00:00 qu'il était une star, qu'il n'y en a plus des stars journalistes.
00:03 Et lui, contrairement à vous, dites-vous, lui c'était une star, avec un tempérament de star.
00:07 Oui, il adorait ça.
00:10 Bon, c'était aussi la reconnaissance du niveau qu'il avait atteint professionnellement.
00:15 Mais des stars dans le métier de journaliste, en même temps,
00:19 des vrais stars, il y en a une demi-douzaine peut-être, quelque chose comme ça.
00:23 Il en faisait partie.
00:25 Et c'était une star qui aimait être une star,
00:27 c'est-à-dire qu'il était très heureux de rencontrer d'autres célébrités,
00:32 d'avoir une forme de connivence instinctive avec les gens les plus connus,
00:37 d'être invité partout, d'être reconnu.
00:41 Et puis il avait, il faut bien le dire, un comportement de star.
00:43 Par exemple, aller au restaurant avec lui, c'était une tragédie,
00:48 parce qu'il lui fallait tout sur mesure pour lui et pas comme les autres.
00:52 Alors on lui apportait un plat, il disait non, ça, il faut l'enlever, ça, il faudrait le rajouter.
00:55 Enfin, je... - C'était une star.
00:57 - C'était une vraie star.
00:58 - Moi, une fois, j'étais au téléphone avec lui, il s'est fait arrêter par la police.
01:01 Et il me dit "attendez Léa", il me pose son téléphone, et là, je l'entends, les anglais,
01:06 "vous me reconnaissez pas ? Je suis Jean-Pierre Elkabach, vous m'arrêtez, là ?"
01:09 Et c'était ça, un peu, il avait un côté...
01:12 Comment vous osez arrêter la voiture d'Elkabach ?
01:15 - Alors que lui, par exemple, il se garait n'importe où, en considérant qu'il avait le droit.
01:20 C'est la personne que je connais pour conduire le plus mal dans Paris depuis François Mitterrand.
01:26 - Oui, je crois. - C'est vraiment mes deux souvenirs de chauffeur dangereux pour tout le monde.
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