00:00 Coach, félicitations tout d'abord pour cette qualification.
00:03 Dans le jeu, c'est une satisfaction d'avoir aussi embêté cette équipe martégale ?
00:09 Satisfaction, non. Je ne vais pas être prétentieux là-dessus.
00:13 On les avait joués en amicale, on les avait déjà embêtés.
00:15 On les avait joués l'année dernière, on les avait déjà embêtés.
00:17 C'est une équipe que je suis au quotidien parce que je suis supporter.
00:19 Donc, je connais aussi sa dynamique et son projet de jeu.
00:22 Mais bon, il correspond tout à fait à ce qu'on produit, non ?
00:25 Donc non, je ne suis pas satisfait.
00:27 Je n'aurais pas été satisfait si on ne les avait pas embêtés parce qu'on aurait voulu dire qu'on n'était pas dans notre jeu.
00:31 Donc on l'a été, ça a fonctionné, mais bon voilà, c'est normal.
00:34 Qu'est-ce qui vous...
00:35 Vous n'êtes pas satisfait, mais malgré tout, il y a des points positifs dans cette victoire.
00:38 Tu me demandes si je suis satisfait d'avoir embêté.
00:40 Je te dis non, parce que ce qui est logique, c'est qu'on les embête.
00:43 Parce qu'à l'arrivée, ce qu'on est censé produire, c'est censé les embêter.
00:48 Après, je suis satisfait de la victoire, bien sûr.
00:49 Qu'est-ce que vous retenez notamment de cette première période
00:51 qui est vraiment aboutie avec 2-0 menée à la mi-temps ?
00:55 Je pense déjà que, comme j'ai dit aux gars, on aurait dû être 3-1 ou 4-1.
00:58 C'est la première des choses.
01:00 Parce que je suis un interne assez insatisfait.
01:02 C'est la première des choses.
01:03 C'est la réalité.
01:04 Tu vas dire que je ne suis pas content, non, mais je suis content en fait.
01:06 Perfectionniste.
01:07 Oui, mais c'est parce qu'à un moment, tu ne peux pas te gargariser au football.
01:10 Il faut être conscient de ce qu'on a fait.
01:11 Je pense que tactiquement, sur ce qu'on avait prévu,
01:13 on a vraiment été dans les clous à la virgule près.
01:15 Maintenant, c'est difficile à maintenir ce qu'on a fait en première mi-temps,
01:18 surtout de la durée du match.
01:19 Il était prévu qu'à un moment ou un autre, on ait un coup de mou,
01:21 on l'a eu sur la fin.
01:23 Mais voilà, comme je disais à votre confrère,
01:26 on est prévus d'aller chercher les extérieurs,
01:28 de les empêcher de produire du jeu à l'intérieur,
01:30 parce que ça reste une de leurs forces et de couper leurs lignes à plat derrière.
01:33 Ça a été bien fait.
01:34 Donc, la satisfaction, elle est là.
01:35 Que les joueurs s'en comptent à un moment ou un autre,
01:36 quand tu prépares quelque chose et que c'est appliqué,
01:39 ça peut très souvent fonctionner.
01:40 Puis, on y a mis l'intensité qu'il fallait.
01:43 Pour rivaliser avec Martic, il faut aussi mettre l'intensité.
01:45 Toujours proche du porteur, toujours voir un, voir deux,
01:47 aussi sur le porteur de balle et défensivement.
01:49 On a vu que ça alternait beaucoup du 4-4-2, du 4-2-3-1.
01:53 On a vu que ça aussi, ça embêtait cette équipe de Martic.
01:55 Tu sais, un grand débat avec mon ami Jacques Bale,
01:58 mais il est d'accord avec moi,
01:59 c'est que les organisations, elles ne veulent rien dire.
02:01 Elles n'ont jamais rien voulu dire.
02:04 Il y a des fois, on a été à trois.
02:06 Il y a des fois, on a défendu à deux.
02:07 Il y a des fois, on a été une pointe basse et deux en haut.
02:09 Il y a des fois, on a été deux attaquants et pas d'extérieur droit
02:13 pour le laisser pour le latéral.
02:14 Le souci, ce n'est pas ça.
02:15 Le souci, c'est de comprendre qu'à un moment,
02:16 tu as des espaces à lire au football et des espaces à couvrir.
02:18 Du moment où les joueurs le comprennent,
02:21 tu n'auras jamais de soucis dans l'équilibre.
02:23 Quand ça a été compris en première mi-temps, ça a été très bien.
02:25 En deuxième mi-temps, on l'a moins bien appliqué.
02:28 - D'ici ce mois, c'était un peu plus compliqué.
02:29 - Oui, mais je pense qu'on a moins bien eu les espaces
02:32 et on a été un peu plus cringifs sur notre hauteur de bloc.
02:35 Sur la première, on a quasiment joué à l'arc de cercle du Rouen central
02:38 sans avoir peur de contrôler l'interligne.
02:40 En deuxième, on a eu peur de cette interligne, on a reculé, on l'a ouverte
02:43 et on a trouvé la force de Martigues,
02:44 qui étaient ces joueurs à l'intérieur, qui te chopent, qui se tournent,
02:47 et qui après viennent t'ajuster.
02:48 Là aussi, c'est une histoire de mental et de ne pas craindre
02:50 et de continuer à maintenir ce que tu as été capable de faire.
02:53 Ça a été pas mal, mais pas abouti totalement,
02:55 sinon on aurait fait une deuxième comme la première.
02:57 - Qualification pour les 32e,
02:58 est-ce que vous avez une équipe en tête à tirer
03:01 ou vraiment, ça sera lundi, le tirage au sort ?
03:03 - Je vais vous donner un grand secret.
03:05 Le discours avec mes joueurs et avec la coupe, ce n'est pas mon problème.
03:08 Ils le savent, on la prépare très bien, parce qu'on est professionnels.
03:13 Qui viendra, on le jouera, mais c'est leur parcours.
03:15 Moi, ce qui m'importe, c'est surtout de me maintenir à un, deux.
03:18 Le reste, c'était moi et je ne l'aurais pas joué.
03:21 Maintenant, on la joue, on la joue bien.
03:23 Ça prouve aussi que les joueurs respectent le football
03:24 et qu'ils ont envie de faire quelque chose.
03:26 Donc, ça leur appartient.
03:26 Qui viendra, nous, de toute façon, on sera toujours dans les petits poussés, je pense.