00:00 Alors Mathilde Panot, on a bien compris qu'il était interdit de critiquer le chef, Raquel Garrido ça s'en souviendra,
00:07 mais est-ce que vous n'avez pas peur qu'à force d'oser vraiment pas mal de compromissions pour aller pêcher des voies
00:13 qui permettent d'arriver au second tour de la présidentielle, la France insoumise finalement ne mette à mal la possibilité de la gauche de l'emporter après ?
00:22 Alors je vais commencer par dire que plusieurs choses que vous avez dites sont factuellement faux.
00:27 Je vais commencer par le début, Raquel Garrido n'a pas été sanctionnée par le parti.
00:31 Raquel Garrido a été sanctionnée par le bureau du groupe, bureau du groupe qui compte 24 personnes, qui a été élu par le groupe, d'accord ?
00:39 Et Raquel Garrido n'a pas été sanctionnée pour les critiques ou les idées et opinions qu'elle émettait,
00:44 puisque vous avez parlé de Clémentine Autain, a-t-elle été sanctionnée ? Non.
00:48 Vous avez parlé d'Alexis Corbière, a-t-il été sanctionné ? Non.
00:52 Donc Raquel Garrido a été… Comment ? Raquel Garrido y est allée un peu plus fort.
00:57 Non, ce n'est pas pour ça qu'elle a été sanctionnée.
00:59 Ce qui a été la sanction décidée par un vote d'une instance élue du groupe,
01:04 c'est la question du respect des décisions collectives et qui sont importantes dans un groupe humain.
01:09 Elle dit le contraire, si je peux me permettre, elle était sur le plateau de cet avou, ce qu'elle appelait l'acte d'accusation,
01:14 elle nous a lu un passage sur les dénigrements.
01:17 Juste pour compléter la question de la tâche. Raquel Garrido peut lire ce qu'elle souhaite et en oublier d'autres choses.
01:23 Mais je vous assure que la procédure qui a été faite, qui est une procédure qui est déjà arrivée dans le groupe,
01:29 n'est absolument pas une question de critique ou de pas critique.
01:34 Donc ça, je tiens quand même à le mettre pour la première chose.
01:38 Ensuite, la deuxième chose, c'est que je vois bien qu'il y a une tentative de montrer la France insoumise
01:43 comme une espèce de secte autour du leader Maximo, du gourou Jean-Luc Mélenchon, mais nos instances sont élues.
01:51 Et au groupe parlementaire, nous votons extrêmement régulièrement sur les décisions qu'ils font.
01:55 Et je vais vous dire ce qui m'importe moi le plus, c'est la question de savoir si nous réussissons à garder une cohérence
02:04 et une cohésion sur le programme, puisque moi, je suis présidente d'un groupe parlementaire de 75 députés qui a toujours voté ensemble.
02:11 À de très rares exceptions, peut-être une fois ou deux, mais sinon, nous avons toujours voté ensemble.
02:16 Eh bien, c'est ça la cohésion politique de mon groupe. Et j'y tiens et je me battrai pour le maintenir.
02:21 – Tout le monde n'est pas d'accord. Clémentine Autain s'est exprimée, François Ruffin…
02:24 – Sur le groupe parlementaire ?
02:25 – Ça crée des remous, non, concernant les sanctions pour Raquel Garrido.
02:30 – Vous les entendez ?
02:31 – En fait, c'est un moment quand vous avez des gens, notamment Mme Raquel Garrido,
02:35 et d'autres qui se disent attachées à la démocratie, vous avez un bureau élu par le groupe qui a voté sur des sanctions.
02:41 Bon, j'aimerais qu'on respecte les décisions qui y sont prises.
02:44 Ça fait partie du respect des décisions collectives.
02:46 – Et Raquel Garrido ment alors quand elle dit que c'était pour dénigrement que vous l'avez sanctionné ?
02:50 – Oui, c'est un mensonge.
02:52 – Pourquoi elle mentirait ?
02:55 – Ah ben ça, j'en sais rien.
02:57 Mais juste, je vous ferai remarquer que vous avez commencé votre reportage
03:03 en expliquant que des gens critiquaient la manière dont fonctionnait la France insoumise
03:08 et peut-être, apparemment, c'est ce que vous êtes en train de dire, le groupe parlementaire.
03:11 Bon, ben je vous fais remarquer qu'ils n'ont pas été sanctionnés par le groupe.
03:15 Donc ce n'est pas ça.
Commentaires