00:00 La demande est bien supérieure à ce qui avait été anticipé.
00:04 Fin septembre, les doses de B. fortus avaient déjà été réservées aux maternités et aux services de néonatologie,
00:10 mais face à la forte adhésion des parents, certains services font tout de même face à des tensions d'approvisionnement,
00:16 des stocks qui arrivent au compte-gouttes selon Christelle Gras-Leguen,
00:19 qui accompagne la campagne d'information sur le B. fortus.
00:23 Dans mon hôpital et dans d'autres maternités, on a privilégié certains bébés pour leur administrer le B. fortus.
00:29 Par endroits, on a dû surprioriser.
00:32 Surprioriser, c'est-à-dire cibler les nourrissons les plus à risque.
00:36 Ponctuellement, certaines maternités, entre deux livraisons, peuvent se retrouver un petit peu plus en difficulté
00:43 et donc être amenées à faire ce qu'on appelle de la surpriorisation,
00:47 c'est-à-dire proposer le B. fortus aux enfants les plus fragiles, les bébés de moins de 2500 grammes,
00:53 les prématurés de moins de 37 semaines.
00:56 Trop peu de doses face à la demande, confirme ce pédiatre,
00:59 qui espère que le traitement permettra de réduire l'I.K. grave.
01:02 Aujourd'hui, si tous les parents dont les bébés naissent à la maternité de Bordeaux
01:07 demandent à ce que leur enfant reçoive le B. fortus, ce n'est pas possible,
01:11 parce qu'il n'y a pas suffisamment de doses.
01:13 Mais on améliore considérablement quand même la prise en charge de ces bébés,
01:17 et on limite le risque des bébés les plus à risque.
01:20 Le ministère de la Santé précise que des échanges sont en cours avec les industriels
01:24 pour obtenir des doses supplémentaires,
01:26 et estime qu'il y a suffisamment de B. fortus pour couvrir les besoins des maternités jusqu'en décembre.
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