00:00 Et M.Macron, lui, n'était pas le dimanche. Ça vous a manqué ?
00:03 Bien sûr.
00:05 Il aurait dû venir.
00:07 Ça me semble une évidence.
00:09 Ça fait une semaine que je me pose la question. Je me dis pourquoi.
00:15 Pourquoi est-ce qu'il n'est pas venu ?
00:17 Quelle est la raison ? Est-ce qu'il y a une raison ?
00:19 J'essaie de trouver toutes les raisons possibles.
00:22 Et je n'en trouve aucune de Reuseau-Valbes.
00:25 Avec tout le respect que je porte à notre président, je n'ai aucun doute sur son engagement.
00:30 Mais là, ça m'a manqué. Ça a manqué à beaucoup de gens.
00:35 Le président de la République n'était pas présent.
00:37 En revanche, le Rassemblement national y était.
00:40 Est-ce que, comme Olivier Véran, vous considérez qu'il n'avait pas sa place dimanche ?
00:44 Non, absolument pas.
00:46 A partir du moment où on appelle à un rassemblement républicain,
00:51 tous les éléments de la République sont conviés.
00:55 Après, libre à chacun de défiler à côté de qui il veut.
00:58 Libre à chacun d'analyser les raisons plus ou moins bonnes,
01:03 plus ou moins stratégiques des uns et des autres d'être présents.
01:06 C'est autre chose. C'est un autre débat.
01:08 Mais je préfère qu'on pointe du doigt plutôt ceux qui n'y étaient pas, plutôt que ceux qui y étaient.
01:13 Il manquait ? Il n'y avait pas assez de monde ? Il n'y avait pas assez de diversité ?
01:16 Il n'y avait pas assez de jeunes, notamment ?
01:18 Oui, à la fois, il n'y avait pas assez.
01:21 Et à la fois, je me réjouis de voir qu'il y avait quand même 150 000 personnes quasiment à Paris,
01:26 peut-être un peu moins, je ne sais pas, et plus de 200 000 personnes en France.
01:30 Alors bien sûr, on pourrait vouloir plus de diversité,
01:33 on pourrait vouloir plus de jeunes, plus de ci, plus de cela.
01:36 On pourrait vouloir un peu plus de la France insoumise, par exemple.
01:40 Mais imaginez qu'il y avait quand même 200 000 personnes sans tout ça.
01:45 Ça représentait quelque chose, c'était fort. Et c'était émouvant.
01:48 C'était émouvant parce que c'était une manifestation extrêmement digne,
01:51 dans laquelle on n'a rien vu d'autre que des drapeaux français,
01:54 avec une grande banderole contre l'antisémitisme. Je trouvais ça fort.
01:57 Quand l'antisémitisme est là, la République est menacée.
02:01 Et c'est une première porte à une suite en général violente et nauséabonde.
02:10 Oui, c'est une marche qui doit devenir une démarche, a dit le président du Sénat, Gérard Larcher.
02:14 Vous souscrivez au fait que ça ne reste pas une marche et que le sursaut soit suivi des faits.
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