- il y a 2 ans
Derrière les caméras, la réalité. Entre dr*gues, chirurgie, harcèlement...la télé réalité est la façade de nombreuses dérives. Aujourd'hui, Chris Laquieze, candidat des 10 couples parfaits, raconte toute la vérité !
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#interview #10couplesparfaits #téléréalité
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AmusantTranscription
00:00 La psychologue m'appelle, elle me demande comment jouer, qu'est-ce que je fais dans la vie, d'où est-ce que je viens, ciao.
00:03 Derrière, il n'y a rien du tout, il n'y a pas de suivi concret sur les plateaux lorsqu'on ne va vraiment pas bien.
00:07 Il faut savoir qu'on est enfermé 24h/24 avec les mêmes personnes, qu'on nous demande de jouer un rôle quotidiennement.
00:13 La prod vous pousse aussi à faire telle ou telle action.
00:16 "Allez, tu devrais faire ça, tu devrais faire ci, si tu veux exister, si tu veux truc."
00:19 Bonjour à tous, je m'appelle Christopher Laquiez, je suis philosophe, auteur et conférencier.
00:23 Je suis aussi créateur de contenu, je fais pas mal de vidéos sur les réseaux sociaux pour amener la philosophie
00:28 de manière pratique pour les personnes qui sont intéressées par ce monde-là.
00:31 J'écris aussi des bouquins, notamment mon dernier livre qui s'appelle "Guérir l'impossible",
00:35 il parle de la résilience et notamment de comment est-ce qu'on peut utiliser nos souffrances pour en faire des forces.
00:40 Donc aujourd'hui, on va regarder des vidéos qui correspondent à certaines personnes de télé-réalité
00:44 et voir un petit peu les travers et pouvoir aussi vous donner des conseils pour atteindre une forme de résilience,
00:49 un petit peu comprendre comment est-ce que vous fonctionnez et pourquoi ces personnes-là en sont arrivées à ça aujourd'hui.
00:53 "Est-ce que tu prenais de la *** quand t'étais en tournage ?"
00:55 "Ouais, ça m'est arrivé. Après, c'était plus en off.
00:58 C'était plus en off, j'ai jamais vraiment été devant face cam, sous produit.
01:04 Je me souviens qu'il y a un de mes tournages où j'en prenais beaucoup."
01:08 "C'est-à-dire beaucoup ?"
01:10 "Quasiment tous les dimanches."
01:12 "Ouais, c'est réel, il y a vraiment de la *** dans les tournages.
01:14 Moi, de mon expérience, j'en ai pas vu tourner exactement, je sais qu'il y en avait.
01:19 Moi, je suis pas un consommateur, mais c'est sûr qu'il y a toujours eu de la *** dans la télé-réalité.
01:24 Moi, il y a un truc qui me choque, c'est quand Virgil dit que la seule chose réelle dans la télé-réalité,
01:29 c'est le fait que la *** est présente.
01:31 Je trouve que c'est très paradoxal parce qu'on est en train de filmer un moment qui devrait, censé être réel.
01:37 La seule chose qui est réelle à l'intérieur, c'est ce qu'on ne voit pas.
01:39 C'est ce qui se passe en off, c'est ce qui se passe quand c'est caché.
01:42 Donc, c'est vrai que dans la télé-réalité, on voit qu'il y a une image qu'on se crée.
01:45 Les gens deviennent des acteurs quand les caméras s'activent.
01:48 Et au final, l'histoire qu'ils se racontent d'eux-mêmes change et évolue au fur et à mesure du temps.
01:53 C'est-à-dire que cette identité-là qui se crée, l'identité de télé-réalité,
01:56 pour les personnes qu'on va rencontrer qui sont des vraies personnes de télé-réalité dans la vie de tous les jours,
02:00 ce ne sont pas les mêmes personnes.
02:01 Ils se créent vraiment une identité.
02:02 Et peut-être que cet attrait à la *** leur permet de pouvoir se déconnecter de ce qu'ils sont
02:07 et de pouvoir après, par la suite, jouer pleinement leur rôle.
02:10 Et c'est aussi peut-être le rôle que la prod leur impose en leur disant "Peut-être prenez de la ***".
02:14 Peut-être que vu que la prod en prend derrière, elle peut leur dire aussi d'en prendre parce que c'est comme ça que ça fonctionne.
02:20 Ou alors, à l'opposé, ça peut être aussi la solution.
02:23 Il faut savoir que beaucoup de personnes se *** et utilisent plein de dépendances différentes,
02:27 que ce soit à l'argent, peu importe ce qu'il y a, en termes de solution.
02:30 C'est-à-dire que pour eux, c'est la meilleure solution pour pouvoir effacer leur souffrance.
02:34 Je souffre tellement que la *** me permet de pouvoir effacer mes souffrances.
02:37 Donc du coup, je me raccroche à la ***.
02:39 Il faudrait vraiment étudier chaque personne pour savoir pourquoi elles ont ce comportement-là aujourd'hui.
02:43 Mais c'est sûr qu'il y a un concept identitaire où peut-être les autres le font,
02:47 donc il faut que je le fasse, ou je le fais parce que ça me permet de pouvoir m'oublier et de jouer pleinement mon rôle,
02:52 ou je le fais parce que je souffre tellement, parce que du coup, j'ai besoin d'aller chercher de la *** pour ne plus souffrir.
02:56 Donc il y a plein de raisons différentes.
02:58 Moi, je n'ai pas été confronté à ça directement.
03:00 J'ai vu que certaines personnes en prenaient.
03:02 Je ne sais pas quel type de *** exactement non plus.
03:04 J'avoue ne pas être vraiment très, très proche de ce monde-là.
03:07 Donc vu que moi, je ne consomme pas du tout et je n'ai jamais consommé, je m'en éloigne au maximum.
03:12 Mais par contre, c'est vrai que les comportements changent.
03:13 Les comportements changent et ça, on le voit radicalement
03:15 parce que quand on devient dépendant à la ***,
03:18 c'est la *** qui nous dirige.
03:20 Ce n'est plus nous qui dirigeons la ***.
03:22 On devient esclave de l'addiction.
03:24 Et ce qui se passe à ce moment-là, c'est qu'on voit que si la personne ne prend pas sa ***,
03:28 du coup, le comportement après sur le plateau est différent.
03:32 Parce qu'au final, il va peut-être redevenir lui-même ou une autre partie de lui.
03:35 Et donc, ça ne plaît pas forcément à la prod,
03:37 donc la prod peut éventuellement le fournir pour que derrière, il reprenne son rôle initial.
03:42 Déjà, pour ne pas tomber dans la ***,
03:43 il faut réussir à être capable de penser par soi-même.
03:46 Et penser par soi-même, c'est pouvoir être capable de s'analyser et de s'introspecter.
03:50 Pour quelle intention je fais ce que je fais ?
03:52 Pour quelle raison est-ce que je vais avoir envie de prendre de la *** ?
03:54 Est-ce que je le fais parce que les personnes qui m'entourent m'obligent ?
03:57 Est-ce que je le fais parce que c'est la mode ?
03:58 Ou est-ce que je le fais parce que c'est peut-être une solution pour moi pour éventuellement aller mieux ?
04:02 Donc, le vrai conseil que je pourrais donner,
04:04 c'est avant de passer à l'action et que vos désirs vous amènent vers quelque chose,
04:08 remettez-vous en question, allez observer.
04:10 D'ailleurs, Spinoza disait une phrase qui est super intéressante.
04:12 Il disait "C'est pas parce qu'il est bon que je le désire,
04:15 mais c'est parce que je le désire qu'il devient bon."
04:17 Et bien, avec ***, c'est un peu ça.
04:18 Peut-être que le fait de le désirer, on idéalise la chose
04:21 et donc, du coup, on va être plus rapidement amené à vouloir consommer
04:26 plutôt que de se dire "Ok, c'est pas forcément bon,
04:28 c'est pas parce que je le désire qu'il est bon."
04:30 Donc, du coup, prenons un peu de recul, un step back en arrière pour pouvoir mieux analyser la chose.
04:34 Et aussi, évidemment, aller observer qu'est-ce qui me pousse à ça.
04:37 Tous les traumatismes que j'ai pu vivre, qu'ils soient conscients ou inconscients,
04:41 nous amènent à avoir un comportement aujourd'hui.
04:43 Tous les événements, qu'ils soient traumatiques ou pas d'ailleurs,
04:45 mais ça nous amène à avoir un certain comportement.
04:48 Et je pense que plutôt que de succomber à une solution illusoire ou une pseudo-mode,
04:53 aller essayer plutôt de s'introspecter et de se dire
04:55 "Est-ce que c'est réellement bon ce que je fais ?
04:57 Pour quelles raisons est-ce que je le fais ?
04:59 Et est-ce que ça va réellement m'apporter quelque chose ?"
05:01 Parce qu'en l'occurrence, la d*** n'apporte rien à personne.
05:03 Prenant ma maturité au vu de mon histoire pour des fois une faiblesse,
05:08 il me considérait encore plus être une victime.
05:10 Il faut savoir que dans le deuxième tournage que j'ai effectué,
05:14 je m'en rappellerai toute ma vie parce qu'on était sur le banc qui était dans le jardin.
05:19 Quand on rentrait dans la maison, il y avait un banc en bois à droite.
05:21 Et d'entrée de jambe, on m'a dit
05:23 "Tu es la victime dans les Marseillais ici aussi, tu seras la victime."
05:25 Quand on est dans le monde de la télé-réalité,
05:27 et là pour le coup dans l'exemple d'Aurélie Preston,
05:30 pour pouvoir être vue aux images dans une télé-réalité, il faut faire des choses.
05:34 Il faut se montrer, il faut exister.
05:36 Et plus on va exister, plus on va être n'importe comment,
05:39 on va agir n'importe comment.
05:40 Et plus on va vous mettre en avant.
05:41 Si vous ne faites pas de choses incroyables et que vous restez discret,
05:43 comme moi par exemple, on ne vous met pas trop trop en avant.
05:46 Et que beaucoup d'autres personnes qui ont tendance à être très extravagants,
05:48 à jeter les matelas dehors, à aller faire des trucs un peu...
05:51 Eux, ils vont être vachement plus mis en avant parce qu'ils font des choses.
05:54 Et donc la télé-réalité les fait exister comme ça.
05:56 Et là en l'occurrence, Aurélie subit la plus grande des facilités de pouvoir exister,
06:01 c'est de ridiculiser quelqu'un pour pouvoir moins me mettre en avant.
06:05 Il est très facile de prendre une target,
06:07 de me lancer contre elle pour pouvoir moins exister.
06:09 Et au final, me faire passer un peu pour le bourreau.
06:12 Je suis sûr que même peut-être que derrière,
06:14 ce jeu qui était peut-être à la base juste un jeu,
06:16 est devenu vraiment un état d'être pour Aurélie,
06:19 parce qu'elle en a vraiment énormément souffert.
06:20 Je pense honnêtement que ce genre de situation-là,
06:23 dans le monde de la télé-réalité, il faut être prêt à l'encaisser.
06:25 Parce qu'il faut se dire que les gens seront capables de tout pour pouvoir exister.
06:29 C'est notamment aussi pour ça que les gens font la télé-réalité,
06:31 pour pouvoir exister.
06:32 Et donc ce qui se passe, c'est que j'en arrive à aller dénigrer les autres.
06:36 Et lorsqu'on sait que ce dénigrement provient uniquement du fait de vouloir se mettre en avant,
06:41 il est beaucoup plus facile de l'accepter.
06:43 Moi, j'ai un grand conseil à donner à toutes ces personnes-là,
06:45 qui vivent ce genre de situation.
06:48 C'est un concept qui provient de la philosophie stoïcienne,
06:50 qui dit qu'il y a ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.
06:53 Ce qui dépend de nous, c'est-à-dire nos pensées, nos perceptions, nos croyances,
06:56 on peut les contrôler.
06:57 Mais ce qui ne dépend pas de nous, c'est-à-dire tout ce qui se passe autour de nous,
06:59 on ne peut pas le contrôler, on doit juste l'accepter.
07:01 Donc lorsqu'une personne arrive, vous critique, vous insulte ou autre,
07:05 il faut juste se dire que ce qu'elle pense ne dépend pas de moi,
07:08 et que généralement, lorsque les gens sont très durs envers quelqu'un,
07:11 c'est parce qu'ils sont aussi, tout aussi durs envers eux-mêmes.
07:14 Donc, il y a ce lien à se dire que, en réalité, ce qu'elle dit,
07:17 elle ne le dit pas forcément pour moi, elle le dit pour elle,
07:19 parce que c'est quelque chose qu'elle n'accepte pas chez elle.
07:21 Moi, je pense que le harcèlement, c'est quelque chose de banal dans la télé-réalité,
07:24 parce que c'est le moyen le plus simple de pouvoir exister.
07:27 Il faut être prêt à ça dans la télé-réalité,
07:28 parce que les gens sont capables de tout pour pouvoir exister,
07:31 et pour pouvoir se montrer aux yeux des caméras.
07:32 On le voit très bien, il y a beaucoup de personnes qui peuvent regretter,
07:35 mais sur ce moment-là, ils jouent tellement un rôle qui ne leur appartient pas,
07:38 qu'ils peuvent regretter, peut-être avec du temps, avec du recul,
07:42 mais dans l'instant T, ils ont tellement ce besoin d'exister,
07:45 que la chose la plus facile, c'est de critiquer les autres.
07:46 Moi, personnellement, j'ai souffert du harcèlement,
07:48 pas dans la télé-réalité, mais en étant beaucoup plus jeune.
07:50 J'étais la victime d'un petit manipulateur à cette époque-là,
07:56 qui aimait bien m'enfermer dans les toilettes et me taper.
07:58 C'est pour ça, et par la suite, que je suis devenu, moi aussi,
08:00 un passage de ma vie où j'étais très violent.
08:02 Pour lui, c'est son moyen de pouvoir vivre,
08:03 son moyen de pouvoir montrer qu'il est présent,
08:06 son moyen de pouvoir combler quelque chose que lui aussi cache.
08:09 Peut-être qu'à la maison, il pouvait très bien vivre des violences
08:12 de par son père ou sa mère, ou peu importe,
08:14 et que d'ailleurs, il les reflétait à l'école pour pouvoir montrer qu'il existe,
08:17 là où à la maison, il n'existe pas.
08:18 Personne n'est méchant volontairement, comme disait Socrate,
08:20 mais que tout provient de l'ignorance, l'ignorance du bien et du mal.
08:24 Un comportement extrême qui n'est pas normal
08:27 vient toujours cacher quelque chose, un élément déclencheur en âme.
08:30 Le suivi psychologique, en télé-réalité, il est nul, mais vraiment nul.
08:33 Je vous l'explique, moi, lorsque j'ai été contacté pour faire cette télé-là,
08:37 j'ai eu rendez-vous avec une psychologue qui m'a appelé à distance.
08:40 À ce moment-là, je sortais de...
08:42 J'étais encore en fin de dépression, donc j'étais vraiment pas bien.
08:44 Elle m'appelle, elle me demande comment jouer,
08:46 qu'est-ce que je fais dans la vie, d'où est-ce que je viens, ciao.
08:48 Derrière, il n'y a rien du tout.
08:49 Il n'y a pas de suivi concret sur les plateaux lorsqu'on va vraiment pas bien.
08:52 Il faut savoir qu'on est enfermé 24 heures sur 24 avec les mêmes personnes.
08:55 On nous demande de jouer un rôle quotidiennement.
08:57 La prod vous pousse aussi à faire telle ou telle action.
09:00 Allez, tu devrais faire ça, tu devrais faire ci, si tu veux exister, si tu veux truc.
09:03 Donc derrière, il y a un sorte de jeu de manipulation
09:05 où il y a un duel qui se fait entre nous, réellement, la personne qu'on est à l'extérieur,
09:11 le nous qu'on doit être parce que les gens nous imposent d'être,
09:13 et le nous, en fait, qu'on a envie de jouer parce qu'on ne sait pas vraiment comment fonctionner.
09:17 Psychologiquement, il devrait y avoir un suivi, une psychologue ou deux sur le terrain
09:22 qui puisse directement parler, prendre les gens tête à tête, pouvoir discuter avec eux
09:25 parce qu'au final, quand on le fait avec des directrices de prod ou avec d'autres personnes,
09:28 les têtes à tête deviennent vite des têtes de manipulation.
09:30 Donc je sais qu'il y en a qui attendent que ça.
09:33 Je sais que ça va faire des heureux.
09:35 Je sais que je vais être peut-être largisé, on va dire, encore un mariage.
09:39 Mais ce n'est pas moi qui choisis la vie.
09:43 La vie, elle est comme elle est et on a pris la décision de se séparer.
09:48 Moi, je pense évidemment qu'à partir du moment où tu te montres sur les réseaux sociaux,
09:51 il faut être prêt à avoir de la critique.
09:52 Ça va ensemble.
09:53 À partir du moment où tu montres quelque chose, les gens vont forcément réagir.
09:56 Et puis, il faut se dire que peu importe ce qu'on va dire dans la vie,
09:58 il y aura toujours au moins une personne dans le monde entier qui sera pas d'accord avec nous.
10:01 Maintenant, là, le problème de cette vidéo, ce n'est pas vraiment la critique des gens,
10:05 mais c'est plutôt elle qui se réconforte dans son rôle de victime.
10:08 Elle dit vraiment, je sais que vous allez être contents, je sais que vous allez vous ficher de moi.
10:13 Je sais que Mehdi ne m'a pas assez aimé ou il aurait dû plus m'aimer
10:16 et peut-être que je n'étais pas assez importante pour lui.
10:17 On voit dans son discours-là que le problème, ce n'est pas les gens,
10:20 mais c'est son rôle de victime qu'elle entretient,
10:24 ce que la voici appelé cette servitude volontaire.
10:26 On rentre dans une, je suis volontairement victime face à tous les pseudo-bourreaux que je mets en face.
10:32 Et du coup, je me réconforte en disant, ben voilà, vous allez vous moquer de moi,
10:36 vous allez être méchant, vous allez être agressif et je le sais et c'est bien.
10:39 Et je me réconforte au final en créant ça.
10:42 Elle peut soit créer l'inverse, donc les gens vont être plus en état de compassion.
10:44 Peut-être que c'est ce qu'elle recherche ou alors à l'inverse,
10:47 réconforter en mode, ben oui, tu n'aurais pas dû faire ça ou tu n'aurais pas dû faire ceci.
10:50 En tous les cas, à partir du moment où tu exposes une partie de ta vie
10:53 et que tu te montres en partie vulnérable,
10:55 tu es forcément exposé à ce genre de situation.
10:58 Moi, je ne suis pas contre exposer sa vie privée et je ne suis pas pour non plus.
11:03 C'est-à-dire qu'il y a une manière de pouvoir le faire.
11:05 On peut exposer sa vie privée si je suis honnête avec les gens
11:10 et que derrière, je suis en paix avec moi-même.
11:12 C'est-à-dire que si j'expose quelque chose qui reflète exactement ce que je suis
11:16 et que j'ai envie de l'exposer et que ça me fait plaisir et que ça fait plaisir les gens
11:19 et que je diffuse quelque chose de bon, il n'y a pas de mal à ça.
11:21 Bien au contraire, moi, j'ai une facilité à diffuser sur les réseaux sociaux ce que je fais
11:25 avec ma fille, avec ma chérie ou autre et ce qu'on partage
11:28 parce que c'est des moments de ma vie que j'ai envie de montrer,
11:30 que j'aime bien et que j'apprécie, que je passe un bon moment.
11:32 Maintenant, je n'ai aussi aucune difficulté de pouvoir montrer le côté négatif,
11:36 le côté plus difficile où je suis en remise en question, je ne suis pas bien,
11:39 mais pas en tant que victime, mais plus en tant que je suis en train de me remettre en question
11:43 dans une situation parce qu'il y a ça, parce qu'il y a truc.
11:46 Maintenant, le problème, c'est quand je le fais de manière malhonnête,
11:48 c'est-à-dire que j'expose ma vie sur les réseaux sociaux,
11:50 mais que cette vie-là n'est pas la réalité.
11:52 Et donc, du coup, dès que moi, j'en reviens à la réalité,
11:54 il y a tellement un gap entre tout ce que j'ai montré
11:57 et tout ce que je viens de montrer à l'instant
11:58 parce que là, pour le coup, c'est la réalité, je souffre, je ne suis pas bien.
12:01 Ça peut être confronté à de la critique ou autre,
12:03 tout simplement parce que les gens se disent
12:04 "Mais attends, tout va bien dans ta vie, du jour au lendemain, tu n'es pas bien,
12:06 comment tu peux dire que tout va mal, what ?"
12:08 Vous savez, tout le monde voit les choses
12:10 et voit le monde à travers son propre prisme de pensée.
12:13 Là, je ne suis vraiment pas bien, je vous explique.
12:18 C'est quand je l'ai vu la dernière fois, Marie.
12:23 - C'est il y a 4 jours. - Il y a 4 jours, je l'ai vu.
12:25 Et la cicatrice, je n'avais même plus de croûte, je n'avais rien.
12:30 Elle était trop belle, l'opération était trop bien réussie et tout.
12:34 Et là, en fait, ça s'est réouvert.
12:38 Et il m'a dit d'arrêter de parler.
12:42 Et il m'a dit...
12:43 Parce que sinon, en fait, si ça se réouvre,
12:46 en gros, je vais avoir une cicatrice que je vais garder à vie.
12:49 J'ai trop peur de ça, je vous jure.
12:51 J'étais vraiment complexée par ma cicatrice.
12:54 Je pense que la chirurgie est présente parce qu'on idéalise quelque chose.
12:57 Aujourd'hui, on voit bien que si je ne suis pas maquillée,
12:59 que je ne suis pas bien faite,
13:02 que je ne suis pas assez belle ou que je ne suis pas assez bien,
13:04 je peux mettre des filtres sur Instagram.
13:06 Et ces filtres-là, ils vont directement me rendre magnifique,
13:09 exactement comme je recherche un autre moi.
13:12 Et du coup, les femmes aujourd'hui veulent tellement plaire...
13:14 Alors, quand je parle de ça, je parle des gens de la télé-réalité en soi.
13:17 Je ne mets pas tout le monde dans le même panier.
13:18 On n'accepte tellement pas ce qu'on est,
13:20 qu'on idéalise une autre version de nous
13:22 et on a envie de devenir cette version de nous.
13:24 C'est pour ça que certaines personnes aujourd'hui vont chez leur chirurgien esthétique
13:27 en prenant une photo d'eux avec un filtre en disant "je veux ça".
13:30 "Je veux ça parce que c'est ce moi-là que je veux montrer au monde".
13:33 Alors qu'en réalité, ça vient cacher quelque chose derrière.
13:35 C'est-à-dire que si je ne m'accepte pas comme je suis,
13:37 que je veux devenir quelqu'un d'autre en changeant même les micro-détails,
13:41 en allant chercher vraiment à l'extrême,
13:43 c'est "j'ai un problème dans ma voiture, mais je vais changer la carrosserie".
13:46 "Le moteur ne marchera toujours pas".
13:48 C'est plus ou moins la même chose en fait.
13:49 C'est-à-dire que là, on va changer la carrosserie en pensant que le moteur va changer,
13:52 alors qu'en réalité, le problème persistera à travers le temps.
13:54 Moi personnellement, je n'ai pas de problème avec la chirurgie esthétique.
13:57 Maintenant, il y a deux aspects.
13:59 Il y a un aspect qui est très bon,
14:00 dans le sens où une femme qui n'a pas une assez jolie poitrine,
14:05 elle est très complexée par ça et elle s'identifie à un homme parce qu'elle n'a pas de poitrine,
14:08 et qui a besoin de se sentir plus femme en mettant des prothèses ou autre,
14:13 parce que c'est un vrai complexe,
14:14 la chirurgie peut permettre d'enlever ce complexe-là.
14:17 Donc à ce niveau-là, je trouve que c'est très bien et c'est une belle évolution
14:20 parce que ça permet de pouvoir s'accepter mieux en tant que femme,
14:22 prendre soin de soi, pouvoir retrouver les attributs que nous on a envie d'avoir,
14:27 parce que c'est comme ça qu'on s'identifie.
14:28 Maintenant, la deuxième chose, c'est que l'extrême de la chirurgie, ce n'est pas bon.
14:33 C'est-à-dire que je vais me refaire ma poitrine parce que je suis complexé,
14:35 et après que j'ai refait ma poitrine, je vais refaire mon nez,
14:37 parce que j'ai trouvé un petit complexe sur mon nez.
14:39 Et après, je vais refaire la bouche, parce que ma bouche n'est pas assez pulpeuse.
14:42 Et puis après, je vais me refaire les fesses, parce que je veux des plus grosses fesses.
14:45 Donc au final, on voit que le complexe persiste,
14:47 et on l'identifie à d'autres parties de notre corps.
14:49 C'est-à-dire qu'à la base, il y a eu un complexe,
14:50 et puis par la suite, on l'a re-identifié à d'autres parties,
14:53 et on va changer d'autres parties.
14:54 Sauf que vraiment, ça ne sert strictement à rien,
14:56 parce qu'au final, le problème persiste et persistera dans le temps.
14:59 On peut utiliser la chirurgie, mais il faut l'utiliser de manière modérée,
15:02 plutôt que de toujours en vouloir quelque chose de surdimensionné.
15:05 Après, j'ai envie de vous dire, on a tellement cette idéalisation de la femme,
15:09 à la Kim Kardashian, avec des formes, et c'est aussi ce qui reflète les hommes,
15:13 parce que si les femmes réagissent comme ça, c'est en partie parce que les hommes,
15:16 ben, on se désire pour ce genre de physique.
15:18 Évidemment, ce n'est pas tout le monde, mais une grande partie.
15:20 Et que du coup, les femmes ont envie d'avoir ce magnifique physique-là,
15:23 pour pouvoir plaire aux hommes, se plaire à soi-même.
15:25 Et cette idéalisation fait qu'un jour, ben voilà.
15:28 De toute façon, on voit dans toutes les générations,
15:30 les physiques de femmes parfaites ont changé.
15:32 De génération en génération, ce n'est jamais la même.
15:34 Avant, c'était les femmes très très très fines.
15:35 Aujourd'hui, c'est les femmes qui ont beaucoup plus de rondeur.
15:38 Donc, ça change à chaque fois.
15:39 Sauf que le problème, c'est l'identification de ça,
15:42 et le fait de vouloir devenir un idéal qui, au final, est tout sauf nous-mêmes.
15:45 Moi, je n'ai pas été tenté par la chirurgie.
15:46 J'aime bien prendre soin de moi, des soins de peau, tout ça, pas de problème.
15:50 Mais la chirurgie, non.
15:51 Parce que déjà, je n'en vois pas d'intérêt particulier.
15:54 Je m'accepte comme je suis.
15:55 Le corps ne suffit pas pour montrer une beauté.
15:57 Pour moi, la beauté, elle est à l'intérieur.
15:58 J'ai même du mal à aller au sport.
15:59 Alors, je peux vous dire, la chirurgie, on est mal barrés.
16:02 [Musique]
16:04 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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