- il y a 2 ans
Enjeux et défis de la rénovation des bâtiments et de l'habitat
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00:00 (Générique)
00:17 -Bonjour à tous, bienvenue.
00:19 Je suis ravie de présenter cette nouvelle émission
00:22 de "Territoires entreprendre",
00:24 consacrée à la rénovation des bâtiments,
00:26 ses enjeux, ses défis,
00:28 à l'image, d'ailleurs, du magazine que vous connaissez bien,
00:30 "Territoires entrepreneurs, Loire-Haute-Loire".
00:33 Je rappelle que cette émission est proposée
00:35 et concoctée par le Crédit Agricole Loire-Haute-Loire.
00:38 Et j'ai le plaisir d'être accompagnée pour cette émission
00:41 par René Dulac, le directeur entreprise immobilier,
00:44 transition du Crédit Agricole Loire-Haute-Loire.
00:46 Bonsoir, René. -Bonsoir, Alice.
00:48 -Alors, on compte près de 5 millions de passoires énergétiques en France.
00:53 Ces bâtiments très énergivores, c'est énorme.
00:55 Et ce sont les chiffres, les derniers chiffres,
00:57 même du ministère de la Transition écologique et solidaire.
01:01 Vous l'aurez compris, la rénovation au sens large des bâtiments
01:05 doit être une priorité.
01:06 Ces enjeux sont importants, tout comme, René,
01:09 la mobilisation des acteurs économiques du territoire.
01:12 -Oui, Alice, et le Crédit Agricole est un de ces acteurs.
01:16 Je ne sais pas si tu le sais,
01:17 mais nous avons pratiquement un habitant sur deux qui est client,
01:20 une entreprise sur deux que nous accompagnons.
01:23 Et nous sommes très fiers de cela.
01:25 Juste trois chiffres pour mesurer notre présence sur le sujet de l'habitat.
01:29 Nous accompagnons près de 28 000 projets par an.
01:31 C'est 1,2 milliard d'euros de financement
01:34 et nous sommes engagés à près de 6,5 milliards d'euros.
01:38 À l'écoute de nos clients, les particuliers,
01:41 les collectivités et associations, les promoteurs, les entreprises,
01:46 nous avons écouté et identifié des enjeux et des défis
01:51 qui nous paraissent clés
01:52 sur lesquels nous aimerions pouvoir débattre ce soir.
01:55 Et parmi ces enjeux, on a identifié trois sujets.
01:58 Tout d'abord, la transition énergétique et la décarbonation.
02:01 Un deuxième sujet qui nous semble important,
02:03 c'est la démographie, son accompagnement
02:06 et les besoins des populations.
02:08 Et enfin, l'attractivité économique de notre territoire.
02:11 -Eh oui, au cours de cette émission,
02:13 nous aborderons donc les enjeux d'abord de la rénovation,
02:16 puis ses défis, le tout illustré par les témoignages
02:20 de nos trois invités, acteurs majeurs de l'immobilier
02:23 et de la rénovation sur notre territoire.
02:24 Ils nous rejoignent tout de suite.
02:26 Et avant de vous laisser la parole, messieurs,
02:36 le temps que vous installiez sur ce plateau,
02:38 René Dulac va se prêter lui aussi au jeu du pitch.
02:41 -Alors, pour le pitch, sachez que je suis directeur
02:44 au Crédit Agricole Loire-Haute-Chloé.
02:45 J'ai la chance de m'occuper des entreprises
02:47 et de leurs dirigeants de la promotion immobilière,
02:50 des collectivités, de l'agriculture
02:52 et surtout d'un sujet passionnant,
02:54 qui est celui des transitions et mutations,
02:56 et tout particulièrement des transitions énergétiques.
02:58 -Alors, autour de la table, à ma droite, Luc Pelen, bonsoir.
03:02 Vous êtes le président d'Aliade Habitat,
03:04 une filiale d'Action Logement 1er,
03:07 bailleur social de la région.
03:09 Je vous laisse vous présenter.
03:10 -Effectivement, Aliade Habitat est un bailleur social important
03:15 qui est filiale d'Action Logement, comme vous venez de le dire.
03:19 Action Logement, c'est plus connu avec le 1 % logement.
03:23 C'est ex 1 % logement.
03:25 Notre mission, c'est développer l'accès au logement
03:28 pour favoriser l'emploi.
03:31 On a en gestion 60 000 logements
03:35 avec 130 000 locataires.
03:40 Sur le périmètre de la Loire, on a 13 000 logements,
03:43 et sur la Haute-Loire, 2 000 logements
03:46 qui sont issus d'endossements de bailleurs sociaux
03:52 qui étaient plus petits,
03:53 qui étaient Lefoyer Relave à Haute-Loire
03:56 et Cité Nouvelle de la Loire.
04:00 Aujourd'hui, nos métiers, c'est en fait le développement.
04:03 Chaque année, on développe 1 900 logements par an.
04:06 On rénove 1 800 logements par an aussi.
04:10 Et en exploitation, puisqu'on gère l'ensemble de notre pratique,
04:13 on gère 60 000 logements.
04:15 Pour ce faire, nous avons 900 personnes
04:18 dans les structures d'Aliade,
04:21 et nous développons aussi de l'accession au logement
04:25 et de la vente.
04:26 Voilà en quelques mots la présentation
04:29 que je pourrais faire d'Action Logement.
04:31 - Parfait, Jérôme... - D'Aliade Albita, pardon.
04:33 - D'Aliade Albita.
04:35 - D'Aliade Albita. Jérôme Nury, bonjour.
04:38 Vous êtes le président, directeur général d'Innovi,
04:40 promoteur immobilier Stéphano depuis plus de 25 ans.
04:44 - Bonsoir. Bonjour. Bonjour, Alix. Bonjour, René.
04:46 Écoutez, nous dirigeons avec Christine
04:49 deux entreprises de promotion immobilière.
04:51 Une entreprise historique qui s'appelle l'entreprise Thomas,
04:53 qui est à Moran-les-Bains,
04:55 et qui construit des logements à destination des particuliers.
04:58 Et puis Innovi, que nous avons créé en 2010
05:00 et qui est à Saint-Étienne,
05:01 et qui construit essentiellement pour les professionnels.
05:04 Quand on parle de professionnels, on parle notamment
05:06 des bailleurs sociaux et des investisseurs institutionnels
05:09 pour lesquels on construit des immeubles de logement.
05:12 On parle aussi de bâtiments publics.
05:14 Nous avons livré dernièrement la gendarmerie de Montbrison.
05:17 On parle de bâtiments tertiaires,
05:19 bâtiments à destination d'entreprises,
05:21 comme le Ginkgo, qui est rue de la Monta.
05:23 On a aussi un pôle de bâtiments qui est construit
05:26 pour le pôle de la santé.
05:27 Nous avons livré l'année dernière la CUSA,
05:29 la Clinique Universitaire du Sport et de l'Arthrose
05:32 à Saint-Préhens-Jarret.
05:33 Et puis, un dernier pôle,
05:35 qui est la construction de bâtiments ou rénovations
05:38 pour le commerce, avec un bâtiment énigmatique
05:41 que connaissent beaucoup les Stéphanos-Aligériens,
05:42 qui sont les Al-Mazra,
05:44 Cours Victor Hugo à Saint-Étienne.
05:46 Voilà.
05:47 Nous sommes 22 dans l'équipe,
05:50 dans la totalité des deux entreprises.
05:51 Actuellement, nous avons environ 25 chantiers,
05:55 ce qui représente essentiellement sur le sud,
05:57 et ce qui représente, avec une moyenne de 15 compagnons
06:00 par chantier, 375 emplois en permanence
06:02 sur le département de la Loire.
06:05 Vous êtes partout, en fait.
06:06 Vos réalisations pourront illustrer parfaitement
06:08 les propos de ce soir.
06:10 Et puis, dernier invité,
06:11 il représente le service public de la rénovation de l'habitat
06:14 dans la Loire, Rénovaction 42.
06:16 Nicolas Pichot, bonjour.
06:17 Bonjour.
06:19 Vous êtes chargé de mission Habitat collectif,
06:21 vous accompagnez les propriétaires.
06:23 Ils sont de plus en plus nombreux à pousser la porte
06:24 de Rénovation 42.
06:26 Tout à fait. Rénovation 42,
06:27 donc le service public de la rénovation énergétique.
06:30 Notre rôle, il est de deux ordres.
06:34 Le premier, c'est d'informer et sensibiliser
06:36 l'ensemble des Ligériens sur les questions
06:38 qui peuvent se poser sur l'énergie.
06:39 On reçoit une cinquantaine d'appels par jour.
06:42 Ça fait entre 12 et 15 000 personnes
06:44 qui se renseignent chaque année
06:46 sur leur consommation d'énergie,
06:48 sur les éco-gestes, etc.
06:50 Le deuxième rôle, c'est d'accompagner les Ligériens
06:53 qui ont un projet vraiment de rénovation énergétique.
06:56 C'est bien d'avoir un projet de rénovation énergétique,
06:59 mais comment on fait ?
07:00 Qui on appelle ? Où est-ce qu'on se renseigne ?
07:02 Est-ce qu'il y a des subventions ?
07:04 Toutes ces choses-là, on est un peu novice
07:05 chaque fois qu'on fait un projet de rénovation.
07:08 Et on est là pour guider, accompagner
07:10 ces particuliers ligériens dans leur choix.
07:14 C'est un service Rénovation 42,
07:16 c'est un service qui est mutualisé
07:18 par l'ensemble des collectivités de la Loire.
07:20 Donc on est présents sur l'ensemble du département,
07:22 sur Saint-Etienne, Montbrison et Rouen,
07:25 où on a des salariés qui sont à demeure,
07:28 plus une vingtaine de permanences des localisiers
07:30 sur l'ensemble du territoire
07:31 pour être au plus proche des questions des particuliers.
07:35 Et vous êtes en plein centre-ville de Saint-Etienne.
07:37 Et à Saint-Etienne, en plein centre-ville,
07:38 on est basé dans la maison départementale
07:40 du logement et de l'habitat, juste derrière la préfecture.
07:43 Rue Balahi. Merci.
07:45 On passe tout de suite à la table ronde.
07:47 Et juste avant, René Dulac, tu n'es pas venu tout seul,
07:58 mais avec une team Crédit Agricole, une équipe d'experts.
08:01 Voilà. Si nous avons besoin de pouvoir éclairer
08:03 des sujets particuliers,
08:06 je suis très heureux d'être accompagné de Sylvain Vallette,
08:09 qui est un expert pour tout ce qui touche la rénovation
08:12 du bâtiment des particuliers,
08:13 et très spécifiquement le financement de l'habitat.
08:15 Stéphanie Daviau, qui accompagne nos promoteurs dans le territoire
08:19 et qui connaît bien d'ailleurs Jérôme, qui est parmi nous,
08:23 et on est très contents que vous soyez là.
08:27 Gabriel Largeron, qui a la responsabilité de Square Habitat,
08:31 donc une filiale du Crédit Agricole Loire-Haute-Loire,
08:34 qui accompagne les particuliers dans l'acquisition et la vente
08:39 et la gestion de leurs biens immobiliers.
08:42 Cédric Roland, qui a la responsabilité d'investir
08:46 les fonds du Crédit Agricole dans le territoire,
08:49 et c'est lui qui procède à l'acquisition
08:51 de notre propre patrimoine.
08:54 Et enfin, Thierry Mchezda, qui accompagne les collectivités
08:57 et qui est au cœur de toutes les problématiques
08:59 d'attractivité du territoire.
09:03 Voilà l'équipe qui est présentée.
09:04 Donc, comme je l'annonçais en début d'émission,
09:06 on va évoquer les enjeux de la rénovation des bâtiments
09:09 dans la Loire et la Haute-Loire.
09:10 Ils sont nombreux et variés, enjeux climatiques,
09:13 démographiques, économiques.
09:16 Jérôme Nury, vous avez su vous adapter aux nouvelles demandes.
09:20 Quand vous vendez un projet immobilier professionnel,
09:22 est-ce que vous vous rendez compte que les priorités ont changé ?
09:25 Bien sûr, les priorités ont changé.
09:28 Vous parliez de demandes, c'est exactement ça,
09:30 c'est la demande de nos clients.
09:32 Frugalité, économie d'énergie, conscience écologique,
09:37 ce sont des mots qui sont particulièrement importants
09:39 et qu'aujourd'hui, nos clients nous demandent beaucoup plus
09:41 qu'il y a quelques années, une dizaine d'années.
09:44 Et on a été obligés,
09:47 mais même c'est volontaire, de suivre cette démarche-là.
09:52 Exemple, les bâtiments économiques qu'on vient de livrer,
09:55 enfin, tertiaires, le Ginkgo qu'on a livré il y a un an,
09:59 on est 52% en dessous de ce qu'exigeait la norme.
10:03 Les bâtiments qu'on livre, notamment en vente en bloc,
10:06 aux bailleurs sociaux, on est toujours 10 à 20%
10:08 en dessous de ce qu'exige la norme,
10:10 et on fait labelliser cette démarche-là.
10:12 Donc on va effectivement assez loin sur cette démarche-là.
10:16 Ensuite, on a institué sur nos chantiers
10:21 des procédures de recyclage.
10:23 Je prends, par exemple, le chantier de la Rose des Vents à Saint-Galmiers,
10:26 où la totalité des bâtiments démolis,
10:28 des matériaux issus de la démolition,
10:30 n'ont pas été sortis du chantier.
10:31 On les a concassés sur place et on s'en est servi pour faire les voiries.
10:35 Voilà. Et puis, il y a aussi un engagement de nos deux sociétés,
10:41 c'est de faire travailler uniquement des entreprises du département,
10:45 pour éviter que ce soit des entreprises qui viennent de trop loin.
10:47 Quand je vois que le matin, il y a des entreprises de la Loire
10:49 qui viennent à Lyon et des entreprises de Lyon qui viennent à Saint-Étienne,
10:52 je trouve ça assez incroyable, alors qu'on a tout ce qu'il faut ici.
10:55 Eh bien, faisons travailler les entreprises de notre territoire.
10:57 Jérôme, à ce propos, j'ai une question à vous poser.
10:59 Vous parliez des normes.
11:01 Elles sont souvent perçues par des acteurs économiques,
11:04 en tout cas au début, comme des contraintes.
11:06 Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, l'évolution des normes,
11:09 je ne vais pas dire qu'elles sont de plus en plus sévères,
11:11 mais nous amènent de plus en plus à être économes
11:14 en termes de transition énergétique,
11:16 et puis à aller vers la décarbonation, l'émission zéro de carbone.
11:20 Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, les acteurs ont basculé
11:22 dans autre chose que la contrainte ?
11:25 D'abord, l'évolution de ces normes, elle est préparée.
11:28 On ne l'a pas du jour au lendemain.
11:29 La RE 2020, on l'a annoncée depuis un certain nombre d'années.
11:33 Les industriels ont commencé à s'adapter.
11:35 Nous, nous sommes adaptés.
11:37 On était avertis, donc on ne pouvait pas dire qu'on ne savait pas.
11:41 Et puis, de toute façon, comme je l'ai dit au début de mes propos,
11:45 les clients nous le demandent.
11:46 Il n'y a pas le choix, donc il faut y aller.
11:49 Et puis, on a aussi notre conscience pour nous, bien évidemment.
11:51 On y va, parce qu'on doit le faire pour notre planète.
11:54 Et du coup, si vous voulez, Luc, on est là sur la norme à la construction,
11:59 mais je crois que vous êtes très sensible, pour vous,
12:02 la norme au moment où on loue des biens,
12:04 et tout particulièrement le DPE.
12:07 Comment est-ce que vous vivez ce moment de transition
12:10 en matière de rénovation ?
12:11 Alors, nous, on a un patrimoine de 60 000 logements,
12:14 comme je le disais.
12:16 Depuis très longtemps, on faisait très attention
12:18 que notre patrimoine soit le moins énergivore possible.
12:23 Le coût de l'énergie est très important
12:26 et très impactant pour nos locataires.
12:28 Donc, on a vraiment, depuis toujours, avancé sur ce sujet.
12:32 Et à ce propos, par exemple, on n'a que 1,5 % à peu près
12:36 de passoires thermiques aujourd'hui,
12:38 qui devront être éradiqués en 2025,
12:40 avec des chantiers qui sont en cours
12:43 et une volonté très claire du groupe d'être volontariste
12:47 sur tout ce qui est décarbonation.
12:50 Comment on encourage aussi la conception de bâtiments
12:53 moins énergivores tout en répondant aux besoins actuels ?
12:56 Alors, ça, c'est une remise en cause complètement
12:59 sur la façon d'aborder les sujets de création de bâtiments.
13:04 Avant, on avait un architecte, un bureau d'études,
13:07 puis ensuite des entreprises.
13:09 Aujourd'hui, ça se gagne pour faire des bâtiments énergivores
13:14 en mettant tout le monde autour de la table
13:17 avec des parties prenantes,
13:18 de façon à travailler sur les sujets en amont.
13:21 Et il y a une grosse différence avec les projets
13:25 qu'on faisait il y a quelques années.
13:26 Aujourd'hui, il y a une grosse part qui est liée à la conception.
13:29 Avant de débarrer sur le choix,
13:33 l'architecte qui doit travailler mieux ces sujets pour l'isolation,
13:38 sur les matériaux qu'on va utiliser, sur la manière de réaliser.
13:42 On met plus de bois aujourd'hui, on pousse la filière bois,
13:45 par exemple, on est adhérent à la filière bois.
13:47 On a pris des engagements très forts
13:49 pour mettre du bois dans nos bâtiments.
13:52 On fait des expérimentations aussi,
13:53 puisqu'on a la chance d'avoir une taille critique
13:55 qui nous permet de faire des expérimentations.
13:57 On a un sujet à mes yeux, par exemple, d'une soixantaine de logements
14:01 avec du béton ultra bas carbone.
14:03 C'est-à-dire qu'on va mettre dans ce béton 60 % de moins de ciment.
14:09 C'est des ciments, aujourd'hui, c'est une composition de bâtiments.
14:12 On fait ça avec la farge et qui nous accompagne
14:16 et qui permettra, si c'est un succès,
14:18 ce qu'on pense très sincèrement,
14:20 de pouvoir le multiplier et de faire évoluer les normes.
14:25 Vous avez parlé du carbone,
14:26 justement, la décarbonation.
14:30 Nicolas Pichaud, est-ce que...
14:31 C'est quelque chose, j'imagine, que vous abordez
14:33 avec les personnes que vous recevez.
14:35 Comment est-ce qu'on peut atteindre la décarbonation des bâtiments
14:38 et réduire leur impact carbone ?
14:40 La France, elle est engagée dans une décarbonation.
14:44 On parle de facteur 4, c'est divisé par 4
14:46 nos consommations d'énergie d'ici à 2050.
14:49 Alors, sur la construction neuve, le travail est fait, j'ai envie de dire,
14:52 parce qu'on construit des bâtiments qui sont déjà économes.
14:55 On a déjà divisé par 4 par rapport au parc actuel.
14:58 La grosse priorité, c'est vraiment le parc de logement existant.
15:03 Et là, il va falloir diminuer les consommations d'énergie
15:07 de ce parc existant, sortir des passevoirs énergétiques
15:10 pour diminuer les consommations d'énergie et donc de carbone.
15:14 On a des enjeux démographiques aussi.
15:18 Je l'ai dit, comment est-ce qu'on peut concevoir
15:20 des bâtiments adaptés au nouveau mode de vie,
15:23 notamment pour les étudiants, les seniors ?
15:26 Comment est-ce qu'on fait, Jérôme Nury, peut-être ?
15:29 Alors, effectivement, depuis 25 ans
15:31 que je travaille dans ce secteur d'activité,
15:33 on a eu une évolution.
15:34 Aujourd'hui, on parle moins de propriété, mais plus d'usage.
15:39 On parle moins de logement, mais plus d'habitat.
15:41 C'est important. Au-delà des mots, il y a du sens derrière.
15:45 Alors, je crois qu'on va aborder les sujets d'habitat senior,
15:49 mais c'est une demande de services complémentaires.
15:52 C'est une demande de souplesse, d'évolutivité du logement.
15:56 Voilà, on parle de location, de location-accession.
16:00 On parle de propriété, de multipropriété, de co-living.
16:03 Tous ces enjeux qui étaient déjà existants,
16:07 mais qui se sont aussi accélérés avec la crise du Covid,
16:11 aujourd'hui, on doit y répondre.
16:13 Et donc, de la même façon que vous disiez à l'instant,
16:17 dans la conception, dès le départ,
16:20 on doit tenir compte de toutes ces évolutions.
16:22 Aujourd'hui, les bâtiments industrialisés,
16:26 la promotion immobilière, c'est une chimère.
16:27 On recommence à chaque fois,
16:29 parce qu'on doit tenir compte systématiquement de l'évolution.
16:31 C'est hyper important.
16:32 Et on doit s'adapter à son client.
16:35 Vous voulez dire qu'aujourd'hui, on pense davantage
16:37 à comment on va se sentir dans cette habitation,
16:40 dans ce bâtiment, pour les années à venir ?
16:42 C'est ça, on pense au long terme ?
16:43 Et notamment, il y a aussi une chose importante, le lien social.
16:46 Retrouver le lien social dans le bâtiment.
16:48 On n'est plus dans un hall d'entrée où chacun ferme sa porte.
16:52 Pour exemple, l'immeuble qu'on va livrer au mois de janvier,
16:57 à Moron-les-Bains, à la place du restaurant La Poularde,
17:00 au rez-de-chaussée, on a fait une salle commune.
17:02 C'est une demande aujourd'hui.
17:03 On a fait une salle commune pour que les gens puissent se retrouver.
17:05 C'est vraiment important, le lien social.
17:07 Vous écoutez, Jérôme, est-ce que ça veut dire
17:08 qu'au-delà du simple fait de pouvoir habiter seul ou à plusieurs,
17:12 parfois par intermittence, je pense aux alternants et étudiants
17:15 qui parfois habitent 15 jours dans un endroit,
17:17 puis 15 jours dans un autre, du fait de leur cursus d'enseignement,
17:22 est-ce à dire que, de votre point de vue,
17:24 au-delà de la fonctionnalité habitation,
17:27 il faut être capable d'apporter autre chose
17:29 en termes d'utilité et de service,
17:31 et de venir greffer sur le bâtiment des services ?
17:35 - Oui, bien sûr.
17:36 Il faut que ces services soient suffisamment intelligents
17:39 pour ne pas être complètement obligatoires,
17:41 pour qu'ils ne soient pas une contrainte.
17:43 Il faut y aller doucement,
17:44 mais en même temps, il faut qu'il y ait un bouquet minimum
17:47 pour pérenniser ces services,
17:48 parce que ceux qui le souhaitent, il faut que ce soit pérenne.
17:51 C'est tout cet enjeu nouveau qui n'existait pas auparavant.
17:54 On faisait des bâtiments, puis on demandait, puis terminé.
17:56 Là, on doit apporter cet élément supplémentaire.
17:59 - En parlant de démographie, Luc,
18:02 on est sur des spécificités de bâtiments,
18:03 mais il y a quand même aussi des gros volumes à absorber,
18:07 particulièrement sur la demande de logement social.
18:10 L'aspect quantité dans la réalisation,
18:15 comment est-ce que vous appréhendez ce sujet,
18:17 tout particulièrement dans la loi ?
18:19 - Alors, dans la loi, déjà, en général,
18:22 c'est vrai que je rejoins ce qui vient dit par Géraud.
18:26 Le DEV, ça représente à peu près 1,5 %
18:29 du patrimoine par an pour nous.
18:31 Donc, le gros sujet de la décarbonation,
18:33 c'est la rénovation.
18:35 C'est 98 % la rénovation.
18:36 Donc, le poids, c'est sur la rénovation qu'il faut le mettre.
18:41 Au niveau de la démographie, plusieurs choses.
18:44 Déjà, on a un public qui vieillit,
18:48 donc on a des usages qui sont différents.
18:51 Il faut réfléchir, et on le fait avec le crédit agricole,
18:55 sur un projet, justement,
18:56 comment aider nos aînés à rester chez eux.
19:01 On a un projet CASA
19:02 qu'on a la chance de pouvoir développer ensemble,
19:04 qui a plein de sens.
19:05 Et l'idée, c'est d'expérimenter,
19:07 ce que je disais tout à l'heure,
19:08 on a la chance de pouvoir expérimenter sur deux EHPAD
19:11 et de façon à voir ce qu'on va pouvoir développer
19:14 et mettre en place de nouveau,
19:16 et après, de pouvoir le développer au niveau régional
19:19 et même au niveau national.
19:20 - Vous avez un exemple comme ça
19:21 de rénovation concrète sur le territoire ?
19:23 - C'est le projet CASA qu'on développe actuellement,
19:26 qui est en phase de développement
19:28 et qui permet d'avoir relié des parties prenantes nouvelles,
19:32 complètement nouvelles pour nous, du social, du sociétal.
19:35 - Peut-être pour éclairer un petit peu précisément
19:37 ce que c'est que ce projet CASA,
19:38 qui est au cœur de ces problématiques de démographie.
19:43 Alia d'Habitat, l'association Delfis,
19:45 qui gère beaucoup le sort des locataires
19:48 dans le logement social,
19:50 et la fondation Crédit Agricole Loire-Hauteloire pour l'Innovation
19:54 ont décidé de mener un projet
19:55 en choisissant deux immeubles qui sont à Saint-Étienne
19:58 et sur lesquels on a fait un appel à projets pour dire,
20:01 bon, qu'est-ce qu'il faut changer dans un immeuble
20:04 pour que les personnes âgées puissent y vivre mieux
20:07 tout au long de leur vie,
20:09 et en tout cas pouvoir aller le plus possible
20:11 dans ce qui est de leur autonomie ?
20:14 Et ce projet a été lancé il y a 18 mois,
20:17 il y a des lauréats qui ont été choisis,
20:19 et donc on va mettre en place leurs propositions,
20:22 et si ça marche, puisqu'on est en phase de test,
20:24 avec l'Institut Prézage qui va faire une évaluation d'impact,
20:29 si ça marche, ça sera déployé probablement au niveau régional.
20:33 Par exemple, vous pouvez nous dévoiler une ou deux idées
20:35 comme ça que vous avez pu lire ?
20:37 Alors, parmi les idées, il y a beaucoup de choses
20:39 qui concernent l'intérieur du bâtiment,
20:41 ses fonctionnalités, la salle de bain,
20:44 la capacité à pouvoir monter ou pas monter un volet,
20:49 donc c'est des choses de l'habitat.
20:51 Ensuite, il y a eu beaucoup de choses, comme le disait Jérôme,
20:53 autour de vivre en communauté, la salle commune.
20:57 Vous savez, quand vous rentrez dans un immeuble,
20:59 parfois c'est un peu triste,
21:01 et donc c'est la capacité à accompagner une vie commune.
21:04 Un sujet qui nous a paru intéressant et inattendu,
21:08 et qui a été retenu, c'est celui sur l'espace qui est environnant,
21:12 de pouvoir organiser des jardins pour les personnes âgées,
21:15 et leur permettre d'avoir une activité physique.
21:17 Ça a été aussi une idée retenue.
21:19 Voilà, c'est pas mal de petites choses comme ça.
21:21 - Ça correspond aux demandes que vous entendez aussi,
21:23 vous, quand on vient vous voir,
21:25 pour savoir comment rénover un intérieur, un bâtiment.
21:30 - Oui, on a toujours le lien.
21:31 On profite souvent du projet de rénovation de l'habitat
21:35 pour intégrer l'énergie dans le projet.
21:38 C'est toujours lié, ça va ensemble.
21:41 À partir du moment où on commence à faire des travaux,
21:43 on va essayer de toucher l'énergie et de se dire,
21:45 c'est des travaux qui peuvent amener du confort.
21:48 On insiste beaucoup sur la notion de confort
21:50 liée aux économies d'énergie, aux économies de charge également,
21:54 mais le confort est un point vraiment important.
21:57 - Vous voyez, par exemple, dans le projet CASA,
21:59 un sujet qui est ressorti, c'est le problème du bruit.
22:02 C'est-à-dire que certes, il faut faire un accompagnement
22:05 pour gérer la transition énergétique,
22:07 et donc l'économie en matière d'énergie des bâtiments,
22:12 mais les usagers, et en particulier les personnes âgées,
22:14 nous ont alertés sur la problématique du bruit,
22:16 qui est très difficile à résoudre en matière de rénovation.
22:20 - On passe au dynamisme économique du territoire.
22:23 Comment la rénovation, c'est ma question,
22:25 contribue-t-elle à l'entretien du patrimoine
22:28 et à la conservation de la chaîne de valeurs locales ?
22:31 Je vais vous demander de répondre à cette question.
22:33 - Alors la rénovation, l'enjeu climatique est très important,
22:38 et aussi pour des locataires qui ne sont pas très argentés,
22:43 c'est aussi une source de...
22:46 au moins d'essayer d'économiser sur les charges,
22:49 parce que l'énergie a flambé aujourd'hui,
22:51 et aujourd'hui, c'est très important de pouvoir
22:54 arriver à baisser les charges ou au moins...
22:56 Donc les choix énergétiques sont importants,
22:59 et la rénovation est très importante.
23:01 Donc ils sont tous d'accord pour le faire, en général.
23:05 Après, c'est plus des problèmes, je dirais, économiques,
23:08 mais là-dessus, Alia Dabita fait ses rénovations
23:13 et pour vous situer un exemple,
23:14 on a à peu près 150 millions d'investissements sur le parc
23:19 pour la maintenance et la rénovation, chaque année aujourd'hui.
23:23 - Tu vois, Alice, sur ce sujet de la dynamique économique
23:26 et de l'attractivité, je pense que Thierry, peut-être,
23:29 pourrait nous donner quelques mots...
23:31 - Alors, vous devez avoir un micro.
23:33 - ...sur un sujet très particulier, qui est "Coeur de ville"
23:36 et "Petite ville de demain",
23:38 parce que les collectivités s'organisent autour de ce sujet.
23:41 Peut-être, Thierry, en quelques mots.
23:44 - Oui, c'est vrai qu'on perçoit sur le territoire de Loire
23:48 un mouvement qui est un peu joué collectif.
23:51 Alors, ça vient, je pense, du contexte réglementaire de la ZAN,
23:54 la zéro artificialisation nette,
23:57 qui, finalement, pousse à l'attractivité des centres-bourgs
24:00 et où, finalement, la qualité des logements et des commerces
24:04 devient un enjeu majeur pour les collectivités.
24:06 Et puis, on voit en parallèle les aménageurs du territoire,
24:11 qui, eux, se mobilisent sur la chaîne de valeur
24:14 de la réhabilitation,
24:16 mais surtout coopèrent et cherchent à coopérer
24:19 avec tous les acteurs.
24:21 Et du coup, ce qu'on ressent sur l'attractivité,
24:23 comment on arrive à pousser cette attractivité sur le territoire,
24:28 c'est qu'il y a des initiatives de travailler ensemble
24:33 avec plusieurs acteurs différents,
24:35 qui n'existaient peut-être pas forcément.
24:38 Ça passe parfois par des foncières,
24:40 parce qu'on sait que, finalement,
24:42 la reconstruction de la ville sur la ville,
24:44 ou la réhabilitation, ça coûte sans doute plus cher
24:47 et ça nécessite un portage.
24:49 Et du coup, on se met à plusieurs
24:51 et on réfléchit sur des solutions,
24:53 par des foncières commerciales ou départementales,
24:56 parce qu'il y a des aménageurs départementaux
24:59 qui poussent ça.
25:00 Donc, on sent ce mouvement d'amener de l'attractivité
25:03 dans les centres-villes et les centres-bourgs.
25:06 -Vous souhaitez réagir à ces propos ?
25:09 C'est quelque chose qu'ils vous parlent, j'imagine, Jérôme ?
25:12 -Oui, bien sûr.
25:13 La force publique, quand elle se déploie
25:15 grâce à ces foncières, public ou parapublic,
25:19 avec des acteurs économiques importants,
25:21 c'est absolument nécessaire,
25:22 parce que les enjeux économiques sont importants.
25:24 Parfois, ceux qui veulent s'installer,
25:27 notamment les commerces,
25:29 n'ont pas forcément les moyens de rénover,
25:31 et pourtant, ils ont besoin d'être là,
25:32 on a besoin de rénover et de garder les commerces
25:36 en centre-ville.
25:37 Ces foncières sont un outil assez efficace
25:40 et nécessaire pour garder les commerces en centre-ville.
25:44 -On va passer à notre deuxième table ronde, René.
25:48 Cette deuxième table ronde,
25:49 ce sont les défis de cette rénovation.
25:53 Comment surmonter les obstacles liés aux moyens techniques,
25:59 aux moyens technologiques, à l'expertise et à la main-d'oeuvre
26:02 dans le processus de rénovation ?
26:05 Est-ce que vous avez une réponse à m'apporter,
26:07 peut-être, Jérôme Nury, aussi, sur ce sujet ?
26:10 -Écoutez, de toute façon, comme on l'a dit tout à l'heure,
26:15 il faut concevoir, effectivement,
26:19 dès le départ, des solutions pérennes.
26:23 Quand on conçoit un bâtiment,
26:25 il faut aujourd'hui tenir compte,
26:28 notamment des orientations, de l'enjeu...
26:31 Déjà, simplement, il faut être assez simple dans les idées,
26:34 on ne va pas chercher midi à 14h.
26:36 Et déjà, en faisant ça, on va assez loin.
26:39 Je prends l'exemple du bâtiment qu'on est en train de construire
26:44 à la Terrasse, à Saint-Étienne, le Saint-Exupéry,
26:46 qui est un immeuble de bureau.
26:47 C'est un immeuble qu'on va réussir à passer en passif,
26:50 en passive à hausse. Il va être labellisé passif à hausse,
26:51 ce qui est un label allemand.
26:53 On va être à 15 kWh/m², ce qui est très, très faible.
26:57 Pour vous donner une idée, on va pouvoir chauffer un plateau
27:00 avec l'équivalent de la puissance d'un sèche-cheveux.
27:03 Donc c'est extrêmement faible.
27:04 Tout ça, c'est dû à l'orientation du bâtiment.
27:06 On s'est d'abord posé avec l'architecte,
27:08 on a regardé pendant un moment.
27:10 Et ça, c'est effectivement...
27:11 On prend un peu de temps au départ pour faire mieux.
27:13 Et voilà, ça, c'est très important.
27:15 Est-ce qu'on doit améliorer les diagnostics et les certifications
27:18 pour être sûr de garantir la qualité des rénovations ?
27:23 Nicolas Pichaud.
27:24 Aujourd'hui, on a un diagnostic de performance énergétique,
27:27 le DPE, qui existe,
27:28 qui permet de qualifier la qualité énergétique du bâtiment.
27:32 C'est une étiquette énergie qui va de A à G.
27:34 L'objectif, c'est de sortir les passoires énergétiques,
27:38 de les ramener sur des étiquettes énergie bien meilleures.
27:41 Donc le diagnostic, il est existant.
27:44 On a la possibilité également d'aller un peu plus loin
27:46 avec des audits énergétiques,
27:48 qui vont là vraiment orienter le particulier vers les travaux
27:53 qui sont les plus importants à faire sur son bâtiment
27:56 et lui donner toutes les pistes de financement qui existent également.
28:01 Donc les outils existent.
28:03 La technique, pour rebondir tout à l'heure, elle existe.
28:06 On a des chaudières performantes, on a des pompes à chaleur,
28:09 on a des isolants performants.
28:11 Maintenant, ce qu'il faut trouver, c'est arriver à les mettre en place.
28:13 On a des artisans qui connaissent les techniques de mise en œuvre.
28:18 Maintenant, il faut y aller et trouver le financement
28:20 pour investir dans ces techniques.
28:23 Et du coup, Nicolas, en matière de financement,
28:26 on est un peu au fur et à mesure de notre sujet.
28:28 Je n'allais pas dire la parole sur ma question.
28:31 Je crois qu'il y a deux aspects.
28:33 C'est la façon dont les ménages et les entreprises aussi
28:36 peuvent être accompagnés en matière de subventions
28:39 ou d'aide à la rénovation.
28:40 Est-ce que vous pourriez nous éclairer un petit peu sur,
28:43 aujourd'hui, un ménage qui a un bien et qui souhaite le rénover,
28:47 et tout particulièrement en termes de DPE,
28:50 quelles sont les aides dont il peut bénéficier
28:52 ou comment est-ce que vous pouvez l'accompagner vous-même
28:54 dans cette démarche ?
28:55 Alors aujourd'hui, on a un signal très fort du gouvernement
28:59 qui a augmenté les budgets de l'ANA de manière considérable
29:02 pour apporter des financements à travers MaPrimeRénov'
29:06 pour tous les ménages.
29:08 Il y a des conditions de ressources,
29:10 mais globalement, tout ménage qui réalise des travaux ambitieux
29:13 de rénovation énergétique peut aller récupérer cette aide
29:17 MaPrimeRénov' qui est progressive,
29:21 inversement proportionnelle au revenu du ménage.
29:23 Mais ça veut dire que des projets ambitieux,
29:27 on peut aller chercher des financements assez conséquents.
29:30 On est en cours de modification.
29:32 Je vous parle aujourd'hui, mais au 1er janvier 2024,
29:36 ça va être largement modifié,
29:38 donc je ne peux pas rentrer dans les détails.
29:40 L'objectif, c'est de contacter Rénov'Action 42
29:43 pour expliquer votre projet.
29:44 On vous expliquera un petit peu tous les dispositifs d'aide
29:47 qui peuvent exister.
29:48 Donc MaPrimeRénov' dispositif national,
29:51 les certificats d'économie d'énergie dispositif national,
29:54 et beaucoup de PCI, de collectivités,
29:57 qui apportent des aides locales.
29:59 Je crois qu'on pourrait peut-être poser une question à Sylvain,
30:03 parce qu'en matière d'accompagnement des ménages,
30:05 je crois que, Sylvain, vous portez un projet
30:08 pour le crédit agricole
30:10 sur ce sujet de l'accompagnement des ménages.
30:13 Oui, tout à fait.
30:14 Comme l'évoquait Nicolas,
30:16 il existe beaucoup de dispositifs aujourd'hui
30:18 auxquels les clients particuliers peuvent prétendre.
30:22 Et souvent, ce que nous disent nos clients,
30:23 c'est que ça nous fait peur.
30:25 On a déjà passé la 1re étape technique.
30:28 Quelle solution technique j'ai choisie
30:31 pour avoir la meilleure rénovation sur mon logement ?
30:34 Et finalement, 2e étape angoissante,
30:37 c'est le sujet du financement.
30:39 Évidemment, on a des partenaires comme Rénov'Action 42
30:42 qui sont là pour accompagner les clients.
30:45 Et nous aussi, Crédit Agricole,
30:47 on a voulu aider tous les Français.
30:49 Du coup, on a lancé un site Internet
30:51 qui s'appelle "J'éco-rénove mon logement"
30:53 sur lequel les Français vont pouvoir trouver
30:55 les 1ers éléments pour les aider
30:57 dans la réflexion de ce projet,
30:59 trouver les 1res pistes pour les aides,
31:01 estimer aussi une enveloppe de projets,
31:04 finalement, attaquer, de se dire,
31:05 "Est-ce que je me lance dans ce projet-là ?"
31:08 Et une fois que la maturité du projet avance,
31:12 à ce moment-là, on les accompagne.
31:13 C'est vrai que le Crédit Agricole Loire-Haute-Loire
31:15 s'est doté d'experts sur le sujet de la transition,
31:18 des conseillers habitat et transition
31:20 qui sont dédiés pour accompagner les clients
31:22 sur ce type de projet
31:23 et qui les aident notamment à s'y retrouver
31:26 dans les différents types de financements éligibles
31:29 pour la rénovation.
31:30 Il existe l'éco-pré-ato-zéro,
31:32 qui sont des prêts immobiliers à 0 %,
31:35 et du coup, en fonction de la nature du projet,
31:37 en fonction de la nature aussi du ménage,
31:41 les clients peuvent prétendre d'enveloppes
31:43 de 10 000 à 50 000 euros,
31:44 ce qui peut être assez conséquent.
31:46 Donc, quand vous ajoutez un 1er volant d'aide
31:49 et de subventions complétées de près à 0 %,
31:52 eh bien, on arrive finalement à diminuer cette angoisse
31:57 du financement du projet de rénovation
31:59 et du coup, accompagner les clients à aller vers l'avant.
32:02 Du coup, Luc, on voit l'enjeu
32:04 pour un ménage d'un point de vue financier de rénover.
32:08 Il faut être accompagné, il faut être conseillé,
32:10 il faut avoir des petits outils pour pouvoir le faire
32:12 et puis trouver des financements.
32:14 Si on change d'échelle
32:16 et qu'on se place à l'échelle d'alias d'habitat,
32:19 c'est quoi l'enjeu des moyens
32:21 pour pouvoir rénover votre parc immobilier ?
32:25 - 58 000 logements, je rappelle.
32:27 - L'enjeu, il est assez colossal
32:30 parce que notre mission, c'est avant tout de développer,
32:33 donc de réaliser de nouveaux logements,
32:36 ce qui leur manque énormément.
32:38 Donc, il faut absolument qu'on arrive à, en même temps,
32:42 développer et rénover,
32:45 tout en continuant à exploiter.
32:47 Donc, aujourd'hui, l'enjeu, c'est que cette rénovation,
32:52 on n'arrive pas à la récupérer à nos locataires.
32:55 Donc, c'est une volonté du groupe
32:59 d'arriver à garder son patrimoine
33:01 et à développer un patrimoine qui soit très sain.
33:04 Par contre, il faut qu'on fasse des arbitrages.
33:07 Et c'est essentiel pour nos locataires
33:09 d'avoir des charges qui soient les moins grosses possibles.
33:12 Et avec le coût de l'énergie qui s'est envolé l'an dernier,
33:15 on a vu l'alerte.
33:17 Donc, on a mis en place des actions maintenant, très clairement.
33:20 On a sensibilisé tous nos locataires.
33:22 On a aussi des experts en interne
33:25 qui sont capables d'acheter de l'énergie.
33:28 On a aussi des experts qui sont capables
33:31 de faire des choix énergétiques
33:33 à chaque fois qu'on fait de rénovation ou du neuf.
33:36 C'est une manière de se défendre.
33:39 Et l'enjeu, il est là.
33:40 Ensuite, les financements, donc, on est accompagnés
33:43 par des taux qui sont intéressants,
33:45 dont chez vous, le Crédit agricole.
33:48 Mais on ne répercute pas à nos locataires
33:51 ce qu'on fait en rénovation.
33:54 Justement, vous êtes au plus près des habitants, des occupants.
33:56 On a cité plusieurs services, plusieurs prestations possibles.
34:00 Comment est-ce qu'on peut améliorer ces services
34:02 pour répondre encore plus aux besoins des habitants ?
34:05 C'est très clair qu'aujourd'hui,
34:08 ce qu'on a dit déjà, en avant, c'est l'écoute.
34:11 Vraiment, il y a une grande écoute des parties prenantes
34:14 à tout moment sur une rénovation, par exemple.
34:17 On fait avec le comité des locataires.
34:20 On voit ce qu'on va être capable de faire
34:22 et on fait des choix avec eux.
34:24 Donc, on écoute beaucoup plus.
34:25 Et puis ensuite, maintenant, sur systématiquement,
34:28 aussi bien sur le neuf que sur la rénovation,
34:31 on raisonnait avant avec un trip type
34:33 qui était les coûts, les délais et la qualité.
34:38 Aujourd'hui, on a une quatrième composante
34:40 qui est vraiment l'impact carbone
34:42 avec l'analyse des cycles de vie sur les matériaux qu'on va utiliser,
34:46 sur ce qu'on va faire, de façon à décarboner un maximum.
34:50 Voilà comment on agit avec... globalement.
34:54 En parlant d'écoute, j'aimerais bien que Gabriel
34:57 partage avec nous un petit peu la perception qu'il a,
34:59 parce qu'il est au contact de gens qui achètent,
35:02 vendent des biens, les louent.
35:04 Comment ça se passe dans une agence immobilière
35:07 quand quelqu'un vient vous parler de ses problèmes
35:10 pour que vous lui apportiez des solutions ?
35:12 Autour de ces sujets, finalement, trouver la solution.
35:15 Je dirais que les choses sont en train de changer.
35:18 Il y a quelques années,
35:20 les locataires, quand ils recherchaient un bien,
35:22 quand ils venaient nous voir au niveau de Score Habitat,
35:25 l'agence immobilière,
35:26 on regardait dans un premier temps l'emplacement,
35:30 surtout le prix du loyer, et peu importe.
35:33 Aujourd'hui, on a une démarche complètement inverse.
35:35 Aujourd'hui, ce qui est important,
35:37 c'est l'aspect consommation énergétique,
35:40 la performance du logement,
35:41 et la sensibilisation au DPE commence à venir.
35:45 Il faut savoir que sur les annonces immobilières,
35:46 ça fait déjà quelques temps que ça se voit en location,
35:49 en transaction, les diagnostics de performance énergétique
35:52 sont obligatoires.
35:53 Et là, on a, nous, un vrai rôle en tant que tiers de confiance
35:56 d'expliquer à la fois aux locataires qui recherchent un bien,
36:00 mais surtout vis-à-vis des propriétaires.
36:03 On a vécu et on est en train de vivre une période
36:06 un peu compliquée sur le plan de l'immobilier,
36:09 et nos propriétaires, par manque d'informations,
36:13 avaient plutôt tendance à se dire,
36:15 "J'ai un bien, j'entends plein de choses autour de moi
36:18 "pour la rénovation énergétique,
36:19 "ça va représenter des coûts, etc.,
36:21 "je ne sais pas comment l'aborder, donc je préfère le vendre."
36:23 Et on a eu, à la transaction, des propriétaires bailleurs,
36:26 qui, chez nous, avaient des biens immobiliers,
36:28 qui louaient, les céder à la vente,
36:31 de peur de faire cette rénovation.
36:33 Sauf que si ces travaux ne sont pas réalisés,
36:35 la valeur de leur actif, la valeur de leur patrimoine
36:37 va diminuer et ils ne pourront plus les louer demain, je crois.
36:40 C'est ce qui est important, c'est-à-dire que les normes
36:42 qui sont passées sur les diagnostics
36:44 entre 2025, 2028 et 2034 demain,
36:48 font qu'un certain nombre de propriétaires bailleurs
36:50 ne pourront plus louer s'ils ne réalisent pas
36:52 les investissements de rénovation énergétique.
36:54 - Mais comme vous le dites, c'est intéressant,
36:56 ça peut faire peur au départ,
36:57 quand on annonce des travaux de rénovation.
37:00 Au Crédit Agricole, comment on facilite ce genre de financement ?
37:03 - D'abord, je crois que ça a été précisé par tous les acteurs,
37:07 c'est qu'on commence par écouter.
37:08 - C'est le plus important.
37:09 - La première chose, c'est comprendre la situation du ménage...
37:16 - Chaque situation est différente.
37:17 - Chaque situation est différente.
37:19 Il faut comprendre le projet de la personne,
37:22 il faut comprendre sa situation en termes de bâtiment,
37:24 il faut le conseiller.
37:26 Sylvain parlait de Géco-Rénov'
37:28 et toute cette démarche de conseil autour des travaux.
37:31 Et puis, à partir de là, il faut trouver le difficile équilibre
37:34 entre le revenu, le loyer existant,
37:39 ou si c'est lui-même qui fait ses travaux,
37:42 ou en tout cas, la charge de crédit existante sur la maison,
37:47 et puis venir bâtir un prêt qui va permettre que ça passe.
37:52 Parce que c'est tout simple, la question, c'est,
37:54 est-ce que ça passe ou pas à la fin du mois ?
37:57 Et je crois que ce que disait Sylvain est important,
38:01 c'est qu'on est capable d'assembler des solutions entre elles,
38:05 entre le prêt à taux zéro,
38:07 un prêt sur une durée donnée en fonction de la nature des travaux,
38:10 et donc c'est tout un travail d'assemblage.
38:12 Mais peut-être que Sylvain veut compléter mon propos,
38:15 l'expert, c'est lui.
38:17 - Oui, évidemment, notre rôle est de conseiller,
38:20 d'accompagner les clients dans ce montage-là,
38:23 et de faire ce juste équilibre entre les crédits
38:28 que le client a avant son projet,
38:30 parce qu'évidemment, quand on rénove un bien,
38:31 c'est qu'on est déjà potentiellement propriétaire du bien,
38:35 et du coup, avec potentiellement un crédit à rembourser.
38:39 Il faut aussi tenir compte d'un environnement réglementaire
38:41 qui, autour du crédit à habitat, s'est resserré,
38:45 avec les normes HSF,
38:48 et du coup, nous, on essaye de trouver le meilleur équilibre
38:50 pour notre client.
38:52 On le guide dans les solutions énergétiques,
38:53 parce que ce qu'il faut avoir en tête,
38:54 c'est que l'économie d'énergie dégage aussi une capacité
38:57 à emprunter, du coup, à engager ses travaux.
38:59 Tu parles des particuliers, est-ce que chez les professionnels,
39:02 on a les mêmes questions, les mêmes problématiques, finalement ?
39:05 Oui, les problématiques de financement, évidemment.
39:09 Et puis, avec la période actuelle, les choses se sont tendues.
39:14 Ce qui est important pour une entreprise comme nous,
39:18 c'est d'avoir des fonds propres,
39:19 et c'est ce qu'on essaye de garder le plus possible,
39:22 bien évidemment,
39:24 pour pouvoir financer nos opérations,
39:27 et surtout les sécuriser.
39:29 Parce que l'important, c'est que quand on a des acquéreurs
39:31 qui achètent un appartement,
39:33 il faut qu'à la fin, ils aient bien l'appartement qu'on leur a promis.
39:37 Voilà, donc c'est tout le sérieux,
39:40 et le sérieux, c'est cette source de financement qu'on trouve,
39:43 grâce, bien évidemment, aux acteurs comme le Créer École,
39:47 banque locale avec laquelle on travaille énormément,
39:50 et qui nous suit.
39:53 Voilà aujourd'hui l'important de ces financements.
39:56 Si tu me permets, Alice,
39:57 il y a quelque chose qui m'a marqué dans notre discussion,
39:59 c'est le nombre de fois que le mot "confiance" est ressorti.
40:03 "Tiers de confiance", Gabriel, c'était ce mot-là.
40:07 Confiance dans la façon dont on est accompagné
40:11 pour faire un diagnostic, trouver des subventions.
40:14 Confiance dans l'artisan.
40:15 Confiance dans son banquier.
40:18 Le banquier qui fait confiance aux particuliers ou à l'entreprise.
40:22 Aujourd'hui, comment est-ce qu'on bâtit cette confiance ?
40:26 Parce qu'on a devant nous quelque chose qui est énorme,
40:29 c'est la rénovation des bâtiments.
40:31 C'est quoi le secret de la confiance ?
40:34 L'écoute, d'abord.
40:36 D'abord, c'est l'écoute.
40:38 C'est de comprendre les enjeux de l'autre,
40:42 les demandes de l'autre,
40:43 savoir comment on peut l'adapter, et que l'autre aussi écoute.
40:46 C'est très important.
40:48 J'enfonce un peu des portes ouvertes, mais c'est quand même la réalité.
40:51 Et de cette écoute et des actes naissent cette confiance.
40:55 La confiance se bâtit tous les jours, elle ne se décrète pas.
40:58 Ça suppose aussi l'excellence,
40:59 parce que si on fait défaut une fois, la confiance est altérée.
41:03 Exactement.
41:05 Chez RenovAction42, ça doit être un défi de tous les jours.
41:08 S'il n'y a plus de confiance, vous perdez complètement
41:11 la personne qui compte sur vous pour rénover son bâtiment.
41:15 C'est un peu la première étape.
41:16 À partir du moment où on arrive à le mettre en confiance,
41:19 il nous écoute et c'est plus facile derrière pour lancer la machine.
41:23 Parce que souvent, on n'a aucune réponse quand on vient vous voir
41:25 et on compte sur vous pour avoir toutes les clés de la rénovation.
41:29 Beaucoup de gens viennent nous voir juste pour les subventions,
41:34 pour un seul poste de travaux, pour une petite rénovation énergétique.
41:37 Et notre rôle, c'est de leur dire,
41:39 attention, il n'y a pas que changer vos fenêtres ou isoler votre voiture,
41:42 il faut embarquer un ensemble de travaux.
41:44 Ça vous permettra d'aller chercher plus de subventions.
41:47 Et au fur et à mesure, on arrive à dérouler un projet
41:50 qui est beaucoup plus ambitieux que ce pour quoi la personne était venue.
41:54 Ça, c'est intéressant.
41:55 Luc Pellet.
41:56 Confiance, c'est aussi une autre manière de travailler.
41:59 Avant, on travaillait en interne
42:01 où on pensait avoir la vérité sur ce qu'il fallait faire.
42:05 Et aujourd'hui, c'est mettre autour de soi des professionnels
42:10 qui ont la connaissance et d'accepter le dialogue
42:13 et de construire la bonne solution.
42:15 Ce n'est plus nous qui avons la bonne solution,
42:17 c'est en construisant des équipes-projets autour de nous
42:20 pour trouver la solution, la meilleure.
42:22 Et on voit que l'intelligence collective, elle est phénoménale.
42:26 Quand on sait l'utiliser et quand la confiance est là,
42:29 c'est là où on fait des très beaux projets.
42:31 On arrive à la fin de cette émission.
42:33 René, on va devoir conclure.
42:35 Je vous propose un dernier tour de table.
42:37 Je vous propose de nous donner les points clés
42:40 à retenir de cette longue discussion
42:42 et peut-être les actions concrètes qu'on peut entreprendre
42:44 pour relever tous ces défis qu'on vient d'évoquer.
42:47 Il y en a un paquet. Allez-y, Luc.
42:50 Alors, moi, ce que je retiens,
42:52 c'est que c'est un enjeu majeur pour notre parc,
42:56 parce qu'on est propriétaire et donc patrimoine.
42:59 Donc, ça veut dire qu'il faut l'entretenir, le valoriser.
43:02 Et d'autre souci, c'est aussi de locataires qu'il faut écouter.
43:06 Et aujourd'hui, ce projet de décarbonation,
43:10 il est très ambitieux chez Action Logement,
43:13 avec une volonté d'éradiquer ce que j'ai dit,
43:16 les F&G, rapidement, même d'aller plus loin,
43:19 d'être en neutralité carbone en 2040.
43:22 C'est aussi une volonté, c'est un projet d'entreprise
43:25 où l'ensemble des salariés a été motivé et sensibilisé.
43:30 Et aujourd'hui, c'est un très beau projet
43:32 qui est indispensable pour nous tous et pour nos enfants futurs.
43:36 Nicolas Pichot, votre mot de la fin ?
43:39 Un point qui me paraît important,
43:41 c'est une rénovation, elle peut se faire
43:43 notamment au moment d'une transaction.
43:46 La maison est vide, on achète la maison.
43:48 C'est le moment pour faire des travaux de rénovation énergétique.
43:51 En plus, on est en train de négocier son prêt avec sa banque.
43:54 On peut négocier un prêt un peu plus important
43:56 pour intégrer les travaux de rénovation énergétique.
43:58 Ce n'est pas dans 5 ans, dans 10 ans,
43:59 une fois qu'on est installé dans la maison,
44:01 qu'on va faire les travaux, c'est tout de suite,
44:02 maintenant, avant de s'installer.
44:05 Merci.
44:06 Les enjeux, comme on le disait au début,
44:08 c'est effectivement, les enjeux environnementaux sont cruciaux.
44:13 Aujourd'hui, il faut vraiment arriver à baisser énormément l'impact carbone.
44:17 Les enjeux démographiques, c'est aussi l'évolution des besoins.
44:20 Aujourd'hui, si on ne tient pas compte de ces deux éléments,
44:22 on fait fausse route.
44:23 Il faut absolument écouter les demandes.
44:27 René Dulac, je vous laisse le mot de la fin avant de conclure.
44:30 En tout cas, ce que j'aimerais partager,
44:33 c'est que ce que nous, on comprend,
44:35 au fur et à mesure des écoutes et des discussions dans ce débat,
44:38 c'est que notre métier de banquier doit évoluer
44:41 et qu'il ne s'agit plus, finalement, de simplement financer,
44:44 mais ici, il s'agit d'accompagner beaucoup d'acteurs,
44:47 les particuliers, les collectivités,
44:49 les acteurs du logement social, les promoteurs,
44:51 sur le sujet de l'immobilier.
44:53 Et cela nous pousse à, probablement, en devenir un acteur majeur,
44:56 en tout cas, en Loroîte-Loire.
44:58 Merci beaucoup.
44:59 J'ai été ravie de présenter cette émission avec toi.
45:02 René, merci à vous d'avoir participé.
45:05 Je vous souhaite une très belle journée et à bientôt.
45:08 À bientôt, Alice.
45:10 (Générique)
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