00:00 A l'occasion des Jeux Olympiques, le ciel de Paris va peut-être accueillir le premier taxi volant de l'histoire
00:04 et un vertiport flottant devrait être construit juste ici sur les quais de Sterlitz.
00:08 Un projet ambitieux mais controversé.
00:10 Une réunion publique a été organisée pour que les Parisiens puissent rencontrer les porteurs de projet.
00:14 Ça permet de se confronter directement avec les avis des riverains, avec les avis des gens.
00:18 C'est extrêmement important pour nous.
00:19 Et quand on parle d'acceptabilité, bah oui, on a parlé d'acceptabilité au niveau du bruit, d'acceptabilité au niveau du visuel.
00:26 Donc ça veut dire que nous, dans notre conception, notre fabrication de machines, on doit réfléchir à tout ça.
00:31 Ici à Paris, on a la chance de pouvoir le faire, ce qui n'est pas le cas dans toutes les villes du monde
00:34 où on potentiellement pourra se déployer dans le futur.
00:36 Ces aéronefs électriques ont déjà effectué des vols d'essai à Singapour et à New York.
00:41 Appelés Ivetol, ces engins ont une capacité de décollage et d'atterrissage verticale
00:45 et la surface requise pour un vertiport est deux fois moins grande que pour un héliport classique.
00:49 Alors le quai de Sterlitz, il est intéressant parce qu'il n'est pas très loin du périphérique.
00:53 Il y a très peu de riverains qui sont autour.
00:56 Donc la gêne, si gêne, il existe et évidemment minimale.
01:01 On est sur un appareil qui est en théorie un volet d'action de 35 kilomètres,
01:04 mais pour avoir les marges de sécurité que nous exige le certificateur européen,
01:09 on a renoncé par exemple à un trajet entre l'aéroport Charles de Gaulle et Paris
01:13 ou entre le Bourget et Paris, qui auraient pu être des trajets intéressants,
01:17 mais sur lequel il n'était pas possible de faire aucune concession,
01:21 la moindre concession au regard des exigences de sécurité.
01:23 On va voler aux alentours de 80 km/h, aux alentours de 300 mètres,
01:27 pourquoi ? Parce qu'on sera suffisamment haut
01:29 et puis on sera plus bas que les hélicoptères parce qu'on a une séparation avec eux.
01:33 Environ 1500 vols sont prévus pendant la phase de test de 6 mois.
01:37 Considéré comme trop énergivore et source de pollution sonore et visuelle,
01:40 le projet a reçu un avis défavorable au Conseil de Paris.
01:44 C'est un gadget totalement inutile, hyper polluant pour quelques ultra privilégiés
01:48 qui vont pouvoir embarquer un seul passager à bord,
01:51 un seul passager à bord en plus du pilote,
01:53 et une augmentation des nuisances sonores qui vont avec ce trafic aérien,
01:56 en particulier pour les riverains qui habitent à proximité du périphérique
02:01 et qui subissent déjà des pollutions environnementales qui sont majeures.
02:04 En termes de bruit, on est sur 65 décibels quand l'aéronef vole,
02:08 c'est-à-dire à peu près ce qu'il y a dans un autobus,
02:11 et lorsqu'il se pose, exactement au moment où il va se poser, 70-75.
02:16 L'intérêt de l'expérimentation, c'est de le mesurer
02:18 et de prendre en compte la dimension subjective du bruit.
02:22 Il s'agit bien d'une expérimentation
02:24 qui aboutira à retirer la barge le 31 décembre 2024, comme on s'y est engagé.
02:29 On est les premiers, encore une fois,
02:31 ce sera la première fois au monde que ça va être fait,
02:33 ça n'a jamais été fait ailleurs.
02:35 Donnons la chance à ces nouveaux outils d'être expérimentés,
02:40 de faire leur preuve et ensuite on verra si effectivement il y a une réalité ou pas.
02:44 Le constructeur allemand Volocopter attend l'autorisation
02:47 de l'Agence européenne de la sécurité aérienne.
02:49 Le chemin est encore long avant d'être accepté
02:51 dans un contexte urbain aussi dense que la ville de Paris.
02:54 Va-t-on s'envoler vers le futur ?
02:55 Réponse en 2024.
02:58 Sous-titrage Société Radio-Canada
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