00:00 Sud Radio André Bercoff.
00:02 Bercoff dans tous ses états, ça balance pas mal sur Sud Radio.
00:07 Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
00:10 Alors qu'est-ce qui ne tourne pas rond ?
00:12 Eh bien je vais vous dire, ce qui ne tourne pas rond, c'est par exemple, rappelez-vous, c'était pas si loin,
00:18 le premier ministre que la France nous a donné, M. Jean Castex, en mars 2021.
00:25 Et il affirmait, il n'était pas le seul, tout le gouvernement, tous les porte-parole, les médecins de plateau dans leur entièreté,
00:32 disaient ce que dit Jean Castex. Écoutez, c'était chez Samuel Etienne en mars 2021.
00:40 Je peux vous assurer qu'effectivement, si j'avais le moindre doute, si j'avais le moindre doute, vous demanderiez la suspension.
00:46 Absolument, absolument, parce que c'est mon devoir, c'est ma responsabilité.
00:50 Bon, mais à ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner.
01:00 Je le dis de la façon la plus solennelle, sinon, alors, on aura des retards dans la vaccination,
01:07 les Françaises et Françaises seront moins protégées et la crise sanitaire durera plus longtemps.
01:13 Alors voilà, voilà, si j'avais le moindre doute, j'en donnerais la suspension, dit Jean Castex.
01:19 Si j'avais le moindre doute, et bien, il n'y avait pas le moindre doute, je veux dire, apparemment, pas le moindre doute.
01:23 Et les quelques, et les quelques sulfureux, marginaux, s'ils n'étaient pas qualifiés de complotistes, etc.,
01:33 qui osaient dire "oui, mais on ne sait pas encore, est-ce qu'on a toutes les données ?"
01:37 Mais non, taisez-vous, vous serez interdit de boire, d'aller au cinéma, de fumer,
01:42 et d'ailleurs vous serez interdit d'effectuer un suspendu sans salaire,
01:46 si en plus, le personnel de santé, vous ne vous sentez pas obligé d'eux.
01:51 Tout ça, on sait. Et puis, voilà-t-il pas que hier, le président du conseil scientifique,
01:57 qu'on avait entendu à plusieurs reprises, en disant "tout va bien dans le meilleur des mondes",
02:02 et puis depuis quelques temps, le professeur Delfraissy a changé vraiment de langage.
02:09 Alors, ce n'est pas du tout comment l'esprit vient aux jeunes filles, mais effectivement,
02:12 les connaissances sont arrivées, et voilà ce qu'il a dit hier,
02:18 le professeur Delfraissy, dans les 4 rubérités sur France 2.
02:22 Là, on a eu des vaccins, avec le vaccin Amerna, en 9 mois.
02:27 Bien sûr, c'est rapide, il y a eu beaucoup d'incertitudes sur les vaccins.
02:32 Nous nous sommes trompés initialement sur les vaccins,
02:35 en disant qu'ils protégeaient contre la transmission.
02:38 Ils protègent mal contre la transmission, ils ont une durée de vie relativement limitée,
02:42 d'où la répétition des vaccinations.
02:44 Inversement, on ne s'est pas trompé peut-être sur l'essentiel.
02:47 C'est-à-dire qu'ils protègent de façon très forte, puissante, et soutenue contre les formes graves.
02:54 - Voilà, contre les formes graves, c'est toujours bon.
02:57 Alors, je rappelle simplement qu'aujourd'hui, évidemment, le professeur Jean-François Delfraissy
03:01 est président du comité consultatif national d'éthique, il est ex-président du conseil scientifique.
03:07 Alors, on peut vraiment se poser des questions, et on va s'en poser là.
03:12 Bonjour, professeur Bernard Lascola, bonjour.
03:16 - Oui, bonjour.
03:17 - Bonjour. Vous êtes responsable du laboratoire de crise en maladie infectieuse
03:21 et virus respiratoire de l'IHU Méditerranée Infection.
03:25 Alors, professeur Lascola, en étant effectivement très "matter of fact",
03:31 comme le disait l'Américain, et très objectif,
03:34 au fond, c'est intéressant, parce que vraiment, le changement de langage,
03:38 alors on peut dire "oui, mais bon, on ne savait pas, maintenant on sait",
03:42 et voilà ce que dit Delfraissy, alors qu'il ne disait pas tout à fait la même chose,
03:46 c'est le moins que l'on puisse dire, il y a encore un an, un an et demi,
03:50 où en est-on véritablement ?
03:53 - Si vous voulez, c'est bien qu'il se soit perçu que le vaccin n'empêchait pas la transmission,
04:02 mais c'était bien de mettre ce vaccin au départ, on pensait qu'il marcherait,
04:08 ça a évité les formes graves, on a diminué de moitié la mortalité,
04:11 donc c'est une bonne chose.
04:13 Le problème, moi, qui reste toujours aussi choquant chez moi,
04:16 c'est que, enfin pour moi, si vous voulez, c'est que vers le milieu de l'été à peu près 2021,
04:25 on savait déjà que ça n'empêchait pas la transmission,
04:28 donc à partir du moment où on sait que ça n'empêche pas la transmission,
04:30 on se demande pourquoi on a fait le pass vaccinal,
04:33 pourquoi on n'a pas réintégré les soignants non vaccinés.
04:35 - Oui, c'est ça, on le savait vraiment depuis, vous voulez dire depuis quoi ?
04:39 Mai-Juin 2021, c'est ça ?
04:41 - On a commencé à sans doute à ce moment-là,
04:43 si vous voulez, si je ne me trompe pas, le pass vaccinal, c'est début 2021,
04:49 moi j'ai fait une vidéo, on peut aller voir,
04:52 pour dire que je n'invente pas ce que je suis en train de dire,
04:55 j'ai fait une vidéo avec mon collègue Parola,
04:57 c'était sur la chaîne YouTube de l'IAQ, on peut aller la voir, j'ai vérifié,
05:01 elle est en date du 10 août, où j'explique qu'on s'aperçoit que ça n'empêche pas la transmission,
05:06 donc c'était pas un truc inconnu, on le savait.
05:09 - Oui, oui, mais c'est ça, vous savez, ça frappait tout le monde,
05:13 et aujourd'hui tout le monde vraiment se pose des questions.
05:16 Pourquoi ce langage, et pourquoi a-t-il continué ?
05:20 D'ailleurs pas seulement chez Jean Castex, à leur Premier Ministre,
05:23 mais chez un certain nombre de médecins, de professeurs,
05:27 qui passaient en boucle à la télévision,
05:29 et chez un certain nombre de gens,
05:33 et on se disait "mais qu'est-ce qu'il fait, pourquoi on ne peut pas dire la vérité ?"
05:37 C'est ça qui nous a vraiment tous frappés, étonnés, encore aujourd'hui.
05:42 Qu'est-ce qui fait que la vérité est si dangereuse à dire ?
05:46 - Les politiques, je ne sais pas si vous voulez,
05:49 les politiques ce n'est pas des experts de maladie infectieuse,
05:52 mais honnêtement, moi je leur donne...
05:54 A la limite ce n'est pas leur faute s'ils ont été mal conseillés,
05:57 moi ce que je comprends mal, c'est le rôle du conseil,
06:01 en pratique c'était le conseil scientifique,
06:03 puisque vous appelez tous les médecins de plateau,
06:05 qui étaient tous d'accord.
06:06 Je pense qu'à un moment donné, je crois que c'est difficile de dire "on s'est trompé",
06:09 je crois que c'est ça.
06:11 - Oui, oui, c'est-à-dire qu'on ne peut pas revenir là-dessus.
06:13 Mais aujourd'hui, alors vous vous dites, professeur Lascolat,
06:17 vous vous dites au fond aujourd'hui,
06:19 on peut dire quand même que la vaccin a...
06:22 Quand Delfraissy, le professeur Delfraissy,
06:25 il dit "mais le vaccin, attendez, ça c'est clair, il a empêché les formes graves",
06:29 parce que c'est discuté aujourd'hui,
06:31 moi je ne sais pas, je ne suis ni médecin ni infectiologue,
06:33 je me garderai de prendre parti,
06:35 il dit "non, non, alors que ce qu'on entend aujourd'hui,
06:38 chez un certain nombre d'effets secondaires ou d'effets indésirables,
06:42 encore une fois, sans généraliser,
06:44 il y a quand même des problèmes assez préoccupants,
06:47 il y a des témoignages encore plus préoccupants".
06:50 - Non mais le problème, ça reste toujours le même,
06:52 ça a diminué de moitié les décès et les formes graves.
06:55 Mais ça a diminué les décès et les formes graves
06:58 que chez des gens qui risquaient de faire des formes graves.
07:00 Donc vacciner les enfants, les jeunes,
07:02 qui n'avaient aucun facteur de risque, ça ne sert à rien,
07:04 sauf à avoir des effets secondaires.
07:06 On sera toujours sur la même question, quoi.
07:09 Et moi ça a été...
07:11 Vous pouvez regarder, j'ai fait des vidéos même qui ont été annulées,
07:13 qui ont été supprimées, quoi.
07:15 Je ne vois pas, je n'ai jamais vu l'intérêt de vacciner les enfants,
07:18 je ne le vois toujours pas, il n'y avait pas de raison.
07:20 Il fallait vacciner que les personnes qui risquaient de mourir,
07:23 de voir des formes graves.
07:24 Voilà, exactement.
07:25 - Agées, à risque, et qui ont des comorbidités, etc.
07:29 - Voilà, après si ça protégeait,
07:31 si ça diminuait la transmission,
07:33 ça pouvait s'entendre de vacciner le reste de la population
07:36 pour protéger justement les plus à risque.
07:39 Mais à partir du moment où ça n'empêche pas la transmission,
07:41 et qu'on l'a su très tôt,
07:43 l'été, le pass sanitaire, les obligations vaccinales, tout ça,
07:46 en gros, à partir de l'été,
07:49 aux pires scènes de l'été 2021, ça devait être arrêté.
07:52 - Mais oui, c'est ça qui est fou quand tu...
07:55 C'est assez hallucinant quand on y pense,
07:57 parce que c'était du bon sens,
07:59 et on n'a pas voulu pratiquer le bon sens,
08:01 mais comme vous dites, peut-être que les politiques
08:03 sont moins coupables que d'autres,
08:05 enfin on ne va pas faire le tribunal ici,
08:07 mais vous avez été parmi ceux qui ont quand même posé des questions,
08:12 et heureusement qu'il y en a eu,
08:14 sur le consentement libre et éclairé,
08:16 quand vous dites "on a puni toute la population",
08:18 vous savez, c'était Gnoc du juge romain,
08:20 tout homme bien portant est un malade qui s'ignore.
08:23 - Oui, enfin nous aussi on a été punis,
08:25 mais ça c'est une autre histoire.
08:27 - Oui, ça c'est vrai, ça c'est vrai.
08:29 Ah, mais les gens qui disent la vérité,
08:31 vous savez, ils seront exécutés,
08:33 vous le savez bien.
08:35 Merci beaucoup professeur Lascolat, merci.
08:38 - Au revoir.
08:39 - Au revoir.
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