00:00 Vous êtes sur RTL.
00:02 RTL matin
00:06 RTL il est 7h43, excellente journée à vous tous qui nous écoutez, à Mandine Bégaud. Vous accueillez donc ce matin Eddy Mitchell.
00:13 Bonjour Eddy Mitchell. Bonjour bonjour. Et merci beaucoup d'être là ce matin, je suis ravie de vous recevoir
00:18 pour nous présenter ce livre. Alors je préviens tout de suite nos auditeurs, c'est un petit bijou, ça s'appelle "Ma discothèque idéale"
00:25 vos 50 titres préférés, le tout compilé par Mac Maré et Alain Artaud.
00:31 A chaque fois on a l'histoire de la chanson, du disque, et puis vos confidences, vos anecdotes à vous Eddy Mitchell.
00:37 On va pas pouvoir évoquer tous les titres, du coup j'en ai j'en ai choisi quatre. Le premier c'est celui-ci.
00:51 Ça va Bonchoix, vous validez ? James Brown, vous dites c'est le patron. Oui parce que
00:57 sur scène il était absolument extraordinaire
01:01 et je me souviens d'un truc d'ailleurs extraordinaire, formidable plutôt, c'est que
01:08 c'est le premier mec qui a fait des enchaînements
01:12 incroyables entre le chanson avec en plus les lumières qui fonctionnaient sur la batterie et
01:20 entre chaque chanson il saluait mais tout le monde était sidéré dans la salle, personne n'applaudissait.
01:26 Vous racontez un concert à l'Olympia en 1986 je crois et personne n'applaudit, les mouches volaient vous disiez.
01:32 Les gens étaient scotchés. Tellement c'était dingue. Bon le deuxième morceau que j'ai choisi dans votre discothèque idéale c'est celui-ci.
01:39 *Musique*
01:52 Bill Allais.
01:54 Sans lui dites vous je serais peut-être toujours à la banque au Crédit Lyonnais, c'est vrai ?
01:59 Oui parce que Bill Allais c'est ce qui a été le grand déclencheur
02:03 dans ma carrière tout au moins
02:05 et puis dans ma façon aussi
02:08 d'écouter la musique et puis cette chanson est extraordinaire faut bien le dire quand même.
02:12 Elle est complètement cinglée.
02:15 Le rythme qui vous a captivé et alors le son de la guitare.
02:18 La guitariste extraordinaire Franny Bichert.
02:20 Le pire si j'ose dire c'est que cette chanson et c'est ce que vous racontez dans le livre vous l'avez découvert complètement par hasard grâce à un jukebox qui ne fonctionnait pas bien.
02:28 Oui oui qui se compaît.
02:30 C'est la phase B du fameux Rock on the clock et
02:34 quand je mettais Rock on the clock on me mettait 13 Woman et puis j'ai aimé.
02:38 Bon le troisième titre que j'ai choisi Eddy Mitchell c'est celui-ci.
02:43 *Musique*
03:05 Je le dis pour nos auditeurs en l'écoutant vous faites un petit signe avec votre doigt pour le rythme.
03:11 Pour l'arrangement surtout.
03:13 L'arrangement c'est Billy May c'est un monstre.
03:16 C'est un monstre d'arrangeur.
03:18 Puis en plus il y avait plein de gags puisque
03:20 paraît-il qu'à propos de cette séance il avait amené un arrangement qui était foireux.
03:25 Et les musiciens se regardaient quand même et Sina Trah comprenait rien non plus.
03:30 Il fait "Oh bah c'est rien je vais en refaire un autre".
03:32 Puis il disparaît et il revient avec le vrai arrangement.
03:35 Donc pour le gag il avait écrit un mauvais arrangement.
03:38 C'est fou.
03:41 Et Sina Trah vous dites lui c'est le maître incontestable, le master.
03:44 On devrait même l'apprendre dans les cours d'anglais vous dites.
03:46 Oui parce que quand il chante il a une telle prononciation formidable
03:51 et un sens je veux dire inné de la langue
03:55 qui fait qu'on comprend tous les mots et on a l'impression d'avoir un prof formidable.
04:00 Vous lui avez rendu hommage.
04:02 Oh oui.
04:03 Il faut vivre vite.
04:05 Il faut vivre vite car la mort vient tôt.
04:12 C'est ta façon de voir ta ligne de vie ton credo.
04:21 Et de Brooklyn à Vegas tu passes et parfois tu casses.
04:29 En bleu d'excès tu chantes "My way".
04:36 "Tu restes my way" vous chantez dans cette chanson.
04:39 Alors lui, ça va être mon quatrième titre, on l'a souvent surnommé le "French Sinatra".
04:42 Hier encore j'avais 20 ans je gaspillais le temps en croyant l'arrêter.
04:49 Et pour le retenir même le devancer je n'ai fait que courir et me suis essoufflé.
04:57 Ignorant le passé conjuguant au futur, je précédais de moi toute conversation
05:04 et donnais mon avis que je voulais le bon.
05:07 Dans ce livre, Edwin Mitchell vous racontez que vous adorez cette chanson.
05:10 C'est d'ailleurs la première chanson qui apparaît dans la discothèque idéale.
05:13 Oui, j'adore cette chanson.
05:15 Depuis toujours, depuis la première fois où je l'ai entendue, j'ai toujours adoré cette chanson.
05:21 Et j'adorais aussi le chanteur.
05:23 J'adorais Znavour bien sûr.
05:25 Il y a une photo formidable de vous dans le livre, à ses côtés et avec Edie Barclay.
05:30 Oui, oui, oui.
05:32 C'est un livre de choc si j'ose dire.
05:34 Elle est magnifique cette photo, vous êtes tous les trois en blanc.
05:36 Je crois que c'était pendant un festival de Cannes.
05:39 C'est à Nice en 1976.
05:42 Effectivement, oui, ça ressemble à l'époque du festival de Cannes.
05:49 Ça vous arrive vous de vous dire hier encore ?
05:52 Non, non, non, pas du tout.
05:55 Par contre, je pense beaucoup à l'avenir.
05:57 Vous ne pensez jamais à vos 20 ans, vos 30 ans ?
05:59 Non, non, non.
06:01 Je pense plutôt à ce que je vais faire, ce que je dois faire.
06:04 Les projets, choses comme ça.
06:07 Et alors ?
06:08 Ah ben, projets, il y en a pas mal.
06:11 Il y a un film que je vais faire dans un peu de temps, un téléfilm avec Laurent Gérard d'ailleurs.
06:16 Où je joue le rôle d'un curé pour un mec qui s'appelle Moine, c'est normal.
06:21 Et puis, ensuite, je prépare un album qui doit sortir pour Noël.
06:27 Ensuite, je dois faire un autre film avec Fred Testo.
06:31 Ce n'est pas la retraite du tout ?
06:32 Ah non, pas du tout, non.
06:33 Bon, en parcourant ce livre, j'étais un peu surprise parce qu'il n'y a pas une seule chanson de Johnny Hallyday.
06:39 Et après, quand j'ai lu dans le détail, vous parlez de Johnny, pas toutes les pages, mais il y a plein d'anecdotes avec Johnny Hallyday.
06:46 Parce que, non, c'est simple, parce que quand on dit discothèque idéal, c'est des titres qui reviennent souvent.
06:53 Bon, Johnny, j'en ai des kilos de lui.
06:56 Mais de là à les réécouter, non.
06:59 C'est ça la différence.
07:00 Est-ce qu'il vous manque ?
07:02 Oui, bien sûr, bien sûr.
07:04 Il n'y a pas une journée qui passe sans qu'il y ait une anecdote qui revienne, ou une pensée pour lui.
07:11 Vous vous dites, tiens, s'il avait été là, on aurait fait ça comme ça.
07:14 Oui, oui, oui.
07:15 Un grand merci, a dit Michel.
07:17 Ma discothèque idéale, ce livre, est donc sorti le 12 octobre.
07:21 C'est aux éditions hors collection.
07:22 Un petit bijou, je le redis, c'est un magnifique cadeau à faire.
07:25 On va approcher des fêtes de Noël.
07:26 C'est une très bonne idée.
07:27 Et puis il y a aussi ce disque qui sort.
07:30 Ces disques, parce qu'il y en a cinq quand même, pour ceux qui voudraient vous écouter, vous.
07:35 Cinq CD, l'album de sa vie, où on retrouve toutes vos chansons.
07:38 Votre préféré à vous, c'est quoi ?
07:41 C'est le cimetière des éléphants.
07:43 Pourquoi ?
07:44 Parce que je la trouve formidable.
07:47 C'est pour rendre hommage aussi à mon compositeur qui nous a quittés,
07:51 Pierre Papadiamandis, qui avait un talent fou.
07:54 Et en plus, une humilité incroyable.
07:58 Puisque le fameux solo de saxo dans cette chanson, qui est extraordinaire,
08:03 je croyais que c'était une improvisation du musicien.
08:06 Pas du tout.
08:07 C'était écrit par Pierre et il me l'a dit, je ne sais pas, trois, quatre ans plus tard.
08:11 Il vous l'a dit des années après ?
08:12 Oui, oui, des années plus tard. Il n'osait pas le dire.
08:15 Oui, mais c'est moi qui ai écrit ça.
08:17 Ah bon ?
08:18 Bon, ben écoutez, c'est un joli clin d'oeil que vous avez fait ce matin.
08:20 Merci beaucoup, dit Mitchell.
08:22 Et on se quitte donc avec le cimetière des éléphants.
08:25 Il faut me garder et m'emporter
08:31 Je sais que j'ai plus le droit au crédit renouvelé
08:38 Je suis dans le safari partant
08:44 Mourir au cimetière des éléphants
08:53 Quel bon moment !
08:56 Ah, ça fait du bien !
08:58 Oui, en effet, ça fait du bien.
08:59 !
Commentaires