00:00 moi j'ai été vraiment très très attaqué notamment par des journalistes. Je voudrais citer deux journalistes parce que c'est très intéressant. Thomas Legrand,
00:05 Thomas Legrand qui a écrit ceci,
00:08 après ce que j'ai dit hier sur la réécriture de Crépeau, il a dit "la chaîne sans journaliste", c'est CNews, "la chaîne sans journaliste, sans reportage,
00:17 juste avec des polémistes
00:20 polarisateurs fait la leçon au vrai journalisme", les polémistes polarisateurs messieurs, dames, c'est vous malgré tout,
00:25 "fait la leçon au vrai journalisme, celui qui prend le temps de l'enquête, du reportage, de la contextualisation, pro-SNews, c'est le commentaire idéologique
00:32 avant les faits".
00:34 Voilà ce qu'il a dit. Je rappelle que à Crépeau, le procureur ne parle pas, les gendarmes ne parlent pas.
00:40 Je le rappelle parce que c'est important. Hier il n'y avait rien de nouveau officiellement, rien, et c'est pour ça qu'on n'en a pas parlé,
00:46 rien, mais
00:49 ils disent cela de nous. Je lui ai répondu sur les réseaux,
00:52 je m'aperçois d'ailleurs que monsieur Legrand est notamment défendu par toute la France Insoumise contre ma modeste personne.
00:58 - Quelle surprise.
00:59 - Quelle surprise, effectivement.
01:01 Deuxième journaliste, cette fois-ci c'est BFM, qui nous envoie un de ses émissaires, je remercie BFM de
01:06 nous envoyer un de ses émissaires, je comprends qu'à BFM on soit un peu tendu ces derniers temps, et qui écrit, c'est monsieur Pablo
01:13 Piovivien, qui écrit pareil, après ce que j'ai dit sur la réécriture de Crépeau, "la post-vérité, c'est ça,
01:22 revendiquer d'affirmer sans savoir sur la seule base de ses fantasmes idéologiques, en l'occurrence
01:28 architecturés par une haine raciste".
01:33 L'alt-right, je ne sais pas ce que veut dire, à la française dans sa version la plus décomplexée. Donc pour BFM et monsieur Pablo Piovivien,
01:40 j'ai des fantasmes idéologiques et je suis un raciste.
01:42 - C'est gravissime.
01:43 - Non mais je les remercie, je remercie vraiment les dirigeants de BFM de nous envoyer leurs émissaires, ça nous fait très plaisir.
01:48 - Non mais je trouve ça gravissime, moi, Pascal.
01:50 - Mais c'est inouï.
01:52 C'est inouï, de Roger Stoma, le grand, il en appelle aux faits et il commence par dire que notre chaîne est sans journalistes et sans reportage.
01:59 N'importe qui regarde cinq minutes et voit que c'est faux.
02:02 Donc déjà, voilà. Et de l'autre côté, si on n'est pas d'accord avec eux, c'est qu'on est raciste. On a beau être habitué à ça,
02:06 normalement c'est plus sur les réseaux sociaux des pauvres types égarés. Là, c'est quelqu'un qui a pignon sur rue.
02:11 - Et troisième chose, puisque le quotidien hier nous a ciblés, de la même manière,
02:17 je ne veux pas utiliser les éléments de langage des autres, mais tous les jours,
02:21 le quotidien me met une cible sur le dos.
02:23 Me met une cible dans le dos, tous les jours. Tous les jours, tous les jours, tous les jours.
02:28 Avec des propos qui sont faux. Là, on va écouter ce monsieur Belvert, ce qu'il dit est factuellement faux, me concerne.
02:34 Je vous propose de l'écouter.
02:36 - Sur ces news, c'est la panique, car ce récit ne correspond pas à celui matraqué sur les antennes. Christine Kelly.
02:44 - Le récit médiatique s'inverse à Crépole. L'auteur du meurtre de Thomas ne serait pas chahide, mais aurait un prénom français.
02:50 Après "planter du blanc", on aurait entendu "taper du bougnoul". Que comprendre ?
02:54 - Bah que vous avez dit beaucoup de bêtises depuis dix jours. Pascal Praud aussi en a fait des tonnes sur la version de l'expédition punitive.
03:00 Aujourd'hui remise en cause, allait-il s'excuser ce matin ? C'est bien de moins le connaître.
03:04 - Le système,
03:09 insidieusement, met en place les nouveaux éléments pour expliquer que la mort de Thomas n'est pas celle qu'on a racontée.
03:15 La réécriture est en marche. Il est puissant, le système.
03:18 - Le système est si puissant qu'il est capable de s'intéresser à la vérité judiciaire et non à la fable politique.
03:26 On en reparle avec notre invité tout à l'heure, Damien Delceny du Parisien.
03:30 A l'origine des nouvelles révélations de l'enquête.
03:35 - Révélations de l'enquête ? Il n'y a pas de révélations de l'enquête puisque, je le répète, les gendarmes ne parlent pas, le procureur ne parle pas.
03:41 Donc, c'est ça que... et je n'ai jamais accrédité
03:46 l'hypothèse qu'il me dit accrédité. Donc moi je veux bien qu'on continue comme cela.
03:51 Je veux bien que nous soyons attaqués matin, midi et soir. Je veux bien que Rodolphe Bellemare, PDG de TF1,
03:57 accrédite l'idée que moi je devienne une cible chaque jour pour un quotidien. Je veux bien.
04:02 Je veux bien qu'il continue. - Vous êtes victime de votre succès.
04:06 - Oui, mais je veux bien. Mais ce qu'il dit est faux. Ce qu'il dit est faux.
04:10 Ce qu'il dit est faux. Donc très bien, continuez. Donc moi je réponds, à chaque fois je réponds.
04:15 Il est rare que j'attaque. Je réponds à Thomas Legrand, c'est pas moi qui est
04:19 comment dire, qui est attaqué. Je réponds à monsieur
04:23 donc
04:25 Pablo Pio Vivien.
04:28 Voilà et je réponds à quotidien. Je ne suis que dans la position de la réponse. - C'est une attaque à votre honneur professionnel.
04:34 - Mais ça dépasse ça. - Je ne suis pas très confraternel.
04:37 - Non, ça dépasse ça. - Je ne suis pas toujours. Parfois ça peut m'arriver
04:40 comment dire, d'échanger avec des journalistes et de ne pas être d'accord avec eux. Mais je répète que ce qu'elle a dit monsieur Bellemare est factuellement faux.
04:48 - Il ne faut pas s'en émouvoir. - Il me demande de m'excuser. - L'important c'est que les français nous regardent,
04:54 nous écoutent et peuvent se faire aussi leur opinion. C'est ça qui me paraît important.
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