00:00 Il n'y a pas de dénivelé, donc ça intéresse des coureurs qui ne veulent pas trop forcer.
00:05 Et puis oui, c'est vrai qu'au milieu des taureaux, au milieu des chevaux, ça plaît.
00:15 On les accueille, on pagne bien parce qu'on les fait manger, on leur donne une soupe de poisson, une sacle de tourbe.
00:24 Ça m'élâme bien, ça.
00:26 C'est le côté convivial, c'est ça le concept.
00:28 Parce qu'au début, je vous l'ai dit, c'était le comité des fêtes qui avait mis ça en place.
00:33 Donc ça reste un peu dans l'esprit du comité des fêtes de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
00:37 On continuera tant qu'on peut, on continuera comme ça.
00:41 Ça marque justement les participants de se retrouver dans un tel décor qui n'est pas habituel ?
00:45 Ah oui, il y en a qui repartent de suite, qui font la course, qui repartent de suite.
00:50 Mais il y a un noyau important qui lui reste, attend qu'on conserve le repas.
00:58 Après on met la musique, on danse.
01:01 Par contre, c'est vrai que la particularité aussi de cette course, c'est que c'est la dernière de la saison.
01:07 C'est en plein mois de décembre, des fois il fait un petit peu frisquette.
01:10 Donc c'est des conditions pas forcément habituelles pour les coureurs.
01:12 Oui, c'est sûr qu'on n'a jamais eu de grosse gelée.
01:17 Au Mombas, au Masegallé, on est plutôt embêtés par la pluie.
01:21 S'il pleut beaucoup, on est obligé de faire attention au niveau du circuit.
01:24 Mais le froid, après on s'en réchauffe, il y a toujours un peu de vin à disposition.
01:29 Puis je vous donne danser.
01:31 Le fait que ce soit la dernière, par rapport aux coureurs aussi,
01:35 ça leur permet, si par exemple ils n'ont pas participé aux courses d'avant,
01:41 de pouvoir se positionner sur celle-là, puisque c'est la dernière.
01:45 Donc quelquefois on a des coureurs supplémentaires,
01:48 parce que pour le challenge, je crois qu'il faut faire un certain nombre de courses.
01:52 Donc s'ils n'ont pas pu les faire,
01:54 celles-là, ils la font obligatoirement pour pouvoir participer au prix du challenge maritime.
02:02 Je voudrais revenir aussi sur le côté un peu atypique.
02:05 C'est que quand on a fait la première course là-bas,
02:09 c'est un Mase qui n'était pas très connu, déjà, mis à part des gens du coin.
02:14 Et en fait, quand ils arrivaient, ils nous disaient,
02:16 pour venir, c'est vraiment la galère ici.
02:19 Et puis après, les autres années, ça a été vraiment apprécié.
02:24 J'ai même eu des gens qui m'ont interpellé et qui m'ont dit,
02:29 Madame, vous êtes organisateur ?
02:31 Alors je croyais qu'il allait me faire des reproches.
02:35 J'ai dit oui, pourquoi ?
02:37 Il m'a dit, franchement, j'en fais des courses.
02:40 Mais des comme ça, il a dit, c'est rare.
02:42 L'accueil qu'on a ici, le cadre et tout, il m'a dit,
02:46 franchement, je reviendrai et je vais faire la publicité.
02:50 Parce qu'on a un peu des coureurs de partout,
02:52 même des fois des Alpes.
02:56 Vraiment, ça a un attrait particulier.
02:59 Vous qui avez suivi toutes les courses depuis la création de la Singe,
03:02 est-ce qu'il y a des moments qui vous ont marqué sur toutes ces années,
03:06 qui reviendraient, en disant, des moments de partage,
03:09 des moments un peu atypiques ?
03:11 Ce qui nous satisfait, si vous voulez, dans l'ensemble, je dirais,
03:15 c'est que vraiment, les gens nous disent que c'est une course particulière
03:22 et exceptionnelle vis-à-vis de l'accueil qu'on leur réserve.
03:27 Mais marqué, non, parce que ça a été ça,
03:30 plutôt que les gens soient très contents de la course et de l'accueil,
03:36 et qu'ils reviennent régulièrement.