00:00 Les studios de Biancourt, c'était en fait, c'était une vraie petite ville. Moi, j'y avais été souvent avec ma mère, etc. C'était quand on rentrait dans le studio de Biancourt, on rentrait dans le cinéma, on rentrait dans l'histoire du cinéma, on rentrait dans le cinéma vivant.
00:21 Alors ça sera pas tout pareil, j'ai besoin de changer l'atmosphère, et moi l'atmosphère c'est quoi ? C'est la première fois qu'on me traite d'atmosphère. Tu suis une atmosphère, t'es un drôle d'oblède. Oh là là, deux types qui sont du milieu sans en être et qui craignent à cause de ce qu'ils ont été, on devrait les vider. Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? Puisque c'est ça, vas-y tout seul à la varenne. Bonne pêche et bonne atmosphère.
00:46 Ils avaient une chance inouïe ces cinéastes-là, c'est qu'ils travaillaient exclusivement en noir et blanc, puisque la couleur n'était pas encore inventée, et que effectivement la lumière trahissait un peu moins le fait qu'on soit en studio.
00:57 Pour les lointains, les transparences, les fausses perspectives, tout ça passait mieux en noir et blanc, mais il ne reste pas moins que ces cinéastes-là se servaient du studio comme d'une expression somme toute assez poétique.
01:12 Je veux dire par là qu'il y avait un travestissement de la réalité qui rendait la réalité plus romanesque, plus aventureuse, au besoin, plus sensuelle, ou je ne sais.
01:25 Dans les studios de Boulogne, on s'active à la fabrication des décors du film Notre-Dame de Paris, de Jean Delanoy.
01:35 Décorateurs, techniciens et ouvriers reconstituent la façade et une tour de Notre-Dame.
01:42 C'est la première fois qu'un décor aussi vaste et onéreux est construit dans des studios français.
01:48 Gina Lollobrigida interprète la belle Esmeralda, et Anthony Quinn, Quasimodo, le beau-sui de Notre-Dame.
01:59 Moi j'ai vécu cet âge d'or, cette période fabuleuse des années 60 jusqu'à la fin des studios où tout ça a disparu petit à petit.
02:16 Quand je rentrais d'extérieur et qu'on allait faire les intérieurs, je disais je rentre à la maison.
02:23 Et c'était formidable, c'était des familles.
02:25 Moi j'ai connu les pères et j'ai connu les fils après, qui reprenaient à la machinerie aux Lumières,
02:32 avec les chefs opérateurs qui avaient leurs équipes, parce que c'était des gens de talent qui aimaient passionnément ce qu'ils faisaient.
02:41 Sur l'écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma,
02:50 sans pognon et sans caméra, bardot pour partir en vacances, ma vedette c'est toujours toi.
03:04 [Musique]
03:06 [Musique]
03:08 [Musique]
03:10 [Musique]
03:12 Merci à tous !
03:14 [SILENCE]
Commentaires