00:00 Déjà, avant de commencer, comment tu te sens toi ? Là où on a vu que tu as fait ton retour au sein de l'équipe de France, comment tu te sens ?
00:07 Est-ce que tu reviens quand même d'une blessure comme ça, il faut reprendre un peu le rythme ?
00:11 Bah écoutez, je me sens bien. Je suis très contente d'être de retour en équipe de France. Je me sens bien physiquement, j'ai bien repris.
00:19 Maintenant, j'ai hâte d'être à 100% sur le terrain avec les filles parce que ça fait deux mois que je n'ai pas joué.
00:29 On va dire, je reprends mes marques, j'ai repris l'entraînement et j'ai hâte d'élever un peu l'intensité et d'être rapidement à 100%
00:39 puisque c'était une blessure qui est un peu chiante, il faut le dire, parce qu'il faut laisser les cellules se regrouper, etc.
00:52 Que ce soit glace, il n'y a rien à faire. C'était un peu frustrant mais du coup, je suis de retour et je suis très heureuse.
00:59 Là, tu es de retour justement, mais tu l'as dit, il manque encore peut-être un peu d'intensité.
01:03 Il y a les premiers matchs qui arrivent, qu'est-ce que tu attends de ce tournoi de France qui débute ce week-end ?
01:08 En toute honnêteté, même si je ne suis pas quelqu'un de très patiente, j'ai aussi le staff autour qui est là pour ça
01:18 mais qui essaye de me réguler en mode "voilà, grâce, tout de suite n'essaye pas d'être à 100%, il faut aussi que ton corps encaisse
01:27 et que tu montes progressivement en charge et c'est ce qu'il va falloir faire".
01:34 C'est vrai qu'aujourd'hui, par exemple ce matin à l'entraînement, j'ai voulu un peu moins flammer, etc.
01:38 Mais ça s'est bien passé, je suis consciente de la situation et je vais faire preuve d'intelligence
01:45 parce que ce sont des matchs amicaux, je ne sais pas encore quelle va être la stratégie du staff, me faire jouer ou non, temps de jeu ou pas
01:52 mais c'est de me tenir prête et essayer d'atteindre mes 100% de capacité rapidement.
01:59 Justement, tu l'as dit, tu es sur la tâche d'être une LONI vétéraine.
02:02 Comment tu te sentais quand tu voyais l'équipe de France qui jouait ce collectif ?
02:06 Tu as l'habitude de faire partie de ce collectif, c'était un peu un "j'ai envie d'être sur le terrain" ou c'était vraiment "je me focus sur ma blessure" ?
02:15 Non, complètement focus sur ma blessure, sur moi, sur les choses à faire, etc.
02:20 Après, forcément, lorsqu'elles ont eu leur regroupement, j'étais en contact avec les filles, je les voyais à la télé,
02:27 donc j'avais envie d'être avec elles, mais les deux derniers matchs qu'elles ont eu de qualifications ne m'ont pas donné envie d'être sur le terrain
02:36 parce que c'était des adversaires qui étaient un peu plus faibles.
02:41 Du coup, non, je n'ai pas été très frustrée, parce que je savais quels étaient les enjeux et que j'ai vite compris ce que je devais faire avec mon pied.
02:51 Donc c'est quelque chose que j'ai accepté très rapidement, même si l'envie de revenir était omniprésente.
02:58 Cette envie de revenir, justement, on a dit qu'il y a le tournoi de France qui va débuter. Dans quelle optique est le groupe "équipe de France" sur ce tournoi ?
03:07 Il y a une rencontre contre le Sénégal et la Corée du Sud. Comment vous l'abordez ? Est-ce que c'est une préparation pour les mondiaux qui viennent très vite ?
03:13 Est-ce que c'est encore des phases de test ? Est-ce que c'est une validation des acquis ? C'est quoi l'énergie au sein du groupe ?
03:20 On n'en a pas encore discuté, mais au vu de mon expérience, je peux dire que ça fait partie de la préparation du mondial.
03:29 Ce sont des matchs préparatoires pour le mondial où on va rapidement aussi se tester, mesurer, faire des ajustements sur les choses qu'on aura mis en place, etc.
03:39 Les entraînements c'est cool, mais c'est important aussi de pouvoir mesurer et juger, voir où on en est dans cette préparation à quelques matchs du mondial.
03:53 Donc oui, ça reste la phase préparatoire du mondial, mais qui est très importante et nécessaire, à mon sens, pour cette compétition.
04:02 Une phase préparatoire pour le mondial, mais on ne perd surtout pas de vue qu'il y a les JO qui arrivent très vite après. Comment tu le vis cet enchaînement ?
04:08 On parle de deux très grosses compétitions, vous rendez Norvège, Danemark, Suède pour disputer les mondiaux, puis après c'est de retour à la maison.
04:16 Comment ça se passe ? Est-ce qu'il y a toujours, même pendant les mondiaux, les JO 2024 dans le coin de la tête, ou c'est focus compétition par compétition ?
04:24 En toute honnêteté, je pense que les JO depuis un moment sont à chaque fois dans un coin de notre tête, et là d'autant plus que les JO se rapprochent, donc forcément on y pense un peu plus.
04:37 Mais en tout cas, par mon expérience, et moi c'est comme ça que je le vis et que le groupe l'a toujours vécu, c'est échéance après échéance.
04:46 On va être à 100% focus sur les championnats du monde, parce qu'on a toujours fait comme ça, et après viendra les JO, mais là par exemple sur les premières réunions qu'on a eues,
04:56 on n'a pas du tout évoqué les JO, là on est rivés sur les championnats du monde.
05:02 Ça fait déjà plusieurs années que tu fais partie de ce collectif Équipe de France, on voit qu'il y a un petit changement de génération, il y a des nouvelles JO qui arrivent.
05:13 Est-ce que tu sens que c'est un peu ton rôle de les intégrer ces nouvelles JO dans le collectif ?
05:18 Comment ça se passe justement, c'est pas un choc de génération, mais c'est des nouvelles générations qui se rencontrent, qui n'ont peut-être pas l'habitude de jouer.
05:24 Comment ça se passe l'intégration ?
05:26 Oui, mine de rien, c'est quand même une nouvelle génération, en incertaine, j'ai 10 ans d'écart avec elle, donc tout de suite ça te met un coup.
05:34 Mais oui, c'est comme mes prédécessrices l'ont fait à mon arrivée, il est important de les accompagner, de faire en sorte qu'elles puissent s'exprimer à 100%,
05:51 parce que c'est pas facile d'arriver dans un groupe comme Équipe de France, dans une sélection où on se regroupe pas souvent,
05:59 et c'est notre rôle de faire en sorte que tout le monde se sente bien, en tout cas c'est mon rôle de faire en sorte qu'elles se sentent bien,
06:05 que ce soit sur et en dehors du terrain, afin qu'elles puissent mettre au profil en tout cas toute leur qualité au service du collectif,
06:13 donc c'est un peu un devoir je pense.
06:16 Un devoir, et justement, dernière question, on l'a dit, les JO, les Mondiaux qui s'enchaînent, c'est toi.
06:22 Est-ce qu'il y a une médaille, si on te propose une médaille championnat du monde, la Banque Scandinavie, ou une médaille aux JO à Paris à la maison,
06:31 est-ce qu'il y en a une qui, dans ta tête, te dit "je préfère la plus celle-là" ou c'est vraiment...
06:36 Non, j'aimerais avoir les médailles de championnat du monde et les médailles des Jeux Olympiques,
06:44 mais en toute honnêteté, si je dois choisir, je choisirais celle des Jeux Olympiques par rapport à ce que les Jeux Olympiques représentent,
06:54 le fait que les Jeux Olympiques se déroulent en France, et que mine de rien, ça ne va pas se reproduire,
07:00 alors que des championnats du monde, dans deux ans, on en rejouera encore.
07:04 Donc en toute honnêteté, je pense que c'est les Jeux Olympiques que je choisirais.
07:08 Et est-ce que ça te met peut-être une pression supplémentaire, parce que là c'est devant le public, et là l'équipe de France, elle a attendu.
07:14 Est-ce qu'il y a une pression supplémentaire, justement, des JO 2024 à Paris, ou des compétitions ?
07:20 Non, on ne va pas se mentir, il y a une pression qui est supplémentaire, mais à nous de la gérer, de la dompter, de savoir l'apprivoiser,
07:28 il ne faut pas que l'enjeu, en tout cas, dépasse le jeu, mais moi j'ai hâte de jouer ici en France, devant notre public.
07:40 Mais mine de rien, au vu de ce que cette compétition représente, il y aura forcément beaucoup d'engouement autour de nous, et ça va être quelque chose.
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