00:00 Jean-Marc Morandini, il doit être déjà avec nous, Jean-Marc Morandini,
00:03 comme on a beaucoup de choses à faire ce soir, on voulait quand même vous avoir.
00:07 Il est là Jean-Marc ? Je le salue.
00:08 Bonjour Jean-Marc, qu'est-ce qui s'est passé sur votre plateau ce matin ?
00:11 Franchement, les clashs sur les plateaux, c'est pas bien Jean-Marc.
00:13 Moi ça n'arrive jamais dans mon émission et là, vraiment, je trouve que c'est pas une bonne chose.
00:18 Des gens qui partent sur le plateau, ça m'est pas arrivé depuis bon, 5 ans au moins.
00:23 - Il l'a viré, il est pas parti, il l'a viré. - Oui.
00:26 - Oui mais alors... - Et vous aussi vous en avez viré ?
00:28 - J'ai viré, vous avez viré qui ? - Non.
00:31 - Non j'ai pas viré, moi c'est les gens qui partent. - Non non, ils sont partis.
00:33 - Le député socialiste ? - Non il était parti tout seul, le député effectivement de Paris.
00:39 - Oui le Paris, comment il s'appelait ? - Il est retourné à l'anonymat, j'ai même oublié son nom de cours.
00:42 Je sais plus comment il s'appelle, mais je vire personne, c'est les gens qui partent parfois.
00:47 Bon écoute, voyons cette séquence et vous me direz s'il y a eu un petit débrief après,
00:51 si vous l'avez eu au téléphone, pourquoi pas, et voyons cette séquence.
00:54 - Des jeunes viennent dans une salle avec des couteaux de 25 cm pour tuer, vous appelez ça une rixe ?
00:59 - Mais je vous dis qu'il y a des gens qui vont dans des soirées des fois, qui vont dans des bagnoles de puer,
01:03 et qui mettent des utensils de ce genre dans leurs bagnoles.
01:06 - Non, non, non. - C'est des jeunes qui viennent d'une site.
01:10 - C'est pas une première, malheureusement ce n'est pas une première.
01:12 - Excusez-moi de dire les faits. - Mais non, vous ne dites pas les faits.
01:15 - Il y a une volonté délirée de tuer. - Vous ne connaissez pas ce qui se passe.
01:18 - Arrêtez vos conneries, arrêtez vos conneries au bout d'un moment.
01:22 - Mais sortez, sortez, vous ne sortez pas, excusez-moi, vous ne sortez pas.
01:27 - Qui essayez de vous protéger ? - Vous, vous êtes votre rôle de débatteur, c'est tout.
01:30 - Qui voulait vous protéger ? - Vous êtes procureur, c'est tout.
01:32 - Je ne suis pas procureur, je vous dis les faits. Excusez-moi, je vous donne les faits.
01:36 - Mais non, vous ne donnez pas des factures, vous l'accusez. - J'accuse qui ?
01:39 - Vous m'accusez, moi, d'employer des termes qui sont manifestement impossibles.
01:44 - Je vous demande en quoi c'est le risque ? Je vous demande de préciser ces termes.
01:48 - C'est une bagarre qui a dégénéré. - Non, c'est une bagarre qui a fini.
01:51 - Ils sont venus délibérément. - C'est quoi une bagarre ?
01:54 - Une bagarre, c'est deux groupes qui s'affrontent. - C'est deux groupes qui s'affrontent.
01:57 - Pourquoi vous voulez mettre tout ça sous le tapis ? - Ils sont venus.
02:00 - Pourquoi vous voulez mettre tout ça sous le tapis ? Pourquoi ?
02:03 Qu'est-ce que vous voulez cacher ? Vous avez peur de quoi ?
02:05 Vous avez peur de la réalité ? Vous avez peur que la réalité vous explose au visage ?
02:08 C'est de ça dont vous avez peur ? - Allez au bout, de quoi j'ai peur ?
02:10 - Je ne sais pas, je vous demande. - Allez au bout.
02:12 - C'est parce qu'il vient de décider que vous ne voulez pas en parler ?
02:14 C'est parce qu'il vient de décider que vous ne voulez pas en parler ?
02:16 - C'est ça votre truc ? - Non, c'est ça que je vous demande.
02:18 - Vous allez dérouler votre truc raciste comme d'habitude ?
02:22 - Raciste, pourquoi raciste ? Qui a parlé de race ?
02:25 - Tous les jours. - Qui a parlé de race ?
02:27 - C'est vous. - Attendez, stop, stop, c'est très grave ce que vous faites.
02:29 Qui a parlé de race ?
02:31 - Mais vous êtes raciste. - Qui a parlé de race ?
02:33 - Je suis désolé, vous êtes raciste. - Pardon ?
02:34 - Vous êtes raciste, monsieur Morandini. - C'est de la diffamation.
02:37 - Je ne vous permets pas. - C'est de la diffamation.
02:38 - En quoi ? Alors donnez-moi un exemple. - C'est de la diffamation.
02:40 - Attendez, donnez-moi un exemple. - Je trouve raciste constamment.
02:44 - Donnez-moi un exemple. - C'est votre carrière.
02:49 - Pardon ? - Vous me fatiguez.
02:51 - Eh bien, partez, monsieur. Partez. - Attendez, attendez.
02:53 - Partez, si vous vous fatiguez.
02:55 Je n'accepterai pas que vous me traitez de raciste sur ce plateau.
02:57 - C'est de la diffamation.
02:58 - Écoutez, vous n'avez pas tort, vous avez raison de ne pas vous faire insulter.
03:02 Le racisme, ce n'est pas une opinion, c'est un délit.
03:06 Donc, si quelqu'un considère que vous êtes raciste, il porte plainte.
03:10 Autrement qu'il se taise, autrement qu'il se taise, j'en remarque.
03:14 - Oui, et surtout, en plus, ce n'est pas la première fois qu'il vient sur ce plateau.
03:17 Donc, je pense que si j'étais raciste, il n'est pas venu depuis longtemps.
03:19 Il est venu au moins 25 ou 30 fois sur ce plateau.
03:23 Et puis, en fait, sa volonté, c'est de banaliser ce qui s'est passé quand même là-bas.
03:27 Et moi, ça me rend dingue quand même.
03:28 C'est-à-dire que, je ne sais pas si vous avez fait attention, juste avant,
03:31 il explique quand même qu'on va souvent dans des fêtes comme ça,
03:33 dans les villages avec des couteaux de 25 centimètres.
03:36 Mais on est où ? Enfin, excusez-moi, on est où ?
03:38 Il y a une volonté de banaliser ce qui s'est passé en disant
03:40 "Ce n'est pas grave, ce sont des bandes qui se sont affrontées".
03:43 Mais ce n'est pas des bandes qui se sont affrontées du tout.
03:45 Et à partir du moment où il n'y a plus d'arguments,
03:47 ça c'est une méthode qui est employée de plus en plus sur les plateaux télé,
03:49 on vous dit "Vous êtes raciste".
03:51 Mais non ! Enfin, tout ça, c'est fait pour clore le débat,
03:54 pour que plus personne ne puisse exprimer.
03:56 On vous balance à la figure "Vous êtes raciste, il n'y a pas d'argument, il n'y a rien.
03:59 Le débat est clos, merci, au revoir".
04:00 – Vous ne l'avez pas rappelé, de toute façon, il n'y a pas eu un échange.
04:02 Vous ne l'avez pas rappelé au téléphone après, il n'y a pas eu un échange, rien du tout.
04:06 – Non, moi je lui dis que je lui reparlerai s'il s'excuse.
04:08 Il refuse de s'excuser visiblement, donc c'est l'heure de questions déjà...
04:11 – Jean-Marc Morandini, juste une chose,
04:14 bon, vous le connaissez, c'est un régulier de votre émission,
04:17 il a apporté une sensibilité, c'est un élu du 18ème avec une expérience.
04:21 Bon, j'espère que vous allez arriver à vous communiquer, à vous parler, je le souhaite.
04:26 – Oui, mais moi je le dis simplement,
04:27 s'il s'excuse, il pourra revenir sur le plateau. – Eh bien écoutez, merci.
04:32 Merci Jean-Marc Morandini, et arrêtez quand même avec les clashs,
04:37 parce qu'il faut vraiment... ça, c'est pas possible, ça crie et tout,
04:43 on ne s'entend pas, c'est pas possible ça Jean-Marc Morandini, vraiment, c'est pas...
04:46 – Pensez aux spectateurs. – Bon, merci en tout cas,
04:48 et chaque matin, évidemment, vous faites la course en tête,
04:51 entre 10h30 et 12h, grâce à une émission Morandini Live.
04:56 C'est intéressant d'ailleurs, parce que souvent avec Jean-Marc,
04:58 on se fait la réflexion, on fait des émissions assez différentes l'un de l'autre,
05:00 et ces deux émissions "Marche bien", c'est une offre qui est alternative,
05:04 différente en tout cas, on n'a même pas toujours les mêmes interlocuteurs,
05:08 et ces deux émissions ont trouvé leur public.
05:10 Donc merci d'abord au public, et merci à vous Jean-Marc Morandini.
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