00:00 Et on en parle avec Antoine Forestier, qu'on va retrouver à Arcachon dans un instant,
00:03 Olivier Petit qui est avec nous, directeur d'Inextinso Tourisme,
00:06 du cabinet de conseil spécialisé dans le tourisme,
00:07 et puis Laurent Barthélémy, le président national des entreprises saisonnières de l'UMI.
00:12 Antoine Forestier, vous êtes donc à Arcachon, 32 degrés ce week-end,
00:16 grand soleil, quel impact sur le tourisme ?
00:20 Oui, 11 degrés actuellement, mais oui, ça va grimper en effet,
00:24 il y a déjà un grand soleil à l'extérieur, on est aux côtés de Caroline Pommaret,
00:28 vous avez ce petit hôtel ici en centre-ville d'Arcachon,
00:31 on nous demandait là quel impact avec ces températures,
00:35 vous l'avez sur le logiciel ici, c'est full.
00:37 Le logiciel et en même temps, là je dirais, physiquement on peut le voir,
00:41 beaucoup de gens qui se déplacent, des réservations de dernière minute,
00:44 vu le temps, l'impact, le côté balnéaire, le beau temps, voilà.
00:49 On a eu de la chance, on a pu dormir chez vous hier soir,
00:51 il ne restait pas beaucoup de chambres,
00:52 mais là pour ce soir et pour les prochains jours, c'est comment ?
00:54 C'est complet, c'est quasiment complet, les gens réservent au fur et à mesure,
00:57 parce qu'ils voient le temps, c'est vraiment du dernière minute.
00:59 Vous vous rendez compte que l'impact est direct sur la météo ?
01:03 C'est énorme, surtout au mois d'octobre,
01:06 puisque normalement après s'annoncent les vacances de Toussaint,
01:10 l'impact est vraiment la météo.
01:12 Le mois de septembre a été très beau aussi,
01:14 si vous comparez au mois de septembre de l'année dernière,
01:15 en termes de taux de réservation, ça donne quoi ?
01:17 On a eu un taux de réservation de plus de 30%,
01:20 c'est quasiment comme un mois d'août, voilà.
01:23 C'est vraiment l'impact, avec en plus je dirais la disponibilité,
01:27 et certainement des tarifs plus intéressants en fin de période estivale,
01:31 des disponibilités aussi de transferts et de déplacements,
01:34 pour trouver des places de trains, d'avions, voilà.
01:37 On trouve le sourire.
01:38 Oui, c'est sûr.
01:40 On continue un petit peu la saison, c'est vrai,
01:42 c'est très agréable, et puis la région s'y prête.
01:45 Oui.
01:46 Antoine, une question à Caroline, est-ce qu'elle a les bras,
01:48 est-ce qu'elle a les effectifs pour répondre à cet afflux de touristes ?
01:54 Et justement avec ces touristes qui débarquent ici,
01:59 est-ce que vous avez suffisamment d'effectifs pour gérer tout ça,
02:02 ou est-ce qu'il a fallu s'adapter ?
02:03 Il a fallu s'adapter, mais on s'adapte très vite,
02:05 vous savez quand on doit répondre à une clientèle qui est présente,
02:09 il faut s'adapter très vite.
02:10 Des difficultés effectivement toujours de recrutement, mais on trouve.
02:14 Donc ça vous fait travailler plus vous-même ?
02:15 Écoutez, oui, mais bon, c'est un plaisir, c'est positif pour une fois.
02:20 Merci beaucoup.
02:21 Merci beaucoup Caroline.
02:22 Antoine, je suis désolée, vous êtes à Arcachon.
02:25 Encore une question ?
02:26 Oui, non, je n'ai plus une question, j'ai une demande.
02:29 C'est l'aura champion qui est avec vous, le défi c'est que d'ici 5 minutes,
02:33 vous nous montrez une image du bassin d'Arcachon
02:34 et que vous sortiez de cet hôtel.
02:37 Ok ?
02:38 On a combien de temps pour aller à la plage ?
02:40 La plage ne doit pas être très loin.
02:44 Olivier Petit, on va laisser Antoine se déplacer,
02:46 est-ce qu'on peut déjà chiffrer l'impact de cette météo estivale
02:50 sur l'activité touristique ?
02:52 Alors, on a d'abord eu une très belle année jusqu'à présent.
02:58 On est en progression dans l'hôtellerie,
03:00 dans le baromètre effectivement qu'on anime avec nos amis de STR Global.
03:05 Ce qu'on voit, c'est qu'on a une progression depuis le mois de janvier
03:11 sur le marché français, augmentation des flux,
03:14 augmentation des prix moyens et donc un chiffre d'affaires qui progresse.
03:17 Cet été, c'était un petit peu en demi-teinte.
03:19 On a eu un léger recul, un léger tassement de l'occupation
03:23 et donc des flux par rapport à 2022 qui était,
03:26 rappelons-le, quand même excellent.
03:28 Et par contre, on a une arrière-saison qui est en train de décoller.
03:32 On peut observer, je pense par exemple à des groupes comme Gite de France,
03:36 des progressions de 8% des réservations à venir sur les vacances de Hatoussin
03:42 parce que les clients commencent aujourd'hui à préparer leurs vacances.
03:46 Et dans certains établissements, lorsqu'on est bien placé,
03:50 alors bien placé, ça veut dire effectivement être à proximité du littoral,
03:55 à proximité de grands bassins de population,
03:57 on est sur du court séjour, on peut avoir des progressions d'occupation
04:01 de 10 à 20% par rapport à ce qu'on pouvait constater l'an passé.
04:04 Parce que là, la particularité en ce moment, c'est que c'est effectivement
04:07 très lié à la météo, il fait très beau, donc à la dernière minute,
04:10 on se dit, tiens, on va aller passer le week-end sur la côte
04:12 ou au soleil à la campagne.
04:14 Est-ce qu'on arrive à mesurer cet afflux-là ?
04:17 C'est-à-dire, est-ce que c'est un tourisme de très court séjour, de week-end ?
04:20 Ou c'est finalement peut-être des retraités, des gens qui ont du temps,
04:23 qui prennent une semaine carrément ?
04:24 En fait, vous avez les deux.
04:25 Il y a à la fois les opportunistes qui bénéficient de l'effet d'Aubaine,
04:30 alors c'est une clientèle qui est parfois aisée et qui se dit,
04:33 il fait un temps magnifique en Normandie sur la côte d'Opale
04:38 et donc je vais profiter de ce week-end, je vais partir au dernier moment,
04:42 je vais réserver au dernier moment.
04:44 Et puis, il ne faut pas perdre de vue qu'il y a effectivement des clientèles
04:47 qui ne sont pas contraintes par les vacances scolaires
04:49 et donc qui, elles, ont tendance à décaler leur séjour.
04:53 Donc ça peut être des retraités, ça peut être d'autres types de clientèles
04:57 et qui vont bénéficier là aussi de la qualité de la météo.
05:02 Donc, on va avoir des modes de consommation un petit peu différents.
05:05 L'opportuniste, il ne va pas faire cinq heures de vol,
05:08 il ne va pas faire cinq heures de voiture,
05:09 il va aller relativement proche,
05:11 alors que celui qui a plus de temps, lui, peut aller plus loin.
05:15 Laurent Barthélémy, est-ce que ces chiffres,
05:17 ça reflète le ressenti de vos adhérents sur le terrain ?
05:21 Bonjour à toutes et à tous.
05:22 Oui, oui, ça reflète pour ce mois de septembre
05:25 des chiffres qui vont entre +10 et +30% en fonction des territoires
05:30 et par rapport à 2019 et même 2022 pour certains d'entre eux.
05:37 Ça détermine également que quand on veut nous faire faire
05:41 le bilan de la saison au 25 août, ce n'est pas le bon moment.
05:44 Donc nous, le bilan de la saison, on la fera fin octobre, début novembre,
05:50 après les vacances de la Toussaint.
05:51 En fait, c'est ça qui frappe, il n'y a plus de saison pour vous non plus
05:53 et il n'y a plus de saisonnier.
05:54 On en a beaucoup parlé cet été, il y avait des problèmes d'effectifs.
05:57 Est-ce que vos adhérents arrivent à faire face à cet afflux tardif de touristes ?
06:03 Comment ils en sont ?
06:04 D'abord, moi, ce que je retiens, c'est que vous l'avez vu avec la dame
06:07 qui était juste avant moi, elle a le sourire.
06:10 Quand on a des établissements et des professionnels qui ont le sourire,
06:14 ils reçoivent bien leurs clients.
06:15 Donc ça, c'est un premier élément.
06:17 C'est sûr que l'hôtelier qui fait la gueule, on n'a pas envie de rester.
06:20 On est bien d'accord.
06:24 Sur les salariés, vous savez, on manquait de salariés qualifiés avant la saison.
06:29 On ne les a pas inventés pendant la saison.
06:31 Donc le sujet reste plein et entier chez nous.
Commentaires