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  • il y a 2 ans
Dans cette suite à la Fête du livre 2023, nous restons guidés par les mots du Parrain des Mots en Scène, Marc Alexandre Oho Bambé : « je n’ai pas de distance avec la poésie »… Qui à la fête du livre est partout ! Naissance de personnage avec Jean-Claude Mourlevat, dessins de Rébecca Dautremer, des auteures Coline Hebron, Alice Géraud, et surtout nous évoquerons les 10 ans des mots en scène avec Muriel Coadou de la compagnie Collectif 7, Sorj Chalendon devant « L’Enragé » Marc-Alexandre Oho Bambé ou Michel Bussi. Des Mots en scène qui depuis dix ans restent uniques sur les salons du livre. Portés par les comédiens, danseurs, scénographes stéphanois, ces moments « à voix haute » réinventent notre rapport aux mots, aux textes. Sans distance et d’une poésie folle. Réalisation Chantale Joassard

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Transcription
00:00 J'ai appris à écrire dans le noir et j'apprends encore à écrire.
00:06 Pour dissiper les ténèbres, laisser une trace et faire de la place, toute la place à la beauté.
00:13 Et bonjour, bonsoir, bienvenue dans ce second numéro de Côté scène pour la fête du livre 2023 Saint-Étienne
00:19 avec toujours en tête cette phrase du parrain des mots en scène 2023, Marc-Alexandre Obambe.
00:26 Je n'ai pas de distance avec la poésie. Manière de dire qu'à la fête du livre justement,
00:31 on peut reprendre cette distance avec les auteurs, les livres, leurs histoires.
00:36 Rencontre donc avec des auteurs, quelques-uns, qui éclairent leur démarche avec les lecteurs
00:42 et pourquoi ils écrivent et pourquoi nous lisons.
00:45 Notre premier rendez-vous, c'est avec Jean-Claude Mourleva, c'est un auteur qui vit ici à Saint-Justin-en-Berre,
00:51 qui reçoit en 2021 le prix Nobel de littérature jeunesse, le prix Astrid Lindgren.
00:58 Et à sa table, il a toujours la même discrétion, la même noblesse.
01:01 Lui qui a été nominé dix fois à ce prix. Retour à Geofferson, il nous raconte.
01:07 Un petit raccord, un souvenir, on est très très anciens.
01:12 On peut avoir peut-être 7 ans, ou non moins un peu plus, peut-être 9 ou 10 ans.
01:19 Et avec mon petit frère, on a toujours occupé la même chambre.
01:24 Je suis d'une famille de 6 frères et sœurs. Je suis cinquième et mon petit frère en est le dernier.
01:29 Et tous les soirs, on se racontait des histoires.
01:32 Et un soir, c'est lui qui a commencé, il a dit "ça serait un petit hérisson".
01:37 Et moi j'ai continué "qui voudra aller chez le coiffeur ?"
01:41 On a éclaté de rire, puis on a continué.
01:43 Je ne sais plus ce qu'on a imaginé, mais le petit hérisson était né.
01:47 Et plus de 50 ans après, je ne me souviens plus, j'ai écrit l'histoire du petit hérisson qui voulait aller chez le coiffeur.
01:56 Sauf que mon petit hérisson, c'est un jeune homme en fait. Il a une tête de hérisson, mais il est comme toi et moi.
02:01 C'est ça qui m'amuse.
02:05 On sent vraiment que vous vous amusez.
02:09 Ah oui ?
02:10 Les enfants aiment ça.
02:14 Oui, ils les adhèrent aussi.
02:15 Ils les adhèrent aussi, oui.
02:16 Je m'amuse comme un petit fou.
02:18 Au dernier, c'est pareil.
02:20 Je ne veux pas que ça m'empêche d'écrire d'autres choses.
02:26 Là, je suis au troisième, tout le monde demande un quatrième, l'éditeur aussi, mais on va voir.
02:34 En effet, on verra, chaque livre est une surprise.
02:38 Et toujours sous le chapiteau jeunesse, on retrouve Rebecca d'Outremer, c'est sa première fois ici à Saint-Etienne.
02:45 Bonjour, ça va ?
02:46 Elle est depuis quatre jours ici, avec toute sa caravane.
02:50 Un spectacle, la conférence est pourrifiée.
02:52 Des originaux de ses dessins exposés au croque-lignotte, avec quelques détails concrets de son univers.
02:58 Les mini-pulls tricotés de ses mains, d'un béquet qui taille lapin, des mains de son père.
03:03 Et bien sûr, on la retrouvera en public, en signature.
03:07 Brève rencontre autour d'une géante de dessins.
03:11 Elle a cinq ans et elle sera déjà ravie. Le lapin étant son animal préféré.
03:17 Alors là, il y a du lapin et il y en a beaucoup d'autres animaux.
03:22 Vous connaissez déjà ou vous le découvrez là aujourd'hui ?
03:25 Non, c'est un livre de théâtre.
03:27 Vous verrez, c'est un livre qui parle de patience, donc c'est normal, il faut tourner les pages doucement.
03:31 Et l'histoire, c'est celle d'un rendez-vous amoureux à Médipil.
03:36 Voilà pourquoi il faut être patient.
03:38 Médipil n'était pas tout à fait là de ses signatures.
03:41 En tout cas, le dernier tour des dédicaces.
03:44 Là, c'est la dernière ligne droite, si j'ose dire. La dernière matinée.
03:49 On a fait un spectacle hier, c'est bien passé.
03:54 Des rencontres avec d'autres auteurs.
03:59 Et des séances de dédicaces pour rencontrer les lecteurs et les libraires.
04:04 Il y a du monde.
04:06 Oui, il y a du monde.
04:08 Donc c'est chouette, bonne ambiance.
04:11 Le va-et-vient est propice aussi aux rencontres avec la première BD d'une auteure déjà imprimée par Angoulême.
04:18 Une histoire qu'aurait pu aussi imaginer une Greta Thunberg, une lanceuse d'alerte dans un monde inerte.
04:25 Sans Panique, c'est l'histoire d'une jeune adolescente qui se retrouve coincée sur une île.
04:30 Et tous les habitants de cette île sont complètement apathiques.
04:33 Ils n'en ressentent aucune émotion.
04:36 Et ce qui va se passer, c'est qu'une catastrophe naturelle va être annoncée.
04:40 Il va falloir fuir l'île pour rester en vie.
04:44 Sauf que tous les habitants n'en ont rien à faire et ne voient pas l'intérêt de rester en vie.
04:48 Alors, remis l'héroïne de l'histoire, va devoir tout faire pour les sauver.
04:53 Et ça va aussi parler d'une amitié étrange qui va naître entre une habitante de l'île et cette jeune adolescente.
05:00 Qui n'ont rien en commun mais qui vont malgré tout parvenir à s'entendre et à devenir amies.
05:06 Voilà.
05:07 Une jeune auteure vraiment de sa génération.
05:09 "Réveillez-vous", dit-elle.
05:11 Sans Panique.
05:12 Une autre lanceuse d'alerte, c'est la journaliste Alice Géraud,
05:15 qui analyse 30 ans de faillite policière et judiciaire autour de l'affaire du violeur de la Sambre.
05:21 Et c'est glaçant.
05:23 Le principal sentiment qui m'a animée, c'est la colère.
05:26 Et je pense que j'ai retranscrit une partie de cette colère, sans la dire, par le récit, par les faits, en racontant cette histoire.
05:36 Et c'est un sentiment qui ne m'a pas quittée.
05:39 L'écriture ne résout pas complètement le problème.
05:43 Mais en tout cas, il fallait que cette histoire soit racontée.
05:47 Parce que justement, ce fait divers, moi je n'aime pas trop l'appellation "fait divers",
05:52 mais cette histoire, ce drame de toutes ces femmes, a été possible parce qu'il s'est déroulé dans un silence de plomb.
06:00 Et cet homme a pu continuer et continuer, et détruire des vies, parce qu'autour de ça, il y avait un silence.
06:06 D'où l'importance de l'histoire, et de la raconter, de la reconstruire, pièce après pièce.
06:11 Il faut la garder la colère.
06:13 Parce que sinon, ça veut dire que c'est réglé et c'est pas réglé.
06:17 Cette question-là, de la manière dont notre société regarde les victimes de viol,
06:21 et le viol en général, c'est pas réglé.
06:24 Donc c'est mieux de garder une bonne dose de colère, d'en avoir encore un peu sous le pied.
06:28 La fête du livre, ce sont aussi de nouveaux romans, de nouveaux récits, Rania Berada,
06:32 ex-journaliste à Brut, a été primée ici par le prix Ex-Braya, qu'elle ne connaissait pas.
06:38 Ex-Braya a surtout écrit des polars, mais disons que ce qu'on a en commun, c'est l'amour de l'écriture.
06:45 Déjà c'est pas mal, je pense.
06:46 Un plébiscite des habitants de Plenfoy et une écriture loin du journalisme.
06:51 J'ai essayé pour ce livre d'avoir l'écriture la plus blanche possible,
06:55 parce que ce que je voulais mettre en avant, c'était le destin de cette femme.
06:59 C'est une histoire avec laquelle j'ai grandi, parce que c'est une histoire qui était comme ça dans ma famille,
07:05 et que j'avais envie de restituer.
07:08 Je savais que j'avais envie de la raconter pendant longtemps,
07:10 mais je ne savais pas si je voulais en faire un documentaire, un film.
07:13 Et puis à un moment donné, il y a eu la rencontre avec l'écriture,
07:16 et ce livre c'est le fruit de cette double rencontre.
07:21 C'est l'histoire qui rencontre mon envie d'écrire un roman.
07:26 J'ai essayé d'avoir le ciel le plus dépouillé possible.
07:29 C'est ça qui est grisant dans l'acte d'écrire,
07:34 c'est qu'on devient un peu un dieu pendant le temps que dure l'écriture.
07:40 C'est un acte très égocentrique je crois.
07:43 Et puis nous allons ici sous le Magic Mirror, qui fête les 10 ans des mots en scène.
07:48 Ces moments qui tendent à miroir parler, danser, suspendu à un fil,
07:52 à des livres de la rentrée, à des auteurs.
07:54 Cette année, 18 textes ou BD ont été choisis pour les mots en scène extraits.
08:06 On retrouve la compagnie Collective 7 qui met en voie l'ouvrage Plein et douce,
08:10 le premier roman de la philosophe Camille Froidevaux, maîtrise 12 personnages de femmes
08:15 à tous les âges de la vie, leur corps, la bétaille.
08:18 Je voulais morfler, m'abîmer, mourir enfin.
08:24 Je trouve que c'est vraiment un moment, un événement qui est vraiment chouette.
08:28 Et parfois il y a des lecteurs qui disent "ça nous a donné envie"
08:32 parce que tout d'un coup les mots sont mis en relief,
08:34 l'histoire est mise en relief et ça les aide, ça donne des clés pour rentrer dans les romans.
08:38 C'est un monde ! Avoir trois filles et ne pouvoir compter sur aucune d'elles !
08:44 Bien sûr, travailler à défendre des inconnus pour des clopinettes
08:50 ou chauffer ses grosses fesses au frais du contribuable,
08:53 c'est tellement plus important que de s'occuper de ses vieux parents.
08:56 Ça ressemble un peu à une performance, dans le sens où c'est un one shot.
09:00 Donc il faut être bon tout de suite, en une fois.
09:04 Il y a un stress, il y a une angoisse.
09:07 J'emploie un terme sportif, c'est pas du stress, c'est pas du trac, c'est de l'adrénaline.
09:11 Ça procure une adrénaline très très forte.
09:14 C'est un peu comme une drogue, vraiment.
09:17 On a un partage avec les gens qui est incroyable,
09:20 et avec l'auteur ou l'autrice en fonction.
09:22 Une autre question féministe, c'est la nudité dans l'art.
09:25 Selba, la dessinatrice stéphanoise mais née en Allemagne,
09:28 fait disparaître les nus du Louvre, car elle ne supporte plus d'être l'objet de réflexions sexistes.
09:34 Une BD co-édité par le Louvre, qui adore, dit-elle,
09:38 et c'est une immense réussite, c'est exaltant.
09:40 "Vous êtes bête, on a éternisé vos formes parfaites,
09:45 tout le monde en vit votre beauté, les grâces,
09:49 la talente et cette méchance psychique que j'ai eu le flair d'abandonner."
09:55 Michel Bussy, l'un des auteurs les plus lus, se régale lui aussi des mots en scène.
10:06 "Avec sa roulotte en Tchécoslovaquie et au-delà."
10:09 "Libor était beau, il avait cette grâce des hercules de foire qui peuvent se transformer en ballerines."
10:18 C'est la troisième fois qu'il vit cette expérience unique,
10:21 créée en Saint-Etienne par la commissaire d'alors Isabelle Rabineau.
10:24 Je crois que la fête du livre de Saint-Etienne, c'est le seul salon du livre qui propose ça aux auteurs.
10:31 C'est quand même une expérience incroyable, parce qu'il faut le souligner,
10:35 c'est pas fait de façon amateur, c'est vraiment quelque chose qui pourrait être joué tous les soirs dans du théâtre.
10:43 C'est vraiment quelque chose qui est une expérience sensorielle incroyable.
10:49 Ça doit faire mon troisième mot en scène et à chaque fois c'est une expérience qui colle les poils.
10:55 "Trois vies par semaine, un mort, un thriller et l'auteur qui mène la danse via des marionnettes."
11:01 "À l'occasion de ces mots en scène, Michel Bussy rappelait le besoin de mettre les mots en danse, en peinture,
11:08 ce que les mots ne peuvent pas écrire. Explication sans frustration."
11:12 Non, parce qu'on ne peut pas écrire la musique, on ne peut pas écrire la danse, on ne peut pas écrire le mouvement des corps.
11:18 C'est un art qui a sa propre dynamique.
11:22 Les marionnettistes peuvent se saisir de ce roman et en faire autre chose.
11:27 Ce n'est pas du tout frustrant parce que c'est l'essence même des mots que de transmettre des émotions
11:35 avec quelque chose qui reste complètement virtuel, qui n'est que du papier et des mots.
11:41 Pour moi, c'est tout l'inverse de la frustration, c'est d'essayer de suggérer ça.
11:49 Et c'est vrai que quand tous les auteurs qui se sont mis en théâtre ou des romans qui peuvent se mettre en danse,
11:57 on a un sacrétisme d'art, d'expression qui devient absolument extraordinaire et qui pour l'écrivain est forcément une sorte de graal.
12:07 "On touchera aussi du doigt l'écriture à bout de souffle de l'auteur de On ne se baigne pas dans la Loire.
12:12 Des gamins de colo qui, malgré l'interdiction de baignade, vont se jeter à l'eau.
12:15 C'est une écriture à bout de souffle, un moins filet d'air qui passe entre les garçons du groupe."
12:20 "Donc vous les avez laissés faire ? Mais il aurait fallu quoi ? Leur interdire ? Mais vous saviez qu'il y avait danger ? Ils jouaient."
12:29 C'est assez étonnant, j'écris en jeunesse d'habitude et un jour j'ai lu un article sur un fait divers qui s'était passé dans le Ménéloir là où j'ai grandi,
12:35 qui parlait d'un drame, une noyade, et je me suis dit c'est la colo, c'est les ados, c'est la Loire, c'est les paysages que je connais.
12:42 J'ai envie de parler de ça, j'ai envie de raconter quelque chose de mon enfance, cette injonction à ne pas se baigner dans la Loire.
12:47 Et tout de suite j'ai su que ça allait être un roman.
12:49 Je ne raconte pas le fait divers mais je raconte ces sensations que j'avais.
12:52 D'ailleurs je suis entré dans le roman par des pages sur la Loire."
12:55 "Elle est tourbillonnante, elle est l'énergie des ados.
12:57 On est là, une dernière journée d'été, ça part, ça va dans un autre sens et ensuite on ne sait pas qui est le personnage.
13:02 L'énergie change en deux secondes.
13:04 Vraiment l'écriture, c'est ce que j'ai essayé de transcrire quand j'ai écrit.
13:09 J'ai vraiment beaucoup travaillé avec la maison d'édition sur le rythme du texte,
13:12 comment la sonorité, la musicalité peut évoquer les sensations, mais même les lumières ou les silences aussi,
13:18 quand d'un coup ça s'arrête, où il peut se passer énormément de choses dans un regard.
13:22 D'entendre cette lecture par mots en scène, par la compagnie, dans le cadre de mots en scène,
13:27 ça transcrivait exactement ce que j'avais voulu faire dans mon écriture.
13:31 Donc c'était très agréable, très beau à entendre et à voir."
13:35 On voit ici les mots en scène consacrés à l'enragé de Sors-Chalandon,
13:39 54 gamins retenus dans un centre de redressement.
13:42 Il est en mer, il s'évade, l'un ne rentrera pas, les autres seront soumis à ce que prévèrent à chanter la chasse aux enfants.
13:50 "Les courants, les tempêtes, on ne s'évade pas du nid, on longe ses coques à perte de vue."
13:59 Et dans ce cube transparent, on imagine d'autant plus cet univers glaçant, bancal, balotté,
14:05 parce qu'on imagine aussi les vagues d'une mer déchaînée, il y a l'enragé, pris au piège et pris de liberté.
14:13 "Là, cette souffrance-là, elle ne doit pas nous échapper, parce que c'est transparent.
14:18 Et il faut en sortir, il faut en sortir pour respirer.
14:22 Mais pour ça, il faut être plusieurs, je pense, et il faut défier la mer.
14:28 Et si la mer nous le prend, je préfère mourir en mer que de mourir là-dedans."
14:31 C'est un salon qui est présent quasiment depuis ses tous débuts, depuis le petit Bonsi,
14:36 c'est à la fête du livre, et il nous raconte ce moment, cet échange avec les lecteurs.
14:42 "Là, c'est une cellule transparente, donc ce qui est magnifique par rapport à la vérité,
14:46 c'est qu'on assiste à l'agonie, on assiste à la douleur de l'auteur,
14:50 on assiste à la douleur de l'acteur qui joue le petit comédien et qui joue le petit forçat de Bélisle,
14:57 parce que j'avais l'impression, dans mon roman, il y a 56 gamins qui s'évadent de Bélisle,
15:01 et j'avais l'impression qu'il était l'un des 56, et ça m'a beaucoup, beaucoup touché.
15:05 Je trouve que la moindre des choses, c'est après avoir écrit un livre,
15:08 après avoir publié un livre, il faut s'expliquer.
15:11 Donc quand les gens viennent pour demander des explications, il faut être là, il faut leur répondre.
15:15 Je trouve ça extrêmement important de ne pas jeter un livre comme ça aux gens,
15:19 ensuite se enfermer dans une tour d'ivoire de ne-sais-pas-quoi et ne pas répondre aux gens.
15:23 Parce que l'écriture, c'est une solitude, la lecture, c'est une solitude,
15:26 et ces deux solitudes qui s'entrecroisent, c'est qu'après,
15:29 moi je ne veux pas laisser les gens seuls avec leur lecture,
15:32 et je veux que moi, ma solitude d'écriture, je veux qu'on la partage.
15:35 Voilà les moments en scène qui ont fêté leurs 10 ans cette année,
15:37 avec aussi ce très beau moment en famille de Marc-Alexandre Aubambé,
15:41 et je n'ai toujours pas de distance avec la poésie.
15:45 Rien qui m'enferme, rien qui m'infirme, rien qui m'entrave, rien qui m'alienne,
15:49 rien qui m'enliane, rien qui me grave, rien qui m'enchaîne.
15:53 Je ne possède rien, excepté un rêve assez fou pour me tenir debout,
15:58 tout rêve qui me regarde en face et me garde fou, fou à lier, délier ma langue de feu
16:03 jusqu'au bout du bout du monde que je traverse en moonwalk halluciné,
16:08 et je suis libre car…
16:10 Voilà 3 jours de moments en scène, en danse, en dessin, des lecteurs à la crier,
16:14 des rencontres incroyables, mais aussi des têtes vides.
16:17 Je crois que ça va, c'est bon enfant !
16:20 Il y en a 3 apparemment qui suivent mais que je n'ai pas tout à fait compris.
16:23 On se retrouve l'an prochain pour une 38ème fête du livre,
16:26 vous petits et grands lecteurs, on vous offre pour 3 jours
16:29 des livres, des mots de la poésie, ce que Marc-Alexandre Aubambé appelle
16:33 l'hospitalité, c'est pas mal non ?
16:36 Allez on se quitte, ciao, portez-vous bien, lisez un peu, ou plus, bye, bonne semaine.
16:42 ...
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