00:00 J'ai appris à écrire dans le noir et j'apprends encore à écrire.
00:06 Pour dissiper les ténèbres, laisser une trace et faire de la place, toute la place à la beauté.
00:13 Et bonjour, bonsoir, bienvenue dans ce second numéro de Côté scène pour la fête du livre 2023 Saint-Étienne
00:19 avec toujours en tête cette phrase du parrain des mots en scène 2023, Marc-Alexandre Obambe.
00:26 Je n'ai pas de distance avec la poésie. Manière de dire qu'à la fête du livre justement,
00:31 on peut reprendre cette distance avec les auteurs, les livres, leurs histoires.
00:36 Rencontre donc avec des auteurs, quelques-uns, qui éclairent leur démarche avec les lecteurs
00:42 et pourquoi ils écrivent et pourquoi nous lisons.
00:45 Notre premier rendez-vous, c'est avec Jean-Claude Mourleva, c'est un auteur qui vit ici à Saint-Justin-en-Berre,
00:51 qui reçoit en 2021 le prix Nobel de littérature jeunesse, le prix Astrid Lindgren.
00:58 Et à sa table, il a toujours la même discrétion, la même noblesse.
01:01 Lui qui a été nominé dix fois à ce prix. Retour à Geofferson, il nous raconte.
01:07 Un petit raccord, un souvenir, on est très très anciens.
01:12 On peut avoir peut-être 7 ans, ou non moins un peu plus, peut-être 9 ou 10 ans.
01:19 Et avec mon petit frère, on a toujours occupé la même chambre.
01:24 Je suis d'une famille de 6 frères et sœurs. Je suis cinquième et mon petit frère en est le dernier.
01:29 Et tous les soirs, on se racontait des histoires.
01:32 Et un soir, c'est lui qui a commencé, il a dit "ça serait un petit hérisson".
01:37 Et moi j'ai continué "qui voudra aller chez le coiffeur ?"
01:41 On a éclaté de rire, puis on a continué.
01:43 Je ne sais plus ce qu'on a imaginé, mais le petit hérisson était né.
01:47 Et plus de 50 ans après, je ne me souviens plus, j'ai écrit l'histoire du petit hérisson qui voulait aller chez le coiffeur.
01:56 Sauf que mon petit hérisson, c'est un jeune homme en fait. Il a une tête de hérisson, mais il est comme toi et moi.
02:01 C'est ça qui m'amuse.
02:05 On sent vraiment que vous vous amusez.
02:09 Ah oui ?
02:10 Les enfants aiment ça.
02:14 Oui, ils les adhèrent aussi.
02:15 Ils les adhèrent aussi, oui.
02:16 Je m'amuse comme un petit fou.
02:18 Au dernier, c'est pareil.
02:20 Je ne veux pas que ça m'empêche d'écrire d'autres choses.
02:26 Là, je suis au troisième, tout le monde demande un quatrième, l'éditeur aussi, mais on va voir.
02:34 En effet, on verra, chaque livre est une surprise.
02:38 Et toujours sous le chapiteau jeunesse, on retrouve Rebecca d'Outremer, c'est sa première fois ici à Saint-Etienne.
02:45 Bonjour, ça va ?
02:46 Elle est depuis quatre jours ici, avec toute sa caravane.
02:50 Un spectacle, la conférence est pourrifiée.
02:52 Des originaux de ses dessins exposés au croque-lignotte, avec quelques détails concrets de son univers.
02:58 Les mini-pulls tricotés de ses mains, d'un béquet qui taille lapin, des mains de son père.
03:03 Et bien sûr, on la retrouvera en public, en signature.
03:07 Brève rencontre autour d'une géante de dessins.
03:11 Elle a cinq ans et elle sera déjà ravie. Le lapin étant son animal préféré.
03:17 Alors là, il y a du lapin et il y en a beaucoup d'autres animaux.
03:22 Vous connaissez déjà ou vous le découvrez là aujourd'hui ?
03:25 Non, c'est un livre de théâtre.
03:27 Vous verrez, c'est un livre qui parle de patience, donc c'est normal, il faut tourner les pages doucement.
03:31 Et l'histoire, c'est celle d'un rendez-vous amoureux à Médipil.
03:36 Voilà pourquoi il faut être patient.
03:38 Médipil n'était pas tout à fait là de ses signatures.
03:41 En tout cas, le dernier tour des dédicaces.
03:44 Là, c'est la dernière ligne droite, si j'ose dire. La dernière matinée.
03:49 On a fait un spectacle hier, c'est bien passé.
03:54 Des rencontres avec d'autres auteurs.
03:59 Et des séances de dédicaces pour rencontrer les lecteurs et les libraires.
04:04 Il y a du monde.
04:06 Oui, il y a du monde.
04:08 Donc c'est chouette, bonne ambiance.
04:11 Le va-et-vient est propice aussi aux rencontres avec la première BD d'une auteure déjà imprimée par Angoulême.
04:18 Une histoire qu'aurait pu aussi imaginer une Greta Thunberg, une lanceuse d'alerte dans un monde inerte.
04:25 Sans Panique, c'est l'histoire d'une jeune adolescente qui se retrouve coincée sur une île.
04:30 Et tous les habitants de cette île sont complètement apathiques.
04:33 Ils n'en ressentent aucune émotion.
04:36 Et ce qui va se passer, c'est qu'une catastrophe naturelle va être annoncée.
04:40 Il va falloir fuir l'île pour rester en vie.
04:44 Sauf que tous les habitants n'en ont rien à faire et ne voient pas l'intérêt de rester en vie.
04:48 Alors, remis l'héroïne de l'histoire, va devoir tout faire pour les sauver.
04:53 Et ça va aussi parler d'une amitié étrange qui va naître entre une habitante de l'île et cette jeune adolescente.
05:00 Qui n'ont rien en commun mais qui vont malgré tout parvenir à s'entendre et à devenir amies.
05:06 Voilà.
05:07 Une jeune auteure vraiment de sa génération.
05:09 "Réveillez-vous", dit-elle.
05:11 Sans Panique.
05:12 Une autre lanceuse d'alerte, c'est la journaliste Alice Géraud,
05:15 qui analyse 30 ans de faillite policière et judiciaire autour de l'affaire du violeur de la Sambre.
05:21 Et c'est glaçant.
05:23 Le principal sentiment qui m'a animée, c'est la colère.
05:26 Et je pense que j'ai retranscrit une partie de cette colère, sans la dire, par le récit, par les faits, en racontant cette histoire.
05:36 Et c'est un sentiment qui ne m'a pas quittée.
05:39 L'écriture ne résout pas complètement le problème.
05:43 Mais en tout cas, il fallait que cette histoire soit racontée.
05:47 Parce que justement, ce fait divers, moi je n'aime pas trop l'appellation "fait divers",
05:52 mais cette histoire, ce drame de toutes ces femmes, a été possible parce qu'il s'est déroulé dans un silence de plomb.
06:00 Et cet homme a pu continuer et continuer, et détruire des vies, parce qu'autour de ça, il y avait un silence.
06:06 D'où l'importance de l'histoire, et de la raconter, de la reconstruire, pièce après pièce.
06:11 Il faut la garder la colère.
06:13 Parce que sinon, ça veut dire que c'est réglé et c'est pas réglé.
06:17 Cette question-là, de la manière dont notre société regarde les victimes de viol,
06:21 et le viol en général, c'est pas réglé.
06:24 Donc c'est mieux de garder une bonne dose de colère, d'en avoir encore un peu sous le pied.
06:28 La fête du livre, ce sont aussi de nouveaux romans, de nouveaux récits, Rania Berada,
06:32 ex-journaliste à Brut, a été primée ici par le prix Ex-Braya, qu'elle ne connaissait pas.
06:38 Ex-Braya a surtout écrit des polars, mais disons que ce qu'on a en commun, c'est l'amour de l'écriture.
06:45 Déjà c'est pas mal, je pense.
06:46 Un plébiscite des habitants de Plenfoy et une écriture loin du journalisme.
06:51 J'ai essayé pour ce livre d'avoir l'écriture la plus blanche possible,
06:55 parce que ce que je voulais mettre en avant, c'était le destin de cette femme.
06:59 C'est une histoire avec laquelle j'ai grandi, parce que c'est une histoire qui était comme ça dans ma famille,
07:05 et que j'avais envie de restituer.
07:08 Je savais que j'avais envie de la raconter pendant longtemps,
07:10 mais je ne savais pas si je voulais en faire un documentaire, un film.
07:13 Et puis à un moment donné, il y a eu la rencontre avec l'écriture,
07:16 et ce livre c'est le fruit de cette double rencontre.
07:21 C'est l'histoire qui rencontre mon envie d'écrire un roman.
07:26 J'ai essayé d'avoir le ciel le plus dépouillé possible.
07:29 C'est ça qui est grisant dans l'acte d'écrire,
07:34 c'est qu'on devient un peu un dieu pendant le temps que dure l'écriture.
07:40 C'est un acte très égocentrique je crois.
07:43 Et puis nous allons ici sous le Magic Mirror, qui fête les 10 ans des mots en scène.
07:48 Ces moments qui tendent à miroir parler, danser, suspendu à un fil,
07:52 à des livres de la rentrée, à des auteurs.
07:54 Cette année, 18 textes ou BD ont été choisis pour les mots en scène extraits.
08:06 On retrouve la compagnie Collective 7 qui met en voie l'ouvrage Plein et douce,
08:10 le premier roman de la philosophe Camille Froidevaux, maîtrise 12 personnages de femmes
08:15 à tous les âges de la vie, leur corps, la bétaille.
08:18 Je voulais morfler, m'abîmer, mourir enfin.
08:24 Je trouve que c'est vraiment un moment, un événement qui est vraiment chouette.
08:28 Et parfois il y a des lecteurs qui disent "ça nous a donné envie"
08:32 parce que tout d'un coup les mots sont mis en relief,
08:34 l'histoire est mise en relief et ça les aide, ça donne des clés pour rentrer dans les romans.
08:38 C'est un monde ! Avoir trois filles et ne pouvoir compter sur aucune d'elles !
08:44 Bien sûr, travailler à défendre des inconnus pour des clopinettes
08:50 ou chauffer ses grosses fesses au frais du contribuable,
08:53 c'est tellement plus important que de s'occuper de ses vieux parents.
08:56 Ça ressemble un peu à une performance, dans le sens où c'est un one shot.
09:00 Donc il faut être bon tout de suite, en une fois.
09:04 Il y a un stress, il y a une angoisse.
09:07 J'emploie un terme sportif, c'est pas du stress, c'est pas du trac, c'est de l'adrénaline.
09:11 Ça procure une adrénaline très très forte.
09:14 C'est un peu comme une drogue, vraiment.
09:17 On a un partage avec les gens qui est incroyable,
09:20 et avec l'auteur ou l'autrice en fonction.
09:22 Une autre question féministe, c'est la nudité dans l'art.
09:25 Selba, la dessinatrice stéphanoise mais née en Allemagne,
09:28 fait disparaître les nus du Louvre, car elle ne supporte plus d'être l'objet de réflexions sexistes.
09:34 Une BD co-édité par le Louvre, qui adore, dit-elle,
09:38 et c'est une immense réussite, c'est exaltant.
09:40 "Vous êtes bête, on a éternisé vos formes parfaites,
09:45 tout le monde en vit votre beauté, les grâces,
09:49 la talente et cette méchance psychique que j'ai eu le flair d'abandonner."
09:55 Michel Bussy, l'un des auteurs les plus lus, se régale lui aussi des mots en scène.
10:06 "Avec sa roulotte en Tchécoslovaquie et au-delà."
10:09 "Libor était beau, il avait cette grâce des hercules de foire qui peuvent se transformer en ballerines."
10:18 C'est la troisième fois qu'il vit cette expérience unique,
10:21 créée en Saint-Etienne par la commissaire d'alors Isabelle Rabineau.
10:24 Je crois que la fête du livre de Saint-Etienne, c'est le seul salon du livre qui propose ça aux auteurs.
10:31 C'est quand même une expérience incroyable, parce qu'il faut le souligner,
10:35 c'est pas fait de façon amateur, c'est vraiment quelque chose qui pourrait être joué tous les soirs dans du théâtre.
10:43 C'est vraiment quelque chose qui est une expérience sensorielle incroyable.
10:49 Ça doit faire mon troisième mot en scène et à chaque fois c'est une expérience qui colle les poils.
10:55 "Trois vies par semaine, un mort, un thriller et l'auteur qui mène la danse via des marionnettes."
11:01 "À l'occasion de ces mots en scène, Michel Bussy rappelait le besoin de mettre les mots en danse, en peinture,
11:08 ce que les mots ne peuvent pas écrire. Explication sans frustration."
11:12 Non, parce qu'on ne peut pas écrire la musique, on ne peut pas écrire la danse, on ne peut pas écrire le mouvement des corps.
11:18 C'est un art qui a sa propre dynamique.
11:22 Les marionnettistes peuvent se saisir de ce roman et en faire autre chose.
11:27 Ce n'est pas du tout frustrant parce que c'est l'essence même des mots que de transmettre des émotions
11:35 avec quelque chose qui reste complètement virtuel, qui n'est que du papier et des mots.
11:41 Pour moi, c'est tout l'inverse de la frustration, c'est d'essayer de suggérer ça.
11:49 Et c'est vrai que quand tous les auteurs qui se sont mis en théâtre ou des romans qui peuvent se mettre en danse,
11:57 on a un sacrétisme d'art, d'expression qui devient absolument extraordinaire et qui pour l'écrivain est forcément une sorte de graal.
12:07 "On touchera aussi du doigt l'écriture à bout de souffle de l'auteur de On ne se baigne pas dans la Loire.
12:12 Des gamins de colo qui, malgré l'interdiction de baignade, vont se jeter à l'eau.
12:15 C'est une écriture à bout de souffle, un moins filet d'air qui passe entre les garçons du groupe."
12:20 "Donc vous les avez laissés faire ? Mais il aurait fallu quoi ? Leur interdire ? Mais vous saviez qu'il y avait danger ? Ils jouaient."
12:29 C'est assez étonnant, j'écris en jeunesse d'habitude et un jour j'ai lu un article sur un fait divers qui s'était passé dans le Ménéloir là où j'ai grandi,
12:35 qui parlait d'un drame, une noyade, et je me suis dit c'est la colo, c'est les ados, c'est la Loire, c'est les paysages que je connais.
12:42 J'ai envie de parler de ça, j'ai envie de raconter quelque chose de mon enfance, cette injonction à ne pas se baigner dans la Loire.
12:47 Et tout de suite j'ai su que ça allait être un roman.
12:49 Je ne raconte pas le fait divers mais je raconte ces sensations que j'avais.
12:52 D'ailleurs je suis entré dans le roman par des pages sur la Loire."
12:55 "Elle est tourbillonnante, elle est l'énergie des ados.
12:57 On est là, une dernière journée d'été, ça part, ça va dans un autre sens et ensuite on ne sait pas qui est le personnage.
13:02 L'énergie change en deux secondes.
13:04 Vraiment l'écriture, c'est ce que j'ai essayé de transcrire quand j'ai écrit.
13:09 J'ai vraiment beaucoup travaillé avec la maison d'édition sur le rythme du texte,
13:12 comment la sonorité, la musicalité peut évoquer les sensations, mais même les lumières ou les silences aussi,
13:18 quand d'un coup ça s'arrête, où il peut se passer énormément de choses dans un regard.
13:22 D'entendre cette lecture par mots en scène, par la compagnie, dans le cadre de mots en scène,
13:27 ça transcrivait exactement ce que j'avais voulu faire dans mon écriture.
13:31 Donc c'était très agréable, très beau à entendre et à voir."
13:35 On voit ici les mots en scène consacrés à l'enragé de Sors-Chalandon,
13:39 54 gamins retenus dans un centre de redressement.
13:42 Il est en mer, il s'évade, l'un ne rentrera pas, les autres seront soumis à ce que prévèrent à chanter la chasse aux enfants.
13:50 "Les courants, les tempêtes, on ne s'évade pas du nid, on longe ses coques à perte de vue."
13:59 Et dans ce cube transparent, on imagine d'autant plus cet univers glaçant, bancal, balotté,
14:05 parce qu'on imagine aussi les vagues d'une mer déchaînée, il y a l'enragé, pris au piège et pris de liberté.
14:13 "Là, cette souffrance-là, elle ne doit pas nous échapper, parce que c'est transparent.
14:18 Et il faut en sortir, il faut en sortir pour respirer.
14:22 Mais pour ça, il faut être plusieurs, je pense, et il faut défier la mer.
14:28 Et si la mer nous le prend, je préfère mourir en mer que de mourir là-dedans."
14:31 C'est un salon qui est présent quasiment depuis ses tous débuts, depuis le petit Bonsi,
14:36 c'est à la fête du livre, et il nous raconte ce moment, cet échange avec les lecteurs.
14:42 "Là, c'est une cellule transparente, donc ce qui est magnifique par rapport à la vérité,
14:46 c'est qu'on assiste à l'agonie, on assiste à la douleur de l'auteur,
14:50 on assiste à la douleur de l'acteur qui joue le petit comédien et qui joue le petit forçat de Bélisle,
14:57 parce que j'avais l'impression, dans mon roman, il y a 56 gamins qui s'évadent de Bélisle,
15:01 et j'avais l'impression qu'il était l'un des 56, et ça m'a beaucoup, beaucoup touché.
15:05 Je trouve que la moindre des choses, c'est après avoir écrit un livre,
15:08 après avoir publié un livre, il faut s'expliquer.
15:11 Donc quand les gens viennent pour demander des explications, il faut être là, il faut leur répondre.
15:15 Je trouve ça extrêmement important de ne pas jeter un livre comme ça aux gens,
15:19 ensuite se enfermer dans une tour d'ivoire de ne-sais-pas-quoi et ne pas répondre aux gens.
15:23 Parce que l'écriture, c'est une solitude, la lecture, c'est une solitude,
15:26 et ces deux solitudes qui s'entrecroisent, c'est qu'après,
15:29 moi je ne veux pas laisser les gens seuls avec leur lecture,
15:32 et je veux que moi, ma solitude d'écriture, je veux qu'on la partage.
15:35 Voilà les moments en scène qui ont fêté leurs 10 ans cette année,
15:37 avec aussi ce très beau moment en famille de Marc-Alexandre Aubambé,
15:41 et je n'ai toujours pas de distance avec la poésie.
15:45 Rien qui m'enferme, rien qui m'infirme, rien qui m'entrave, rien qui m'alienne,
15:49 rien qui m'enliane, rien qui me grave, rien qui m'enchaîne.
15:53 Je ne possède rien, excepté un rêve assez fou pour me tenir debout,
15:58 tout rêve qui me regarde en face et me garde fou, fou à lier, délier ma langue de feu
16:03 jusqu'au bout du bout du monde que je traverse en moonwalk halluciné,
16:08 et je suis libre car…
16:10 Voilà 3 jours de moments en scène, en danse, en dessin, des lecteurs à la crier,
16:14 des rencontres incroyables, mais aussi des têtes vides.
16:17 Je crois que ça va, c'est bon enfant !
16:20 Il y en a 3 apparemment qui suivent mais que je n'ai pas tout à fait compris.
16:23 On se retrouve l'an prochain pour une 38ème fête du livre,
16:26 vous petits et grands lecteurs, on vous offre pour 3 jours
16:29 des livres, des mots de la poésie, ce que Marc-Alexandre Aubambé appelle
16:33 l'hospitalité, c'est pas mal non ?
16:36 Allez on se quitte, ciao, portez-vous bien, lisez un peu, ou plus, bye, bonne semaine.
16:42 ...
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