00:00 ces quelques camions supplémentaires qui sont rentrés
00:02 ont permis de donner un peu de répit à ces personnes.
00:06 Mais on constate que les choses sont tous les jours les mêmes qu'avant la trêve.
00:11 Les gens continuent de faire des kilomètres de queue pour acheter une bonbonne de gaz.
00:15 On voit les hôpitaux qui n'ont pas encore les besoins nécessaires
00:19 pour pouvoir répondre à toutes les urgences auxquelles ils doivent faire face.
00:24 Par exemple, nous travaillons dans un hôpital.
00:26 Nous essayons de donner un peu des aliments aux femmes qui viennent de donner naissance.
00:32 C'est un hôpital qui donne entre 50 et 60 naissances par jour.
00:36 Et vu les conditions, nous sommes extrêmement inquiets.
00:39 Les canalisations sont complètement détruites, les ostales se mélangent.
00:43 On voit des maladies de la peau qui apparaissent, on voit des infections respiratoires, des diarrhées.
00:48 Donc la situation, effectivement, ne s'est pas améliorée pendant ces six jours.
00:51 Il y a eu du répit.
00:52 Mais en plus, avec, comme vous l'avez mentionné juste avant,
00:56 le sud est bombardé. Nos collègues doivent maintenant se déplacer de Ranyonis vers Rafa.
01:01 Et les infrastructures, à l'heure actuelle dans le sud,
01:04 ne permettent pas de répondre aux exigences de lieux surpeuplés, comme on le voit à l'heure actuelle à Rafa.
01:11 – Effectivement, l'armée israélienne appelle les civils à évacuer en lieu sûr vers Rafa.
01:15 Est-ce que c'est possible, ça, notamment pour vos équipes, mais pour les civils sur place ?
01:19 – C'est impossible d'avoir autant de personnes dans des lieux si petits.
01:23 Le sud, historiquement, a été beaucoup moins développé que le nord au niveau des infrastructures.
01:28 Et on n'aura pas les conditions nécessaires pour pouvoir répondre aux besoins humanitaires
01:32 qui vont se décupler si les hostilités continuent sur un rythme que nous avons connu jusqu'à maintenant.
01:40 Juste pour donner une idée aux téléspectateurs,
01:44 il y a eu plus de morts civiles à Gaza en deux mois qu'en Ukraine en deux ans.
01:50 – Et les Gazaouis manquent de quoi particulièrement ? De nourriture encore, maintenant ?
01:54 – Ils manquent de nourriture, oui.
01:56 Il n'y a plus de conserves, il n'y a plus suffisamment de nourriture, même pour les animaux.
02:02 Les troupeaux ont des fermiers, nous expliquent, qui tuent leurs troupeaux pour pouvoir se nourrir.
02:08 Il y a aussi ce manque d'eau qui a pu fonctionner avec l'essence qui est rentrée.
02:11 Mais on sait très bien que dans les prochains jours,
02:14 ceci va venir à manquer, le fioul, pour pouvoir distribuer l'eau,
02:17 désanalyser l'eau qu'on peut prendre de la mer.
02:20 Donc, ils manquent effectivement de tout.
02:24 Les femmes qui sont en phase d'allaitement n'ont pas les éléments nécessaires pour allaiter le bébé.
02:28 Le stress qui s'ajoute avec cette violence et la promiscuité
02:32 ne leur permet pas non plus de faire des allaitements sains
02:34 sur lesquels ils ne sont pas, ce n'était pas dans la coutume, dans la tradition des femmes de Gaza.
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