il n'avait pas le droit de le faire,
04:25 c'est tout, donc c'est ça qu'ils attaquent, les amis de Coé.
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