00:00 Oui, suite à une plainte déposée par une femme en 2021 contre le frère KD,
00:04 elle explique aux enquêteurs que cet homme a eu des attouchements sexuels la concernant.
00:09 Elle était en fait dans la maison de cet homme,
00:12 puisque la femme de ce frère était en fait son assistante maternelle, sa nounou.
00:18 Elle dépose plainte et donc il y a un appel à témoignage qui suit.
00:22 Et d'autres témoignages parviennent jusqu'aux enquêteurs.
00:24 Au total, 9 plaintes sont reçues.
00:26 Dans 3 cas, les faits étaient prescrits.
00:29 Cet homme a donc été placé sous contrôle judiciaire,
00:31 puis il a été placé en détention pour une peine de 5 ans.
00:35 Il purge toujours actuellement cette peine de prison.
00:38 Le frère aîné, lui, âgé de 78 ans, a été ensuite, un peu plus tard, accusé par 8 victimes.
00:44 Il a reconnu les faits d'agression et d'attouchement,
00:46 mais tous ces faits sont prescrits.
00:48 Il n'y a donc pas eu de réponse judiciaire dans ce cas-là.
00:51 Cet homme a effectué une tentative de suicide.
00:54 Ce qui interpelle les enquêteurs, c'est que les 3 frères de cette fratrie
00:58 sont tous en couple avec des assistantes maternelles.
01:01 Et donc, l'enquête a continué.
01:04 Et cette semaine, Antoine, une information judiciaire a été ouverte pour le 3e frère.
01:09 Et le procureur redoute qu'il y ait encore bien d'autres victimes.
01:14 Oui, il s'agit cette fois-ci du plus jeune frère, âgé de 70 ans.
01:18 En fait, il s'est récemment rendu à la gendarmerie pour déposer plainte
01:22 pour diffamation contre une femme qu'il accusait sur les réseaux sociaux de viol.
01:26 Les gendarmes l'ont donc entendu, ils lui ont posé des questions.
01:30 Et lors de cet interrogatoire, il a reconnu une partie des faits dénoncés par cette femme.
01:35 Il a donc été à son tour entendu par les gendarmes,
01:39 placé en garde à vue pour ces faits et mis en examen.
01:42 Désormais, la justice cherche en effet à savoir s'il n'y a pas d'autres victimes,
01:46 parce que lui aussi était accompagné d'une assistante maternelle,
01:51 vivait avec une assistante maternelle.
01:52 Le procureur de République de Besançon, que nous avons rencontré ce matin,
01:56 se demande en effet s'il n'y a pas d'autres victimes
01:58 et il appelle d'éventuelles victimes qui n'auraient pas encore témoigné à le faire.
02:02 Je vous propose de l'écouter.
02:04 Le fait de parler en tant que victime est essentiel,
02:10 c'est surtout quand il y a une perspective de procès.
02:15 Cette libération de la parole est évidemment très douloureuse,
02:20 mais elle est, je le mesure quasiment quotidiennement, puissamment libératrice
02:27 quand on est entendu et quand il y a en perspective au final un jugement.
02:33 Au total, ses trois frères auraient accueilli dans chacun de leurs domiciles
02:39 une centaine d'enfants.
02:41 L'appel du procureur de République de Besançon
02:43 concerne également des faits qui pourraient être prescrits,
02:46 parce que dans le cas où ces faits sont prescrits,
02:48 il n'y aurait pas de réparation de la justice,
02:50 mais ces personnes pourraient aller témoigner lors d'un éventuel procès.
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