00:00 Des projets de loi de finances marqués par l'inflation.
00:02 Et à ce propos, vous avez peut-être déjà entendu cette rengaine.
00:05 Pour gagner du pouvoir d'achat, il faut baisser la TVA.
00:08 Un argument avancé pour les produits alimentaires ou encore pour le carburant.
00:12 Mais une telle mesure serait-elle vraiment efficace ?
00:15 Non, selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires,
00:18 un organisme rattaché à la Cour des Comptes.
00:20 Pour quelle raison, Barthélémy Philippe ?
00:22 Et bien d'abord, parce que l'expérience a montré que l'impact
00:25 d'une baisse de TVA sur les prix est très faible.
00:28 C'est ce qu'il s'est passé dans la restauration en 2009.
00:31 Les restaurateurs n'ont répercuté qu'une partie de la baisse des taux sur les prix.
00:35 Le reste, ils l'ont absorbée pour gonfler leurs marges.
00:39 Les consommateurs n'ont donc pas vraiment vu la différence sur l'addition.
00:43 Aujourd'hui, baisser la TVA sur le plein d'essence ou le paquet de pâtes,
00:46 c'est s'exposer aux mêmes conséquences.
00:49 Ensuite, la TVA, c'est la première source de revenu de l'État.
00:52 209 milliards d'euros cette année, 219 milliards d'euros l'an prochain.
00:57 Selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires,
01:00 il faut donc préserver son rendement pour financer le système social français.
01:04 Les auteurs de la note vont même plus loin.
01:07 Ils valident la récente mesure du gouvernement,
01:09 le chèque carburant pour les travailleurs les plus modestes.
01:12 Elle aura beaucoup moins d'impact sur les finances publiques qu'une baisse de la TVA,
01:16 dont l'efficacité aurait de toute façon été incertaine.
01:20 Les explications de Barthélémy Philippe du service économie d'Europe.
Commentaires