00:00 Aki Gorishmaki était un grand réalisateur mais il ne s'est pas compté jusqu'à 4.
00:04 La preuve, il vient de réaliser un film merveilleux qui a eu le prix du jury à Cannes
00:08 mais qui est le quatrième volet d'une trilogie.
00:11 Oui, vous avez bien compris, d'une trilogie.
00:13 Et ce détail amusant, ça correspond tout à fait à l'esprit de ce grand cinéaste.
00:19 -Masenta. -Mainka.
00:21 -Quand tu bois si beau. -Mais pourquoi tu bois?
00:24 -Quand tu masentas.
00:27 -Donne le numéro.
00:32 Les feuilles mortes qui empruntent son titre à Jacques Prévert, c'est une histoire d'amour.
00:36 Ce serait presque une comédie romantique si ce n'est qu'il y a le style inimitable de Gorishmaki.
00:41 Un style autonome, délicat, nostalgique et en même temps méchamment drôle.
00:46 -En terre, il n'y a plus de monde. -Il y a des gens et des gens.
00:51 On y découvre deux lessé-pourcouns qui vont essayer de s'aimer
01:02 pendant que la guerre en Ukraine se déroule à l'arabio et les déprime complètement.
01:07 Car ils sont toujours déprimés, les personnages de Gorishmaki,
01:10 mais ils découvrent quand même l'amour et ça, c'est absolument merveilleux.
01:14 *Musique*
01:27 Lui, qui est joué par Jussi Vatanen, il est alcoolique au tout dernier degré.
01:32 Ce qui lui est, elle, qui est jouée par Alma Polti, lui fait un petit peu peur de l'espoir de ne pas vieillir seule.
01:38 Mais malgré tout, l'amour triomphe chez Gorishmaki.
01:41 Même si le réalisateur finlandais est profondément désespéré,
01:45 il nous fait sortir de son film avec un grand sourire.
01:47 *Musique*
01:53 "Les feuilles mortes", c'est aussi un hommage au 7ème art.
01:56 Gorishmaki se réclame de Bresson, de Chaplin, d'Ozu.
02:00 Il prétend être moins bon qu'eux.
02:01 Moi, je peux vous dire qu'il a des qualités extraordinaires
02:05 et que "Les feuilles mortes" est l'un de ses meilleurs films.
02:07 *Musique*
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