Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
Transcription
00:00 Pour beaucoup de gens, ça peut être un sujet très compliqué et sec quand on ne le connaît pas.
00:06 Je m'appelle Marguerite Hoffmann, j'ai 25 ans et je suis en dernière année de thèse de mathématiques à l'UNS.
00:11 Je n'avais pas du tout envie de dire "bon, si c'est maintenant une mathématicienne, on va la faire comme ça".
00:18 C'est plutôt en travaillant le scénario avec ce qui était donné, déjà de juste la découvrir.
00:23 En fait, c'était énormément de conversations entre Anna et moi de thèse dans son salon et de jouer,
00:29 d'essayer des trucs qui marchaient et qui ne marchaient pas,
00:31 de trouver les nuances d'humour qu'elle pouvait apporter et qui sont très importantes pour parler de ce sujet.
00:36 La vérité, c'est que vous vous êtes servi de moi pour vos recherches et quand vous vous êtes rendu compte que je n'avais pas le niveau que vous espériez,
00:41 vous m'avez jeté comme si je ne valais rien.
00:43 J'avais envie de trouver une manière de le rendre passionnant aussi à moi-même.
00:47 Pour le raconter, d'abord il faut que je m'approprie la matière et comprendre quelle relation presque amoureuse elle a aux mathématiques.
00:55 Je n'ai pas compris ton calcul de la constante C. Tu ne peux pas chasser K, N et delta simultanément.
01:00 En rencontrant Ariane Mézard, une grande mathématicienne qui est professeure à l'ENS,
01:04 j'ai vraiment commencé à comprendre quelle passion elle portait pour les mathématiques
01:09 et sa manière d'en parler m'a beaucoup inspirée aussi dans la manière dont j'ai construit Marguerite.
01:15 Et ça s'est fait petit à petit en choisissant les chaussures.
01:20 Tout d'un coup le mouvement s'est fait sans vouloir le forcer ou le chercher.
01:25 J'avais l'impression que c'est sa manière dont elle traverse la vie.
01:29 Et puis de fur à mesure, ça change un tout petit peu mais pas trop, elle reste quand même qui elle est.
01:35 Faut être solide pour travailler ce code barre.
01:38 T'as un problème labyrinthique.
01:40 J'adore jouer avec ça. J'adore en faire un peu trop, des fois.
01:45 Juste pour créer une autre dimension où on a le droit de se perdre dans un autre monde,
01:51 où on n'est pas relié à la réalité.
01:54 Dans la manière dont on a travaillé, c'était vraiment comment trouver un équilibre.
01:57 Je pense que c'était le plus dur de trouver exactement cette chose où on transforme ce personnel.
02:02 J'ai trouvé le dernier mouvement.
02:04 C'est une nouvelle méthode, ça n'a jamais été fait.
02:06 Il est magnifique, il faut absolument que je te le montre.
02:08 Elle aime être dans son monde, puis elle s'en fout un peu de ce que les autres pensent,
02:12 que j'aime beaucoup avec elle.
02:15 Il n'y a pas de jugement. Il n'y a pas vraiment de jugement sur comment il faut être.
02:19 C'est juste un être humain qui a une passion, une obsession à vraiment trouver des solutions à ses questions.
02:26 Et donc, chercher une certaine vérité.
02:29 Et pour ça, il n'y a pas de place pour des chichis, des petits trucs.
02:32 C'est très clair dans son chemin.
02:34 Et puis c'est beaucoup plus tard qu'elle découvre qu'il y a d'autres choses que les mathématiques
02:41 et qu'on peut se passionner et s'ouvrir encore à d'autres choses qu'il y a dans le monde.
02:46 Votre départ précipité a fait sensation.
02:50 Je ne reviendrai pas sur ma décision.
02:52 Vous n'avez pas payé le loyer de ma fille.
02:55 Ma joie.
02:56 Je vous trouve éparpillé, je prends 20%.
02:58 Tu peux comprendre que je puisse m'inquiéter après tout ce qui s'est passé ?
03:01 C'est bien n'importe quoi.
03:03 T'as trouvé un chemin.
03:05 [Logo uOttawa. Voir une autre vidéo.]
03:09 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
03:12 [SILENCE]
Commentaires

Recommandations